Les terrains pour maisons mobiles ne courent pas les rues à Lévis

Par | 21 octobre 2012 |

Source : Le Peuple Lévis

Lors de la dernière séance du conseil, des citoyennes du secteur du Domaine de l’érablière, quartier Saint-Nicolas, sont venues exprimer leur déception de voir un boisé intact de ce secteur servir de lieu d’implantation de huit maisons mobiles. Ce terrain avait antérieurement été cédé à la Ville de Lévis à titre compensation pour les frais de parcs.

Ces citoyennes avaient précédemment expédié un courriel à la Ville pour faire connaître leurs doléances. La direction du développement a donné suite à ce courriel en expliquant que « le besoin d’aménager un parce à cet endroit n’est plus ressenti par notre direction de la vie communautaire ».

En outre, on y indique que « la Ville de Lévis doit actuellement gérer un besoin criant en terrains pour maisons mobiles sur son territoire. » Cette affirmation apparaît fondée puisque les huit terrains, dont il est ici question, serviront à accueillir qu’une portion des 30 maisons mobiles de la rue de l’Aréna, dont les propriétaires sont sous le coup d’un avis d’éviction prenant effet le 30 juin 2013.

Il faut comprendre que le boisé, propriété de la Ville, sera vendu au promoteur qui a acquis les terrains de la rue de l’Aréna du quartier Saint-Nicolas. La Ville sert d’intermédiaire dans de telles situations, comme elle l’a fait pour ceux de Place de la Vanoise, afin d’aider ces citoyens.


Traitement respectueux des citoyens
« Nous, la Ville, notre rôle, explique Christian Brière, directeur des communications, c’est de s’assurer que nos citoyens sont considérés avec respect par les promoteurs que nous avons rencontrés à ce sujet. » Néanmoins, il reste encore plus d’une vingtaine de maisons mobiles à délocaliser et les terrains sont rares.

La Ville songerait-elle dorénavant à limiter sur son territoire l’implantation de parcs de maisons mobiles dont les terrains sont loués? « Il n’y a pas de politique qui dit qu’on n’en veut pas, indique M. Brière. Il faut que ce soit dans des endroits propices à ce genre d’habitation. »

à ce jour, il y a plusieurs parcs de maisons mobiles sur le territoire et certains d’entre eux bénéficient de droits acquis dans des zones où le nouveau plan d’urbanisme n’en prévoit plus.

Pas fermé à de nouveaux parcs
« La journée où le propriétaire des terrains en location décidera de les vendre, commente-t-il, l’acquéreur ne pourra plus les utiliser pour des maisons mobiles. » M. Brière souligne toutefois que si un promoteur veut implanter un tel parc, il faudrait procéder à une modification règlementaire. « On n’est pas fermé à ça », conclut-il.

Rappelons que le conseil d’arrondissement des Chutes-de-la-Chaudière-Ouest doit statuer, le 24 octobre, sur les demandes de dérogations mineures visant à permettre le remplacement des lots du boisé en huit terrains aptes à recevoir des maisons mobiles.


Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.

Catégorie(s) : Non classé

À propos de Pascal Petitclerc

Originaire du quartier Saint-Sauveur dans la basse-ville de Québec, Pascal a depuis longtemps été intéressé par l'urbanisme et l'aménagement du territoire. Il a créé Lévis Urbain en 2003, en s'inspirant de Québec Urbain, pour palier à certaines lacunes de l’époque en ce qui a trait à l’information véhiculé sur l’urbanisme, le transport en commun, l’environnement, les projets immobiliers et commerciaux et l’aménagement du territoire dans les médias régionaux du Québec métropolitain.

2 commentaire sur “Les terrains pour maisons mobiles ne courent pas les rues à Lévis

  1. Natalie Guay

    Il serait important de spécifier que certaine solution on été soumise à ce même conseil de ville , c’est à dire relocalisation de ces 30 maisons sur un terrain contigu au camping Koa , terrain qui avait été considéré par la ville pour le projet Vertbourg , ainsi que d’utiliser les coupent illégualles du projet Vertbourg , comme sanction, pour relocaliser les gens de la rue de l’Aréna, et enfin reduire le nombre de maisons à 4 au lieu de 8 , cela dans le but de conserver une bande d’arbre mature. Pourquoi n’en fait vous pas mention.Il est trop simple de faire passer les citoyens pour des chialeux. Mon intervention , ne s’avairait pas seulement être du chialage mais aussi un apport de solution possible.

    Répondre
  2. Carl Dion

    Pour ma part je pense que Vertbourg a permis de relocaliser dans un millieu interessant plus de 180 familles qui sont maintenant en sécurité. il reste des terrains pour les familles de la rue de l’arena et je pense que la meilleure place pour les mettre est ce meme projet, l’idée du parc est ridicule, meme que la ville prends des décisions très bizarres.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *