Le pont de Québec n’en aurait plus que pour cinq ans

Par | 2 septembre 2014 |

Article de Pierre Duquet. Le Peuple Lévis.

Le Lévisien spécialiste du pont de Québec, Michel L’Hébreux, a déclaré à l’émission Mise à jour du canal Vox, mercredi soir, que l’état général de la structure de ladite merveille du monde est alarmant. Si rien n’est fait, le pont pourrait être fermé dans cinq ans.

Michel L’Hébreux a fait la même déclaration au Journal Le Peuple quelques heures avant de l’affirmer de nouveau sur le plateau de Mise à jour en soirée. Le spécialiste se base sur les conclusions du rapport de la firme Delcan, qui a procédé à l’inspection de la structure du pont de Québec à la demande du gouvernement fédéral. Ce dernier souhaitait étayer sa cause dans un procès qui l’oppose toujours au CN, propriétaire du pont depuis 1995.

Le rapport a été déposé en janvier 2009. M. L’Hébreux a demandé à un ingénieur d’expérience d’en analyser les données afin de valider les conclusions qu’il en avait dégagées. « La situation est alarmante, lance M. L’Hébreux, on dit dans le rapport Delcan que si, à court terme, il n’y a pas de travaux importants qui débutent, les dommages vont être irréversibles. »

Selon M. L’Hébreux, le mot irréversible signifie la fermeture du pont à court terme. « Le court terme pour moi, c’est à peu près cinq ans. » Le rapport indique en outre que le pont rouille à un rythme accéléré, plus rapidement qu’il y a quinze ans.

« Autrefois, il y avait des pièces secondaires qui étaient attaquées, maintenant il y a des éléments critiques qui le sont, rapporte le spécialiste. On peut d’ailleurs lire dans les conclusions du rapport « qu’il devient urgent de prendre les mesures nécessaires immédiatement si on désire prolonger la durée de vie utile de ce pont historique ».

L’entente Québec CN arrive à terme
Le gouvernement du Québec, selon une entente datant de 1949, verse annuellement au CN 25 000$ annuellement pour l’entretien du pont. L’entente arrive à terme en 2012. M. L’Hébreux croit que ce sera l’occasion pour toutes les parties en cause de changer la donne. Le Québec pourrait prendre possession du pont et obtenir du CN et du fédéral un imposant montant non récurrent pour procéder à des travaux majeurs.

Par la suite, Québec pourrait voir à l’entretien du pont en demandant des droits de passage au CN et à Via Rail. « Ce que je peux soutirer d’information de divers intervenants, conclut-il, me laisse croire que c’est vers ça que ça s’enligne. » Mise à jour nous apprend qu’une autre étude sera entreprise par la firme Roche d’ici peu.


Reproduit avec autorisation au moment de la publication sur ce blogue.

Catégorie(s) : Gouvernement,  Patrimoine,  Transports
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À propos de Pascal Petitclerc

Originaire du quartier Saint-Sauveur dans la basse-ville de Québec, Pascal a depuis longtemps été intéressé par l'urbanisme et l'aménagement du territoire. Il a créé Lévis Urbain en 2003, en s'inspirant de Québec Urbain, pour palier à certaines lacunes de l’époque en ce qui a trait à l’information véhiculé sur l’urbanisme, le transport en commun, l’environnement, les projets immobiliers et commerciaux et l’aménagement du territoire dans les médias régionaux du Québec métropolitain.

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