18
Déc
2018

Budget 2019 : hausse de 3,5 % des taxes municipales

Article de Aude Malaret. Le Journal de Lévis.

La Ville de Lévis va encore passer à côté de son objectif de limiter la hausse de taxation à l’inflation en 2019. Ses résidents et commerçants vont voir leur facture de taxes augmenter de 3,5 % en moyenne au cours de la prochaine année, alors que l’inflation projetée est de 2,1 %.

Après 2,8 % d’augmentation l’an passé, la Ville de Lévis a annoncé une hausse des taxes de 3,5 % en moyenne pour les secteurs résidentiel, commercial et industriel, ce 17 décembre lors de la présentation du budget 2019 et du plan triennal d’immobilisation 2019-2020-2021. Rappelons que 2016 et 2017 avaient été marquées par une progression de respectivement 1,8 % et 1,9 %.

Concrètement, les propriétaires d’une résidence unifamiliale évaluée à 288 000 $ paieront en moyenne 94 $ de plus l’an prochain.

Une part de 2 % de cette hausse est attribuable aux investissements dans les infrastructures telles que le réseau routier et les réseaux d’aqueducs et d’égouts, a justifié la municipalité.

La pression mise sur les infrastructures par le développement de la ville, avec un nombre d’unités d’habitation en forte croissance (1 341 en 2016 et 1 681 en 2017 au lieu des 850 prévues), et les investissements à réaliser expliquent cette hausse, selon le maire. Gilles Lehouillier a profité de l’exercice pour décocher une flèche au « gouvernement à deux vitesses » des libéraux précédemment au pouvoir, dont la participation aux projets de la Ville, tels que le viaduc Saint-Rédempteur ou l’agrandissement du centre culturel, a été « faible ou absente ».

La maire a également fait valoir une charge fiscale plus faible que celle de la moyenne des dix grandes villes au Québec. Selon les rapports financiers audités 2017 et les statistiques du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH), la charge fiscale moyenne des résidences d’un logement était de 2 758 $ alors que la moyenne s’élevait à 3 121 $.

Investissements : 33 % pour les routes, les aqueducs et les égouts

Le programme triennal d’immobilisations (PTI) 2019-2020-2021 fait la part belle au programme de réfection des axes routiers (50 M$) ainsi qu’au plan de mise à niveau des infrastructures d’aqueducs et d’égouts (66 M$), qui représentent à eux seuls 33 % des 358,3 M$ inscrits au PTI pour les trois prochaines années.

Dans le PTI, la somme la plus importante va au transport avec 126 M$, répartis entre la réfection des rues (50 M$), le prolongement de Saint-Omer (31,8 M$), la finalisation des travaux du viaduc Saint-Rédempteur (10,4 M$), le projet de réseau structurant de transport en commun (6 M$), ainsi que l’ajout de feux et de contrôleurs de circulation (1,4 M$).

La Ville prévoit aussi d’investir 50 M$ dans le développement des parcs industriels. Ainsi, 44,5 M$ iront à la viabilisation de nouvelles rues dans ces secteurs et 6 M$ à l’amélioration des parcs.

En matière d’investissements, 51,6 M$ sont dédiés aux loisirs et à la culture, 7,2 M$ à la sécurité publique, 135,8 M$ à l’hygiène du milieu (dont font partie les aqueducs et les égouts), 5,1 M$ au développement de logements sociaux et communautaires.

Un budget 2019 en hausse
En 2019, la Ville dépensera 285,9 M$ inscrits dans son budget de fonctionnement, soit 18,14 M$ de plus qu’en 2018 (une hausse 6,8 %.)

Du budget total, 34 % iront aux infrastructures et à l’environnement (voirie, traitement de l’eau, déneigement, matières résiduelles, 18 % à la sécurité publique, aux services de police et d’incendie, 14 % à l’administration générale, 9 % aux loisirs et à la culture, ainsi que 5 % à l’urbanisme, au développement économique, à la santé et au bien-être.

Le service de la dette (la somme que la Ville doit rembourser chaque année pour rembourser sa dette et les intérêts) représente 19,6 % des dépenses inscrites au budget. En 2019, le service de la dette s’élèvera à 56,1 M$, soit une hausse de 4,9 M$. La dette totale consolidée de la Ville de Lévis se chiffre à 443 M$ au 31 décembre 2017 sur un actif de 1,58 G$. La dette était de 418 M$ en 2016. L’endettement par unité d’évaluation était de 7 824 $ au 31 décembre 2017, sous la moyenne des cinq villes québécoises comparables de moins de 200 000 habitants, soit 8 436 $.


Reproduit avec autorisation.


Catégorie(s) : Gouvernement

Publié le mardi 18 décembre 2018 à 12:47
Modifié le mardi 18 décembre 2018 à 12:47

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