5
Mai
2011

Immeuble menaçant dans la côte du Passage

Article de Pierre Duquet. Le Peuple Lévis.

Des mesures d’urgence ont été envisagées par la Ville de Lévis, le 4 mai dernier, pour autoriser la démolition rapide d’un immeuble dans la côte du Passage. Le revêtement de briques menaçait de s’écrouler sous la force des vibrations causées par les travaux majeurs effectués à proximité.

L’immeuble portant les numéros d’immeuble 40, 36 et 38, propriété du promoteur Denys Garand, présentait un sérieux danger pour les travailleurs affectés aux travaux de réaménagement de cette portion de la côte du Passage.

Dans les jours qui ont précédé, un ingénieur avait recommandé de sécuriser une partie de la façade de brique de l’immeuble pour laquelle le promoteur souhaite obtenir une autorisation de démolition. Devant le danger anticipé, la Ville de Lévis a sérieusement étudié la possibilité d’ordonner la démolition prématurée du bâtiment sans que la demande chemine au Comité de démolition de la Ville.

Toutefois, on a jugé que cette solution n’était pas applicable et que les mesures prises pour sécuriser les lieux s’avéraient suffisantes pour l’instant. Le promoteur, déjà en attente d’une décision pour sa demande de démolition d’un second immeuble située en face, aux numéros 35 et 37, devra donc faire cheminer sa seconde demande selon le règlement établi.

Par ailleurs, le Journal Le Peuple a appris que la demande de démolition de l’immeuble du 35 et 37, côte du Passage, contestée par des résidants du secteur à la fin de 2009, devra être présentée de nouveau.

En effet, la première demande avait été entendue par l’ancien comité de démolition de l’arrondissement Desjardins remplacé depuis par un comité agissant pour l’ensemble du territoire de la Ville de Lévis. Cependant, il ne s’agirait que d’une simple formalité puisque le dossier de cette première demande est complet. La décision devrait donc être rendue prochainement.


Reproduit avec autorisation au moment de la publication.


Catégorie(s) : Habitation

Publié le jeudi 5 mai 2011 à 21:34
Modifié le mardi 19 juin 2018 à 13:09

3 commentaires+  Commenter

  • La tactique est tellement grossière et la « collaboration » entre les « autorités » de la ville et le « promoteur » est tellement scénarisée, qu’il faut être aveugle pour pas se rendre compte du truc.

    Si vous consultez des propriétaires voisins, vous verrez comment la négligence à l’égard de bâtiments historiques
    est devenue à Lévis une méthode d’urbanisation spéculative, plutôt payante, sinon très prometteuse, avis au intéressés.

    L’objectif: La valeur ajoutée, raser du patrimonial savamment négligé pour reconstruire de l’architecture à rabais.

    L’ignorance et la cupidité créatrice de richesse.
    Profits garantis!

  • Ainsi un propriétaire au Québec peu volontairement abandonner un immeuble à la dégradation, en toute impunité, et au risque de blesser ses locataires, sans être iqnuiété par les autorités, et de surcroît bénéficier de l’aval de celles-ci pour éventuellement détruire le bâtiment en question sans égards aux personnes ou à la vie de quartier, bref, en se fichant de tout et de tous? Eh bien, pourquoi nommer encore mon quartier Vieux-Lévis? ce sera bientôt de la fausse représentation. Et nous ne sommes pas des idiots, tenez-vous le pour dit. Je propose « Nouvo-Lévis », avec la fausse faute d’orthographe volontaire pour faire plus « moderne, branché et bien acculturé ».

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