Lévis Urbain : Catégorie Port Méthanier
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Rabaska fait un pas de plus en ce début de décennie
ven. 8 janvier 2010 - 17:53 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Peuple Lévis
Le projet de port méthanier à Lévis est encore loin de se
concrétiser, mais le consortium Rabaska n'en continue pas moins
d'investir en faisant l'acquisition d’une vingtaine de propriétés sur
lesquelles il avait des options d'achat. Ce pas de plus vient ajouter
près de 8 M$ aux 50 M$ déjà consacrés au projet jusqu'ici.
Le 31 décembre dernier était la date d'échéance des ententes d'options
d'achat remontant à 2004 avec une vingtaine de propriétaires de
résidences et de terrains du secteur concerné. Le consortium avait à
décider entre reconduire les options d'achat ou procéder à l'acquisition
des propriétés se situant dans la zone des installations projetées et à
proximité d'un couloir technique.
Ainsi, plutôt que de continuer à verser des sommes forfaitaires aux
propriétaires, on a opté pour l'acquisition des terrains et résidences.
Les résidants concernés ont maintenant le choix de quitter les lieux ou
de verser un loyer au consortium Rabaska pour continuer d'habiter leur
résidence. Cependant, moins d'une dizaine d'entre eux n'auront pas le
choix de se reloger lorsque les travaux s'entameront, comme nous l'a
indiqué André L'Écuyer, président de Rabaska.
Certains devront partir « Ceux qui vont devoir déménager, a
expliqué M. L'Écuyer, sont les résidants qui possèdent des résidences et
des terrains dans le couloir technique qui reliera le port méthanier aux
installations, qui seront implantées sur nos terrains entre la 132 et
l'autoroute 20. » En ce qui a trait aux autres propriétaires qui
habitent dans la zone de 1,5 km auxquels s'applique la politique de
compensation prévue par Rabaska, il leur sera toujours possible de
vendre leur maison.
«Si les propriétaires de cette zone décident de vendre lorsque la
construction commencera, rappelle M. L'Écuyer, on va protéger la valeur
de leur maison. S'ils n’obtiennent pas une offre raisonnable dans les
douze mois, on pourra acheter. » Ce dernier estime toutefois qu'il y aura
des acheteurs puisqu'il y a en ce moment des gens qui se construisent des
résidences de valeur dans ce secteur.
« Ce n'est pas vrai que tous veulent partir », affirme le président de
Rabaska avec conviction. En ce qui concerne le projet, M. L'Écuyer
assure que les partenaires du consortium y croient toujours. « Nos
partenaires voient à long terme », a-t-il conclu.
Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.
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Gaz Métro repousse encore l'échéancier du projet Rabaska
jeu. 19 novembre 2009 - 11:55 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Peuple Lévis
Gaz Métro laisse savoir clairement dans son rapport financier pour
l'exercice 2009, que le projet Rabaska se situe tout au bas de sa liste
de projets.
On y apprend en effet qu'en ce qui concerne ses initiatives de
diversification des sources d'approvisionnement en gaz naturel,
l'échéancier du projet de terminal méthanier Rabaska est repoussé. Le
rapport indique que cette décision est due à des facteurs externes et
des incertitudes prévalant dans les marchés financiers, ceux de la
commodité et de la construction ayant ralenti les discussions entre les
partenaires du projet et Gazprom Marketing & Trading USA.
Gaz Métro croit qu'une correction de cette situation conjoncturelle est
à prévoir dans l'avenir, mais ne prévoit toujours pas la signature
d'ententes définitives à brève échéance.
Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska ne serait pas dans le radar de Gazprom
sam. 31 octobre 2009 - 7:46 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Soleil
Le projet Rabaska ne figure pas à l'agenda du géant gazier Gazprom.
Du moins, pour le moment.
Dans un court entretien accordé au Soleil, la nouvelle direction de
Gazprom Marketing and Trading USA a confirmé que les négociations avec
Rabaska étaient au point mort.
« Il n'y a pas d'accord de prévu en ce moment avec Rabaska », a fait
savoir le porte-parole de Gazprom USA, Paul Cohen.
La filiale nord-américaine de Gazprom, dont les bureaux sont situés à
Houston, au Texas, souligne que toutes les portes demeurent cependant
ouvertes dans le but de conquérir de nouveaux marchés. « Nous avons
plusieurs options tant au Canada qu'aux États-Unis », a signalé M. Cohen
sans vouloir dévoiler son plan de match.
En juin dernier, la direction de Gazprom a d'ailleurs écarté la
possibilité d'investir directement dans le projet Rabaska. La faiblesse
des prix du gaz naturel en Amérique a incité le géant russe à revoir ses
visées expansionnistes au Canada.
L'investissement de Gazprom dans Rabaska (27 % des parts) se serait
surtout traduit par un déboursé de près de 400 millions $US. Le géant
gazier russe aurait payé non seulement pour la construction du terminal,
mais aussi pour l'accès au marché américain.
N'empêche. D'ici 10 ans, Gazprom aimerait contrôler 10 % du marché du
gaz naturel aux États-Unis. Pour arriver à ses fins, le plus gros
producteur de gaz de la planète prévoit écouler la quasi-majorité de son
gisement de Shtokman qui demeure encore inexploité.
Bientôt des ententes Gazprom n'écarte pas la possibilité
de signer dès l'an prochain des contrats d'approvisionnement pour
alimenter des ports méthaniers situés notamment sur la côte est
américaine.
Gazprom pense toujours pouvoir commencer à exporter du gaz naturel
liquéfié (GNL) par bateau en Amérique du Nord en 2014.
Le gaz naturel proviendra du champ gazier Shtokman, situé dans la mer de
Barents (nord de la Russie). Les travaux de construction de cette
première phase de ce projet, mené par Gazprom (51 %) et ses partenaires
Total et StatOilHydro, nécessiteront des investissements de 15
milliards $US.
Gazprom pense que le prix du gaz naturel se redressera au cours des
prochaines années en Amérique du Nord. Hier, le prix de 1000 pieds cubes
de gaz naturel valait 5 $ sur les marchés comparativement au double à la
même période en 2008.
Plusieurs analystes croient pour leur part que les prix du gaz naturel
devraient demeurer très bas en Amérique du Nord au cours des prochaines
années en raison de la découverte de nouveaux gisements (shale gas) de
ce côté-ci de l'Atlantique (New York, Pennsylvanie et en
Colombie-Britannique notamment).
Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.
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L'ambiguïté persiste plus que jamais pour Rabaska
lun. 5 octobre 2009 - 19:12 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Peuple Lévis
On apprenait tout récemment sur les fils de presse que le conseil des
directeurs de Gazprom a décidé de faire une priorité de l'Amérique du
Nord pour son développement.
À la suite de cette réunion du conseil des directeurs du géant gazier
russe, les administrateurs de l'entreprise ont été mandatés pour
renforcer les positions de Gazprom sur les marchés gaziers et
énergétiques d'Amérique du Nord.
On indique que Gazprom devra se faire plus présent dans les domaines de
la liquéfaction de gaz naturel, de son acheminement maritime, de la
regazéification et de la vente du combustible aux consommateurs. Il
semble maintenant prévu que Gazprom souhaite livrer du gaz naturel
liquéfié (GNL) provenant des gisements Sakhalin-2 et Chtokman en
Amérique du Nord.
Cette nouvelle aura nécessairement un impact sur le projet Rabaska, mais
il est pour le moment difficile de déterminer lequel. On se souviendra
qu'en juin dernier, Gazprom annonçait qu'il se retirait du projet
Rabaska étant dans l'obligation de réduire son programme
d'investissement pour la présente année sans compter qu'elle faisait
face à une baisse de la demande mondiale en gaz naturel.
La mort de Rabaska? À la lumière de la décision du conseil des
directeurs, il n'est pas impossible que Gazprom puisse envisager de
mettre de l'avant son propre projet de port méthanier de concert avec
des partenaires nord-américains. Est-ce qu'une telle décision
signifierait la mort de Rabaska? Il faudra encore attendre la tournure
des événements pour le savoir.
Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska et Énergie Cacouna: une demande d'autorisation serait farfelue aujourd'hui
mer. 19 août 2009 - 6:58 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Soleil
Les projets Rabaska et Énergie Cacouna paraissent de plus en plus
fantomatiques. À tel point qu'une demande d'autorisation aujourd'hui
pour un port méthanier sur le Saint-Laurent à plus d'un milliard de
dollars pièce serait farfelue dans le contexte actuel des faibles prix
du gaz en Amérique du Nord.
Cette opinion n'est pas celle d'un opposant au projet Rabaska, mais
celle d'un commissaire aux audiences publiques sur l'environnement qui a
donné son imprimatur au projet d'Énergie Cacouna, il y a deux ans.
« Quand nous avons analysé le projet d'Énergie Cacouna, le prix du gaz
était plus élevé en Amérique du Nord qu'en Europe. Il y avait une
pertinence économique à vouloir avoir un terminal méthanier sur le
Saint-Laurent pour acheter du gaz à moindre prix. Depuis ce temps, la
situation s'est inversée. Le prix du gaz est moins cher sur le marché
nord-américain et la tendance ne devrait pas changer avant plusieurs
années, si elle devait changer », a affirmé au Soleil Jean-Thomas
Bernard, économiste et professeur à l'Université Laval.
Cet expert sur les questions d'énergie avait été nommé par le
gouvernement fédéral pour siéger à la commission fédérale- provinciale
d'examen environnemental du projet de terminal méthanier à Gros-Cacouna.
Avec ce nouveau contexte, M. Bernard ne croit pas en la construction de
ports méthaniers sur le Saint-Laurent. « Le ministre de l'Environnement
ne donnerait même pas suite aujourd'hui à une demande d'autorisation
pour un port méthanier avec la possibilité d'audiences publiques. Je ne
pense pas également que des promoteurs privés se lanceraient dans des
études pour un tel projet sachant qu'Énergie Cacouna et Rabaska ont
dépensé des dizaines de millions de dollars pour leur projet », a ajouté
M. Bernard.
Selon le professeur, le prix du gaz sur le marché nord-américain
plafonnera à un niveau inférieur à celui vendu en Europe et en Asie en
raison de la découverte récente aux États-Unis d'une nouvelle technique
d'extraction du gaz dans les schistes.
« Il y a des dépôts très importants de ces gaz schisteux dans les
Appalaches entre la vallée du Saint-Laurent et le Texas et au Colorado.
C'est plus coûteux à extraire que le gaz classique. Ces nouveaux
approvisionnements vont mettre un plafond au prix du gaz sur le marché
nord-américain à un niveau moins élevé qu'en Europe, ce qui enlève
l'intérêt d'avoir des ports méthaniers en Amérique du Nord », a-t-il
expliqué.
Hausse du prix du gaz Le mois dernier, le président de
Rabaska, André L'Écuyer, a minimisé l'importance du gaz qui pourrait
être extrait des schistes. « Les preuves restent à faire. On ne connaît
ni l'ampleur des volumes qui seront soutirés ni à quel prix cela pourra
se faire », a-t-il écrit dans une lettre de réplique à deux opposants au
projet Rabaska.
Il mise sur la reprise économique pour pousser le prix du gaz à la
hausse et justifier la construction du terminal méthanier à Lévis d'ici
peut-être 20 ans. « Les prix des hydrocarbures ont grandement chuté.
Mais la reprise viendra, et le prix du gaz naturel montera à nouveau. Il
faut regarder les perspectives sur 5, 10, 20 ans et pas seulement cette
année, alors que nous sommes dans une situation conjoncturelle
particulière », a-t-il plaidé.
Article de Pierre Pelchat. Reproduit avec autorisation.
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Entreposage de matières dangereuses: Beaumont échoue encore
mar. 18 août 2009 - 7:19 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Soleil
La municipalité de Beaumont essuie un deuxième échec devant les
tribunaux dans sa lutte contre le projet Rabaska au sujet de
l'entreposage de matières dangereuses sur son territoire et jusqu'à un
kilomètre autour de ses limites.
Le règlement adopté le 19 décembre 2005 n'est jamais entré en vigueur,
avait décrété un juge de la Cour supérieure. La Cour d'appel est du même
avis, lit-on dans un jugement rendu hier.
Si le règlement de Beaumont s'était avéré valide, il aurait notamment
empêché l'entreposage de gaz naturel liquide produit par Rabaska sur le
territoire de Lévis, à moins d'un kilomètre de Beaumont.
En 2005, le code municipal permettait à une Ville d'adopter un règlement
qui avait des effets sur ses voisines, à la condition d'obtenir
l'approbation du ministre de l'Environnement. Au cours de 2005, le
gouvernement a annoncé des changements au code municipal qui entreraient
en vigueur le 1er janvier 2006, et qui feraient disparaître la
possibilité d'adopter des règlements extraterritoriaux.
Treize jours avant la fin de l'année 2005, Beaumont s'est empressée
d'adopter un règlement qui avait des conséquences sur la ville de Lévis,
puis s'est adressée au ministre pour le faire approuver, 10 jours avant
la fin de l'année.
La réponse du ministre est arrivée en juin 2006, selon laquelle le
gouvernement n'avait plus l'habilitation nécessaire pour approuver un
tel règlement. La Cour supérieure a donc tranché, le règlement n'est
jamais entré en vigueur.
Devant la Cour d'appel, Beaumont a tenté de décortiquer son règlement en
faisant valoir qu'une partie seulement du règlement nécessitait
l'approbation du ministre, et que l'autre partie, dont celle de
l'entreposage du gaz naturel liquide, était valide.
Règlement indivisible Les trois juges ont décrété que le
court règlement de Beaumont est indivisible, et que la précipitation de
sa publication, sans approbation, était sciemment voulue. « Aucune
partie du règlement ne saurait être sauvegardée, l'absence d'approbation
est fatale à l'ensemble », considère la Cour d'appel.
Ce qui signifie que Rabaska, si jamais le projet voit le jour, pourra
entreposer son gaz liquide jusqu'à la limite entre Lévis et Beaumont.
Article de Guy Benjamin. Reproduit avec autorisation.
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Reprise des discussions avec d'autres fournisseurs de gaz naturel : Le marché du gaz naturel retarderait l'exploitation du gisement Chtokman
mer. 5 août 2009 - 11:25 |
Par Yves Gagné
Source : Journal de
Lévis
Dans la dernière année, les démarches de Rabaska pour un
approvisionnement en gaz naturel étaient restreintes auprès de Gazprom.
Les discussions seront toutefois reprises avec d'autres fournisseurs de
gaz naturel incessamment.
« Le projet dépend d?un contrat d?approvisionnement, explique Simon
Poitras, porte-parole de Rabaska. Nous discutions qu'avec Gazprom, qui
demeure toujours notre premier choix, entre autres parce qu'il est le
plus grand détenteur de gaz naturel au monde et également à cause de sa
proximité par bateau, mais comme ils ont affirmé que la décision
d'investissement dans Chtokman ne serait prise qu?en 2010, nous allons
maintenant reprendre les négociations avec les autres fournisseurs ».
Rappelons que l?approvisionnement en gaz naturel de Rabaska par Gazprom
dépend de la mise en exploitation du gisement de Chtokman en mer de
Barents, dont les réserves sont estimées à 3,800 milliards de mètres
cubes de gaz. En mai dernier, Gazprom avait annoncé que la décision
d'investissement sur le gisement était retardée pour le printemps 2010,
mais que cela n'aurait pas d'impacts sur l'échéancier de mise en oeuvre
du projet.
Pourtant, le 21 juillet dernier, l'agence Dow Jones Newswires rapportait
que le géant Russe n'excluait pas de différer la mise en valeur du
gisement gazier de Chtokman. La demande sur le marché du gaz naturel en
serait la cause. « Le contexte est difficile et il s'agit d?un énorme
défi financier », poursuit M. Poitras à propos de l'exploitation du
gisement.
Toutefois, il précise qu'« aucune indication officielle n?a été émise de
la part de Gazprom » à propos du retard du projet. Selon lui, tout est
encore spéculatif. Les premières livraisons par gazoduc devaient débuter
en 2013 et celles sous forme de gaz naturel liquéfié en 2014
Article de Marie-Christine Patry. Reproduit avec autorisation.
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Le doute persiste pour Rabaska
jeu. 9 juillet 2009 - 23:10 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Le
Peuple Lévis
L'incertitude continue de planer sur le projet Rabaska. Le consortium
russe Gazprom annonce qu'il ne sera pas partenaire, seulement
fournisseur de gaz naturel à la rigueur. Chez Rabaska, on persiste à
affirmer que le projet tient toujours la route. Les opposants se
réjouissent tout de même.
Le collectif Stop au méthanier qui regroupe les principaux groupes
environnementaux du Québec ainsi que des centaines de citoyens dit
accueillir avec une grande joie la nouvelle de ce qu'il croit être
l'abandon du projet Rabaska par Gazprom.
« Toutes les raisons sont bonnes de se réjouir », affirme Jacques
Levasseur, porte-parole du collectif, les personnes soucieuses de la
protection de l'avenir de notre planète, du désir d'autonomie
énergétique pour le Québec doivent applaudir cette bonne nouvelle.
Selon M. Levasseur, il était écrit dans le ciel que Gazprom se
retirerait. Ce dernier soutient toujours que la raison d'être du projet
de terminal méthanier était de fournir du gaz naturel prêt à l'emploi au
marché américain. On sait par contre que les partenaires du projet
continuent pour leur part à affirmer que le marché visé est encore et
toujours celui du Québec et de l'Ontario.
États-Unis autosuffisants M. Levasseur estime que les
États-Unis produisent de plus en plus de gaz et de ce fait réduisent en
proportion leurs importations de ce combustible, sans parler de la
nouvelle politique d'indépendance énergétique du président Obama. «Leurs
terminaux déjà en activité suffisent amplement et les nouveaux projets
sont mis sur la glace ou carrément abandonnés», dit-il.
Le porte-parole du collectif considère que Gaz Métro fait fi de la
réalité en persistant à maintenir son éléphant blanc sur respirateur
artificiel. « Pour combien de temps encore? Le temps d'habituer ses
actionnaires à l'idée d'une perte de quelques dizaines de millions de
dollars et de l'abandon de profits mirobolants ? », s'interroge-t-il
Article de Pierre
Duquet. Reproduit avec autorisation.
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Les faibles prix du gaz auront raison de Rabaska
jeu. 2 juillet 2009 - 10:34 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Soleil
Les faibles prix du gaz naturel en Amérique du Nord devraient avoir
la peau du projet Rabaska, croit le spécialiste des questions
énergétiques Jean-Thomas Bernard.
« Dans un avenir de 5 à 10 ans, je ne vois pas comment l'économique
pourrait supporter un tel projet », a fait savoir mercredi le professeur
d'économie de l'Université Laval Jean-Thomas Bernard au Soleil.
Selon lui, les prix du gaz naturel devraient demeurer très bas en
Amérique du Nord au cours des prochaines années en raison de la
découverte de nouveaux gisements (shale gas) de ce côté-ci de
l'Atlantique (New York, Pennsylvanie et Colombie-Britannique notamment).
Autre perception Or, les promoteurs de Rabaska, soit Gaz
Métro, Gaz de France et Enbridge, font plutôt le pari que le gaz acheté
en Europe au géant Gazprom pourra être aussitôt revendu à un prix plus
élevé au Canada.
Un scénario financier fort risqué, d'après M. Bernard. «Je ne vois pas
comment les promoteurs pourraient faire de l'argent de cette façon»,
a-t-il dit.
Depuis quelques années, le gaz naturel se vend d'ailleurs beaucoup plus
cher en Europe et en Asie qu'en Amérique du Nord. L'an dernier, par
exemple, les Européens ont payé en moyenne 12,6 $US pour 1000 pieds
cubes de gaz comparativement à 8,85 $US en Amérique du Nord.
Gazprom hésite La semaine dernière, la direction de
Gazprom a d'ailleurs écarté la possibilité d'investir directement dans
le projet Rabaska. La faiblesse des prix du gaz naturel en Amérique a
incité le géant russe à revoir ses visées expansionnistes au Canada.
Chez Rabaska, on soutient toutefois que le retrait de Gazprom comme
partenaire éventuel du projet ne compromet en rien la construction du
terminal d'un milliard de dollars à Lévis.
L'investissement de Gazprom dans Rabaska (27 % des parts) se serait
surtout traduit par un débours de près de 400 millions $US. Le géant
gazier russe aurait payé non seulement pour la construction du terminal,
mais aussi pour l'accès au marché américain.
La construction de Rabaska à Lévis est directement liée au développement
du champ gazier Shtokman, situé dans la mer de Barents (nord de la
Russie).
Gazprom et ses partenaires (Total et StatOilHydro) ont convenu qu'une
décision d'affaires dans le projet Shtokman allait être prise quelque
part au premier trimestre de 2010.
Article de Pierre Couture. Photo : Patrice Laroche - Le Soleil Reproduit
avec autorisation.
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L'avenir de Rabaska n'est pas compromis malgré la désertion de Gazprom
mar. 30 juin 2009 - 8:17 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Soleil
L'abandon du projet Rabaska par la compagnie russe Gazprom ne
signifie pas la mort de l'idée de construire un terminal méthanier à
Lévis, estiment libéraux et adéquistes. Mais cela signifie que les
choses vont bien mal pour les promoteurs, se réjouit le critique
péquiste Sylvain Gaudreault.
Hier, la ministre des Ressources naturelles Nathalie Normandeau a fait
savoir que l'annonce du fournisseur de gaz naturel ne sonnait l'alarme
pas outre mesure.
« La décision de Gazprom ne compromet pas la construction du port
méthanier comme tel », a mentionné son attachée de presse Mélanie
Fortier. « Dans la mesure » où les promoteurs de Rabaska que sont
Enbridge, Gaz de France et Gaz Metro maintiennent leur intention
d'ériger les installations, « nous ne sommes pas inquiets ».
Le gouvernement Charest a donné toutes les autorisations pour la
construction des installations, a signalé Mme Fortier. « C'est la
responsabilité de Rabaska de trouver quelqu'un pour l'approvisionner en
gaz naturel. Nous, nous avons fait notre part. »
L'adéquiste Christian Lévesque s'est dit confiant que le projet se
réalisera en dépit de la désertion du géant de l'approvisionnement
gazier. M. Lévesque a soutenu Rabaska pendant ses courts mandats comme
président de la Chambre de commerce de Lévis (2006 et 2007) et comme
député de Lévis (2007 et 2008).
« Le contexte économique rend plus difficile » la réalisation d'une idée
qui n'a jamais été facile à mettre en oeuvre, a d'abord nuancé celui qui
tente de se faire élire à la tête de l'Action démocratique du Québec. Le
retrait de Gazprom ne constitue pas une nouvelle « positive », à cet
égard, selon M. Lévesque.
Par contre, « le terme inquiétant est bien trop fort » pour qualifier la
décision de Gazprom. Il ne faut pas oublier « qu'il reste trois
partenaires sérieux » et que leur plan répond aux besoins énergétiques
du Québec, a-t-il soutenu.
En fait, l'adéquiste a rencontré le président de Rabaska, André
L'Écuyer. Ce dernier l'a rassuré sur le fait que « les promoteurs ont
toujours le contrat d'approvisionnement en gaz naturel » avec Gazprom. «
Pour eux, ce n'était pas troublant » de se faire confirmer que la firme
russe n'investirait pas dans le projet de 840 millions $.
Christian Lévesque en a profité pour suggérer que l'opposition « qui
souhaite voir le projet tomber » est le fait de groupuscules. « Il faut
arrêter la ?vetocratie? où un seul petit groupe peut décider
de la destinée d'un projet. »
Un clou dans le cercueil Le critique du Parti québécois, lui,
n'est pas du tout désolé par ce qui arrive dans le dossier. « Ce sont
peut-être de mauvaises nouvelles pour Gazprom, a commenté Sylvain
Gaudreault. Ce ne sont pas nécessairement de mauvaises nouvelles pour
les gens de Lévis. C'est un clou de plus dans le cercueil de Rabaska,
a-t-il enchaîné. C'est de plus en plus compromis comme projet. Ça
n'avance pas, ça stagne. »
L'élu du PQ n'a cependant pas voulu répudier l'idée d'aménager un port
méthanier. « Depuis le début, nous voulons la démonstration que Rabaska
répond aux besoins [en énergie] du Québec. Nous ne l'avons toujours pas.
»
Sa formation politique s'oriente en faveur de l'indépendance énergétique
du Québec, a rappelé M. Gaudreault. « Il faut se demander si un port
méthanier comme Rabaska se qualifie » pour une telle orientation, a-t-il
demandé sans suggérer de réponse.
Article de Michel Corbeil
. Reproduit avec autorisation.
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Gazprom se retire de Rabaska: le géant russe pense trouver mieux aux États-Unis
mar. 30 juin 2009 - 8:10 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Soleil
Gazprom, le géant russe du gaz et de l'énergie, a laissé tomber le
projet Rabaska parce qu'il pense pouvoir trouver de meilleurs accès au
marché américain, a expliqué le président de l'entreprise, Alexei
Miller, lors de l'assemblée des actionnaires qui s'est tenue la semaine
dernière à Moscou.
Le Soleil a demandé à un traducteur montréalais, Sacha Abakoumov, de
traduire un extrait de la réunion où M. Miller répond à une question à
propos de Rabaska.
Après avoir brossé un tableau des différents projets de production sur
lesquels Gazprom travaille, le président explique qu'il considère le
marché de l'Amérique du Nord comme essentiel et que l'accès à ce marché
est d'une grande importance stratégique.
Les ventes actuelles de Gazprom aux États-Unis représentent moins de 1 %
de la consommation américaine de gaz naturel, alors que le géant russe
vise une part de marché de 5 à 10 %. Plus tôt cette année, Gazprom a
acquis une participation dans un terminal gazier sur la côte ouest
américaine, le Energia Costa Azul, près d'Ensenada en Californie, en
partenariat avec la compagnie Shell. Il s'agissait d'une première
incursion de Gazprom aux États-Unis.
Alexei Miller dit que son entreprise entend devenir un joueur global sur
tous les grands marchés de la planète. Les accès aux marchés éloignés
vont se multiplier selon lui, et il reste à savoir si Gazprom sera
propriétaire ou locataire des terminaux gaziers qui lui permettront de
vendre son gaz naturel liquéfié.
« Nous étudions des propositions pour différents terminaux au Canada et
aux États-Unis, a-t-il expliqué. Nous avons une idée de ceux qui ne font
pas partie de nos priorités. Nous avions signé une lettre d'intention
pour le projet Rabaska, mais elle est échue et notre conclusion est
négative. Il y a d'autres projets qui nous semblent plus attrayants que
Rabaska et nous y travailleront avec des partenaires que nous
connaissons et qui partagent notre vision. »
Article de Pierre Asselin. Reproduit avec autorisation.
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Gazprom largue Rabaska
dim. 28 juin 2009 - 8:54 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Soleil
Le géant gazier russe Gazprom ne participera pas à Rabaska, ce
terminal méthanier qui suscite une vive opposition dans la région de
Québec. Le grand patron de l'entreprise, Alexei Miller, a affirmé
vendredi qu'il ne compte plus investir dans le projet de 840 millions.
« Le marché nord-américain est l'un des marchés-clés pour le gaz naturel
liquéfié, a-t-il déclaré à Moscou, en marge de l'assemblée générale du
groupe. Il y a d'autres alternatives attrayantes » à Rabaska.
L'entreprise, qui détient le monopole de l'exportation du gaz naturel
russe, s'était jointe l'an dernier au consortium Rabaska, formé par Gaz
Métro, Enbridge et Gaz de France. Le groupe souhaite bâtir un terminal à
Lévis, sur la rive sud de la capitale.
La perte de ce partenaire financier ne signifie pas la mort de Rabaska,
assure son porte-parole, Simon Poitras. Car même s'il n'investit pas
dans la construction, rien n'empêchera Gazprom d'approvisionner le
terminal en gaz naturel. Des pourparlers sont d'ailleurs toujours en
cours à cet effet.
« S'ils ne souhaitent pas être partenaires financiers dans le terminal,
ça ne pose pas de problème à Rabaska, a affirmé M. Poitras. Le projet va
se réaliser quand même. »
Les promoteurs visent une entrée en service en 2014
Le projet bat de l'aile depuis quelques mois, notamment en raison de la
chute des prix du gaz naturel. Début juin, la décision de construire le
terminal Rabaska a été repoussée d'un an.
Gazprom avait alors fait savoir qu'il est prématuré de statuer sur ses
projets de développement en Russie. L'entreprise doit décider en mars
prochain si elle lance l'exploitation du champ gazier Chtokma, qui doit
alimenter le port méthanier Rabaska.
Le projet a reçu la bénédiction de nombreux élus au fil des ans, mais
des résidants de Lévis et des écologistes s'y opposent farouchement.
Daniel Breton, de Québeckyoto, se réjouit d'ailleurs de cette nouvelle
tuile pour Rabaska.
« J'ai l'impression que c'est le début de la fin pour ce projet-là »,
affirme-t-il. Il souhaite que les partenaires qui restent dans le projet
fassent le point au plus vite sur l'avenir de Rabaska. Car pendant que
le projet est sur la glace, souligne-t-il, des centaines de familles
vivent dans l'incertitude. « Si les promoteurs continuent d'étirer la
sauce pendant des années, dit M. Breton, il y aura des familles qui vont
vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, qui ne sauront
pas si elles doivent déménager ou vendre leur maison. »
La PDG de Gaz Métro, Sophie Brochu, avait assuré que Rabaska verra le
jour, lors d'une entrevue accordée à La Presse en janvier. Elle estime
que le projet doit voir le jour, car l'Amérique du Nord consomme 30% du
gaz naturel au monde alors qu'elle ne détient que 4% des réserves.
Article de Martin Croteau. Reproduit avec autorisation.
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Jusqu'à quand faudra-t-il attendre Rabaska?
mer. 6 mai 2009 - 6:42 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Peuple Lévis
À la lumière de nombreuses indications qui laissent croire que le
projet Rabaska pourrait bien demeurer sur une voie d'évitement pour
plusieurs années, le conseiller indépendant Jean-Claude Bouchard estime
que la Ville de Lévis devra intervenir au-delà d'une certaine limite en
ce qui a trait à l'affectation des terrains.
Devra-t-on maintenir un gel industriel sur des terres à grande valeur
agricole et touristique si le projet ne se réalise pas dans des délais
acceptables, s'interroge Jean-Claude Bouchard? «Moi je suis bon joueur,
lance sans détour le conseiller, les promoteurs ont eu leurs
autorisations, maintenant la balle est dans leur camp. S'ils ne
réalisent pas le projet au cours des deux ou trois prochaines années, la
Ville doit prendre position sur l'avenir des terrains concernés.»
M. Bouchard estime en outre qu'une saine gestion du territoire, de
l'urbanisation et du développement de la Ville ne permet pas à cette
dernière de laisser ces terrains affectés à cet usage pour des années à
venir. Il serait donc possible, selon lui, de changer le zonage de ce
secteur contre la volonté des promoteurs.
«On l'a fait dans le passé avec la Société du parc industriel et la
Société Irving. Quand l'ancienne Ville de Lévis a décidé que les voies
ferrées ne seraient pas vendues à des spéculateurs, on a zoné parc. Le
CN qui était propriétaire des emprises a déposé une mise en demeure à la
Ville et on a procédé quand même.» Le zonage est une compétence
municipale qui est reconnue par la Loi de l'aménagement et l'urbanisme
et qui permet à Lévis de disposer de terrains selon son bon vouloir,
soutient M. Bouchard.
Ce dernier souligne que Rabaska n'est propriétaire que de quatre
terrains sur 15 actuellement. De surcroît, la totalité de la zone
réservée représente pratiquement le tiers de l'ancienne Ville de Lauzon.
Jean-Claude Bouchard considère qu'il serait insensé de laisser les onze
propriétaires du secteur dans l'incertitude la plus complète pour des
années encore.
La vision de la Ville Interrogée à ce sujet, la mairesse de Lévis se
montre plutôt catégorique. «Les informations que nous détenons à ce
jour, affirme Mme Marinelli, ne nous amènent pas à envisager un
changement de zonage dans ce secteur. Je pense que pour le moment, il
n'est pas question de mettre dans la tête des gens qu'il va y avoir
modification de zonage dans ce secteur-là. Il n'en est pas question!»
Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.
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Entreposage de matières dites dangereuses : le règlement de Beaumont en Cour d'appel
mer. 29 avril 2009 - 16:16 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Trois juges de la Cour d'appel décideront de la validité d'un
règlement de la municipalité de Beaumont empêchant à toutes fins utiles
l'implantation de Rabaska sur le territoire de Lévis.
Les élus de Beaumont ont adopté en décembre 2005 un règlement sur
l'entreposage de matières dites dangereuses. À cette époque, une
municipalité pouvait édicter un règlement qui s'appliquait dans un rayon
d'un kilomètre en dehors de ses limites, donc sur une partie du
territoire de ses voisines.
Douze jours plus tard, une nouvelle loi sur les compétences municipales
entrait en vigueur qui, notamment, ne permettait plus à une municipalité
de réglementer ce qui se passait chez ses voisins. Beaumont prétend que
son règlement est toujours valide, parce que la nouvelle loi sur les
compétences municipales prévoyait le maintien des règlements déjà en
vigueur.
Évidemment, les promoteurs de Rabaska et la Ville de Lévis ne sont pas
de cet avis. Ils font valoir que le règlement de Beaumont n'est jamais
entré en vigueur, puisqu'il devait recevoir l'approbation du ministère
de l'Environnement. Approbation qui n'est jamais venue en raison de
l'entrée en vigueur 12 jours plus tard de la nouvelle Loi sur les
compétences municipales.
L'avocat de la municipalité de Beaumont affirme que le règlement est en
vigueur parce que l'approbation du ministère était nécessaire uniquement
pour réglementer l'entreposage du monoxyde de carbone gazeux. À son
avis, le reste du règlement est valide. Donc, pas de gaz naturel liquide
de Rabaska à Beaumont et dans une bande d'un kilomètre à Lévis.
De l'avis de Me Pierre Beaudoin, qui défend les intérêts de Rabaska, un
règlement municipal forme un tout. On ne peut donc prétendre qu'une
partie est en vigueur et qu'une autre ne le sera jamais.
« Momification » appréhendée Au nom de
Lévis, Me Pierre Laurin dit craindre une «momification» de cette zone
d'un kilomètre. Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les
compétences des municipalités, Beaumont n'a plus juridiction sur cette
bande de terrain, explique-t-il.
Si le règlement adopté par Beaumont s'applique, Lévis non plus n'a pas
de juridiction sur cette partie de son territoire en ce qui concerne
l'entreposage de matières dangereuses, fait valoir Me Laurin.
Lévis devrait donc vivre à tout jamais avec un règlement que personne ne
peut modifier, dit-il. Voilà pourquoi il demande à la Cour d'appel de
redonner à la ville de Lévis la pleine juridiction sur son territoire.
La Cour supérieure a donné raison à Lévis et à Rabaska en juin dernier.
Mais la municipalité de Beaumont avait décidé de porter la décision en
appel. Les trois juges ont pris la cause en délibéré.
Article de Guy Benjamin. Reproduit avec autorisation.
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Un livre révélant la face cachée de Rabaska
jeu. 9 avril 2009 - 5:49 |
Par Yves Gagné
Source : Gaston Cadrin et Pierre-Paul Sénéchal
Texte synthèse du livre « Rabaska, autopsie d’un projet insensé »,
présenté à la conférence de presse du 8 avril 2009 et lancement public
au Musée de la civilisation, le 9 avril à 17h30. Publié aux Éditions
Fides, en librairie dès le 10 avril.
Produire un livre sur le malencontreux projet d’implantation d’un
terminal méthanier dans la porte d’entrée maritime de Québec a exigé des
énergies bénévoles supplémentaires de la part des auteurs déjà engagés
depuis cinq ans dans la contestation de l’insensé projet Rabaska. Cette
première analyse critique au Québec d’un projet industriel majeur
pouvant engendrer les pires perturbations humaines et environnementales
à un paysage humanisé, vise avant tout à laisser des traces, à
concrétiser ce devoir de mémoire afin que des leçons politiques et
sociales ressortent d’un combat qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Il
était également essentiel de démontrer que la lutte d’une population
dans la défense de son territoire et les idéaux des organismes régionaux
ou nationaux pour un développement énergétique rationnel et viable ne
faisaient pas le poids devant un consortium de promoteurs aux goussets
bien remplis, des organismes économiques à courtes vues et des décideurs
politiques qui se sont donnés comme objectif d’autoriser le projet
contre vents et marées. L’expérience Rabaska doit être vue désormais
comme celle qu’il ne faut plus jamais répéter au Québec!
« Rabaska, autopsie d’un projet insensé » : un titre fort approprié
Toute la première partie du livre est consacrée à démontrer que ce
projet est insensé, inacceptable et injustifié. Insensé en rapport avec
le site choisi par le promoteur qui a priorisé des intérêts techniques
et économiques sans que les gouvernements n’aient donné des orientations
pour un choix plus pertinent et n’aient relevé des contraintes majeures
notamment sur le plan humain et de la navigation. En laissant le
promoteur développer son projet sur un site aussi inapproprié, cela a
pour effet d’amplifier tous les impacts inhérents à ce type de projet
que personne ne veut accueillir aux États-Unis en milieu habité. Ces
impacts majeurs constituent des atteintes directes à l’intégrité des
paysages, au milieu patrimonial ambiant et surtout à la sécurité des
personnes et des biens localisés dans un rayon de 4 à 5 kilomètres de
l’implantation projetée. Et cela, les autorités concernées en
aménagement du territoire, en sécurité publique, en protection du
patrimoine et de l’environnement ne l’ont pas considéré, ne l’ont même
pas sommairement analysé de peur de nuire au projet…
Le projet Rabaska est aussi insensé sur le plan du développement durable
et de la justification énergétique, des considérations primordiales à
toute acceptation sociale et politique d’un projet. Encore là, sur ce
plan aucune analyse des besoins du Québec en gaz naturel liquéfié (GNL)
n’a été réalisée. La direction des évaluations environnementales du
ministère de l’Environnement et le Bureau d’audiences publiques en
environnement (BAPE) ont lamentablement failli à leur tâche. Tous se
sont fiés au discours du promoteur axé sur un manque hypothétique de gaz
naturel en provenance de l’Ouest (le Québec « au bout du tuyau ») et une
baisse improbable de prix de 5% dans l’avenir, alors que l’argumentaire
des groupes environnementaux (les mêmes qui ont dénoncé avec raison le
Suroît et la centrale thermique inutile de Bécancour) n’a aucunement été
considéré. En fait, avec l’entrée en scène de Gazprom en mai 2008, il
est devenu de plus en plus clair que le Québec sacrifiera son
environnement, sa population et ses paysages pour approvisionner
principalement les Américains.
Pourquoi alors avoir autorisé ce projet sans bon sens?
Bien que le projet n’ait fait l’objet d’aucune justification démontrée
et que le promoteur n’ait jamais présenté de garantie
d’approvisionnement en GNL, Rabaska a su par sa stratégie de
communication et de relations publiques (lobbyisme) visant à la fois la
population en général et les décideurs politiques convaincre facticement
de la pertinence et des bénéfices pour le Québec d’un tel projet.
Ce projet d’un consortium privé est ainsi devenu notamment pour le
gouvernement du Québec « d’intérêt national », ce qui lui a conféré un
statut de priorité politique au cabinet Charest. À partir de ce moment,
toutes les instances gouvernementales et para-gouvernementales ont été
mises en MODE ACCEPTATION, quitte à contourner plusieurs règles de bonne
gouvernance et les pratiques habituellement suivies dans le processus
d’autorisation d’un projet industriel de cette nature (entre autres les
scénarios de risques technologiques exigés pour un projet inséré en
milieu humanisé). Une démarche similaire a été suivie, avec moins
d’évidence cependant, par les instances d’examen de compétence fédérale.
Ces constats d’une acceptation programmée du projet sont démontrés tout
au long du livre, mais principalement dans la deuxième partie.
Mentionnons quelques éléments qui s’y réfèrent et qui démontrent le
processus suivi pour ne pas nuire à l’autorisation du projet.
1- Aucune vérification de l’acceptabilité sociale par la population
touchée (aucun ministère de l’Environnement ne s’en formalise), pourtant
c’est important pour les éoliennes… (M. Charest, mai 2008) 2-
Aucune analyse critique de l’étude de risques du promoteur, aucune
contre-expertise, les exigences habituelles ont été écartées, ainsi que
les fonctionnaires les plus compétents pour ce faire. 3- Des
avis ministériels absents ou faiblards sur le projet et ne soulevant pas
les questions les plus essentielles. Seuls les avis sur la santé ont été
plus rigoureux, mais on ne les a pas suivis. 4- Sur le plan du
transport maritime, aucune étude des impacts sur la navigation et
activités futures. Transports Canada contredit ses propres directives
TERMPOL sur les conditions d’implantation d’un terminal de GNL (Document
TP-743F de Transports Canada, 2001). 5- Des commissions (biens
culturels, Capitale nationale) habilitées à se prononcer dans un tel
dossier ont été muettes. Seule la Commission de protection du territoire
agricole du Québec (CPTAQ) a pu se prononcer en vertu de la Loi du même
nom, mais sa décision a été aussitôt renversée. 6-
La commission du BAPE, une institution devant être indépendante, a été
soumise et acquise au projet; son rapport influencé par le clan Rabaska
présente une analyse tronquée et orientée. 7- Aucun
des principes du développement durable et de la loi du même nom n’a été
respecté.
À notre avis, autant d’éléments troublants, mériteraient la création
d’une commission d’enquête destinée à faire la lumière sur ces problèmes
de démocratie et de bonne gouvernance. De plus, compte tenu que le
promoteur n’a pas amorcé son projet depuis son autorisation
gouvernementale datant de 18 mois (24 octobre 2007) et que rien ne
laisse entrevoir une mise en œuvre dans des délais raisonnables, nous
concluons que pour des raisons humanitaires et environnementales, le
décret devrait tout simplement être annulé.
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Gazprom n'investirait pas dans Rabaska
ven. 13 mars 2009 - 8:13 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Le géant russe Gazprom n'aurait pas l'intention de prendre une
participation minoritaire dans le terminal méthanier Rabaska.
C'est du moins ce qu'avance l'analyste russe Dmitri Alexandrov de la
firme Financial Bridge de Moscou. Dans une note de recherche envoyée aux
investisseurs, l'analyste soutient que Gazprom a abandonné plusieurs
projets d'investissements à l'extérieur de la Russie, dont Rabaska.
« Gazprom s'est retiré de sa participation dans le terminal Rabaska au
Canada », écrit l'analyste. Selon ce dernier, la faiblesse des prix du
gaz naturel en Amérique du Nord aurait incité le géant russe à revoir
ses visées expansionnistes au Canada.
Chez Rabaska (formé de Gaz Métro, de Gaz de France et d'Enbridge), on
soutient que le retrait de Gazprom comme partenaire éventuel du projet
ne compromet en rien la construction du terminal de 1 milliard $ à
Lévis, sur la Rive-sud de Québec. La semaine dernière, Rabaska a procédé
à l'achat de ses premiers terrains à Lévis.
« On continue de négocier une entente d'approvisionnements avec eux,
mais à un rythme plus lent que prévu », a fait savoir hier le
porte-parole Simon Poitras.
L'investissement de Gazprom dans Rabaska (27 % des parts) se serait
surtout traduit par un débours de près de 400 millions $US. Le géant
gazier russe aurait payé non seulement pour la construction du terminal,
mais aussi pour l'accès au marché américain.
En mai dernier, les partenaires de Rabaska avaient pourtant signé à
Québec une lettre d'intention avec Gazprom visant à conclure d'ici la
fin de 2008 un contrat d'approvisionnement pour le terminal méthanier
Rabaska.
Prix à la baisse Or, le ralentissement planétaire de
l'économie et la baisse des prix du gaz ont refroidi les ardeurs du
géant russe. Il faut dire qu'en mai dernier, le prix du gaz naturel
était à son apogée en Amérique du Nord. Le prix de 1000 pieds cubes de
gaz valait alors 12 $US. Hier, cette même quantité ne se vendait plus
que 4 $US.
Chez Rabaska, on reconnaît que les prix actuels du gaz ne pourraient
justifier la construction d'un terminal méthanier. Rabaska refuse
toutefois de dévoiler sa formule de rentabilité.
La crise pèse lourd Du côté de Gazprom, la crise
financière pèse lourd sur ses épaules. Le plus important producteur de
gaz de la planète peine à trouver du financement pour ses projets de
développement en Russie.
Ainsi, le projet Rabaska pourrait d'ailleurs ne voir le jour que
beaucoup plus tard que prévu (2014). Certains analystes parlent
maintenant d'une entrée en service possible en 2017, et même en 2020.
La construction de Rabaska à Lévis est directement liée au développement
du champ gazier Shtokman, situé dans la mer de Barents (nord de la
Russie). La première phase de ce projet, mené par Gazprom (51 %) et ses
partenaires Total et StatOilHydro, nécessite des investissements de 15
milliards $US.
 Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska achète pour 2,5 millions $ de terrains à Lévis
mar. 3 mars 2009 - 20:34 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Le consortium Rabaska, qui projette de construire un port méthanier
d'un milliard de dollars sur la Rive-Sud de Québec, vient d'acquérir ses
premiers terrains à Lévis.
Au cours des derniers jours, trois transactions ont permis au consortium
mené par Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge d'acheter quatre terrains
pour la somme de 2,5 millions $. « Ce sont des lots nécessaires à la
construction du terminal », a fait savoir mardi le porte-parole de
Rabaska, Simon Poitras. Selon ses dires, les terrains achetés s'étendent
du fleuve Saint-Laurent à la route 132, puis de cette dernière jusqu'à
l'autoroute 20. Deux lots acquis par Rabaska la semaine dernière
comportaient des résidences. Ces premiers achats de terrains devraient
être suivis par au moins un autre très prochainement, a indiqué le
porte-parole de Rabaska.
Selon les ententes conclues avec les propriétaires de ces lots, les
montants des transactions incluent notamment la valeur d'achat, le taux
d'indexation et les compensations négociées. Pour l'heure, Rabaska dit
avoir acheté 4 des 18 terrains nécessaires pour la construction de son
terminal.
Pas d'entente avec Gazprom Par ailleurs, Rabaska indique être
toujours à la recherche d'une entente d'approvisionnement avec le géant
russe Gazprom. «On continue de négocier», a signalé mardi Simon Poitras.
La crise mondiale du crédit pèse lourd sur les épaules de Gazprom. Le
plus important producteur de gaz de la planète peine à trouver du
financement pour ses projets de développement en Russie. Ce qui pourrait
repousser la construction du terminal méthanier Rabaska.
Ainsi, le projet Rabaska pourrait d'ailleurs ne voir le jour que
beaucoup plus tard que prévu (2014). Certains analystes parlent
maintenant d'une entrée en service possible en 2017, et même en 2020. La
construction de Rabaska à Lévis est directement liée au développement du
champ gazier Shtokman, situé dans la mer de Barents (nord de la Russie).
La première phase de ce projet, mené par Gazprom (51 %) et ses
partenaires Total et StatOilHydro, nécessite des investissements de 15
milliards $US. Gazprom et ses partenaires comptent lever 70 % du
financement sur les marchés financiers. On prévoit notamment la
construction d'une usine de liquéfaction et d'un terminal maritime de
chargement de gaz naturel liquéfié.
Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska maintient le contact avec les propriétaires terriens
dim. 25 janvier 2009 - 15:26 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Journal
Le Peuple
André L'Écuyer, président de Rabaska,
réfute les allégations des opposants au projet selon lesquelles les
propriétaires de résidences implantées dans la zone de construction et
en périphérie sont laissés pour compte en ce moment. M. L'Écuyer
soutient au contraire qu'il en rencontre régulièrement et que la
politique de compensation est toujours en vigueur.
André L'Écuyer rappelle d'entrée de jeu qu'il est en contact constant
avec les propriétaires dont les terrains et résidences sont situés dans
la zone de construction que Rabaska doit acquérir. « Pour la plupart
d'entre eux, explique-t-il, nous avons des options d'achat en vigueur.
Pour certaines personnes qui n'ont pas voulu prolonger ces options, nous
avons procédé à l'acquisition du terrain et de la maison. »
D'autre part, ceux qui habitent jusqu'à 1,5 kilomètre de la zone du
futur site de Rabaska ne sont pas obligés de déménager puisqu'il s'agit
d'un secteur reconnu sécuritaire par le BAPE,
souligne M. L'Écuyer, mais s'ils le veulent, la politique de
compensation mise en place s'applique pour eux. Il ajoute que certains
s'en sont prévalus et que d'autres peuvent le faire en tout temps.
« Les opposants au projet ont récemment prétendu qu'on ne répondait plus
aux demandes, mais c'est absolument faux, rétorque M. L'Écuyer, on a
rencontré plusieurs personnes et je suis fréquemment présent à notre
bureau de Lévis pour les recevoir. » Par ailleurs, rappelons que les
promoteurs du projet Rabaska versent actuellement 150 000$ annuellement
à la Ville de Lévis en attendant que les travaux s'entament.
Requête rejetée Soulignons enfin qu'une requête
visant à invalider un décret du gouvernement du Québec qui a soustrait
le projet Rabaska à l'autorité de la Commission
de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a été
récemment invalidée par un tribunal. Elle avait été déposée par l'Union
des producteurs agricoles ainsi que par Carl Savard, résidant de Lévis.
La CPTAQ considérait que les installations de Rabaska porteraient
atteinte à la vocation agricole de terres de 500 hectares.

Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.
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Projet Rabaska - La date du début des travaux demeure indéterminée
dim. 25 janvier 2009 - 15:18 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Journal
Le Peuple
Pour plusieurs le projet de port méthanier à Lévis apparaît condamné
sinon retardé de plusieurs années, mais le président de Rabaska, André
L'Écuyer, affirme au contraire que ce n'est qu'une question de temps
pour qu'il se concrétise. Il lui est toutefois impossible de donner une
date tant et aussi longtemps que l'entente de partenariat avec le géant
russe Gazprom ne sera pas conclue.
Jusqu'ici le consortium Rabaska a engagé plus de 50 millions$ dans la
préparation de son projet de port méthanier et entend tenir la route
jusqu'à la réalisation du projet. C'est ce qu'a manifestement laissé
entendre André L'Écuyer, président de Rabaska, lors d'une entrevue
accordée au Journal le Peuple. Selon lui, le conflit entre Gazprom et
l'Ukraine portant sur l'approvisionnement en gaz naturel est un geste
plus politique que commercial et n'entache pas la fiabilité du géant
russe.
« Nos partenaires et en particulier Gaz de France croient toujours que
Gazprom demeure un fournisseur viable sur le plan commercial », affirme
M. L'Écuyer. Et si par hasard Gazprom en venait dans le futur à ralentir
ou arrêter l'approvisionnement, le Québec et l'Ontario ne seraient pas
dans l'embarras comme l'Europe par exemple, estime le président de
Rabaska.
« Le Québec et l'Ontario, les marchés visés, ne dépendront pas d'une
seule source d'approvisionnement, précise-t-il. Notre projet vise
justement à diversifier les approvisionnements pour éviter que le Québec
ne soit pas uniquement dépendant du gaz de l'Ouest canadien. Une
deuxième source va créer une concurrence, ce qui aura un effet sur les
prix. »
M. L'Écuyer avoue cependant que la conjoncture a beaucoup changé au
cours des derniers mois. Il souligne que la crise financière rend plus
difficile le financement de méga projets comme celui de Rabaska et celui
que les Russes envisagent est très complexe et se chiffre à 18G$. « On
discute toujours avec eux, confirme-t-il, mais avec des paramètres qui
sont différents de ceux des négociations de mai dernier. »
Plus compliqué La somme de tous ces facteurs a pour effet
de retarder le début des travaux. Pour combien de temps ? « C'est plus
compliqué qu'on ne le croyait, le contexte a changé, explique André
L'Écuyer. Est-ce qu'il s'agit de semaines ou de mois? Je ne peux pas me
prononcer, c'est vraiment indéterminé. »

Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska : Un autre combat perdu pour les opposants
mar. 13 janvier 2009 - 14:51 |
Par Yves Gagné
Selon le site web de Radio-Canada.ca,
section Québec, la Cour supérieure juge valide le décret du
gouvernement Charest visant à soustraire le projet Rabaska de Lévis à
l'autorité de la Commission de protection du territoire agricole.
Le décret du gouvernement Charest visant à soustraire le projet Rabaska
à l'autorité de la Commission de protection du territoire agricole était
valide. L'UPA ainsi qu'un résident de Lévis, Carl Savard, cherchaient à
faire invalider ce décret en Cour supérieure. Or, le juge Claude-Henri
Gendreau a rejeté la requête estimant que le gouvernement Charest a
respecté les règles.
Le président de Rabaska, André L'Écuyer, se réjouit de cette décision. «
Il [le gouvernement] l'a fait correctement selon ce qui était prévu dans
la loi sur la protection du territoire agricole, alors on n'est pas
surpris, on est plutôt heureux du jugement. »
Lire
la suite =>
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Ports méthaniers en Amérique du Nord: à oublier
ven. 9 janvier 2009 - 8:37 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Les projets de ports méthaniers qui ont pris forme ces années-ci sur
les tables à dessin de l'est de l'Amérique du Nord, Rabaska y compris,
ne se matérialiseront probablement pas, estime l'économiste Jean-Thomas
Bernard.
« Compte tenu de la hausse récente des prix en Europe et de la très
forte augmentation des prix en Asie, le gaz ira plutôt vers ces régions
plutôt que l'Amérique du Nord, où les prix sont plus bas. L'intérêt
qu'il aurait pu y avoir d'y construire des terminaux de GNL (gaz naturel
liquéfié) est en voie de s'estomper. Mon opinion, c'est qu'il n'y aura
pas de projet de port méthanier », a indiqué le professeur de
l'Université Laval, à l'occasion d'un entretien accordé au Soleil.
« Pour le moins, les conditions qui favoriseraient un développement
rapide de ces projets nord-américains de terminaux ne sont pas présentes
», a ajouté l'économiste spécialisé dans les questions énergétiques.
Vers une hausse des tarifs La tendance de la grille tarifaire
actuelle du gaz naturel en Europe et en Asie n'est pas près de changer,
dans l'esprit de M. Bernard, qui interprète la récente initiative des
Russes comme une manoeuvre très claire pour maintenir les prix à un haut
niveau.
Peu avant les Fêtes, à la suite d'une rencontre du Forum des pays
exportateurs de gaz (FPEG) convoquée à Moscou, les Russes ont fait
savoir que les principaux pays exportateurs de gaz s'étaient dotés d'une
organisation que les Européens consommateurs ont vite fait d'assimiler à
l'«Opep du gaz». Dans le même temps, le premier ministre Vladimir
Poutine a annoncé la couleur, disant que les pays consommateurs devaient
s'attendre à des hausses prochaines des prix du gaz.
Gisements ici même Les Russes ne font pas dans la
dentelle quand il s'agit de leurs intérêts, a noté le Pr Bernard, qui
observe la partie de bras-de-fer qu'ils ont entrepris avec l'Ukraine ces
jours-ci concernant leurs livraisons de gaz.
À son avis, il y a également lieu de prendre en compte, dans l'analyse,
ces gisements qui ont été identifiés dans les Appalaches, au Québec et
aux États-Unis, dont l'exploitation remettrait en question la pertinence
d'importer du GNL, ne serait-ce que parce que les prix pourraient en
être maintenus à un niveau inférieur.
Dans le monde, il y a pour l'heure une quinzaine de complexes de
liquéfaction de gaz : en Asie, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en
Amérique du Sud, en Alaska aussi. Ils produisent quotidiennement quelque
190 milliards de mètres cubes de GNL, production qui est bien loin de
répondre à la demande mondiale.
La Russie et son géant de l'énergie Gazprom comptent sur d'énormes
réserves, mais ils ne disposent pas d'usine de GNL, bien qu'il soit dans
leur intention d'en construire une d'ici cinq ans.
Fin novembre, Gaz métro, qui, avec ses partenaires Enbridge et Gaz de
France, a conçu le projet Rabaska, a fait savoir que les pourparlers
avec Gazprom progressaient « à un rythme plus lent que prévu », évoquant
pour 2009 une entente qui devait initialement être conclue fin 2008.
Comme ceux de Rabaska, à Lévis, et de Gros-Cacouna, dans le
Bas-Saint-Laurent, plusieurs projets de ports méthaniers ont été
développés sur le papier en Nouvelle-Écosse et aux États-Unis. Plusieurs
ont obtenu les autorisations gouvernementales requises, mais leur
construction tarde parce que les ententes d'approvisionnement en GNL
leur font défaut.

Article de Marc St-Pierre. Reproduit avec autorisation.
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Nouveau délai pour Rabaska
sam. 20 décembre 2008 - 8:41 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
La crise mondiale du crédit pèse lourd sur les épaules du géant russe
Gazprom. Le plus important producteur de gaz de la planète peine à
trouver du financement pour ses projets de développement en Russie. Ce
qui pourrait repousser la construction du terminal méthanier Rabaska.
Ainsi, le projet mené par le consortium formé de Gaz Métro, d'Enbridge
et de Gaz de France pourrait d'ailleurs ne voir le jour que beaucoup
plus tard que prévu (2014). Certains analystes parlent maintenant d'une
entrée en service possible en 2017, et même en 2020.
Chez Rabaska, on est toutefois loin de parler de report de la
construction du terminal. «Nous discutons toujours avec Gazprom pour
signer une entente d'approvisionnement», signale le porte-parole Simon
Poitras.
En mai, le consortium Rabaska avait pourtant signé une lettre
d'intention avec Gazprom. Les partenaires prévoyaient signer d'ici la
fin de 2008 une entente d'approvisionnement gazier (gaz naturel
liquéfié) pour le terminal de Lévis. Depuis, aucune entente n'a été
conclue.
Il faut dire qu'en mai, le prix du gaz naturel était à son apogée en
Amérique du Nord. Le prix de 1000 pieds cubes de gaz valait alors 12
$US. Hier, cette même quantité ne se vendait plus que 5,32 $US.
N'empêche. La construction de Rabaska au coût de 1 milliard $ est
directement liée au développement du champ gazier Shtokman, situé dans
la mer de Barents (nord de la Russie). La première phase de ce projet,
mené par Gazprom (51 %) et ses partenaires Total et StatOilHydro,
nécessite des investissements de 15 milliards $US.
Gazprom et ses partenaires comptent lever 70 % du financement sur les
marchés financiers. On prévoit notamment la construction d'une usine de
liquéfaction et d'un terminal maritime de chargement de GNL.
La semaine dernière, le président de Shtokman Development, Yuri Komarov,
a avoué que le projet dépendait plus que jamais de la disponibilité des
liquidités sur les marchés financiers. «C'est l'un des principaux
facteurs dont dépend la mise en oeuvre du projet», a-t-il indiqué à
l'agence Dow Jones News.
Si tout se déroule comme prévu, Gazprom s'attend à mettre en service le
projet Shtokman en 2013 avec une production de gaz naturel liquéfié
(GNL) en 2014.
M. Komarov reconnaît toutefois que, sans une remontée du prix du baril
de pétrole, le projet ne sera pas rentable. Gazprom estime que le projet
fera ses frais si les prix du brut oscillent dans une fourchette de 50 à
60 $US. Hier, le prix du baril de pétrole à la Bourse de New York a
terminé la journée près des 33 $US.
Cette année, la baisse des prix du baril de pétrole et du gaz naturel a
occasionné un manque à gagner de plus de 20 milliards $US dans les
coffres de Gazprom.
Doutes Selon le directeur de l'Institut Oxford de recherche
sur les énergies de Londres, division gaz, Jonathan Stern, les
échéanciers de développement du projet Shtokman sont irréalistes. «Le
projet actuel demeure trop ambitieux et coûteux pour aller de l'avant en
2014. Il serait plus réaliste de parler d'un horizon 2017-2020», a-t-il
indiqué au Soleil.
Certains analystes financiers soutiennent d'ailleurs que Gazprom devra
d'ailleurs faire des choix. Car avant de développer Shtokman, le
producteur russe met ces temps-ci toutes son énergie et son argent dans
le développement du projet Bovanenkovo situé dans la péninsule de Yamal,
un champ gazier traditionnel situé en pleines terres russes, et non en
mer.
Pour l'analyste norvégien en énergie Johan Petter Barlindhaug, les
partenaires dans Shtokman pourraient devoir se rasseoir très bientôt à
la table afin de renégocier les termes de leurs ententes. En clair, les
pétrolières Total et StatOilHydro pourraient être invitées à injecter de
nouveaux capitaux dans le projet pour respecter les échéanciers prévus
initialement.
L'analyste Barlindhaug émet également de gros doutes quant à
l'emplacement principal du lieu de production du projet Shtokman à
Teriberka. Il croit que le lieu actuel visé est inadapté pour la
production de gaz naturel liquéfié.
Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.
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Ciment Saint-Laurent donne de l'espoir : Les opposants à Rabaska profiterons de la jurisprudence du dossier
mer. 10 décembre 2008 - 15:34 |
Par Yves Gagné
Source : Journal de
Lévis
Le cas de Ciment saint-Laurent ayant déjà fait jurispudence, les
opposants au projet de terminal méthanier à Lévis poursuivront les
procédures qu’ils avaient entamées pour intenter un recours collectif
contre le promoteur en prévision des dommages sur la santé et
l’environnement.
« Le promoteur doit savoir que même s’il respecte les règles, si les
actions de son entreprise sont dommageables, il peut quand même être
poursuivi », a expliqué Jacques Levasseur, porte-parole de l’Association
pour la protection de l’environnement à Lévis (APPEL). Et selon lui, ce
sera le cas. Il rappelle les preuves qu’ont apportées les professionnels
de la Santé publique et le Collège québécois des médecins de famille
dans le dossier. Ces derniers rapportaient les dangers de la pollution
atmosphérique pour la santé et l’environnement. Et c’est sans parler de
la pollution sonore que peuvent causer les quatre années de construction
d’un tel projet.
C’est en janvier 2008 que les opposants à Rabaska ont pris contact avec
un avocat, « un grand nom dans le domaine de l’environnement et des
recours collectifs », a précisé M. Levasseur. Pourtant, ils devaient
attendre le jugement de la Cour suprême dans le dossier de Ciment
Saint-Laurent pour être fixés. À la suite de la décision de la Cour
d’accorder 15 M $ aux voisins de la Cimenterie, et ce, 11 ans après sa
fermeture, les opposants détiennent maintenant une arme convaincante. «
Ça fait cinq ans qu’on se bat, on ne va pas laisser ça comme ça », a
martelé M. Levasseur.
Le conseiller indépendant Jean-Claude Bouchard a par ailleurs souligné
le récent événement qui doit être pris en considération dans le dossier
Rabaska. « Rabaska serait bon pour à peu près 20 poursuites », a–t-il
affirmé.
Article de Marie-Christine Patry. Reproduit avec autorisation.
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Gazprom repousse les délais d'entente avec Rabaska
ven. 21 novembre 2008 - 6:45 |
Par Yves Gagné
Source :
Le Soleil
Le producteur de gaz russe Gazprom ne semble pas du tout pressé de
signer une entente d'approvisionnements avec le consortium Rabaska. Les
échéances viennent d'être repoussées à l'an prochain.
« Les discussions progressent, mais à un rythme plus lent que prévu », a
fait savoir hier le vice-président des finances chez Gaz Métro, Pierre
Despars.
En mai dernier, les partenaires de Rabaska (Gaz Métro, Enbridge et Gaz
de France) avaient pourtant signé à Québec une lettre d'intention avec
Gazprom visant à conclure d'ici la fin de 2008 une entente
d'approvisionnement pour le terminal méthanier Rabaska.
Ardeurs refroidies Or, le ralentissement planétaire de
l'économie et la baisse des prix du gaz semblent avoir refroidi leurs
ardeurs du géant russe. Il faut dire qu'en mai, le prix du gaz naturel
était à son apogée en Amérique du Nord. Le prix de 1000 pieds cubes de
gaz valait alors 12 $US. Hier, cette même quantité ne se vendait plus
que 6,29 $US.
Chez Gaz Métro, on garde toutefois espoir de voir une entente survenir
quelque part en 2009. « On est dans un contexte où il y a beaucoup de
turbulences sur les marché s», a souligné M. Despars. Ce dernier
souligne que le report des échéanciers avec Gazprom ne compromet en rien
la construction du terminal méthanier de 1 milliard $ à Lévis, sur la
Rive-Sud de Québec, dont l'entrée en service est toujours prévue en 2014.
Lors du dévoilement de ses résultats financiers annuels mercredi, Gaz
Métro a fait savoir que d'ici un accord définitif avec Gazprom, la
société ne capitalisera aucune charge reliée au développement de
Rabaska. Le distributeur gazier a toutefois annoncé la ferme intention
d'exercer ses options d'achat sur les terrains du futur terminal
méthanier à Lévis.
27 % à Gazprom? Par ailleurs, plusieurs sources suivant
de près les négociations avec Gazprom font état d'une possible
participation de 27 % du géant russe dans Rabaska.
Hier, chez Gaz Métro, personne n'a voulu infirmé ou confirmé cette
information. Pour faire place à Gazprom dans l'actionnariat de Rabaska,
Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France ont convenu de réduire leur
participation dans le projet de terminal méthanier.
Quoi qu'il en soit, les partenaires de Rabaska et de Gazprom disent
poursuivre leurs discussions sur un contrat d'approvisionnement ferme
d'une durée de 25 ans dont la valeur estimée pourrait dépasser les 20
milliards $.
Hier, à la Bourse de Toronto, le titre de Gaz Métro (GZM.UN) a terminé
la journée à 13,94 $, en baisse de 1 ¢.
Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.
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Conférence sur Rabaska, les tourbières et certaines plantes extrêmement rares
mar. 18 novembre 2008 - 16:36 |
Par Yves Gagné
Le 20 novembre prochain, dans le cadre de la journée de la philosophie
au Cégep de Lévis-Lauzon, de nombreuses activités sont prévues.
Entre autres, le Comité Univert invite Gisèle Lamoureux à présenter une
conférence sur la valeur écologique et économique des tourbières, telles
la tourbière Pointe-Lévis, mise en danger par le Projet Rabaska, et la
Grande plée Bleue, aussi à Lévis et en voie d'être protégée. Mais
qu'est-ce qu'une tourbière? Quels services rend-elle? Combien valent ces
services? Combien vaut une tourbière elle-même? Pourquoi la destruction
d'une tourbière par Rabaska est-elle inacceptable? Ce sont des questions
auxquelles vous trouverez des réponses lors de la conférence qui se
tiendra à l'auditorium du Cégep, jeudi le 20 novembre, à 16h00.
Madame Lamoureux abordera aussi la question des plantes extrêment rares
qui se trouvent à Lévis. Même protégées par deux lois, ces espèces sont
aussi menacées par Rabaska.
L'évènement est ouvert au grand public et c'est gratuit, donc soyez-y!
Pour plus d'information sur l'évènement : Comité Univert : 418-833-5110
poste 3068
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Rabaska a son film...
lun. 17 novembre 2008 - 19:57 |
Par Pascal Petitclerc
Le controversé projet de terminal méthanier, le projet Rabaska, n'a pas
fini de faire jaser puisque celui-ci a maintenant un documentaire qui
lui ai consacré. « La Bataille de Rabaska » réalisé en tandem par Magnus
Isacsson et Martin Duckworth sera accessible aux spectateurs dès le 5
décembre prochain.
Selon la documentation de l'Office
National du Film, « les cinéastes Magnus Isacsson et Martin
Duckworth ont suivi la bataille menée par des citoyens et des militants
écologistes contre le projet de port méthanier du consortium Rabaska,
dans une région agricole et touristique, sur la rive sud du fleuve
Saint-Laurent, à la hauteur de Beaumont et Lévis, face à l'île
d'Orléans. Le film, engagé et pertinent, évalue le poids de la
mobilisation citoyenne face à des lobbies puissants comme ceux du
pétrole et du gaz et nous invite à rester vigilants face aux enjeux
énergétiques et environnementaux qui attendent le Québec dans les
prochaines années. »
=> Extrait
du film.
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Rabaska : un milliard et demi d'arbres, ou la moitié de la Nouvelle-Écosse
jeu. 25 septembre 2008 - 13:23 |
Par Pascal Petitclerc
Comme nous le fait part
Radio-Canada.ca, il faudrait planter près d'un milliard et demi d'arbres
pour contrer les effets anticipés du projet
Rabaska sur les émissions de gaz à effet de serre (GES).
La superficie requise pour planter tous ces arbres serait l'équivalent
de la moitié de la Nouvelle-Écosse.
La facture serait substantielle: à 4 $ l'arbre, ce sont près de 5,5
milliards de dollars qu'il faudrait injecter dans l'opération.
Ce calcul a été fait par l'organisme
Arbres Canada à partir d'un logiciel utilisé pour la certification
Carbonne zéro.
Le Comité Gare au gazoduc fait remarquer que le
logiciel utilisé est le même que celui employé par le député conservateur
de Lévis, Steven Blaney, qui a planté 166 arbres pour compenser les
activités de son bureau de comté.
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Rabaska - Gazprom se fait menaçante
ven. 19 septembre 2008 - 13:18 |
Par Pascal Petitclerc
Selon
Radio-Canada.ca, la position du Canada dans le récent conflit entre
la Russie et la Géorgie pourrait coûter à Rabaska son approvisionnement
en gaz naturel.
La pétrolière russe Gazprom n'apprécie pas trop que le premier ministre
Stephen Harper ait envisagé de revoir toute la coopération entre la
Russie et le Canada, incluant le projet Rabaska. Le géant russe Gazprom
brandit la menace d'abandonner le projet de terminal méthanier à Lévis.
Le président de Gazprom, Alexander Medvedev, a fait savoir que sa
société a déjà identifié d'autres marchés potentiels.
Lire la suite =>
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La foudre s'abat sur les terrains de Rabaska
sam. 23 août 2008 - 11:13 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Le
Soleil
La foudre qui s'est abattue lundi sur les installations
d'Hydro-Québec à moins de 800 mètres des futurs réservoirs du terminal
méthanier Rabaska vient de donner des munitions aux groupes qui
s'opposent à la venue du projet à Beaumont.
La foudre a frappé vers 21h, provoquant un incendie alimenté par une
ligne de 35 000 volts à proximité de la résidence d'Yves Saint-Laurent,
porte-parole du collectif national Stop au méthanier (CNSM).
« Je me suis rendu sur les lieux et c'est un fil électrique qui a été
coupé par la foudre qui a provoqué l'incendie. Quand la ligne touchait
le sol, on pouvait voir une explosion plus forte que celle d'un feu
d'artifice, tout ça à une distance de 600 à 800 mètres des futurs
réservoirs de Rabaska. Que serait-il arrivé si le projet avait été en
opération ? », se questionne M. Saint-Laurent.
Ce dernier fait remarquer que la moindre fuite de gaz aurait allumé un
incendie et que les flammes retournent alors à leur source, soit les
deux réservoirs contenant au total 320 000 mètres cubes de gaz naturel
liquéfié. « Tout le long du processus, on s'est fait dire que ce genre
d'accident était fortement improbable. Le gouvernement, le promoteur et
le BAPE ont sous-estimé les risques. »
« Et si la foudre était tombée quelques mètres plus loin, près de la
conduite cryogénique ou du méthanier en déchargement ? C'est près de 600
personnes dans un rayon de 1,5 km qu'il aurait fallu évacuer de toute
urgence, probablement plus », poursuit M. Saint-Laurent.
« Nous avons ici la confirmation qu'en matière de prévention, il faut
avant tout considérer les conséquences d'un accident, et non pas tout
miser sur la seule probabilité qu'un tel accident se produise ou pas »,
ajoute-t-il, mentionnant l'explosion chez Sunrise Propane, à Toronto.
Groupe Rabaska se fait rassurant Le président et chef des
opérations du groupe Rabaska, Glenn Kelly, a toutefois tenu à rectifier
certaines déclarations des opposants au projet et à rassurer la
population hier.
« Les effets d'une ligne électrique qui tombe au sol ont été évalués en
long et en large et ça n'aurait aucun impact sur les lignes de
déchargement, qui sont enfouies sous le sol dans une gaine de béton. Des
études de simulation ont été déposées au BAPE », explique-t-il en
ajoutant que le concept du terminal prévoit déjà la possibilité que la
foudre frappe une ligne électrique.
Concernant la zone d'exclusion entre le terminal et les résidences, le
président de Rabaska a souligné qu'elle était tout à fait adéquate.
« Notre zone d'exclusion est fixée à 400 mètres et on évalue que le pire
accident qui puisse survenir dans un terminal méthanier ne pourrait
avoir d'effet à plus de 300 mètres. »
M. Kelly a également souligné que les incidents survenus le 10 août chez
Sunrise Propane ne pouvaient se produire dans un terminal méthanier.
«C'est tout simplement impossible! Le propane est conservé dans des
réservoirs d'acier sous pression alors que le gaz naturel liquéfié est
entreposé à pression atmosphérique dans des réservoirs différents»,
conclut-il.
Article de Ian Bussières. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska : Québec cède une partie du fleuve
mer. 23 juillet 2008 - 7:11 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Un grand voyage est constitué d'une suite de petits pas et c'est bien
ce que Rabaska vient de faire en obtenant l'autorisation du gouvernement
québécois d'utiliser le lit du fleuve Saint-Laurent pour installer ses
quais.
L'État québécois vient effectivement de lui céder par bail locatif d'une
durée de 55 ans une partie de son « domaine hydrique » pour installer
les quais destinés à desservir son terminal méthanier. Selon le libellé
du décret gouvernemental recommandé par la ministre du Développement
durable, Line Beauchamp, les installations riveraines et fluviales
comprennent « une jetée maritime, un quai d'amarrage muni de digues
déflectrices et des installations d'amarrage et de déchargement de gaz
naturel liquéfié (GNL) ».
Le même décret précise que la superficie qui fait l'objet du bail est
comprise à l'intérieur des limites du territoire lévisien et qu'elle
fait 51,6 hectares.
Pas de montants évoqués Les modalités de la location
ne sont pas pour l'heure précisées.
Plus tôt cette année, Rabaska et Gazprom ont conclu un accord selon
lequel la société russe deviendra un des actionnaires du futur terminal
méthanier lévisien et «contractera la pleine capacité du terminal de
regazéification», a confirmé à ce moment le nouveau tandem dans un
communiqué commun.
« Les parties estiment pouvoir conclure des accords définitifs d'ici la
fin de l'année », ont ajouté les deux entités corporatives.
L'horizon qui est évoqué pour les premières livraisons de gaz russe se
situe en 2014, ce qui rend plausible un lancement des travaux du
terminal quelque part en 2011.
Le projet dispose déjà des autorisations québécoises et fédérales
requises. Il implique un investissement de 840 millions $. Il est aussi
porteur de retombées fiscales importantes, pour la Ville de Lévis
notamment.
Article de Marc Saint-Pierre.
Reproduit avec autorisation.
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Rabaska : Beaumont s'accroche
jeu. 10 juillet 2008 - 7:31 |
Par Yves Gagné
Source : MédiaMatinQubec
Les élus de Beaumont ont décidé de poursuivre la lutte contre le
projet Rabaska en portant en appel le jugement défavorable sur le
règlement qui aurait pu empêcher la construction du terminal méthanier.
Une résolution a été adoptée lundi soir, au conseil municipal. Beaumont
voulait interdire l'entreposage de substances explosives et de
combustibles sur son territoire jusqu'à un kilomètre hors des limites de
son territoire, ce qui inclut le terrain où sera construit le terminal.
La Ville de Lévis, favorable au projet, avait voté un règlement
contraire, d'où l'origine du litige. Le 10 juin, la Cour supérieure a
statué que le règlement 523 adopté par Beaumont en décembre 2005 n'était
pas valide.
Parmi les arguments invoqués, la municipalité parle d'un jugement
sommaire et expéditif du juge de première instance Ross Goodwinn. « Dans
un projet de ce type, où les droits humains sont vraiment en cause,
plusieurs s'attendaient à un jugement empreint de sagesse et d'équité »,
disent-ils. Le conseiller Pierre-Paul Sénéchal reconnaît que c'est l'une
des dernières armes.
« Dans le chapeau juridique effectivement, nous avions un budget de 24
000 $ et les démarches ont coûté 7000 $ en Cour supérieure seulement. »
Ce dernier assure que les opinions sont demeurées inchangées, même si
les citoyens sont moins actifs. « Ils sont complètement lésés .»
Report exigé Beaumont demande également à Rabaska de
surseoir à son projet d'enquête sur les impacts psychosociaux du projet.
L'arrivée du géant russe Gazprom a passablement modifié le contexte et
les échéanciers selon eux. Dans les circonstances, l'enquête risque
d'être mal reçue par les citoyens. « Une telle enquête représente une
opération délicate. Il convient donc que le climat soit à la
participation, à la confiance et non à la confrontation.»
Article de Jean-François Racine Reproduit avec autorisation
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Conflit autour du plan d'urgence de Rabaska
ven. 20 juin 2008 - 12:48 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Litige autour de la divulgation du plan des mesures d’urgence du
projet Rabaska. Saisie par la requête du citoyen Gaston Cadrin, la
Commission d’accès à l’information entendait mercredi les différentes
parties. Rabaska et la Ville de Lévis, uniques dépositaires du document,
s’opposent à la demande.
C’est à titre personnel que Gaston Cadrin, président du Groupe
d’initiatives et de recherches appliquées au milieu et opposant au
projet Rabaska, plaidait sa cause devant le tribunal administratif. Seul
devant les avocats des deux défendeurs, M. Cadrin a exigé que soit rendu
public le plan d’urgence, également réclamé, dit-il, par les 600
familles vivant dans un rayon de trois kilomètres du futur terminal.
« En refusant de révéler les risques et les mesures d’urgence auxquelles
la population sera exposée, on lui demande ni plus ni moins qu’un acte
de foi. On veut la mettre devant le fait accompli ». En janvier, M.
Cadrin avait demandé copie du plan à la Ville de Lévis, qui lui avait
adressé une fin de non-recevoir.
La Ville de Lévis et Rabaska arguent que le document doit rester
confidentiel pour des raisons de sécurité. Ils avancent qu’une fois
rendu public, le document pourrait tomber entre les mains de personnes
malveillantes ou même de terroristes, ce qui pourrait compromettre la
sécurité des employés du terminal, des équipements, des partenaires et
des citoyens avoisinants. « C’est l’obligation d’une industrie qui
pourrait avoir des conséquences graves pour les biens et les personnes
de garder confidentielle la majorité des éléments d’un plan d’urgence ».
Olivier Denoux, directeur sécurité et environnement du projet Rabaska, a
témoigné devant l’audience et a rappelé que la confidentialité était
aussi motivée par la nature itérative du plan. « Comme le document
évolue à mesure que le projet avance, il est important qu’il reste entre
peu de mains afin que différentes versions ne se mettent pas à circuler
». Le chef du service de sécurité incendie de Lévis, Dominic Fortin, qui
a également témoigné, a rappelé qu’un plan final n’est exigé que six
mois avant la mise en chantier du terminal méthanier, prévue pour 2011.
M. Cadrin a souligné que le plan aurait dû être déposé lors des
audiences publiques du BAPE tenues en 2007. Or, seule une analyse de
risques technologiques lui aurait été remise afin de répondre aux
directives du ministère de l’Environnement.
M. Fortin a fait un survol du volumineux plan, élaboré par la Société
Prudent. Les nombreuses mesures d’urgence comprennent entre autres les
mécanismes de déploiement des intervenants, les réseaux de
communication, les procédures d’évacuation et les interventions
spécifiques contre les incendies, les pannes d’électricité, les alertes
à la bombe et autres. Elles dévoilent également les formulaires
d’accréditation et l’emplacement des installations névralgiques et des
lieux de rassemblement.
La commissaire Hélène Grenier doit rendre sa décision d’ici trois mois.
Article de Jean-Frédéric Légaré. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska en 2010 ??
mar. 17 juin 2008 - 23:44 |
Par Pascal Petitclerc
Le dernier sondage du Journal
Le Peuple: La mise en chantier du projet Rabaska serait lancée en
2010. Y croyez-vous ? Répondez sur le site du journal.
=> Les résultats
jusqu'à maintenant.
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Rabaska: Les opposants perdent une autre bataille
mer. 11 juin 2008 - 23:29 |
Par Pascal Petitclerc
Tel que rapporté par Radio-Canada.ca,
les opposants au projet Rabaska
à Lévis perdent une de leurs dernières armes. La municipalité de
Beaumont a été déboutée en Cour supérieure dans sa contestation contre
la Ville de Lévis.
La validité d'un règlement municipal adopté par Beaumont était au coeur
du débat. La municipalité avait adopté en décembre 2005 un règlement
interdisant l'entreposage de matières dangereuses et inflammables
jusqu'à 1 km des limites de son territoire, soit jusqu'à l'emplacement
choisi pour l'établissement du terminal méthanier à Lévis. La Ville de
Lévis, quant à elle, favorable au projet Rabaska, avait adopté un
règlement contraire.
Le juge s'est rendu aux arguments de Lévis et de Rabaska qui ont fait
valoir que le règlement de Beaumont n'était jamais entré en vigueur et
donc que la municipalité ne pouvait interdire l'entreposage de matières
dangereuses à Lévis.
Tout
les détails =>
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Opposition à Rabaska - Débat devant les tribunaux
lun. 2 juin 2008 - 13:37 |
Par Pascal Petitclerc
C'est aujourd'hui que l'opposition au projet
Rabaska se retrouve devant les tribunaux. La
Cour supérieure entend la cause qui oppose la Ville de Beaumont à
celle de Lévis. La validité d'un règlement municipal adopté par la Ville
de Beaumont dans le but d'empêcher Rabaska d'établir ses installations à
la limite du territoire de la municipalité est au coeur du débat.
La municipalité de Beaumont a adopté en décembre 2005 un règlement qui
interdit l'entreposage de matières dangereuses et inflammables à un
kilomètre de ses limites. Or, Rabaska entend s'installer à l'extrémité
est de Lévis, aux limites du territoire de Beaumont.
En mai 2007, la Ville de Lévis a répliqué avec un autre règlement qui
permet l'entreposage de matières dangereuses dans le secteur concerné.
Selon
Radio-Canada.ca, la Ville de Beaumont estime que son règlement a
préséance sur celui de la
Ville de Lévis. Lévis, quant à elle, entend démontrer que le
règlement de Beaumont n'est pas valide parce qu'il n'est jamais entré en
vigueur. Lévis soutient que le règlement n'a pas force de loi, car le
ministère de l'Environnement ne l'a pas approuvé.
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Rabaska : Les opposants reviennent à la charge
mer. 21 mai 2008 - 16:32 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Selon Radio-Canada.ca, malgré l'entente intervenue entre Rabaska et
Gazprom la semaine dernière, les opposants au projet de terminal
méthanier à Lévis continuent de livrer bataille.
Les opposants, qui soulignent que la construction du terminal a été
repoussée à 2010, veulent profiter de ce délai pour faire le point. Ils
réclament notamment que les citoyens qui vivent dans un rayon de 3 km de
l'emplacement choisi pour le terminal méthanier soient consultés par
référendum.
Tout
les détails =>
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Du gaz à Rabaska en 2014
ven. 16 mai 2008 - 5:27 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Gazprom a tellement aimé le projet Rabaska qu’il a accepté hier d’en
devenir actionnaire. Le géant russe prévoit maintenant livrer ses
premières cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) au terminal de Lévis
en 2014.
« On ne se présente pas ici les mains vides. Il y a aura du gaz pour
Rabaska pour de longues années », a indiqué hier le numéro deux de
Gazprom, Alexander Medvedev, lors d’un point de presse dans la capitale.
Comme Le Soleil l’a révélé mardi, le producteur russe de gaz naturel a
confirmé qu’il avait choisi le projet Rabaska pour commencer le
déploiement de sa plate-forme énergétique en Amérique du Nord.
Pour faire place à Gazprom au sein de l’actionnariat de Rabaska, les
promoteurs Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge ont toutefois convenu de
réduire leur participation égalitaire dans le projet de terminal
méthanier.
De combien? « Entente confidentielle », a laissé entendre le
vice-président de Gazprom avant d’ajouter que la participation de sa
société dans Rabaska se voulait « équitable » et « qu’il ne se sentait
aucunement discriminé » par l’accord.
Hier, chez Gaz Métro, on jubilait. « C’est un grand jour pour le Québec,
a fait savoir la présidente Sophie Brochu. On y a toujours cru et
aujourd’hui on récolte les fruits de nos efforts. »
Le Québec d’abord
Selon le vice-président de Gazprom, le gaz russe devrait desservir en
priorité les marchés québécois et ontarien. « Le marché canadien est
très attrayant », a-t-il fait savoir.
Car pour Gazprom, la prise de participation dans Rabaska s’inscrit dans
une première démarche d’affaires en Amérique du Nord. Hier, M. Medvedev
a fait savoir que la société russe avait l’intention de desservir
d’autres terminaux méthaniers en Amérique. Il a cependant fermé la porte
à un partenariat éventuel avec Énergie Cacouna dans le Bas-Saint-Laurent.
Plusieurs experts soutiennent d’ailleurs que les prix du gaz naturel
nord-américain seront appelés à « exploser » au cours des prochaines
années.
Pour l’heure, 1000 pieds cubes de gaz naturel se vendent en Amérique du
Nord près de 12 $US, alors que la même quantité s’écoule au double du
prix en Europe et au triple dans certains marchés asiatiques comme le
Japon.
« Gazprom fait le pari que le prix du gaz naturel pourrait progresser de
façon importante en Amérique du Nord d’ici 5 à 10 ans », a fait
remarquer hier le professeur spécialiste des questions énergétiques à
l’Université Laval Jean-Thomas Bernard.
D’après ce dernier, la forte demande pour le gaz naturel en Amérique du
Nord devrait pousser les prix vers le haut au fur et à mesure que les
réserves de l’Ouest canadien et des États-Unis s’amenuiseront.
Une situation que la grande patronne de Gaz Métro ne voit pas du même
œil. « C’est un peu comme le principe de la deuxième boulangerie dans un
village, a-t-elle illustré. Une nouvelle source d’approvisionnement
devrait donc aider à stabiliser les prix. »
D’ici là, Gazprom et ses nouveaux partenaires d’affaires ont convenu de
se revoir d’ici la fin de l’année pour conclure définitivement des
accords sur les approvisionnements à venir.
Le président de Rabaska, Glenn Kelly, aimerait d’ailleurs s’entendre sur
un contrat d’approvisionnement ferme d’une durée de 25 ans dont la
valeur estimée pourrait dépasser les 20 milliards $.
Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.
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Il faut établir une limite de temps au consortium Rabaska
ven. 16 mai 2008 - 5:20 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Une limite de temps devra être tracée au consortium Rabaska au-delà
de laquelle il lui faudra remballer son projet, a estimé hier le
conseiller municipal lévisien Jean-Claude Bouchard.
« Ce qu’il faut constater, c’est que Rabaska garde en otage une partie
importante du territoire de Lauzon et sa population. Il est impensable
que cette partie du territoire lévisien demeure gelée pour un projet qui
ne se réalisera peut-être jamais. La situation actuelle ne pourra durer
indéfiniment », a indiqué le conseiller indépendant de l’est lévisien,
qui siège aussi au comité exécutif de Danielle Roy-Marinelli.
Pour lui, l’entrée en scène inopinée de Gazprom à la faveur du tournoi
de hockey, cette semaine, est sans plus «une opération marketing»
orchestrée par des agences de communication destinée à calmer les
actionnaires des entreprises du consortium, de Gaz métropolitain
notamment. Des actionnaires, dans l’esprit de M. Bouchard, qui doivent
se demander quand ils auront un retour sur les « 50 millions $ »
englouties jusqu’à présent dans un projet qui est encore bien loin de
pouvoir compter sur un approvisionnement en gaz.
« Cet approvisionnement se matérialisera quand les Québécois seront
disposés à payer leur gaz naturel à un prix beaucoup plus élevé, au même
prix que les Européens et les Asiatiques. Ce ne sera pas demain la
veille », a-t-il évalué.
Dans le propos du vice-président de Gazprom, Alexander Medvedev, et dans
une communication écrite de l’entreprise russe, il est apparu que le gaz
russe serait disponible en 2014. Dans le même temps, le président de
Rabaska, Glenn Kelly, a indiqué que «l es chances que l’on débute la
construction du terminal cet été ne sont pas très élevées ».
Pendules à l’heure De l’avis du président du Giram
(Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu), Gaston
Cadrin, le propos du vice-président Medvedev a le mérite de mettre les
pendules à l’heure quand il indique que le Canada est « la meilleure
porte d’entrée pour le marché nord-américain ».
« Rabaska s’en est toujours tenu à certaines restrictions mentales en
affirmant que son gaz était destiné au Québec et à l’est ontarien. Les
opposants, dont le Giram, ont toujours soutenu que le gaz était destiné
aux États-Unis. Il nous donne raison », a noté M. Cadrin.
A son avis, l’entrée de Gazprom dans le décor et son intérêt pour le
marché US n’augure toutefois rien de bon du point de vue des opposants
advenant la réalisation du projet. « Avec Gazprom, c’est non pas deux
réservoirs mais quatre qui pourront être requis pour desservir un marché
de l’importance des États-Uni s», a-t-il supputé, évoquant un terminal
méthanier agrandi et beaucoup plus actif, qui prendrait beaucoup plus de
place dans l’est lévisien qu’initialement démontré.
Protocoles Dans une intervention sur les ondes d’une radio
locale, la mairesse Danielle Roy-Marinelli a indiqué en ce qui concerne
Lévis que les ententes et protocoles conclus avec Rabaska tiennent
toujours.
Parmi diverses considérations, les ententes Lévis-Rabaska stipulent que
le consortium verse 37 500$ par trimestre pour la période précédant la
mise en chantier du terminal, ce dont il s’acquitte depuis le 1er
juillet 2006. Selon les mêmes accords, c’est 400 000$ par année civile
qui échoiront à la ville pendant la construction. Une fois son terminal
en exploitation, Rabaska versera 7 millions $ par an dans les coffres
municipaux, une somme indexée annuellement.
Article de Marc Saint-Pierre.
Reproduit avec autorisation.
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Port méthanier de Lévis : Rabaska reporte le début de la construction
mer. 14 mai 2008 - 6:52 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Faute d’approvisionnement gazier suffisant d’ici 2011, les promoteurs
du projet Rabaska repoussent le début de la construction de leur port
méthanier de Lévis, a appris Le Soleil.
« Les chances que l’on débute la construction du terminal cet été ne
sont pas très élevées», a confirmé hier le président de Rabaska, Glen
Kelly.
Les promoteurs de Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, Gaz de
France et d’Enbridge, prévoyaient débuter la construction de leur
terminal de gaz natu-rel liquéfié (GNL) de 840 mil-lions $ le mois
prochain. L’entrée en service du terminal était prévue pour 2011.
Or, sans contrat d’approvisionnement garanti en GNL, les promoteurs
pourraient reporter la construction du terminal méthanier de trois ans.
Pour l’heure, Rabaska négocie toujours une entente d’approvisionnement
avec le producteur russe Gazprom. Hier, Glen Kelly a soutenu que les
pourparlers allaient bon train. « On est optimiste », a-t-il soutenu.
Rabaska aimerait s’entendre sur un contrat d’approvisionnement d’une
durée de 25 ans d’une valeur estimée à plus de 20 milliards $. « Cela ne
se négocie pas sur le coin d’une table », a ajouté M. Kelly.
Chez Gazprom, on est confiant d’en arriver à la rédaction d’une «lettre
d’intention» prochainement avec Rabaska. « Lorsque l’on débute des
négociations, c’est pour obtenir des résultats », a laissé entendre le
vice-président, Alexander Medvedev de passage ces jours-ci à Québec.
Pas avant 2014 Il faut dire que si une entente avec Gazprom se
réalise, le gaz naturel russe ne sera pas disponible avant 2014. Il
proviendrait du gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les
réserves sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes.
Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatOilHydro (Norvège)
détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une
société détenue à 51 % par Gazprom. Cette société dirige la première
phase de travaux de développement du réservoir Shtokman, dont les coûts
sont estimés à plus de 10 milliards $US.
Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient
construire une usine de liquéfaction du gaz naturel. Cette usine
alimenterait les navires méthaniers en GNL qui, par la suite,
emprunteraient la mer Arctique et l’océan Atlantique avant d’entrer dans
le golfe et le fleuve du Saint-Laurent pour s’amarrer au quai de Rabaska.
Annuellement, le port méthanier Rabaska prévoit traiter cinq milliards
de mètres cubes de gaz naturel, soit environ 500 millions de pieds cubes
par jour.
Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska parmi les élus de Gazprom
mar. 13 mai 2008 - 6:49 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
S’il est officiellement à Québec pour le Championnat mondial de hockey,
le vice-président du producteur russe Gazprom n’aura pas fait qu’une
visite de courtoisie dans la capitale. Alexander Medvedev a annoncé hier
qu’il signera cette semaine une «lettre d’intention» avec Rabaska pour
l’approvisionnement de gaz naturel, en plus de rencontrer les
représentants d’une douzaine d’entreprises à l’occasion d’un déjeuner ce
matin.
Rabaska et Gaz Métro, Énergie Cacouna et Petro-Canada, SNC-Lavalin,
Desjardins Valeurs mobilières, Alcan : ces entreprises font partie du
groupe sélect qui assistera au déjeuner d’affaires organisé au Château
Frontenac par l’Association d’affaires Canada-Russie Eurasie (CERBA). Il
permettra à une quarantaine de représentants d’une douzaine
d’entreprises de prendre contact avec M. Medvedev et d’entendre sa
vision de Gazprom ainsi que de la collaboration avec l’Amérique du Nord.
La plupart des entreprises présentes sont directement liées au secteur
de l’énergie. Les consortiums Rabaska (Gaz Métro, Gaz de France,
Enbridge) et Énergie Cacouna (Pétro-Canada et TransCanada) cherchent
tous deux à obtenir un approvisionnement en gaz naturel liquéfié pour
que leur projet respectif de terminal méthanier se réalise.
M. Medvedev avait d’ailleurs laissé présager des avancées possibles
samedi, en disant « que nous pensons que c’est le bon moment pour
entreprendre le dialogue » avec les promoteurs des deux ports
méthaniers. Hier, il précisait encore sa pensée en indiquant que Gazprom
signera cette semaine une « lettre d’intention » avec Rabaska pour
l’approvisionnement en gaz naturel. Une annonce officielle à cet effet
est prévue plus tard cette semaine. M. Medvedev montre cependant moins
d’intérêt pour le moment pour Cacouna, bien que l’idée de s’entendre
avec ce promoteur n’est pas écartée.
Entreprises discrètes Hier, les entreprises interrogées
étaient peu bavardes sur l’objectif et les gains d’une telle rencontre,
bien qu’elles jugeaient important d’y assister.
« Ce n’est pas une séance de négos, on ne s’assoit pas un à un avec lui.
C’est un déjeuner », a précisé Simon Poitras, porte-parole de Rabaska.
Ce dernier n’a par contre pas voulu en dire plus sur la nature des
discussions qui pourraient en émerger ou en résulter. « L’ensemble de
nos négociations avec tous les fournisseurs sont tenues par des ententes
de confidentialité .»
Frédéric Krikorian, responsable des affaires publiques et
gouvernementales pour Gaz Métro, pense que les gens seront surtout en
«mode écoute» au moment du déjeuner. «J’imagine que les entreprises qui
veulent pousser des choses plus loin, ce n’est pas nécessairement la
place», a-t-il commenté.
Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard,
doit faire une allocution de quelques minutes. Son attaché de presse,
Pascal D’Astous, indique que le ministre accueillera les invités et
parlera du 400e de Québec, mais ne compte pas dire un mot sur les ports
méthaniers.
Pour le maire de Cacouna, Jacques M. Michaud,ce sera une rencontre de
bonne entente et de relations publiques. «Tout ce beau monde va se
serrer la main, mais aucune décision importante ne sera prise», dit-il,
ajoutant n’avoir jamais perdu espoir.
C’est que le milieu économique louperivois avait été choqué en février
d’apprendre que le projet de terminal méthanier de 1 milliard $ avait
été mis en veilleuse, possiblement jusqu’en 2015.
« C’est encourageant de voir que les négociations se poursuivent », a
fait valoir le directeur général de la Chambre de commerce de la MRC de
Rivière-du-Loup, Pierre Levesque.
Avec la collaboration de Marc Larouche et de François Bourque.
Article d' Anne Drolet. Reproduit avec autorisation.
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Approvisionnement en gaz naturel : Gazprom discutera avec Gros-Cacouna et Rabaska
dim. 11 mai 2008 - 7:11 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Le vice-président de Gazprom, le plus grand fournisseur russe de gaz
naturel, rencontrera mardi à Québec les promoteurs des terminaux
méthaniers de Rabaska et de Gros-Cacouna, a appris Le Soleil.
Alexander Medvedev, qui est aussi chef de Gazprom-export, discutera
entre autres avec Gaz Métro (Rabaska) et Petro-Canada (Gros-Cacouna),
pour voir si le géant russe pourrait approvisionner un des ports
méthaniers en gaz naturel liquéfié (GNL).
« Nous ne favorisons personne pour le moment. Mais cette rencontre nous
permettra d'établir un bon contact », a dit hier M. Medvedev au Soleil,
en marge d'un point de presse au Colisée, où il assistait au Mondial de
hockey.
La rencontre avec le vice-président de Gazprom aura lieu au Château
Frontenac. Elle est organisée par l'Association d'affaires Canada Russie
Eurasie (CERA). Le ministre québécois des Ressources naturelles, Claude
Béchard, ainsi que des représentants des gouvernements provincial et
fédéral y seront.
M. Medvedev indique que, jusqu'à maintenant, les discussions entre
Gazprom et les promoteurs des deux ports méthaniers québécois n'avaient
pas été «profondes». « Maintenant, dit-il, nous pensons que c'est le bon
moment d'entreprendre le dialogue. »
En février, Gazprom a annoncé qu'il abandonnait l'idée de construire
une usine de liquéfaction de 3,5 milliards $ près de Saint-Pétersbourg,
sur la mer Baltique. Petro-Canada misait beaucoup sur ce projet pour
alimenter en GNL son port méthanier de Gros-Cacouna.
Depuis, Gazprom s'est tourné vers le gisement de Shtokman, sur la mer de
Barents, dont les réserves de gaz naturel sont évaluées à plus de 3800
milliards de mètres cubes.
Enjeux majeurs « La Russie a beaucoup de gaz naturel, souligne
Brendan Scully, directeur régional de la CERA. L'enjeu pour Gazprom,
c'est l'accès au marché nord-américain. Pour le Québec, c'est une
diversification énergétique. »
À Gros-Cacouna, Énergie Cacouna (Petro-Canada et TransCanada) espère
exploiter un terminal méthanier dès 2014. À Lévis, les promoteurs de
Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, de Gaz de France et
d'Enbridge, prévoient mettre en service en 2011 un port méthanier de 840
millions $, même si aucun contrat d'approvisionnement n'a encore été
signé.
Article de Marc Allard. Reproduit avec autorisation.
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Ruée vers la Rive-Sud (2) : Quand l'économie fait boum !
dim. 13 avril 2008 - 7:51 |
Par Yves Gagné
Source :
Le Soleil
La Rive-sud séduit. L'an dernier, Lévis a connu la plus forte
augmentation de population parmi les grandes villes du Québec. Une
croissance deux fois plus importante que la Rive-Nord. Le Soleil
a voulu comprendre pourquoi ils sont si nombreux à y jeter l'ancre.
Note : Voici le 1er des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril
dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.
Lévis n'est pas seulement l'endroit où la population augmente le plus
rapidement, parmi les 10 plus grandes villes du Québec. C'est aussi là
qu'on retrouve les meilleurs indicateurs du marché de l'emploi.
C'est d'abord l'emploi qui a convaincu Karine Lévesque et son conjoint,
Louis Robitaille, de faire le saut sur la Rive-Sud. Physiothérapeute,
Louis y a trouvé des opportunités d'emploi plus intéressantes qu'à
Québec. Karine y a déniché un boulot au
Mouvement Desjardins. « Notre qualité de vie a augmenté depuis qu'on est
sur la Rive-Sud. En plus, on évite tout le trafic », lance Louis.
C'est que le marché du travail se porte particulièrement bien à Lévis.
Selon le dernier recensement, le taux de chômage est un des plus bas de
la province, avec 3,7 %, alors que la moyenne provinciale est d'environ
5 %. Le nombre de personnes qui habitent et travaillent à Lévis est
d'ailleurs passé de 57 200 en 1996 à 75 100, en 2006.*
Plusieurs entreprises ont d'ailleurs connu une forte expansion au cours
des dernières années. C'est le cas notamment du Mouvement Desjardins,
qui est passé de 3300 emplois en 1998 à 5200, en 2007. La croissance est
d'ailleurs loin d'être terminée dans ce secteur puisque Desjardins
Sécurité financière annonçait récemment la construction d'un parc
d'affaires de 50 millions $.
La relance du chantier maritime
Davie a aussi permis l'embauche de près de 800?travailleurs. Le power
center de Saint-Romuald, qui regroupe depuis quelques années plusieurs
magasins à grande surface, fait travailler environ 500 personnes.
Par ailleurs, le campus de l'
Université du Québec à Rimouski, qui vient de se doter d'un
tout nouvel édifice, a aussi contribué à amener de nouveaux visages à
Lévis. De 1997 à 2007, le nombre d'inscriptions est passé de 840 à 2550
étudiants.
D'autres emplois à venir Le boum économique est par
ailleurs loin d'être terminé. Le tout nouveau Centre des congrès, qui
sera inauguré en mai, permettra la création de 200 emplois. Avec ce
nouvel atout, la Ville espère développer un tourisme d'affaires.
L'industrie hôtelière y croit, puisque quatre gros hôtels sont
présentement en construction sur le territoire de Lévis. «En 12 mois,
nous allons doubler la capacité hôtelière de la région », souligne
Philippe Meurant, directeur du développement économique à la Ville de
Lévis.
Du côté de la raffinerie d'
Ultramar, les différents projets de modernisation créent, bon an mal an,
de 400 à 500 emplois à court terme, indique le porte-parole Louis
Forget. De son côté, le projet
Rabaska prévoit l'embauche de 800 travailleurs pendant la construction du
terminal méthanier, mais seulement 70 emplois à long terme.
Saisir les opportunités De son côté, la mairesse de
Lévis, Danielle Roy-Marinelli, se réjouit de cette effervescence
économique, engendrée par des projets qui ont été appuyés par son
administration. Ce n'est que le début, promet-elle.
«Il faut adapter notre administration à cette ville qui grossit, pour
travailler en vitesse grand V. On ne va pas encore assez vite. Il y a un
momentum, on est dedans et il faut en profiter. Ça ne durera pas
éternellement ».
* Les chiffres de 1996 ont été ajustés selon le territoire de la
nouvelle ville de Lévis.
Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.
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Gazprom a un faible pour Petro-Canada
jeu. 13 mars 2008 - 7:24 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Le derby en vue d'obtenir du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance
de Russie est loin d'être terminé. La société Gazprom soutient avoir un
faible pour Petro-Canada.
Dans un entretien exclusif accordé de Moscou au Soleil, le porte-parole
de Gazprom en Russie, Sergey Kupriyanov, a tenu de bons mots pour la
pétrolière de Calgary. « Comme vous le savez, nous avons travaillé en
partenariat avec eux dans le cadre du projet de la mer Baltique. Les
relations que nous avons développées avec Petro-Canada nous donnent un
très bon aperçu du marché nord-américain. »
Le mois dernier, Gazprom a fait savoir qu'il abandonnait l'idée de
construire une usine de liquéfaction de 3,5 milliards $ près de
Saint-Pétersbourg, sur la mer Baltique.
Petro-Canada misait beaucoup sur ce projet pour alimenter dès 2011 en
GNL son port méthanier de Gros-Cacouna.
Depuis, Gazprom s'est tourné vers le gisement de Shtokman, sur la mer de
Barents, dont les réserves de gaz naturel sont évaluées à plus de 3800
milliards de mètres cubes. Les premières livraisons de gaz sont prévues
pour 2014.
Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatOilHydro (Norvège)
détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une
société appartenant à 51 % à Gazprom. Cette société dirige la première
phase de travaux de développement de cet immense champ gazier, dont les
coûts sont estimés à plus de 10 milliards $US.
Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient
construire une usine de liquéfaction de gaz naturel.
Pas de négos Le producteur russe assure qu'il est
actuellement prématuré de dire qui de Gaz Métro (Rabaska) ou de
Petro-Canada (Gros-Cacouna) aura du gaz naturel pour faire tourner son
port méthanier en 2014. « Ce qui est important, pour nous, c'est de
démarrer d'abord la production de gaz naturel ici à Shtokman, ensuite il
s'agira pour nous de trouver les bons partenaires en Amérique du Nord. »
Gazprom a d'ailleurs tenu à rectifier les propos tenus par l'ambassadeur
de la Russie au Canada, Georgiy Mamedov, le mois dernier à Montréal. Le
diplomate russe a avancé qu'il y aurait du GNL pour Gaz Métro, coupant
ainsi les aspirations de Petro-Canada d'obtenir du gaz russe pour son
projet de terminal à Gros-Cacouna.
« Ce n'est pas vrai puisque nous n'avons pas encore débuté nos
négociations en vue d'alimenter en gaz naturel le marché nord-américain,
a souligné le porte-parole de Gazprom. Il est donc prématuré de penser à
une entente avec des partenaires en Amérique du Nord. »
Quant à une participation éventuelle de Gazprom dans un projet de port
méthanier en Amérique du Nord, tout reste à faire. «On regarde les
opportunités pour développer ce marché. Nous n'avons d'obligations
envers personne. Comme je l'ai dit, il n'y a pas de négociations en
place. On ne peut donc prétendre à ce moment-ci à une participation dans
un projet ou un autre.»
Rappelons que Petro-Canada (Énergie Cacouna) et Gaz Métro (Rabaska)
disent toujours négocier avec le géant russe pour alimenter au cours des
30 prochaines années leurs terminaux québécois en gaz naturel liquéfié.
À Gros-Cacouna, Énergie Cacouna (Petro-Canada et TransCanada) espère
exploiter un terminal méthanier dès 2014.
À Lévis, les promoteurs du projet Rabaska, un consortium formé de Gaz
Métro, Gaz de France et Enbridge, prévoient toujours mettre en service
en 2011 un port méthanier de 840 millions $, et ce, même si aucun
contrat d'approvisionnement n'a été signé à ce jour.
Article de Pierre Couture.
Reproduit avec autorisation.
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Une autre installation de gaz liquéfié au Canada
ven. 7 mars 2008 - 16:39 |
Par Yves Gagné
Note de l'auteur : Cette nouvelle ne touche en aucun point la région de
Lévis mais ce projet est presque 6 fois supérieur à celui de Rabaska.
Source : Radio-Canada.ca
La petite collectivité de Goldboro sur la côte est de la Nouvelle-Écosse
pourrait bientôt connaître une croissance économique sans précédent.
Le ministre de la Défense nationale, Peter McKay, a annoncé vendredi que
le projet de terminal de gaz naturel liquéfié et de quai longitudinal de
l'entreprise Keltic Petrocheminal obtient le feu vert environnemental.
Keltic Petrocheminal propose de construire ces installations et une
usine pétrochimique pour la production de plastique dans le comté de
Guysborough, en Nouvelle-Écosse.
Le projet, qui a reçu l'aval de l'Agence canadienne d'évaluation
environnementale, doit encore obtenir des permis aux ministères des
Transports et des Pêches et des Océans.
Suite
de l'article =>
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Rabaska : l'opposition refuse de baisser les bras
mer. 5 mars 2008 - 7:25 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Des réponses vont devoir être apportées à plein de questions ignorées
jusqu'à maintenant en matière de sécurité et de santé publique, de choix
énergétiques et politiques, a observé le porte-parole du collectif Stop
au méthanier (SAM), Jacques Levasseur, hier.
C'est néanmoins sans surprise que le Lévisien a accueilli le feu vert
fédéral à Rabaska, ne serait-ce que parce que, a-t-il noté, « les liens
du gouvernement Harper avec les lobbies du gaz et du pétrole sont bien
connus ».
« Le OK fédéral ne légitime pas pour autant le projet ni ne le justifie.
Cela indique seulement que le Québec peut être dorénavant approvisionné
en gaz par la Russie plutôt que par l'Ouest canadien », a ajouté le
médecin lévisien.
Cette autorisation du gouvernement Harper manquait encore à Rabaska,
dont le projet a été approuvé en octobre par le gouvernement québécois.
Un projet qui respecte « toutes les normes environnementales,qu'elles
soient fédérales ou provinciales » a, entre autres, souligné en
après-midi le grand artisan du projet, Glenn Kelly. Et qui est passé par
« une des évaluations les plus importantes et les plus exigeantes au
Québec », a-t-il souligné.
Dans le même temps, la Chambre de commerce de Québec a publiquement
constaté que Rabaska a maintenant en main « tous les outils
nécessaires » à son développement.
Sa réalisation ne dépend plus effectivement que de contrats
d'approvisionnement qui seraient conclus avec des producteurs de gaz
naturel, l'entreprise russe Gazprom notamment. « Des pourparlers se
poursuivent avec d'autres fournisseurs potentiels », a précisé le
porte-parole Simon Poitras.
Mais pour le collectif regroupant l'ensemble du mouvement vert au
Québec, il n'est pas question de déposer les armes. « Nous allons
continuer. L'opposition ne s'arrêtera pas », a souligné le porte-parole
du SAM.
Dans le propos de M. Levasseur, il est apparu que celle-ci passera par
la poursuite du questionnement public. Comment le Québec peut-il jouer
ses cartes à contre-courant en acceptant une dépendance envers Gazprom
alors que l'Europe, et notamment l'Ukraine, fait tout ce qu'elle peut
pour s'en libérer?
Que va-t-on faire avec les 122 familles et l'école Sainte-Famille avec
les nouvelles normes de distance? Que va-t-on faire du constat récent du
Collège des médecins de famille? Comment le fédéral peut-il user de deux
poids, deux mesures entre le projet américain de Passamaquoddy et celui
de Lévis? s'est, entre autres, interrogé l'opposant à Rabaska.
« Il va falloir regarder les vraies choses. Les masques vont maintenant
devoir tomber », a-t-il affirmé.
Article de Marc Saint-Pierre.
Reproduit avec autorisation.
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Ottawa donne le feu vert à Rabaska
mar. 4 mars 2008 - 15:00 |
Par Yves Gagné
Source : Cyberpresse.ca
Ottawa donne le feu vert au projet Rabaska pour la construction d'un
terminal méthanier à Lévis, a appris La Presse.
Le Bureau
du Conseil privé en a fait l'annonce cet après-midi, en
publiant sur son site internet le décret où il donne son aval.
Avec cette approbation d'Ottawa et après celle de Québec en octobre
dernier, le promoteur franchit la dernière étape avant le début des
travaux.
Rabaska est un projet de 800 millions de dollars, qui servira à
accueillir le gaz naturel liquéfié transporté par quelque 60 méthaniers
par année.
Des représentants des groupes d'opposants s'étaient rendus dans la
capitale fédérale il y a quelques semaines pour rencontrer le ministre
des Transports, Lawrence Cannon. Ils s'étaient dits satisfaits de leur
entretien.
Article de Hugo de Grandpré
=> Autre article sur Radio-Canada.ca.
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Gazprom songe à investir dans Rabaska
sam. 23 février 2008 - 7:02 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
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Une usine de liquéfaction en construction au Yémen
par la pétrolière Total Photo :Reuters
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Non seulement le producteur de gaz naturel russe Gazprom songe à livrer
du gaz naturel liquéfié (GNL) à Gaz Métro, mais il prendrait également
une participation dans le projet de port méthanier Rabaska.
Selon nos informations, Gaz
Métro a offert une participation à Gazprom dans le projet Rabaska.
L'état des négociations serait, dit-on, avancé.
Hier, chez Gaz Métro, on marchait sur des oeufs. « Dans l'industrie, ce
sont des choses qui se font », a indiqué le porte-parole Frédéric
Grégorian, sans toutefois en dire davantage.
Chez Rabaska, le président Glen Kelly soutient que c'est maintenant une
tendance dans l'industrie. « Et ce ne serait pas mal vu », a-t-il laissé
entendre.
Pour l'heure, Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge partagent à part
égale une participation dans Rabaska, un projet de terminal méthanier de
840 millions $ à Lévis, sur la rive-sud de Québec.
Jeudi, l'ambassadeur de la Russie au Canada, Georgiy Mamedov, a indiqué
que Gazprom pourrait fournir du GNL à Gaz Métro. Une annonce pourrait
survenir en mai, a-t-il dit. « Vous allez en avoir et il semble que ce
sera Gaz Métro », a confié l'ambassadeur en marge d'une conférence tenue
dans la métropole, coupant ainsi les aspirations de Petro-Canada
d'obtenir du gaz russe pour son projet de terminal à Gros-Cacouna.
Le président de Rabaska dit décoder des propos du diplomate russe des
nouvelles encourageantes. « Pour nous, c'est positif. Les négociations
se poursuivent. »
Rabaska affirme être en pourparlers avec Gazprom, mais aussi avec
d'autres fournisseurs potentiels. « On aimerait démarrer nos activités
le plus tôt possible, soit en 2011 », fait valoir Glen Kelly.
Annuellement, le port méthanier Rabaska prévoit traiter 5 milliards de
mètres cubes de gaz naturel, soit environ 500 millions de pieds cubes
par jour.
Pas avant 2014 Il faut dire que si l'entente avec Gazprom va
de l'avant, le gaz naturel russe ne sera pas disponible avant 2014. Il
proviendrait du gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les
réserves sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes.
Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatoilHydro (Norvège)
détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une
société détenue à 51 % par Gazprom. Cette société dirige la première
phase de travaux de développement du réservoir Shtokman, dont les coûts
sont estimés à plus de 10 milliards $US.
Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient
construire une usine de liquéfaction du gaz naturel. Cette usine
alimenterait les navires méthaniers en GNL qui, par la suite,
emprunteraient la mer Arctique et l'océan Atlantique avant d'entrer dans
le golfe et le fleuve du Saint-Laurent pour s'amarrer au quai de Rabaska.
Article de Pierre Couture.
Reproduit avec autorisation.
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Rabaska : Un nuage se dissipe
jeu. 21 février 2008 - 23:13 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
L'ambassadeur de Russie au Canada, Georgiy Mamedov, a confirmé jeudi la
nouvelle à la radio de Radio-Canada, après une allocution sur le
partenariat économique entre la Russie et le Canada. Elle était
prononcée devant les membres du Conseil des relations internationales de
Montréal.
Le diplomate a précisé que c'est grâce à Gaz de France, qui est
également partenaire dans Rabaska, que le terminal recevrait du gaz
provenant d'un nouveau gisement situé en mer de Barents.
Suite
de l'article =>
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Rabaska : Des entrepreneurs comptent sur le projet
jeu. 14 février 2008 - 17:14 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Certains dirigeants d'entreprises affirment qu'ils ont besoin du gaz
naturel qu'amènerait le port méthanier de Lévis.
À Lévis, des entrepreneurs s'inquiètent d'un éventuel échec du projet de
port méthanier Rabaska. En plus des dizaines de millions de dollars en
retombées économiques qu'amènerait le projet, certains dirigeants
d'entreprises affirment qu'ils ont besoin du gaz naturel que fournirait
le port. L'entrepreneur Martin Chouinard de Teknion Roy & Breton, croit
qu'il y aura de moins en moins de gaz naturel disponible au cours des
prochaines années. Actuellement, son entreprise qui fabrique des meubles
s'approvisionne dans l'Ouest canadien.
Suite
de l'article =>
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Ports méthaniers : Béchard n'écarte pas l'échec des deux projets
jeu. 14 février 2008 - 8:20 |
Par Yves Gagné
Source :Le
Soleil
La difficulté de trouver des fournisseurs de gaz pourrait fort bien
compromettre la réalisation des deux projets de port méthanier autorisés
par Québec, estime le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard.
« J’étais la semaine passée à Boston et malgré tout le débat autour de
l’implantation des ports méthaniers ou pas, la question de l’heure dans
le secteur énergétique, et plus particulièrement au niveau du gaz
naturel, c’est l’approvisionnement », remarque le ministre. Si le
gouvernement a jugé les projets qui lui étaient présentés en considérant
notamment qu’il fallait « se donner des chances d’avoir du gaz », le
facteur décisif de leur réalisation ou non est l’approvisionnement,
insiste M. Béchard. « Et ça, c’est une difficulté que toutes les
entreprises gazières, au Québec ou ailleurs dans le monde, rencontrent. »
C’est dans ce contexte, poursuit-il, qu’il est « fort possible » que
malgré le fait que le gouvernement ait autorisé Rabaska et Cacouna,
aucun des deux ne voie le jour faute d’approvisionnement. « C’est ce qui
se passe avec Cacouna. On va voir comment ça va aller avec Rabaska. »
Claude Béchard ne se montre pas ébranlé par les questions soulevées, à
Boston justement, par les ennuis
du Catalunya Spirit, un méthanier en panne qui a dérivé pendant
plusieurs heures, lundi, au large de Cape Cod, avec une pleine cargaison
de gaz naturel liquéfié.
Une porte-parole du maire de Boston, Thomas Menino, a déclaré que cette
panne était une raison supplémentaire d’éliminer progressivement les
allées et venues des méthaniers à travers la ville et d’accélérer la
construction d’installations de transbordement en mer, au large de la
baie du Massachusetts, comme le rapportait hier le quotidien Boston
Globe. « Il y a des choses contre lesquelles vous ne pouvez simplement
pas vous protéger », ajoutait Dorothy Joyce. Évoquant la possibilité
qu’un tel problème se produise plus proche de la côte, un sénateur
démocrate cité par le Globe, Anthony Gallucio, a qualifié la panne du
Catalunya Spirit d épouvantable et alarmante ». Dans le cas de Rabaska,
affirme M. Béchard, les craintes émises au début du processus d’étude
ont trouvé des réponses et donné lieu à des mesures au fur et à mesure
que le projet avançait. « Dans les décrets finaux, il y a des
contraintes qui sont amenées et à date, tous les ministères impliqués
ont émis des avis finaux qui étaient favorables. » (Sa collègue à
l’Environnement, Line Beauchamp, préfère dire qu’« aucun avis n’était
défavorable ».)
« Prenons l’exemple des bélugas à Cacouna : c’est sûr qu’au début,
Pêches et Océans avait des réserves, dit M. Béchard. C’est pour ça qu’il
a amené des éléments de contrainte au promoteur pour faire en sorte que
des correctifs soient apportés. À la fin, si ces correctifs ne sont pas
apportés, c’est sûr que le projet ne se réalise pas. C’est la même chose
dans le cas des autres projets.
La Garde côtière américaine et l’opérateur du Catalunya Spirit ont
annoncé hier que l’électricité était revenue sur le navire, qui avait
été remorqué en lieu sûr mardi. Mais les efforts se poursuivaient pour
lui rendre sa propulsion. Même s’il a dérivé lundi sur une mer agitée
par des vagues de 12 pieds et des vents de plus de 30 nœuds, le
méthanier n’a subi ni fuite, ni dommage structurel. Une vingtaine de
bateaux demeurent toutefois dans les environs pour parer à d’éventuels
dommages environnementaux et 150 autres peuvent y être dépêchés dans les
8 à 10 heures, souligne la Garde côtière.
Article de Martin Pelchat. Reproduit avec autorisation.
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Contrat d'approvisionnement de gaz : Rabaska croit avoir d'autres options
lun. 11 février 2008 - 7:21 |
Par Yves Gagné
Source : MédiaMatinQuébec
Malgré la menace d’une contestation judiciaire au Québec et l’abandon
du projet d’usine de GNL de Gazprom dans la mer Baltique, le port
méthanier Rabaska tient la route et vise toujours sa première pelletée
de terre d’ici l’automne.
Le président et chef des opérations de Rabaska, M. Glenn Kelly, tente de
rassurer les différents acteurs économiques en affirmant que le projet Rabaska
va bon train.
«On a un beau site et un bon marché. Nous avons toutes les approbations
nécessaires au projet», a-t-il signalé, hier, au cours d’un entretien au
MédiaMatinQuébec.
Malmené par les opposants au port méthanier depuis une semaine, Rabaska
vient également de perdre un éventuel fournisseur de GNL avec la
décision de la société russe Gazprom
de renoncer à son projet d’usine de liquéfaction de 3,5 milliards de
dollars, dans la mer Baltique.
«C’est certain qu’on est déçu, mais nous négocions toujours avec
Gazprom, qui a un autre projet de GNL pouvant possiblement alimenter
Rabaska», annonce M. Kelly. Cet autre projet est celui de Shtokman,
estimé à 20 milliards de dollars et considéré comme le plus grand
gisement de gaz naturel encore inexploité dans le monde.
Propriété de Gazprom, Shtokman est situé sous la mer de Barents, à 550
km de la Russie et de la Norvège, et il renferme 3,7 milliards de mètres
cubes de gaz.
À la fin de l’année dernière, Gazprom s’est entendu avec la norvégienne
Statoil et la société française Total pour développer ce projet. Ces
trois partenaires prévoient que Shtokman livrera non seulement du gaz
pour alimenter les gazoducs russes, dont le Nord Stream, qui sera relié
à l’Allemagne en passant sous la mer Baltique, mais qu’il fournira aussi
du gaz liquéfié par bateau, vers l’Europe.
Pour Glenn Kelly, c’est un projet intéressant qui pourrait servir de
courroie d’alimentation en GNL au port méthanier de 840 millions proposé
à Lévis par Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge.
«L’ingénierie de base de Shtokman est en cours de réalisation et
certains travaux sont amorcés. Cette usine figure effectivement parmi
les fournisseurs éventuels du projet Rabaska», avance Glenn Kelly.
Les options
Selon Gazprom, la construction de l’usine de
liquéfaction de gaz naturel de Shtokman devrait débuter au deuxième
trimestre 2008 et être opérationnelle en juillet 2013, ce qui correspond
à l’échéancier de construction du projet Rabaska,
rétorque M. Kelly. Ce dernier refuse cependant de dire que ce
fournisseur potentiel de GNL est le plus sérieux pour Rabaska. «Nous
avons des négociations avec plusieurs autres, mais des ententes de
confidentialité nous empêchent d’en parler», se défend-il.
Le comité de négociations en GNL pour Rabaska, formé de représentants de
Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge, dont fait partie M. Kelly, espère
toujours conclure une entente avec un fournisseur d’ici la fin du mois
de mars.
Il est donc possible qu’un quatrième partenaire joigne le consortium
Rabaska si le fournisseur de GNL exige une participation dans le
terminal québécois, ce qui est actuellement pris en considération par la
direction, dit M. Kelly.
Article de Annie St-Pierre. Reproduit avec autorisation
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Rabaska : la population appuie le projet, dit Line Beauchamp
mer. 6 février 2008 - 6:08 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Le gouvernement Charest n’a pas du tout l’intention de reculer avec
Rabaska parce que la population se range majoritairement derrière l’idée
de construire un terminal méthanier à Lévis, sur la rive sud, du fleuve
en face de Québec.
Line Beauchamp, la ministre chargée de parrainer l’implantation d’un
port de transbordement du gaz naturel, a évoqué cet endossement
populaire pour se montrer très à l’aise avec un projet qui continue de
susciter la polémique.
«La décision du gouvernement (d’aller de l’avant avec Rabaska) est
prise, a décrété Mme Beauchamp, hier matin. Et, moi, je sens, notamment
dans la région de la Capitale-Nationale et dans Chaudière-Appalaches,
que cette décision a été bien accueillie et obtient l’appui de la
population.»
La ministre de l’Environnement a tenu à réitérer cette conviction, en
après-midi, à la sortie du caucus des députés libéraux. Rabaska
bénéficie «d’une forte adhésion publique».
Mme Beauchamp s’est dite renversée que des journalistes suggèrent que le
gouvernement dissimule des études parce que trois ministères n’ont pas
remis au Soleil des avis sur le projet de terminal, avis demandés en
vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Un volumineux rapport par
le BAPE (le Bureau d’ audiences publiques sur l’environnement), une
étude d’impact environnemental par l’Environnement, des fonctionnaires
«fédéraux qui se sont penchés sur la question, (...) nous le savons que
c’est un dossier qui fait l’objet d’un long débat public», a-t-elle
plaidé.
Parole de la ministre La ministre a indiqué qu’une analyse de
risques rédigée par le promoteur, mais validée par les fonctionnaires, a
précisé son entourage, «démontre que le site (de Lévis) est acceptable
du point de vue des risques» à la santé et la sécurité.
Line Beauchamp a tenu à suggérer que le projet pourrait tomber si le
promoteur se désiste.
«Si le projet va de l’avant, et j’insiste en le disant, d’autres étapes
s’en viennent. Ce sont les certificats d’autorisation qui doivent être
accordés au promoteur sur la base du respect d’exigences. Vous avez ma
parole que le ministère, comme dans tout projet de cette nature, sera
vigilant et sévère sur le respect de ces conditions.»
Article de Michel Corbeil.
Reproduit avec autorisation.
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Une bordée de Rabaska
mar. 5 février 2008 - 13:43 |
Par Pascal Petitclerc
Si les pro-Rabaska croyaient que le débat sur le dossier était clos…
Plus que jamais le controversé projet est à l'avant-plan de notre
actualité. Voici ici quelques liens d'intérêts :
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Les dessous de Rabaska : PQ et ADQ exigent les études des ministères
mar. 5 février 2008 - 7:12 |
Par Yves Gagné
Source :
Le Soleil
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L'endroit choisi à Lévis pour ériger le port
méthanier se situe en milieu agricole.
Photothèque Le Soleil
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Péquistes et adéquistes ont uni leurs voix hier pour obtenir que le
gouvernement Charest dévoile les avis de tous ses ministères sur le
projet Rabaska. Le Soleil a révélé hier que trois ministères importants
ont bloqué les demandes d?accès à ces documents. Il s?agit de la
Sécurité publique, des Transports et des Ressources naturelles. Par
ailleurs, deux ministères - figurant parmi les neuf consultés - ont
affirmé n?avoir produit aucun rapport écrit.
Le critique péquiste Camil Bouchard a demandé que tous les avis soient
divulgués, et que les ministères touchés qui n'ont pas publié d'avis,
dont la Justice, l'Agriculture et la Culture, soient mis à contribution.
M. Bouchard a réitéré sa demande du 6 octobre dernier, que le
gouvernement fasse valider par des experts indépendants la méthodologie
du processus d'évaluation des risques terrestres associés au port
méthanier. La ministre Line Beauchamp a rejeté cette demande. Le député
Bouchard fait remarquer que les fonctionnaires ont fait ce travail après
que les ministres Claude Béchard et Philippe Couillard eurent accordé
leur appui au projet Rabaska, ce qui a entaché leur apparence de
neutralité.
« Quand on a affaire à un projet aussi important et pour lequel les gens
se sentent aussi vulnérables, il faut mettre à la fois sa ceinture et
ses bretelles » a-t-il expliqué.
Du côté de l'ADQ, le député Christian Lévesque a aussi demandé la
publication des avis des ministères. M. Lévesque, qui appuie le projet
de port méthanier, dit s'être fié au rapport du BAPE. « J'ai toujours
été un homme d'affaires, je n'ai pas de notion de sécurité ou
d'environnement. Les seules choses sur lesquelles je puisse me fier, ce
sont les conclusions du BAPE. On n'a surtout pas besoin d'ombre dans ce
dossier-là, pour que les gens se disent dans 20 ans qu'on n'a pas pris
la bonne décision. » Il a conclu que, si un rapport devait soulever des
doutes sur la sécurité des gens, il retirerait son appui au projet.
Non aux demandes Le gouvernement, pour sa part, a opposé une
fin de non-recevoir aux demandes de publication des avis. La ministre
Line Beauchamp a pris prétexte du fait que le projet Rabaska comprend
aussi un gazoduc qui n'a pas encore été approuvé. Les études, a-t-elle
dit, ne sont pas complétées. Elle a nié avoir déclaré que tous les avis
des ministères étaient favorables. «J'ai dit qu'aucun ministère n'avait
émis d'avis défavorable», a-t-elle nuancé, pour dire ensuite que les
ministères n'ont pas nécessairement publié d'avis.
« Le meilleur exemple, c'est la Culture. Elle a été consultée, à un
point tel que le ministère est allé jusqu'à visiter le site en bateau
avec des représentants de la Culture. Il y a eu des échanges, et ce que
ça a donné à la fin, c'est un décret avec des conditions imposées au
promoteur. Voilà un processus où vous ne trouvez pas d'avis à la fin. »
Priée de dire si elle avait lu l'avis de la Sécurité publique, elle a
répondu : « Sincèrement, je ne peux même pas vous répondre s'il y a un
avis écrit ou pas. Si vous me demandez si j'ai lu chacun des avis ou des
courriels entre mon ministère et la Sécurité publique, la réponse est
non. Je travaille à partir du travail fait par mes fonctionnaires, qui
me disent qu'il n'y a aucun avis défavorable ».
Article de Gilbert Lavoie.
Reproduit avec autorisation.
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Rabaska : Seuls 10 proprios veulent partir
mar. 5 février 2008 - 6:51 |
Par Yves Gagné
Source : MédiaMatinQuébec
À peine une dizaine de propriétaires de Lévis ont jusqu’ici manifesté
aux promoteurs de Rabaska leur souhait d’être déménagés au moment de la
mise en chantier du port méthanier de 840 millions de dollars.
C’est ce que soutient M. Glenn Kelly, chef des opérations de Rabaska,
pour tenter de montrer l’appui que reçoit ce projet dans le secteur de
Lévis, où les partenaires Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge
n’attendent que le feu vert du gouvernement fédéral pour procéder à la
première pelletée de terre.
Des 150 propriétés touchées par l’implantation prochaine de ce port
méthanier, à peine une dizaine ont clairement signifié aux promoteurs
leur intention de quitter leur demeure au moment de la mise en chantier,
a fait savoir M. Kelly. Comme Rabaska ne possède aucun droit
d’expropriation dans le secteur, contrairement à d’autres chantiers
publics, son programme de compensation financière offert aux résidants
est nettement suffisant, rajoute M. Kelly.
Deux zones Rabaska a donc rappelé, hier, que les 250 hectares
nécessaires à la construction du port méthanier de Lévis ont été obtenus
à la suite d’ententes conclues de gré à gré, depuis deux ans déjà, avec
une quinzaine de propriétaires concernés directement.
«Parmi ceux-ci, la plupart nous ont demandé s’ils pouvaient demeurer
dans leur résidence et nous avons accepté. Personne n’a demandé à être
déménagé et aucune expropriation n’est nécessaire», a ajouté Glenn Kelly.
Quant à l’engagement de Rabaska de compenser financièrement les 133
autres propriétaires qui demeurent dans un rayon de 1,5 km des
installations et qui sont considérés comme des voisins du terminal, «à
peine une dizaine nous ont manifesté le désir d’être déménagés», a-t-il
fait savoir.
Dans cette dizaine de cas, Rabaska réitère qu’elle assumera tous les
frais de déménagement, y compris les honoraires professionnels, mais
seulement lorsque le chantier de 840 millions sera officiellement lancé.
La compagnie estime que ce programme de compensation financière - initié
par Rabaska mais entériné par la Ville de Lévis - est «plus que
généreux», puisqu’il va audelà des modalités prévues dans la Loi sur
l’expropriation, à laquelle Rabaska n’est pas soumis.
«Si Rabaska avait demandé à se prévaloir de cette loi, les 133 voisins
qui se trouvent dans un rayon de 1,5 km du site n’auraient eu droit à
aucune compensation», défend le patron du port méthanier. Les demandes
de déménagement sont si peu nombreuses à ses yeux qu’elles ne justifient
pas la création d’un budget spécifique de la part des partenaires.
Opposition M. Kelly juge «tout à fait normal» d’assister à une
recrudescence de l’opposition au port méthanier, car «les dernières
approbations devraient être obtenues d’ici à quelques semaines à peine».
Rabaska intensifie présentement ses démarches auprès des fournisseurs
mondiaux de gaz naturel liquéfié, appelés à approvisionner le futur
terminal de Lévis. Les promoteurs espéraient conclure un contrat
d’approvisionnement d’ici à la fin mars. M. Kelly reconnaît qu’il y a un
léger retard dans le processus, mais croit toujours à la mise en
chantier au cours de 2008.
Article de Annie St-Pierre. Reproduit avec autorisation
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Les dessous de Rabaska : D'importants avis gardés secrets
lun. 4 février 2008 - 7:43 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
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Les ministères de la Sécurité publique, des
Transports et des Ressources naturelles ont refusé de communiquer
les avis finaux.
Photothèque Le Soleil
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Trois importants ministères, ceux de la Sécurité publique, des
Transports et des Ressources naturelles, refusent de rendre public leur
avis final sur le projet Rabaska. De plus, deux des ministères
officiellement consultés avant le feu vert gouvernemental, soit
l’Agriculture et la Culture, affirment n’avoir produit aucun document du
genre.
Après que le Conseil des ministres eut tranché ce débat de trois ans en
faveur des promoteurs, le 24 octobre, la ministre de l’Environnement,
Line Beauchamp, avait précisé que le feu vert s’appuyait sur le rapport
du BAPE et l’analyse environnementale de son ministère, mais aussi sur
les avis de plusieurs ministères et organismes.
Comme seule l’analyse de l’Environnement a alors été rendue publique, Le
Soleil a invoqué la Loi sur l’accès aux documents d’organismes publics
et demandé les avis finaux des neuf ministères officiellement consultés.
Sécurité publique, Transports et Ressources naturelles ont refusé de
nous les communiquer, en se basant notamment sur l’article 37 qui permet
à un organisme de refuser de communiquer un avis ou une recommandation
pendant 10 ans.
Le ministère de la Santé avait fait de même le 14 novembre en plaidant
que le document n’était pas accessible, «s’agissant de renseignements
ayant des incidences sur les décisions administratives et politiques».
Mais le cabinet de Philippe Couillard nous a finalement communiqué les
documents pertinents vendredi dernier.
Par ailleurs, deux des ministères figurant parmi les neuf consultés
soutiennent n’avoir produit aucun rapport final écrit. Responsable des
questions patrimoniales et de protection des paysages, le ministère de
la Culture précise même dans sa réponse que «contrairement à ce qui a
été rapporté dans les médias, aucun avis concernant le projet Rabaska
n’a été émis par le MCCCF».
«Notre ministère ne détient (…) aucun document concernant la demande
susmentionnée», indique-t-on à l’Agriculture.
Au cabinet de la ministre de l’Environnement, on maintient avoir
consulté tous ces ministères. «Un avis dans des dossiers de ce genre,
c’est émis parfois par écrit, parfois verbalement, parfois par courriel,
parfois dans des réunions, dit l’attaché de presse Philippe Cannon.
Chose certaine, tous les avis qui ont été faits ou formulés ont été
tenus en compte. Les professionnels qui travaillent dans chacun de ces
ministères l’ont fait de façon rigoureuse. Et comme l’a dit la ministre,
il n’y a eu aucun avis défavorable.» Le ministère de la Justice n’est
pas sur la liste des ministères consultés, même si le dossier fait
l’objet de contestations judiciaires.
Le Soleil n’a pu consulter les avis que de quatre ministères, n’ayant
finalement obtenu des réponses favorables que de la Santé, des Affaires
municipales et des Régions, du Développement économique et du Tourisme.
L’avis final des Affaires municipales, daté du 19 février 2007, soit une
semaine après la fin des audiences du BAPE, tient en un paragraphe.
«Nous constatons que les préoccupations du ministère ont été prises en
considération», note la direction de Chaudière-Appalaches en concluant à
l’acceptabilité du projet.
L’avis final le plus substantiel comporte trois pages et origine de
Développement économique, en date du 11 avril. Il note que le projet
«présente des opportunités intéressantes pour les domaines de la
construction résidentielle, l’ingénierie et les services spécialisés».
Le ministère reprend également les données de l’étude d’impact du
promoteur évaluant à 73 % des 840 M $ investis la part de retombées
directes dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-
Appalaches. «Si ce projet d’investissement majeur est conforme aux
exigences des autorités compétentes sur les plans de la sécurité et de
l’environnement, le (ministère) le suivra de près de façon à assurer un
maximum de retombées économiques pour la région Chaudière-Appalaches»,
note le directeur régional.
Ministères fédéraux La ministre Beauchamp a
aussi souligné en octobre avoir tenu compte des commentaires de
ministères fédéraux dont Pêches et Océans, Transport et Environnement
Canada. Le Soleil les a demandés à ces instances en invoquant la Loi
fédérale sur l’accès à l’information. Pêches et Océans a prorogé en
janvier le délai de 30 jours fixé par la loi pour donner suite à notre
demande et s’est donné… six mois supplémentaires. Transport Canada
indique ne posséder aucun avis final sur Rabaska. Saisi de notre demande
le 5 novembre, Environnement Canada ne nous a adressé depuis qu’un
accusé de réception.
Avec la collaboration d’Isabelle Roy à la recherche.
Article de Martin Pelchat. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska : Les opposants veulent étendre le débat
mar. 29 janvier 2008 - 18:19 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Une nouvelle coalition formée d'une vingtaine d'organismes voit le
jour pour tenter de lancer le débat à l'échelle de la province et mener
à l'abandon du projet de terminal méthanier à Lévis.
Une nouvelle coalition voit le jour pour tenter de bloquer la
construction du port méthanier à Lévis, malgré l'approbation du
gouvernement du Québec. La coalition, qui comprend une vingtaine
d'organismes dont Greenpeace, Fondation rivières et le Sierra Club,
espère relancer le débat à l'échelle de la province.
Les opposants ont présenté mardi un nouveau manifeste intitulé « Stop au
méthanier ». Les opposants réitèrent que le gouvernement du Québec est
courtisé depuis les dernières années par le lobby gazier et rappelle que
la Commission de protection du territoire agricole, qui avait rejeté la
demande de terres agricoles convoitées par Rabaska, a été dessaisie du
dossier.
Les opposants reprochent par ailleurs au gouvernement du Québec de
refuser de donner un mandat à la Régie de l'énergie pour évaluer les
besoins réels en gaz naturel au Québec. Ils estiment que le terminal
méthanier à Lévis servirait à approvisionner les Américains.
La coalition promet de faire des coups d'éclat au cours des prochaines.
Elle compte notamment mener une action mardi prochain, à Montréal.
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Projet Rabaska : L'UPA engage le combat en justice
ven. 18 janvier 2008 - 18:00 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Un résident de Lévis qui cherche à faire invalider le décret du
gouvernement qui donne le feu vert au projet de port méthanier obtient
l'appui de l'Union des producteurs agricoles.
L'UPA,
qui songeait sérieusement à recourir aux tribunaux depuis que Québec a
donné le feu vert au projet Rabaska, a finalement décidé d'appuyer le
résident de Lévis, Carl Savard, qui cherche à faire invalider le décret
du gouvernement en Cour supérieure.
L'Union des producteurs agricoles estime que le gouvernement a violé la
loi après avoir retiré le dossier Rabaska à la Commission de protection
du territoire agricole du Québec.
Aussi, Christian Lacasse, le président de l'UPA, juge qu'il est
impératif de préserver les terres agricoles du développement industriel.
« On risque de perdre encore une fois du bon sol agricole. Or,
l'agriculture est perçue, à ce moment-là, comme un enjeu de moindre
importance », a-t-il déploré.
De son côté, l'avocat du Lévisien, Paul Langevin, admet que
l'intervention de l'UPA pourrait avantager considérablement son client.
« On connaît la force de cet organisme et des gens qu'il représente.
C'est un appui de taille à la position de M. Savard », a-t-il affirmé.
Les procédures en Cour supérieure doivent commencer la semaine prochaine.
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Année record - Valeur d'émission des permis de construction
mer. 16 janvier 2008 - 15:38 |
Par Yves Gagné
Source : Ville de Lévis
La Ville de Lévis est fière d?annoncer qu?elle a atteint en 2007
un sommet encore jamais égalé en matière d?émission de permis de
construction pour une valeur déclarée de 310 M$, une croissance globale
de 23,9 % par rapport à l?année 2006. En effet, la Direction de
l?urbanisme et des arrondissements a émis 4 700 permis en 2007 pour une
valeur de 310 149 852 $ surpassant ainsi le record de 2006 qui était de
257 560 254 $ en valeur déclarée pour 4 879 permis délivrés. Cette
croissance est attribuable à la vigueur soutenue des secteurs
résidentiels, industriels et institutionnels de même qu?à un important
bond d?une valeur de 66 M$ du côté commercial.
Malgré des prévisions à la baisse au Québec, le secteur résidentiel
maintient un rythme soutenu à Lévis avec une valeur totalisant 184 M$.
Les nouvelles constructions représentent 83,3 % de la valeur des permis
alors que la rénovation résidentielle représente 16,6 % de la valeur
totale. « Lévis devient une grande ville du Québec et le défi consiste à
maintenir la cadence. Notre potentiel est extraordinaire et
l?amélioration de nos façons de faire ne pourra que soutenir cette
demande » a bien voulu préciser la mairesse de Lévis, Mme Danielle Roy
Marinelli.
Lévis enregistre des hausses importantes en ce qui a trait aux
constructions industrielles, institutionnelles et commerciales. Le
secteur institutionnel a été particulièrement actif en raison des
travaux de construction du Centre de réadaptation en déficience physique
et du Complexe de soccer Honco de Lévis situé dans le quartier Charny.
Les travaux d?agrandissement à l?Hôtel-Dieu de Lévis et ceux réalisés
par les institutions d?enseignement représentent également une part
importante de la valeur des permis. Dans le secteur commercial, les
nouvelles constructions, malgré leur nombre relativement stable par
rapport à 2006, ont vu leur valeur moyenne passer de 637 000 $ à 2,7 M$,
d?où la hausse importante enregistrée à ce chapitre. L?effet de levier
escompté par l?arrivée du Centre des congrès et d?expositions a
également eu un impact dans l?émission des permis en 2007 ayant entraîné
dans son sillage la construction de nouvelles chambres d?hôtels et de
nouvelles superficies consacrées à des espaces à bureaux.
Rappelons que la valeur des permis de construction est un bon indicateur
pour témoigner de lavigueur de l?économie à Lévis, car il se traduit par
la création de nouveaux emplois sur le territoire. Le chantier maritime
Davie Québec, entre autres, verra le nombre d?emplois passer de 200 à
900 d?ici l?été 2008. Le Centre des congrès et d?expositions et l?hôtel
adjacent généreront à eux seuls environ 75 emplois directs sans compter
les multiples effets indirects engendrés par le projet.
L?impact positif se poursuivra en 2008, puisque la Ville de Lévis a
aussi initié ou soutenu plusieurs autres projets qui se traduiront dans
le futur par la création de nouveaux emplois. Pensons seulement aux
parcs technologiques et industriels où un plan d?investissement de dix
millions de dollars sur 3 ans est prévu pour accueillir de nouvelles
entreprises : l?échangeur Lagueux où les travaux de réaménagement dans
le quadrant nord de la sortie 305 dynamiseront le développement
commercial et industriel; le centre d?échange à la tête des Ponts
(transport collectif) qui aura un impact des plus positifs sur la
réalité commerciale du pôle ouest, et ce, sans compter les projets
industriels majeurs déjà connus tels : Rabaska et le Pipeline
Saint-Laurent. « L?accueil des grands projets est fortement imprégné
d?une volonté de concilier la vitalité économique, la préservation de
l?environnement et la qualité des services rendus aux citoyennes et
citoyens de Lévis » a de plus ajouté en terminant Mme Roy Marinelli.
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L'opposition à Rabaska réclame une loi élargie
sam. 29 décembre 2007 - 19:32 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Journal
Le Peuple
Malgré les arguments invoqués par les groupes et individus opposés au
projet Rabaska, la
commission parlementaire chargée d’examiner le projet de Loi 204, a
passé outre les arguments d’élargissement de la loi et décidé de paver
la voix à son adoption par l'Assemblée
nationale.
Lors de cette commission parlementaire, plusieurs groupes ont exigé
l'élargissement de la Loi 204 sur plusieurs points incluant son
élargissement hors du territoire de la Ville de Lévis.
L'Association
pour la protection de l'environnement de Lévis (APPEL) s'est
dite déçue qu'il en revienne aux citoyens de faire cette demande
d'élargissement. Aussi l'APPEL demande que soient incluses dans le
projet de loi « ...des mesures pour protéger la santé et la sécurité de
la population et de l'environnement, de même que la mise sur pied d'un
véritable comité de vigilance crédible, indépendant et autonome
financièrement, pour en assurer le suivi et le respect. »
L'organisme craint un relâchement au fil des ans dans les engagements du
promoteur. « Seul un comité de vigilance qualifié et performant peut
permettre à la Ville
de Lévis de dire que tout est en place pour garantir la santé
et la sécurité de sa population » plaidait le Dr. Jacques Levasseur,
président de l'APPEL.
Peine perdue D'autre part, des pro-Rabaska de Beaumont mené
par Jean-Claude Tardif, ont réclamé l'élargissement des retombées
fiscales jusqu'à Beaumont. «Les voisins de Lévis doivent s'attendre à
bénéficier des mêmes droits que les voisins de Cacouna paroisse» en
faisant référence au projet de loi concernant Cacouna adopté en juin
2006. Cette loi prévoit le pouvoir de partager les revenus de taxes
issus du projet Énergie Cacouna. « Or cet article a été oublié, dans le
projet de loi concernant Lévis. »
Selon Jean-Claude Tardif, Nicole Picard et Camillien St-Pierre, le vent
aurait tourné à Beaumont. «Plusieurs de nos concitoyens qui avaient voté
contre l'avant-projet de port méthanier en 2004 ont aujourd'hui changé
d'opinion. S'il y avait un nouveau référendum, avec les données
actuelles, il est certain que le résultat ne serait plus le même.»
Ces trois citoyens sont intervenus en commission parlementaire
exclusivement pour « ...faire en sorte qu'advenant un changement
d'orientation au conseil municipal de Beaumont, le projet de loi
habilite la Ville de Lévis à partager les taxes du projet Rabaska. »
Article de Luc
Nolet. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska - Le projet de loi soumis au vote
mar. 18 décembre 2007 - 12:57 |
Par Pascal Petitclerc
Source:
Radio-Canada.ca
Malgré l'opposition qu'il suscite, le projet de loi privé donnant force
de loi à une entente entre Rabaska et Lévis sera finalement soumis au
vote de l'Assemblée nationale.
Les députés membres de la Commission de l'aménagement du territoire ont
terminé lundi l'étude, article par article, du projet de loi 204
présenté par le député de Lévis, l'adéquiste Christian Lévesque.
Au cours de la journée, les députés ont notamment entendu des organismes
qui s'opposent au projet de loi. La Ville de Beaumont a demandé aux
députés de ne pas adopter de loi tant que ses recours judiciaires contre
Lévis et Rabaska n'auront pas été entendus. La municipalité de Beaumont
conteste le règlement municipal de Lévis qui autorise l'entreposage de
matières dangereuses sur son territoire.
Plusieurs opposants ont par ailleurs affirmé que contrairement aux
promoteurs du projet qui ont eu accès aux élus, les opposants
s'adressaient pour la première fois de vive voix à des élus dans le
dossier Rabaska.
Le projet de loi 204, s'il est adopté, permettra à la Ville de Lévis de
percevoir des revenus de près de 500 millions de dollars du promoteur du
terminal méthanier Rabaska au cours des 50 prochaines années.
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Terminal méthanier Rabaska: Une garantie pour Lévis
lun. 17 décembre 2007 - 11:09 |
Par Yves Gagné
Source :
Radio-Canada.ca
À l'Assemblée nationale du Québec, les opposants au projet de terminal
méthanier Rabaska pourront à nouveau faire part de leurs doléances,
lundi, devant les députés membres de la Commission d'aménagement du
territoire.
La Commission se penche sur le projet de loi privé qui vise à donner
force de loi à l'entente fiscale conclue entre la municipalité de Lévis
et la Société en commandite Rabaska, qui est le promoteur du projet de
terminal et de gazoduc.
L'entente prévoit le versement d'un demi-milliard de dollars en taxes
municipales sur une période de 50 ans.
Le projet de loi 204, parrainé par le député adéquiste de Lévis,
Christian Lévesque, fixe les sommes qui doivent être versées à la Ville
par les propriétaires, à compter du début des travaux de construction et
pour le reste des années où les installations seront exploitées.
Il prévoit que la Société en commandite Rabaska devra verser, dès le
début des travaux de construction, 400 000 $ par année à la
municipalité. L'argent doit être payé en 4 versements effectués le
premier jour de chaque trimestre.
À compter de la mise en exploitation du projet, le propriétaire devra
payer à la Ville, selon les mêmes modalités de paiement, les sommes
suivantes:
-
7 millions de dollars par année pour les cinq premières années;
-
7,5 millions par année à compter de la 6e année jusqu'à la fin de la
10e année;
-
8,5 millions par année à compter de la 11e année jusqu'à la fin de la
15e année;
-
10 millions par année à compter de la 16e année jusqu'à la fin de la
20e année;
-
11 millions par année à compter de la 21e année jusqu'à la fin de la
50e année.
Si le propriétaire devait interrompre l'exploitation du terminal
méthanier après la 20e année, le projet de loi prévoit que sa
contribution financière sera réduite de 75 % la première année, de 50 %
la seconde et de 25 % pour la troisième année et les subséquentes.
Ces paiements peuvent cesser le jour suivant le 35e, le 40e ou le 45e
anniversaire, dans la mesure où le propriétaire du projet aura transmis
un avis d'interruption dans les six mois précédents au greffier de la
Ville de Lévis et au ministre des Affaires municipales et des Régions.
« Je pense que c'est correct que les opposants ou que les groupes
viennent s'exprimer. Par contre, je le répète, le projet de loi privé
est pour bien sécuriser les engagements qui ont été [conclus] par le
promoteur et la Ville », fait valoir la mairesse de Lévis, Danielle Roy
Marinelli.
Le projet de loi 204 devrait normalement être adopté sans difficulté,
étant donné qu'il a l'appui du Parti libéral et de l'Action démocratique
du Québec.
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Poursuite contre Lévis : Beaumont veut une aide financière
mer. 12 décembre 2007 - 18:09 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
La municipalité de Beaumont interpelle le gouvernement du Québec dans le
dossier Rabaska. Elle demande une aide financière dans sa cause contre
Lévis sur l'entreposage de matières dangereuses. Beaumont conteste le
règlement municipal de sa voisine à ce sujet.
Un règlement de Beaumont interdit l'entreposage de matières dangereuses
à moins d'un kilomètre de ses frontières. Pour contrer ce règlement,
Lévis en a aussi adopté un qui autorise l'entreposage de matières
dangereuses sur son territoire. La Cour supérieure devra décider lequel
de ces deux règlements a préséance.
Or, le promoteur Rabaska a demandé à la Cour supérieure d'être
partenaire de la Ville de Lévis contre Beaumont.
Beaumont croit que les pouvoirs de force ont changé et estime que le
gouvernement doit l'aider à défendre ses citoyens. Le conseiller
Pierre-Paul Sénéchal dit qu'ils n'ont pas à être pénalisés pour avoir
dit non au projet de port méthanier. « Les droits des citoyens ont été
exprimés lors du référendum et Beaumont ne fait que défendre ces
droits-là, mais là, la lutte commence à être drôlement inégale lorsqu'on
considère les forces en présence », fait-il valoir.
Beaumont veut aussi que Québec exige des compensations à Rabaska pour
les conséquences appréhendées du port méthanier sur le territoire de
Beaumont.
Ces demandes seront présentées en commission parlementaire lundi
prochain.
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Rabaska - Le projet devant les tribunaux
mer. 12 décembre 2007 - 8:25 |
Par Pascal Petitclerc
Source:
Radio-Canada.ca
Un opposant au projet de terminal méthanier
Rabaska a décidé de passer aux actes et de s'adresser aux tribunaux. Le
résident de Lévis, Carl Savard, conteste la légalité d'un des décrets du
gouvernement déposé en vertu de la Loi sur la protection du territoire
agricole.
Selon le document de la poursuite déposé en Cour supérieure et dont
Radio-Canada a obtenu copie, le gouvernement aurait dû motiver sa
décision d'autoriser le projet pour respecter la loi.
La poursuite rappelle que lorsque que le gouvernement a retiré le
dossier des mains de la Commission de protection du territoire agricole,
il a alors récupéré les pouvoirs, mais aussi les responsabilités de
l'organisme, notamment celle de justifier sa décision d'autoriser le
projet.
L'avocat de la poursuite, Paul Langevin, rappelle que le gouvernement a
déclaré que la Ville de Lévis avait démontré que le projet ne pouvait se
réaliser en zone non agricole ou sur un autre emplacement, mais l'avocat
soutient qu'il s'agit d'une affirmation et non d'une explication, ni
d'une motivation.
La cause sera entendue le 25 janvier. C'est une première contestation de
la validité d'un décret du gouvernement dans le dossier Rabaska. Des
agriculteurs avaient aussi l'intention de s'adresser aux tribunaux, mais
ils attendent d'abord de voir ce que fera l'Union des producteurs
agricoles qui a soumis le dossier à son contentieux.
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Rabaska : Bellechasse réclame une compensation financière
mar. 11 décembre 2007 - 7:14 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Bellechasse estime inconcevable que Rabaska puisse devenir son
voisin immédiat sans contribuer directement à son développement
économique.
« Il est impensable qu'une entreprise internationale de l'envergure de
Rabaska, qui vient s'installer dans une région, ne contribue pas au
développement de cette région », a indiqué le préfet de la MRC de
Bellechasse, Hervé Blais, en chiffrant à 500 000 $ la compensation
financière annuelle réclamée par sa communauté.
Ce demi-million de dollars, que le préfet aime plutôt voir comme une
retombée économique qu'une compensation, est perçu dans Bellechasse
comme le moyen, entre autres, d'obtenir la desserte de gaz naturel
qu'elle attend depuis 10 ans. Objectif applaudi par le CLD (Centre local
de développement) et la Chambre de commerce, la somme serait injectée
dans des projets régionaux structurants. « Pas pour permettre aux
municipalités de diminuer leur taux de taxe », a prévenu M. Blais.
Cette demande sera formulée le 17 décembre devant la commission
parlementaire destinée à étudier le projet de loi privé 204, qui coulera
dans le ciment l'accord conclu entre Lévis et Rabaska. Ce protocole
assure à Lévis des versements annuels moyens de 9 millions $ pour la
durée de vie du terminal méthanier.
Pour le porte-parole de Rabaska, Simon Poitras, il est dans l'ordre des
choses que les attentions premières de l'entreprise aillent à « sa
communauté d'accueil ». Il a néanmoins fait remarquer que le président
Glenn Kelly s'est entretenu avec les gens de Bellechasse à quelques
reprises et que le « bon citoyen corporatif » Rabaska demeurera ouvert à
sa région d'accueil.
Tout cela a « fait sourire » le conseiller beaumontois Pierre-Paul
Sénéchal, qui estime que sa municipalité peut seule revendiquer une
compensation financière. Parce que c'est elle qui va subir les
préjudices. Notamment, a-t-il noté, la nappe phréatique de la partie
ouest de Beaumont va être abaissée de 15 mètres, avec des problèmes pour
les puits et l'agriculture.
« Fausseté », a rétorqué M. Poitras, évoquant les études d'impact et
autres analyses prises en compte à la Commission de protection du
territoire agricole.
« L'effet du rabattement de la nappe causé par le creusage des
réservoirs sera très faible à plus de 200 mètres et de quelques
centimètres tout au plus à près de 400 mètres », a-t-il précisé.
Advenant la moindre anicroche, a-t-il conclu, « Rabaska s'est engagé à
assurer la fourniture en eau potable des résidants autour du terminal,
qu'ils soient à Lévis ou à Beaumont ».
Article de Marc St-Pierre
. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska: les opposants se feront entendre des élus le 17
sam. 8 décembre 2007 - 5:47 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Même si Québec a donné son feu vert au projet de terminal méthanier à
Lévis, les opposants à Rabaska profiteront d'une journée d'audience en
commission parlementaire, le 17 décembre, pour se faire entendre des
élus.
Le gouvernement a en effet appelé le projet de loi privé 204, qui
donnerait force de loi à l'entente fiscale liant le promoteur à la Ville
de Lévis. Son adoption devrait intervenir avant Noël, compte tenu de
l'appui de l'ADQ au projet ? c'est d'ailleurs le député adéquiste de
Lévis, Christian Lévesque, qui a présenté le projet de loi privé au nom
de la Ville. Mais les groupes intéressés auront l'occasion de se faire
entendre à l'occasion d'une audience de la Commission de l'aménagement
du territoire.
De 20 à 30 participants pourraient y être accueillis, dont plusieurs
opposants, comme la municipalité voisine de Beaumont. Le porte-parole de
la Coalition Rabat-joie, Yves Saint-Laurent, compte bien y être, même si
les interventions pourraient être limitées à 15 minutes au lieu de
l'heure habituellement consacrée à ces témoignages.
M. Saint-Laurent juge que le projet de loi privé va à l'encontre des
règlements municipaux de Beaumont. Avant l'adoption du projet de loi
204, il compte aussi rappeler que le chef de l'ADQ, Mario Dumont, avait
reproché au gouvernement Charest de ne pas respecter toutes les étapes
lorsqu'il a dessaisi la Commission de protection du territoire agricole
du dossier Rabaska. « C'en est une, étape, et on va voir si M. Dumont
parle des deux côtés de la bouche, dit-il. S'il veut absolument que les
lois soient respectées, ce projet de loi privé ne devrait pas voir le
jour .»
« C'est sûr qu'on n'aura pas gain de cause, mais c'est une tribune pour
expliquer la façon dont le projet Rabaska a cheminé, comment la Ville de
Lévis n'a jamais consulté sa population », lance Gaston Cadrin,
activiste du GIRAM,
qui veut aussi être entendu par les élus le 17 décembre.
Du côté de Lévis, on plaide que le projet de loi viendrait « préserver
les intérêts de la Ville dans ce qu'on a négocié avec le promoteur »,
explique le chef de cabinet de la mairesse Danielle Roy-Marinelli, Alain
Blanchette. En demandant au gouvernement d'instaurer un régime fiscal
particulier, Lévis veut notamment se prémunir à long terme contre une
éventuelle contestation du rôle d'évaluation par le promoteur, compte
tenu de l'importance des entrées de taxes attendues. Rabaska s'engage à
payer à Lévis 7 millions $ par an pendant les cinq premières années
d'exploitation du terminal méthanier. Ces taxes augmenteront au fil des
ans pour totaliser 11 millions $ par an à compter de la 21e année.
Article de Martin Pelchat. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska s'associerait à TQM?
lun. 26 novembre 2007 - 23:24 |
Par Yves Gagné
Source : Journal
Le Peuple
Dans le décret publié dans la Gazette officielle du Québec le 14
novembre dernier, on y apprend à la page 4515 que Rabaska a demandé à la
ministre Line Beauchamp de «...suspendre l’analyse de la partie du
projet Rabaska relative à l'implantation d’un gazoduc...».
Selon le conseiller Jean-Claude Bouchard, cette lettre datée du 12
septembre mentionnée dans le décret pourrait indiquer que le consortium
Rabaska a changé d'idée quant à la construction de son propre gazoduc
entre le futur port méthanier et le secteur Saint-Nicolas.
Selon des informations complémentaires obtenues par la Ville de Lévis,
il semblerait que Rabaska ait demandé à ce que l'étude d’impact du
projet de gazoduc soit transférée à Trans Québec Maritimes (TQM),
entreprise responsable du gazoduc du projet Énergie Cacouna.
«En apparence, il semble de Rabaska et Énergie Cacouna se sont
rencontrés pour discuter du passage d'un seul gazoduc au lieu de deux.
Ce serait donc TQM qui prendrait la relève compte tenu qu'ils sont déjà
devant l'Office national de l'énergie» a mentionné M. Bouchard.
Une option en discussion Le relationniste de Rabaska, Simon
Poitras, confirme que Rabaska et Trans Québec Maritimes sont en
discussion sur ce point. «Rabaska pourrait ne pas construire le gazoduc.
Il n'y a pas encore de décision pour le moment» a-t-il confirmé. M.
Poitras explique que l'Office nationale de l’énergie a rendu une
décision au cours de l'été qui change la méthode tarifaire des gazoducs.
S'il y avait entente entre Rabaska et TQM, ce serait cette dernière qui
s’adresserait à l'office pour construire les 42 km restant entre le port
méthanier et Saint-Nicolas.
«Quand on regarde ça, on se rend compte maintenant que ça ne pressait
pas tant que ça d'émettre le décret» déclare le conseiller Bouchard en
précisant qu'un port méthanier sans gazoduc ne sert pas à grand chose.
En considérant que le projet d'Énergie Cacouna a été repoussé et ne
verra pas le jour avant 2012 selon le meilleur des scénarios, on
comprend que le gazoduc reliant Cacouna à Saint-Nicolas ne verra pas non
plus le jour avant cette date. Tout comme le port méthanier. Les
possibilités que le chantier de Rabaska débutent au printemps 2008 sont
de plus en plus minces.
Article de Luc Nolet. Reproduit avec autorisation.
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Projet Rabaska - La nappe phréatique pourrait être touchée
ven. 23 novembre 2007 - 12:58 |
Par Pascal Petitclerc
Source:
Radio-Canada.ca
Le projet Rabaska
suscite de nouvelles inquiétudes, cette fois-ci en raison de ces impacts
possibles sur la nappe phréatique.
La construction des citernes du terminal méthanier, qui seront enfoncées
à 15 mètres dans le sol, obligera en effet à aller chercher beaucoup
plus profondément l'eau qui approvisionne les puits du voisinage. Les
eaux souterraines qui sont actuellement à un demi-mètre du niveau du sol
devront quant à elle être pompées continuellement autour des citernes.
L'approvisionnement en eau des résidents du secteur pourrait donc être
affecté. Un risque de drainage des terres agricoles inquiète également.
Rabaska s'est engagé à apporter les correctifs nécessaires. Le réseau
d'aqueduc de Lévis sera notamment prolongé vers l'est jusqu'à Beaumont,
ce qui ne fait pas l'affaire du maire suppléant, Pierre-Paul Sénéchal.
« L'aqueduc va arrêter juste à la frontière. Les répercussions négatives
sont bien sûr des deux côtés de la frontière, mais les compensations ne
seront que du côté de Lévis », dit M. Sénéchal.
La Ville de Beaumont ne comprend pas que Québec ait donné le feu vert au
projet avant de connaître l'étendue du problème. Elle a demandé à
plusieurs reprises de rencontrer les ministres responsables, mais sans
succès jusqu'à maintenant.
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Les opposants à Rabaska font encore la une
jeu. 15 novembre 2007 - 13:17 |
Par Pascal Petitclerc
Sources:
Radio-Canada.ca
Projet Rabaska - Examiné à bloc
Le Bloc québécois somme le ministre fédéral des Transports, Lawrence
Cannon, de soumettre le projet
Rabaska à une étude exhaustive, incluant les éventuelles conséquences du
terminal méthanier sur le transport maritime.
Quatre députés du parti ont d'ailleurs fait parvenir une lettre au
ministre, à cet effet. Les bloquistes estiment qu'un projet de cette
envergure ne devrait pas être autorisé sans que soient mesurées ses
potentielles incidences.
Les députés précisent également que le Bloc partage la position de
nombreux groupes de la province qui réclament au gouvernement Charest de
se pencher plus attentivement sur le projet et de déterminer les besoins
réels du Québec en matière de gaz naturel.
Projet Rabaska - Une portée incalculable
Avis d'experts et exemples à l'appui, les opposants au projet Rabaska
soutiennent que non seulement le terminal de Lévis menace la qualité de
vie des populations qui vivent à proximité, mais également la sécurité
économique de Montréal et des ports des Grands Lacs.
Ces derniers présument, par exemple, qu'un méthanier échoué dans
l'étroit chenal entre Lévis et l'île d'Orléans risquerait de bloquer le
trafic maritime pendant plusieurs jours.
De son côté, le président et chef des opérations de Rabaska, Glenn
Kelly, estime que les opposants exagèrent l'ampleur des risques.
N'empêche, Ottawa s'est opposé au passage de méthaniers près des côtes
du Nouveau-Brunswick. Une décision, avait alors expliqué le
gouvernement, fondée sur la faible largeur, 540 mètres, du chenal entre
les côtes canadiennes et américaines et aux dangers associés aux grandes
marées, aux puissants courants marins et au brouillard.
À Lévis, disent les opposants, le chenal près du terminal Rabaska a 300
mètres de large et les conditions de navigation sont sensiblement les
mêmes.
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Permis de construction : une année record
jeu. 15 novembre 2007 - 5:30 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Le Centre de congrès et d'exposition de Lévis prend l'aspect d'une
pointe d'iceberg dans la masse des chantiers qui ont cours depuis le
début de l'année dans la ville de Danielle Roy-Marinelli.
Ce sont au-delà de 4200 permis de construction tous azimuts d'une valeur
totale de 264 millions $ que les services municipaux lévisiens ont
effectivement émis pour les 10 premiers mois de l'année 2007.
« La progression a été remarquable depuis les fusions qui ont créé la
nouvelle ville de Lévis. La vitesse de croisière s'est établie aux
alentours de 250 millions $ annuellement. Ce qui se dessine maintenant,
c'est vraisemblablement une année record », a constaté à grands traits
le directeur du Service du développement économique, Philippe Meurant.
C'est à l'arrondissement Desjardins, qui comprend le complexe des
congrès, que va la part du lion, avec une valeur totale des permis de
construire à 141 millions $.
Le secteur résidentiel domine, tout juste sous la barre des 80 millions
$, mais le secteur commercial est sur la route avec quelque 43 millions
$, dont 39 millions $ de nouveaux projets.
C'est aussi la quatrième vitesse qui est passée dans les
Chutes-de-la-Chaudière-Est et Chutes-de-la-Chaudière-Ouest.
Fin octobre, le total des permis accordés dans les deux arrondissements
se chiffrait à 123 millions $, le résidentiel comptant pour au-delà de
80 millions $.
Pour le directeur Meurant, dont les projections ayant trait au secteur
résidentiel se sont matérialisées pendant que la population lévisienne
passait rapidement de 125 000 à 130 000 habitants, il y a lieu
d'observer ce qui va bientôt se passer dans les secteurs commercial et
industriel.
Sur la table à dessin, note-t-il, il y a entre autres les porteurs de
booms industriels de Rabaska et d'Ultramar.
Article de Marc St-Pierre.
Reproduit avec autorisation.
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Projet Rabaska : Ottawa met la pédale douce
mar. 13 novembre 2007 - 17:11 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Le gouvernement fédéral ne semble pas partager le sentiment
d'urgence de Québec quant à la construction du terminal méthanier. Il
lance d'ailleurs une consultation, à ce propos, auprès de deux groupes
autochtones.
Bien que les gouvernements provincial et fédéral aient travaillé en
étroite collaboration pour évaluer l'impact environnemental du projet
Rabaska, Ottawa est manifestement moins expéditive dans ses démarches
que ne l'est le gouvernement Charest.
Dix jours après que Québec eut décrété le dézonage du vaste territoire
agricole lorgné par les promoteurs du projet Rabaska, en invoquant
l'urgence de trouver un approvisionnement en gaz naturel, le
gouvernement fédéral freine son élan en lançant une consultation auprès
de deux groupes autochtones.
Ainsi, Ottawa préfère s'abstenir de conjecturer sur le moment où les
promoteurs obtiendront finalement le feu vert.
Pourtant, lorsque Québec a approuvé le projet, tout portait à croire que
le gouvernement Harper avait également donné son aval. « L'ensemble des
experts du gouvernement du Québec et du gouvernement fédéral ont, avec
tout le professionnalisme dont ils doivent faire preuve, décrété que le
projet était acceptable et pouvait être autorisé », affirmait alors la
ministre de l'Environnement, Line Beauchamp.
Aujourd'hui, Québec préfère garder le mutisme à ce propos.
Le ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, refuse également de
commenter le dossier. Son cabinet a même interdit aux fonctionnaires
d'accorder des entrevues à ce sujet.
Ottawa n'a jamais cherché à entraver un projet autorisé par Québec après
que le processus d'évaluation environnementale eut été mené à bien.
Ainsi, dans les coulisses du gouvernement du Québec, plusieurs
s'étonnent du moment choisi par le gouvernement fédéral pour consulter
les Autochtones.
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Rabaska : Les promoteurs tendent la main aux opposants
jeu. 1 novembre 2007 - 18:36 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
La présidente de Gaz Métro estime qu'il est possible de trouver un
terrain d'entente avec les opposants et se dit prête à les rencontrer.
Une semaine après l'adoption du décret ministériel approuvant le projet
de port méthanier à Lévis, les promoteurs de Rabaska montrent de
l'ouverture face aux opposants.
Devant les membres de la chambre de commerce de Québec, la présidente et
chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu, a déclaré croire que
les groupes de pression faisaient avancer les choses.
Elle souhaite s'entretenir avec les opposants qui ont des améliorations
au projet à proposer. La dirigeante de Gaz Métro dit même les voir comme
des partenaires potentiels. « Ce ne sont pas des adversaires. La main
tendue, c'est pour leur demander de s'approcher de nous et on va
s'approcher d'eux pour trouver des solutions gagnantes », affirme Mme
Brochu.
La présidente ouvre la porte à une éventuelle modification du projet.
Toutefois, elle refuse de donner des exemples de modifications qu'elle
serait prête à accepter, indiquant qu'elle ne négocierait pas avec les
médias.
Le président de l'Association pour la protection de l'environnement de
Lévis, Jacques Levasseur, accueille cette ouverture avec scepticisme. «
La première chose que je rappellerais à Mme Brochu, c'est que la toute
première promesse qui a été faite, c'est qu'ils ne forceraient jamais ce
projet-là sur la population », soulève-t-il.
Pour lui, c'est un signe que le consortium Rabaska craint les recours
judiciaires, qui débuteront sous peu, pour faire avorter le projet.
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Rabaska : Les opposants manifestent
dim. 28 octobre 2007 - 20:50 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Plus de 1000 personnes d'une vingtaine de groupes environnementaux
manifestent devant l'Assemblée nationale pour protester contre le projet
de terminal méthanier à Lévis.
Les opposants au terminal méthanier Rabaska ne lâchent pas prise, en
dépit du feu vert au projet donné mercredi dernier par le gouvernement
Charest.
Plus de 1000 personnes ont répondu à l'appel d'une vingtaine de groupes
environnementaux en se rassemblant dimanche après-midi devant
l'Assemblée nationale pour protester contre le projet. Les organisateurs
ont qualifié la manifestation de grand succès de foule.
Les manifestants répètent que le projet Rabaska aura de graves
répercussions sur l'environnement. Ils dénoncent aussi le fait que le
gouvernement n'ait pas tenu compte de l'avis défavorable de la
Commission de protection du territoire agricole du Québec.
Rappelons que le projet de terminal méthanier de 840 millions de dollars
du consortium Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France prévoit la
construction dans le secteur de Lévis d'une jetée maritime pouvant
accueillir des méthaniers, de deux réservoirs de gaz naturel liquéfié
ainsi que d'un gazoduc de 42 kilomètres.
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Rabaska - Les entrepreneurs convoitent déjà les contrats
ven. 26 octobre 2007 - 13:07 |
Par Pascal Petitclerc
Source:
Radio-Canada.ca
Le décret gouvernemental vient à peine d'être accordé que déjà le projet
Rabaska suscite de grands espoirs chez les entrepreneurs et les
travailleurs de la région de Lévis. Ils attendent avec impatience
l'ouverture des appels d'offres.
Le projet de 840 millions de dollars pourrait créer jusqu'à 5000 emplois
directs et indirects durant la construction. C'est une très bonne
nouvelle, selon Denis Courteau, conseiller régional à la FTQ. « Ça va
amener de l'emploi, des emplois bien payés, on ne se fera pas de
cachette. »
Rabaska a déjà demandé aux entreprises et aux travailleurs qui le
souhaitent de faire connaître leur intérêt. Le porte-parole de Rabaska,
Simon Poitras, indique que les promoteurs ont déjà reçu près de 1000
curriculum vitae et offres de services.
Nielson Excavation a notamment manifesté son intérêt. Le directeur,
Gérald Larose, souligne que le projet est prometteur pour son entreprise
d'excavation et de bétonnage de Lévis qui se spécialise dans les grands
chantiers.
Les premiers appels d'offres devraient être lancés le printemps
prochain. Le promoteur doit d'abord assurer son approvisionnement en gaz
naturel.
Rabaska s'est engagé à favoriser les entrepreneurs et les travailleurs
de la région de Lévis.
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Rabaska : Québec dit oui - Réaction de la Ville de Lévis
mer. 24 octobre 2007 - 17:19 |
Par Yves Gagné
Source : Ville
de Lévis
Le décret gouvernemental est une excellente nouvelle pour la Ville
de Lévis
Réagissant à l?adoption du décret gouvernemental autorisant la mise en
oeuvre du projet Rabaska sur son territoire, la mairesse de Lévis,
madame Danielle Roy Marinelli, s?est déclarée satisfaite de voir ainsi
couronnés près de trois ans d?efforts, déployés tant par la Ville que
par les intervenants du milieu dans le suivi de cet imposant dossier.
«Le décret adopté aujourd?hui par le gouvernement du Québec marque
l?aboutissement d?un travail rigoureux et méthodique d?analyse et de
suivi réalisé tant par la Ville, ses intervenants socioéconomiques, que
par les instances gouvernementales concernées des gouvernements du
Québec et du Canada », de mentionner la mairesse. En ce sens, Madame Roy
Marinelli a tenu à rappeler que la Ville de Lévis avait fait tous ses
devoirs, et même plus, pour analyser sous toutes ses coutures le projet
Rabaska et formuler des recommandations appuyées à l?Agence canadienne
d?évaluation environnementale, à la Commission d?examen conjoint
fédérale-provinciale du projet Rabaska, au Bureau d?audiences publiques
sur l?environnement ainsi qu?à la Commission de protection du territoire
agricole, notamment, et ce, dans le respect de ses champs de
compétences, tel que la Ville s?y était depuis toujours engagée. On se
rappellera, en effet, qu?un comité ad hoc formé de spécialistes de la
Ville avait été constitué par le conseil municipal de Lévis pour suivre
de près tout le processus d?analyse du projet Rabaska et pour formuler
des recommandations aux représentantes et représentants de la population
lévisienne.
Ce décret gouvernemental était attendu à Lévis depuis que le conseil
municipal avait lui-même confirmé, en date du 17 septembre 2007, et de
façon très majoritaire, sa position favorable à l?égard de
l?implantation du terminal méthanier Rabaska et de ses infrastructures
connexes sur son territoire. Cette position consacrait par la même
occasion les deux conventions ratifiées par la Ville avec les promoteurs
du projet Rabaska, pour en garantir à la fois les retombées économiques
et fiscales éventuelles pour Lévis et sa région, de même que pour
sécuriser les conditions environnementales et autres liées à son
implantation dans le secteur visé (Ville-Guay). Au chapitre fiscal, on
notera tout particulièrement que ce projet d?investissement, évalué
globalement à 840 M$, se traduira par des revenus de taxation de l?ordre
de 9,4 M$ en moyenne par année pour la période de base (35 ans), visée
par la convention intervenue en date du 3 juillet 2006 avec la Société
en commandite Rabaska. Cette convention nécessitant elle-même la mise en
place d?un régime fiscal particulier par l?Assemblée nationale du
Québec, tel que prévu dans le projet de loi no 204 qui a été récemment
soumis par la Ville de Lévis à cet effet et parrainé par le député de
Lévis, M. Christian Lévesque.
Au plan économique, mentionnons plus particulièrement la préférence
locale qui sera accordée par Rabaska aux entrepreneurs et aux résidents
de Lévis dans le cadre de la construction du terminal méthanier au terme
des ententes intervenues avec la Ville, de même que les projets de
recherche et développement axés sur l?efficacité énergétique qui ont été
également négociés par la Ville avec les promoteurs du projet en phase
d?exploitation de ce dernier.
«Tous les intervenants socioéconomiques de Lévis conviennent avec moi
que le projet Rabaska constituera un véritable levier de développement à
l?échelle locale et régionale. Il contribuera aussi à l?épanouissement
social et culturel de la population de Lévis grâce à la marge de
manoeuvre financière qu?il procurera à la Ville, comme suite à
l?adoption du projet de loi privé que nous avons soumis à l?Assemblée
nationale », a ajouté la mairesse de Lévis. Et celle-ci de conclure,
«La Ville de Lévis continuera d?assumer toutes ses responsabilités à
l?égard du suivi du projet Rabaska, comme elle l'a fait jusqu'ici. Quant
à l'Assemblée nationale, je lui demande d'adopter sans plus attendre le
projet de loi qui permettra à la Ville de tabler sur des revenus fiscaux
intéressants, croissants et garantis à long terme pour le bénéfice de la
population de Lévis et des générations futures.
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Manifestation symbolique : Des organismes régionaux et nationaux organisent une manifestation d'opposition au projet Rabaska.
mer. 24 octobre 2007 - 17:09 |
Par Yves Gagné
Source :
Journal de Lévis
Refusant l?attitude du gouvernement de Jean Charest dans le
dossier Rabaska, des organismes régionaux et nationaux ont annoncé
aujourd?hui la tenue d?une manifestation symbolique le 28 octobre à
14h30, devant l?Assemblée nationale à Québec.
« La décision du gouvernement Charest de passer outre à la Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles afin de favoriser le
consortium Rabaska constitue un élément supplémentaire de contestation
de ce terminal méthanier et cela à l?échelle du Québec. Depuis le début
de l?année 2005, le gouvernement Charest s?est engagé à passer ce
projet, coûte que coûte, au détriment des lois, des citoyens et de
l?environnement », a déploré Gaston Cadrin, président du GIRAM (Groupe
d?initiatives et de recherches appliquées au milieu).
Les organismes ont structuré la manifestation autour de sept thèmes
principaux (voir dans l?encadré ci-contre), dont la sauvegarde des
terres agricoles pour les besoins futurs, un point notamment défendu par
la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec),
qui soulevait des questions quant à l?impact sur le territoire agricole.
Les participants de la Rive-Sud peuvent se rendre directement au
Parlement ou rejoindre le convoi de voitures dont la formation se fera à
partir du parc Vincennes à Beaumont (12h 30) et sur la Rue des
Commandeurs à Lévis (Complexe Desjardins à 13h). « Le but de ce convoi a
une valeur symbolique : l?encerclement du Parlement démontrera l?emprise
de Rabaska et de ses lobbyistes sur le gouvernement et rappellera qu?un
terminal méthanier générera l?équivalent des gaz à effet de serre de 40
000 voitures par an », a justifié M. Cadrin.
Rappelons qu?environ 600 personnes avaient participé à une grande marche
mobilisatrice qui a eu lieu à Montréal, le 22 septembre. En 2005, les
opposants au projet avaient accueilli près de 500 manifestants lors
d?une marche qui s?était tenue à Lévis.
Article de Marilyne Lavoie.
Reproduit avec autorisation.
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Rabaska : Québec dit oui
mer. 24 octobre 2007 - 15:10 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Plus de trois ans après la présentation du projet par les
promoteurs, Québec autorise la construction du port méthanier à Lévis.
Tel que pressenti par plusieurs au cours des dernières semaines, le
gouvernement du Québec donne le feu vert au controversé projet de
terminal méthanier Rabaska, à Lévis. Le gouvernement Charest a adopté un
décret pour permettre la réalisation du projet.
La ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs,
Line Beauchamp et le ministre des Ressources naturelles et de la Faune,
Claude Béchard, en ont fait l'annonce en début d'après-midi mercredi.
Le ministre Béchard a indiqué que le gouvernement souhaitait diversifier
l'approvisionnement énergétique du Québec et diminuer la dépendance de
la province en matière de gaz naturel face à l'Ouest canadien.
«On a vu dans les dernières semaines les différentes études et analyses
qui démontrent qu'au cours des prochaines années, il y a de moins en
moins de gaz qui va venir de l'Ouest, donc étant donné qu'on est au bout
du tuyau, c'est important de diversifier nos approvisionnements en
matière de gaz naturel et on a toujours mentionné que le gouvernement
voulait que les projets d'envergure aillent de l'avant », a fait valoir
Claude Béchard.
Il a aussi ajouté que si le gouvernement a accepté deux projets, à
Gros-Cacouna et maintenant à Lévis, c'est pour que les promoteurs
puissent se lancer presque en même temps dans la course pour assurer
l'approvisionnement en gaz naturel qui pourrait provenir notamment de la
Russie ou de l'Algérie.
De son côté, sa collègue Line Beauchamp a quant à elle tenté de
minimiser les critiques des groupes environnementaux. Elle a insisté sur
les appuis que le projet Rabaska avait reçus, dont celui du Bureau
d'audiences publiques sur l'environnement.
Le gouvernement Charest a notamment fait face aux critiques récemment en
choisissant de dessaisir la Commission de protection du territoire
agricole du Québec (CPTAQ) du dossier Rabaska.
La CPTAQ elle avait soulevé des doutes concernant le site choisi pour
l'emplacement du terminal méthanier qui sera construit sur des terres
agricoles considérées par l'organisme parmi les plus fertiles au Québec.
Nouvel appel à la mobilisation Les opposants à Rabaska
ont déjà déclaré qu'ils comptaient poursuivre leur combat pour stopper
la réalisation du projet, malgré le décret adopté par le Conseil des
ministres.
Certains d'entre eux promettent de porter le dossier devant les
tribunaux. Des agriculteurs ont entrepris des démarches et ont déjà
retenu les services d'une avocate. De plus, Me Julius Grey, avocat
spécialisé en droits de la personne, agira comme avocat-conseil. Il est
particulièrement préoccupé par le retrait du dossier des mains de la
Commission de protection du territoire agricole du Québec.
«On essaie de régler certains dossiers sans suivre la procédure prévue,
sans donner aux parties l'opportunité de se faire entendre comme prévu
dans la loi. Je pense qu'il y a là quelque chose d'inquiétant », dit-il.
Les opposants organisent par ailleurs une manifestation dimanche
après-midi devant l'édifice du Parlement à Québec.
Une étude de plus La décision du gouvernement Charest
survient au moment où une étude conclut que la substitution du mazout
par le gaz naturel est utopique dans un marché libre comme celui du
Québec. Québec s'est notamment appuyé sur son plan de conversion du
mazout pour légitimer les projets de port méthanier. Le consultant
Patrick Déry estime que sans un programme de substitution musclé, les
sources d'énergie vont s'additionner, plutôt que se substituer.
Toutefois, la ministre de l'Environnement soutient que Québec prévoit
maintenant l'adoption d'un cadre réglementaire d'ici quelques années.
La mise en chantier du projet de terminal méthanier Rabaska est prévue
pour le début de 2008 et la mise en service pour 2011.
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Impossible de déménager Rabaska de Lévis à Cacouna
ven. 19 octobre 2007 - 7:28 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Les spéculations voulant que le projet de terminal méthanier Rabaska
puisse déménager de Lévis à Cacouna, demeureront probablement
hypothétiques à jamais. Transport Canada, à qui appartiennent les
terrains à Cacouna, confirme que physiquement, il n?y a pas là de place
pour deux terminaux méthaniers.
« La question est hypothétique, parce qu?un seul promoteur s?y trouve et
qu?aucune autre demande ne nous a été présentée. Et, physiquement
parlant, il est impossible qu?un autre terminal méthanier s?installe à
cet endroit », dit François-Nicolas Asselin, ajoutant ne pas comprendre
où sont situées les 100 acres de terres « disponibles » auxquelles fait
référence la CPTAQ.
« J?ai discuté avec nos experts et ils sont catégoriques. Il n?y a pas
de place. Et de toute manière, les exigences en ce qui a trait à la
sécurité seraient trop grandes. » En fait, non seulement le milieu
économique régional est perplexe sur cette question, mais Énergie
Cacouna est clair : il n?est pas question que Rabaska s?établisse à
Cacouna.
« Qu?on laisse donc Cacouna se construire, avec deux partenaires
importants, Petro-Canada et TransCanada pipelines. Rabaska n?a pas sa
place chez nous. Nous avons notre site, il est à nous, nous le
travaillons depuis trois ans et la population est derrière nous »,
commente Andrew Pelletier de Petro Canada, qui parait irrité des
commentaires de Glen Kelly à propos du site de Cacouna.
« Nous avons le meilleur endroit. Qu?importe ce qu?en dit M. Kelly, nos
scientifiques n?ont trouvé aucun problème de vents, ni de vagues, ni de
neige, pas plus que le BAPE dans son récent rapport ou celui de 1981,
signé par Marcel Léger. Que M. Kelly arrête de bonifier son site en
tapant sur le nôtre et qu?il fasse ses devoirs. Ils ont choisi Lévis,
c?est leur choix et ils doivent vivre avec .»
Si après un long silence le maire de Cacouna, Jacques Michaud, dit qu?il
serait ouvert à une discussion avec Rabaska, si celle-ci survenait un
jour, il doute lui aussi qu?il y ait l?espace physique nécessaire pour
accueillir un deuxième terminal. « Ils vont le mettre où? Remarquez,
économiquement parlant, si je regarde ce que nous toucherions en revenus
de taxes supplémentaires, disons, je serais favorable », blague-t-il.
Le directeur général de la Chambre de commerce, M. Pierre Levesque
estime que l?important, c?est qu?un port méthanier se construise. « Pour
le reste, les promoteurs pourraient peut-être s?associer pour construire
un autre réservoir qui accueillerait le gaz de Rabaska, mais un deuxième
terminal, ça n?a pas de sens. Il serait plus à propos de bonifier
l?infrastructure. »
Ce faisant, le projet Rabaska serait réduit à sa plus simple expression.
Mais cette hypothèse peut déjà être écartée, puisqu?Énergie Cacouna
envisage déjà, sur un long terme, la construction d?un troisième
réservoir, si et seulement si le besoin se fait sentir.
La directrice générale du CLD, Mme Marie-Josée Huot, trouve l?hypothèse
énorme. « C?est certain que lorsqu?un promoteur nous approche, nous ne
pouvons refuser de l?écouter. Mais Énergie Cacouna est déjà très gros,
avec un autre port, ce serait énorme. Économiquement parlant, pour moi,
en avoir deux, cela ne me donne rien de plus. Même si Rabaska s?en vient
ici, ce gaz ne sera pas pour nous, il y en aura suffisamment avec
Énergie Cacouna. Il y a aussi la population qui en a accepté un, mais
pour deux, ce serait fort probablement une autre affaire. Et le port de
mer? Transport Canada ne le fermera certainement pas pour avoir un autre
terminal », conclut-elle.
Article de Marc Larouche. Reproduit avec autorisation.
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Projet Rabaska - La CPTAQ persiste et signe
mer. 17 octobre 2007 - 21:52 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Radio-Canada.ca
Dans une décision sans appel, la Commission
de protection du territoire agricole (CPTAQ) a réitéré mercredi son
opposition au projet Rabaska. La CPTAQ avait déjà rejeté, dans un avis
préliminaire, la demande de la Ville de Lévis pour l'exclusion de 190
hectares de la zone agricole.
La Ville de Lévis devait faire la preuve qu'aucun autre terrain ne
pouvait accueillir les installations de Rabaska. Les promoteurs du
projet ont quant à eux tenté de présenter des solutions de rechange.
Ces propositions n'ont manifestement pas été jugées satisfaisantes par
la CPTAQ. La commission évalue qu'à long terme, les installations
compromettraient la vocation agricole d'un secteur de 500 hectares.
« La zone agricole ne doit pas être une zone en attente de développement
à d'autres fins que l'agriculture. Aucun agriculteur n'investirait des
centaines de milliers de dollars dans sa terre sachant que sa terre sera
requise pour d'autres fins que l'agriculture », est-il inscrit dans le
rapport final.
La CPTAQ a récemment été désaisie du dossier Rabaska par le gouvernement
Charest et ses nouvelles conclusions pourraient n'avoir aucun impact sur
la décision finale de Québec.
Jacques Levasseur, le président de l'Association pour la protection de
l'environnement de Lévis, félicite d'ailleurs la commission qui, à la
veille de son trentième anniversaire, se tient encore debout et continue
à respecter ses principes.
« Oui, le gouvernement a le droit d'enlever les pouvoirs à la commission
et de les prendre, mais en même temps, il doit accepter de prendre les
responsabilités et la réglementation de la commission. Le gouvernement
se substitue à la commission, mais il doit respecter son mode de
fonctionnement », a-t-il ajouté. M. Levasseur espère que le gouvernement
arrivera aux mêmes conclusions que la commission.
Dans le cas contraire, les opposants au projet se préparent à attaquer
sur un autre front. Si Québec émet un décret, les agriculteurs entendent
intenter une action devant les tribunaux. « On comprend que pour des
raisons de nature politique le gouvernement tente de justifier son
geste, mais il n'est pas à l'abri d'un contrôle judiciaire de son action
», a laissé entendre leur avocate, Guylaine Caron.
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Rabaska : des fermiers interpellent le PM
mar. 16 octobre 2007 - 9:45 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Inquiétés par la décision du gouvernement de retirer le dossier
Rabaska des mains de la Commission de protection du territoire agricole,
six fermiers de la rive-sud s’en remettent maintenant à une avocate et
demandent une rencontre publique avec le premier ministre Jean Charest.
Dans une lettre adressée à ce dernier, Me Guylaine Caron affirme en
effet que même s’il a dessaisi la Commission, le gouvernement devra
respecter l’esprit de la Loi sur la protection du territoire agricole,
puisque celle-ci « lie le gouvernement, ses ministères et ses organismes
».
Elle rappelle que, maintenant qu’il a décidé de se charger du dossier,
le gouvernement « est investi des mêmes pouvoirs et des mêmes devoirs
que ceux prévus à la Loi, à savoir de protéger le territoire et les
activités agricoles à la lumière des exigences et des critères
applicables », poursuit Me Caron.
Or, ces critères visent justement à « assurer la pérennité sur une base
territoriale pour la pratique de l’agriculture et de favoriser dans une
perspective de développement durable la protection et le développement
des activités et des entreprises agricoles dans les zones agricoles dont
il prévoit l’établissement », souligne-t-elle.
En outre, la Loi sur la protection du territoire agricole prévaut sur
toute autre loi dont une disposition irait à l’encontre de ses
objectifs, indique l’avocate, et la Cour suprême du Canada a statué, en
1989, qu’elle « doit recevoir une interprétation restrictive en vue de
protéger le territoire agricole québécois, un patrimoine collectif ».
Me Caron décrit aussi comme un « déni de justice » la décision de couper
court au processus de la Commission et requiert une « rencontre publique
» où ses clients pourront « s’assurer en premier lieu du respect des
règles de justice naturelle auxquelles ils ont droit ».
Article de Jean-François Cliche. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska: ultime offensive du GIRAM
lun. 15 octobre 2007 - 13:42 |
Par Pascal Petitclerc
Source : Média
Matin Québec
À quelques jours d'une réponse finale du gouvernement Charest dans le
dossier Rabaska,
les membres du GIRAM ont tenté une ultime offensive, hier, pour
convaincre la population de la valeur écologique, patrimoniale et
visuelle des berges du secteur Beaumont-La Martinière.
Près de 200 personnes ont répondu à l'appel du Groupe d'initiatives et
de recherches appliquées au milieu (GIRAM), qui souhaitait faire
connaître ce secteur aux gens de Québec et des environs afin de les
sensibiliser davantage au projet de construction du port méthanier.
« C'est un coin mésestimé par les gens de Québec. Il faut voir la beauté
de ce site exceptionnel, où tout est à l'état naturel, pour se rendre
compte à quel point il faut refuser de construire un poste gazier pour
les Américains », lance l'un des porte-parole du GIRAM, Gaston Cadrin.
Tout comme son confrère, Pierre-Paul Sénéchal s'intéresse de près au
dossier. Il était sur place pour expliquer aux curieux les conséquences
d'un port méthanier pour ce segment du Saint-Laurent, véritable
entonnoir à la hauteur de la municipalité de Beaumont.
« La jetée sur pilotis qui sera construite se rend jusqu'au quart du
fleuve, ce qui ne laisse que 850 mètres navigable pour les gros bateaux
qui ont besoin d'un minimum de 15 mètres de profondeur. En ce moment, ce
sont 7000 bateaux par année qui passent ici, mais dans 10 ou 15 ans,
combien y en aura-t-il ? questionne M. Sénéchal. Et ce n'est pas un port
ordinaire, ils ont besoin d'une zone de protection », ajoute-t-il.
De plus, il est inconcevable à son avis de donner un endroit aussi
stratégique à un seul promoteur. « C'est comme si l'on plantait une gare
d'autobus à l'entrée du pont Jacques-Cartier », dit-il. La quantité de
marchandises qui transite par ce cours d'eau est non négligeable et
mériterait qu'on s'y attarde, croit cet opposant.
Espèce unique Cette visite des berges se voulait aussi
l'occasion de découvrir les espèces de la flore menacées par la
construction du port. La botaniste Gisèle Lamoureux a rappelé que les
espèces vulnérables ou menacées étaient au nombre de sept dans cette
zone.
« Il y a la tourbière qui est irremplaçable, mais il faudrait aussi
tenir compte des espèces extrêmement rares, comme la cicutaire de
Victorin, classée comme une espèce prioritaire, parce qu'elle n'existe
qu'au Québec. Elle est unique au monde », avise Mme Lamoureux.
Cette plante qui occupe un espace de cinq mètres dans la zone des marées
ne se retrouve qu'entre Grondines et Saint-Jean-Port-Joli. Selon les
études préliminaires, le projet Rabaska pourrait la faire disparaître à
court ou moyen terme, à cause de la sédimentation et de l'érosion des
berges, bien qu'elle jouisse depuis février 2001 d'une protection
juridique, comme le confirme le site Internet du ministère de
l'Environnement du Québec.
Anne-Marie Savoie.
Reproduit avec autorisation
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Projet Rabaska : Opposition entre les opposants
mar. 9 octobre 2007 - 13:13 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
La Coalition Québeckyoto
dénonce l'attitude, selon elle, trop conciliante de Greenpeace
et Équiterre.
Les opinions des groupes écologistes se heurtent quant au projet
Rabaska. Les membres de la Coalition Québeckyoto fulminent. Leur
porte-parole, André Bélisle, accuse Greenpeace et Équiterre de miner la
lutte contre le port méthanier.
« Ils ont fait plusieurs choses qui, pour nous, ont été des problèmes
importants. Ça rend plus fragile la position du mouvement
environnemental », déplore-t-il.
C'est une lettre, signée par le porte-parole d'Équiterre, Steven
Guilbeault, et Henri Massé, le président de la Fédération des
travailleurs du Québec (FTQ), qui a mis le feu aux poudres. En effet, à
l'heure où le débat sur les ports méthaniers fait rage, la lettre
mentionne qu'il serait préférable de remplacer le mazout lourd par des
ressources moins polluantes comme le gaz naturel. Selon André Belisle,
cette solution est frileuse et insuffisante.
« Le virage vers le gaz, au mieux, ce que ça pourrait faire c'est
ralentir la cadence d'augmentation des émissions, mais certainement pas
les réduire », se récrie-t-il.
Quoi qu'il en soit, Équiterre réitère son opposition au projet Rabaska.
Aussi, aux dires de son coordonnateur, Sidney Ribaux, l'organisme a été
conséquent en signant cette lettre.
« Ce texte ne disait pas qu'Équiterre était pour les ports méthaniers.
On disait que nous étions pour une politique de réduction de
l'utilisation du mazout au Québec », défend-il.
Des propos auxquels Andrée Bélisle réplique : « Si on n'est pas là pour
prendre position contre, c'est qu'on est un peu pour probablement. »
Quant à Greenpeace, il se retrouve dans une position délicate. En effet,
l'organisme est montré du doigt par Québeckyoto, tout en étant membre de
la coalition.
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Rabaska : l'UPA fustige la décision de Charest
mar. 9 octobre 2007 - 7:24 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Même s’il a signé une entente avec Rabaska pour la construction du
port méthanier de Lévis, le syndicat local de l’Union des producteurs
agricoles ( UPA
) est très déçu de voir que le gouvernement du Québec a
retiré, jeudi, ce dossier des mains de la Commission de protection du
territoire agricole du Québec ( CPTAQ
).
Dans un rapport préliminaire rendu public le 19 septembre, la CPTAQ
s’était positionnée contre la réalisation de ce projet de quelque 840
millions $ sur des terres agricoles de Lévis.
« Nous ne sommes vraiment pas d’accord avec ce que le gouvernement
Charest a fait la semaine dernière, fustige Gaétanne Dallaire,
présidente du syndicat de l’UPA de Kennedy.
Le gouvernement doit respecter ses propres instances, comme ce serait le
cas pour n’importe lequel citoyen ordinaire. »
Malgré l’existence de cette entente avec les promoteurs, Mme Dallaire
réitère qu’elle et son organisation préféreraient voir Rabaska ériger
son port méthanier « ailleurs que sur des terres agricoles ». Elle dit
ne rien avoir contre le projet en tant que tel, mais estime qu’il y a
sûrement moyen de construire cette industrie ailleurs que sur des terres
dédiées à l’agriculture.
« Si nous en sommes venus à signer cet accord avec Rabaska cet été,
c’est que nous nous doutions que le gouvernement plierait à quelque part
pour faire avancer ce projet, et les derniers événements nous ont donné
raison. »
L’entente prévoit notamment que la compagnie redonnera, au syndicat de
l’UPA de Kennedy, les terres cultivables dont elle n’aura pas besoin.
L’UPA locale les relouera, au coût du marché, aux agriculteurs du coin,
afin qu’ils puissent utiliser ces terres pour y faire de l’agriculture.
« Entre la route 132 et la ligne d’Hydro-Québec, nous avons convenu avec
Rabaska que ces quelque 80 hectares de terres qui sont présentement en
culture demeureraient zonées agricoles, signale Mme Dallaire. Ce sont
sur ces terres que sera construite la conduite qui fera le lien entre le
port et la centrale. »
Position « étonnante » de la ville de Beaumont Toujours
dans le dossier Rabaska, une spécialiste du droit et de l’environnement
de l’université Laval, Paule Halley, estime que la Ville de Beaumont
adopte une position « étonnante » du point de vue juridique en tentant
de bloquer la construction du port méthanier en invoquant devant les
tribunaux l’article 8 de la Loi sur la qualité de l’environnement, qui
indique que « le gouvernement doit obtenir un certificat ou une
attestation de l’administration municipale démontrant que le projet ne
contrevient à aucun règlement municipal ».
Beaumont avance que l’arrivée de Rabaska va à l’encontre de son
règlement 523 qui proscrit tout entreposage de substance combustible ou
explosive sur son territoire de même que dans un rayon d’un kilomètre à
l’extérieur de ce dernier. La Ville de Lévis a récemment adopté son
propre règlement pour contrecarrer celui de Beaumont et les deux
municipalités régleront leurs différends devant les tribunaux.
« Le gouvernement du Québec va de l’avant parce qu’il détient
l’attestation municipale de la Ville où va être construit Rabaska, et
c’est pourquoi le ministre Claude Béchard a dit la semaine dernière
qu’il ne restait aucun obstacle à la réalisation du projet », signale la
titulaire de la Chaire du Canada en droit de l’environnement de
l’Université Laval.
« La position de Beaumont peut paraître inhabituelle dans cette affaire,
parce que je ne crois pas que l’article 8 de la Loi sur la qualité de
l’environnement ait été mis en place pour ce type de situation. »
Article de Mathieu Boivin. Reproduit avec autorisation.
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Découverte écologique et paysagère du secteur convoité par Rabaska
dim. 7 octobre 2007 - 11:10 |
Par Yves Gagné
Source : GIRAM
Le Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM)
convie la population régionale à une excursion de
découverte des berges du secteur Beaumont-La Martinière,
un des plus beaux secteurs fluviaux du Québec. Le parcours se fera sur
la grève entre le parc Jean-Drapeau à l’extrémité de la rue De
Vitré, (à la limite ouest de la municipalité de Beaumont à
partir de la route 132) et la grève Guay, deux kilomètres à l'ouest du
point de départ. Cette excusion aura lieu dimanche prochain, le 14
octobre.
Cette exploration automnale vise à faire découvrir à la population en
général et aux élus (quelle que soit leur opinion sur
le projet Rabaska), la beauté du lieu ainsi que sa valeur écologique
et patrimoniale. Les botanistes réputés, Gisèle Lamoureux et Pierre
Morisset, pourront communiquer directement leur savoir sur la berge,
étant donnée la marée basse propice à la circulation piétonne. Sur le
parcours, vous pourrez également visualiser l’emplacement exact de la
jetée projetée pour l’éventuel port méthanier.
Le point de départ de l’activité se fera à partir de la rue De Vitré ou
son extrémité (stationnement de vos voitures ou vélos) entre 13h30 et
14h30. Un autobus posté sur la rue de la Grève-Guay ramènera les
excursionnistes au lieu d’accueil.
Notez que l’activité est gratuite et qu’elle sera annulée en cas de
pluie.
N.B. Cette excursion est accessible à toutes personnes, à l’exception de
celles possédant un handicap physique majeur. Il est important d’être
muni de chaussures appropriées.
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Rabaska : Le projet loin d'être concrétisé
sam. 6 octobre 2007 - 8:05 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Même si le gouvernement de Jean Charest donne son aval au projet Rabaska
d?ici les prochaines semaines, les citoyens ne verront pas apparaître un
port méthanier immédiatement dans leur cour.
La compagnie Rabaska
devra tout d?abord se trouver un fournisseur de gaz naturel liquéfié
(GNL). Des négociations préliminaires ont déjà débuté avec des
potentiels exportateurs de la matière première.
Lors d?une entrevue avec Le Soleil, hier, le président de
RABASKA, Glen r. Kelly, a indiqué que le fameux fournisseur pourrait se
trouver « en Russie, en Norvège, en Europe, en Algérie, au Qatar et au
Nigéria ».
« Si le gouvernement donne son accord dans les prochaine semaines, nous
devrons entreprendre des discussions avec des fournisseurs qui
pourraient s?étirer jusqu?à la fin de 2007 ou même dans le premier quart
de 2008 avant que nous trouvions une entente. Si cette étape se déroule
bien, nous devrions commencer les travaux de construction quelque part
en 2008 et le port méthanier devrait être prêt à entrer en fonction à la
fin de 2011 ».
Par contre, ce délai pourrait s?étirer si des problèmes devaient
survenir pour Rabaska au cours des prochains mois, notamment di le
gouvernement tarde à rendre une décision, si les opposants tentent une
action en justice ou si les négociations traînent en longueur avec es
fournisseurs de GNL.
« Si nous ne sommes as en mesure de commencer les travaux avant octobre
2008, nous serons retardés de trois ou quatre mois en raison de l'hiver
», indique-t-il.
M. Kelly était d'ailleurs très content de voir le gouvernement
provincial appuyer sur l'accélérateur et retirer le projet Rabaska des
mains de la Commission de protection du territoire agricole du qu.bec
(CPTAQ).
« S'il y a un projet qui a été regardé de tous les angles depuis trois
ans, c'est bien celui de Rabaska. (?) Il est grand temps de bouger car
20 ports méthaniers ont reçu leur approbation de construction depuis que
nous avons formulé notre demande. Il y aura une grosse compétition pour
la matière première et il serait très décevant que les fournisseurs
vendent le GNL à d'autres ports méthaniers parce nous ne sommes pas
prêts. »
Article de Mathieu Boivin. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska : Réactions aux antipodes
ven. 5 octobre 2007 - 19:14 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Pendant que le promoteur de Rabaska et la Ville de Lévis
applaudissent la décision du gouvernement de court-circuiter la CPTAQ,
l'Union des producteurs agricoles et l'organisme Équiterre fulminent.
Les réactions continuent de fuser à la suite de la décision de Québec de
retirer le dossier de terminal méthanier Rabaska à la Commission de
protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Alors que les uns se
réjouissent, les autres continuent de dénoncer la décision du gouvernement
Charest de passer outre à l'avis de la CPTAQ.
L'Union des producteurs agricoles (UPA) dénonce vivement la décision du
gouvernement. La vice-présidente de l'organisme, Martine Mercier,
soutient que cela constitue un retour à la loi du plus fort. « C'est
comme si on disait à la Commission de la protection du territoire
agricole qu'elle n'a pas lieu d'être. C'est extrêmement dangereux parce
qu'il y a trop de pression sur le monde agricole actuellement »,
soutient-elle.
Elle ajoute que l'entente conclue avec l'UPA régional ne peut être
considérée comme un appui formel au projet. En juillet dernier, l'UPA et
les promoteurs du port méthanier Rabaska ont conclu une entente de 20
ans dans le but de minimiser les pertes de terres agricoles résultant de
la construction du port méthanier à Lévis.
De son côté, le groupe environnemental Équiterre demande au gouvernement
de revenir sur sa décision, jugeant qu'il se devait de respecter ses
propes lois. « La rapidité avec laquelle le gouvernement tente de faire
avancer le projet est inquiétante, et celui-ci doit revenir sur sa
décision pour laisser cours au processus démocratique et s'assurer que
la loi sur la protection du territoire agricole est respectée », affirme
Frédéric Paré, coordonnateur du programme Agriculture écologique chez
Équiterre.
L'Action démocratique du Québec et le Parti québécois dénoncent aussi la
position du gouvernement Charest dans ce dossier. Les deux partis
accusent les libéraux d'avoir contourné les règles démocratiques en
faisant appel à une procédure exceptionnelle. Les péquistes continuent
de réclamer une étude de la Régie de l'énergie sur les besoins réels du
Québec en gaz naturel.
Satisfaction du côté des promoteurs Toutefois, comme
il fallait s'y attendre, la décision réjouit le promoteur. Le président
de Rabaska, Glenn R. Kelly, soutient que de nouveaux retards auraient
compromis le projet de 840 millions de dollars. Il estime que le temps
presse. « Depuis qu'on a déposé notre projet, il y a 20 projets qui ont
été approuvés, donc, c'est 20 concurrents pour nous qui peuvent nous
enlever la fourniture en GNL [gaz naturel liquéfié] », dit-il.
Pour sa part, la mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, estime que
la décision du ministre est tout à fait légitime. « Il y a un article de
la loi qui permet au gouvernement de dessaisir la CPTAQ et ça s'est déjà
fait dans le passé. Donc, je pense que c'est une bonne décision »,
dit-elle.
Le ministre responsable de la région de Québec, Philippe Couillard,
approuve aussi la décision de son collègue. Il souligne que le projet
reçoit l'assentiment des développeurs économiques de la région.
La CPTAQ avait émis des réserves concernant le territoire choisi pour
l'implantation du terminal méthanier à Lévis. L'organisme avait rejeté
de façon préliminaire la demande de la Ville de Lévis pour l'exclusion
de 190 hectares de la zone agricole, indiquant que le projet tel que
présenté aurait une incidence majeure sur l'agriculture.
Il ne manque désormais plus que le décret ministériel pour autoriser le
projet de terminal méthanier, ce qui pourrait être fait très
prochainement.
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Rabaska: Québec retire le dossier à la CPTA
jeu. 4 octobre 2007 - 18:10 |
Par Yves Gagné
Le gouvernement Charest a retiré le dossier du terminal méthanier
de Rabaska des mains de la Commission de protection du territoire
agricole.
La loi lui permet de le faire à cette étape-ci.
Attendre la CPTA signifierait un nouveau délai de six à douze mois, a
expliqué le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude
Béchard, en point de presse cet après-midi.
Une décision sur le controversé projet sur la rive sud de Québec devrait
être prise avant la fin d?octobre.
--> Texte de : Denis
Lessard La Presse.
Une épine de moins dans le pied de Rabaska
Le gouvernement Charest a levé jeudi le dernier obstacle qui
l'empêchait encore d'annoncer qu'il autorisera les promoteurs du projet
Rabaska à aller de l'avant avec la construction d'un port méthanier à
Lévis.
Les besoins énergétiques doivent donc primer sur la protection du zonage
agricole, aux yeux du gouvernement, qui a choisi d'exclure du dossier la
Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ), à la suite de
l'avis provisoire émis par l'organisme et qui était défavorable à
l'implantation du port méthanier à l'endroit prévu.
En conférence de presse, le ministre des Ressources naturelles, Claude
Béchard, a justifié cette décision du gouvernement en faisant valoir
l'urgence de la situation.
Selon lui, Québec veut ainsi s'assurer de pouvoir s'approvisionner en
gaz naturel sur le marché mondial dans les années qui viennent.
Il n'était donc pas question, a-t-il ajouté, de retarder encore
davantage la construction du mégaprojet de 840 millions $, qui devrait
faire l'objet d'une annonce officielle d'ici quelques semaines.
--> Texte de Jocelyne
Richer La Presse Canadienne.
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Rabaska : Pas d'expertises supplémentaires
mer. 3 octobre 2007 - 11:30 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
La ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, n'a pas l'intention de
commander des expertises supplémentaires sur le projet de terminal
méthanier comme le demandent des opposants.
La ministre indique que le gouvernement a tous les éléments en main pour
prendre sa décision et qu'il n'est pas question de demander d'avis
supplémentaires. « J'entends les opposants, nous devons les entendre,
mais en terme d'études et de rapports honnêtement, tout a suivi son
cours, tous les processus ont été respectés », soutient-elle.
Mardi, quatre groupes d'opposants, dont le Groupe d'initiatives et de
recherches appliquées au milieu (GIRAM), ont demandé à Québec de
procéder à une contre-expertise sur la sécurité du projet pour les
citoyens.
Après la fin septembre, c'est maintenant la fin de l'automne qu'évoque
la ministre pour une décision sur le projet Rabaska. Elle souligne que
le gouvernement a rendu sa décision dans le dossier du port méthanier de
Gros-Cacouna neuf mois après la décision du Bureau des audiences
publiques sur l'environnement.
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Opposants à Rabaska : La sécurité toujours au coeur des préoccupations
mar. 2 octobre 2007 - 17:11 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Les opposants au projet Rabaska réclament une contre-expertise sur
les dangers potentiels d'un port méthanier à Lévis.
Quatre associations de citoyens qui s'opposent au projet de terminal
méthanier Rabaska continuent leur lutte malgré la décision imminente du
gouvernement libéral dans le projet.
Les opposants, dont le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées
au milieu (GIRAM), demandent au gouvernement du Québec la réalisation
d'une contre-expertise de l'analyse de risques réalisée par Rabaska sur
les dangers potentiels d'un port méthanier à Lévis.
Gaston Cadrin, porte-parole du GIRAM, soutient que de nombreux doutes
subsistent en regard de la sécurité des populations vivant à proximité
du terminal projeté. « Est-ce que le gouvernement du Québec qui se
prépare à appuyer Rabaska par décret a analysé adéquatement le projet
sous l'angle de la sécurité ? », demande M. Cadrin.
Les opposants sont aussi préoccupés par la navigation. L'ex-directeur de
la sécurité maritime pour le Québec à Transports-Canada, Denis
Latrémouille, un citoyen de Lévis, a déposé un mémoire lors des
audiences du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE)
sur Rabaska. Il estime que les risques sont moins grands plus en aval
dans le fleuve qu'à Lévis pour l'installation d'un port méthanier. Il
affirme que le site de Gros-Cacouna est moins dangereux que celui de
Lévis, puisque, dit-il, le secteur de Gros-Cacouna est moins peuplé,
l'accès est plus facile et l'eau est plus profonde.
De son côté, le directeur du projet Rabaska, Glenn R. Kelly, affirme que
toutes les réponses aux inquiétudes se trouvent dans les quelque 25 000
pages de documents qui ont été présentés lors des audiences du Bureau
des audiences publiques sur l'environnement. Selon M. Kelly, plus rien
ne fait maintenant obstacle à un feu vert du gouvernement du Québec. Il
estime d'ailleurs que Québec a tous les éléments en main pour prendre sa
décision.
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Plan vert du gouvernement Charest : pas un feu vert à Rabaska, selon les écolos
mar. 2 octobre 2007 - 7:34 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Le gouvernement Charest a confirmé hier qu’il investira 25
millions $ dans un plan de conversion du mazout lourd aux énergies plus
vertes, comme le gaz naturel, mais il n’a pas pour autant obtenu des
groupes écologistes un feu vert à l’approbation du projet Rabaska.
« Malgré cette politique, l’implantation de ports méthaniers au Québec
n’est pas la voie à prioriser et mérite toujours un examen approfondi »,
ont fait valoir hier les porte-parole de Greenpeace, d’Équiterre, et du
Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement. Ils
réclament que le gouvernement confie à la Régie de l’énergie le mandat
de fouiller d’importantes questions laissées sans réponse par le BAPE.
Parmi ces questions : quels seront les besoins futurs du Québec en gaz
naturel et a-t-on besoin de plus d’un terminal, et le cas échant lequel ?
Quant au plan de conversion annoncé hier — et dont Le Soleil avait
révélé les grandes lignes la semaine dernière —, ces écologistes y
voient « un pas dans la bonne direction ». Mais ils jugent l’objectif de
conversion, qui est de 35 %, « trop modeste ». « Ce qu’on demande, c’est
l’élimination de l’utilisation du mazout », dit le porte-parole
d’Équiterre, Steven Guilbeault.
« Québec nous donne l’impression d’annoncer une mesure dans l’objectif
de favoriser l’implantation des terminaux méthaniers plutôt que
d’annoncer une mesure pour réduire les GES », dénonce de son côté un des
porte-parole de la Coalition Québec Vert Kyoto, André Bélisle. Un
programme de conversion doit, selon lui, tenir compte « des 12 millions
de tonnes de GES induites par la combution du gaz de Rabaska, fois deux
avec Cacouna ». Or, le plan de Québec, « au mieux, si tout allait bien
», dit-il, pourrait contrebalancer un million de tonnes d’ici 2012. « On
est loin de 24 millions. »
M. Bélisle reproche en outre au plan des ministres Claude Béchard
(Ressources naturelles) et Line Bauchamp (Environnement), de miser sur
le volontarisme des industries et des institutions, sans établir un
échéancier au-delà duquel le mazout lourd deviendrait interdit pour la
chauffe.
Tant M. Béchard que Mme Beauchamp ont soutenu hier qu’il n’y avait pas
de « lien direct » entre cette annonce et le dossier des ports
méthaniers. Les émissions des deux ports, affirme M. Béchard,
totaliseraient 280 000 tonnes de GES. « On parle ce matin d’un plan de
réduction de 1 million de tonnes. »
Le plan prévoit un resserrement de la norme de teneur en soufre du
mazout lourd qui aura un impact à la hausse sur les prix et constituera
un incitatif à la conversion, plaident les ministres. Québec réservera
25 millions $ à l’accompagnement des entreprises qui opteront pour le
gaz ou la biomasse.
La subvention pourra aller jusqu’à 40 $ la tonne de GES évitée. Le
gouvernement pense ainsi diminuer de 510 millions de litres la
consommation de mazout, soit 10 % des objectifs du plan vert.
Article de Martin Pelchat. Reproduit avec autorisation.
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La CPTAQ désaisie d'un dossier à deux reprises
lun. 1 octobre 2007 - 13:35 |
Par Yves Gagné
Source : Journal
le Peuple
Depuis qu'elle existe, la Commission de protection du territoire
agricole du Québec (CPTAQ)
s’est vu retirer deux dossiers où elle était appelée à se prononcer.
Dans un cas, le ministre de l’Agriculture était Jean Garon.
Dans un décret ministériel, le 745-84, adopté par le gouvernement du
Parti Québécois en litige portait sur la localisation à Mirabel, des
installations projetées de Bell Helicopter0Textron. Sous ce gouvernement
dirigé par René Lévesque, l’ex-maire de Lévis était le ministre de
l’Agriculture.
Dans l’autre cas, il remonte à 1998 dans le dossier du gazoduc TQM dont
le passage .tait projeté dans le territoire de la MRC Memphrémagog. Guy
Julien occupait le poste de ministre de l’Agriculture sous un
gouvernement péquiste dirigé par Lucien Bouchard.
Retour au Far West Rappelons que dans le quotidien Le Soleil,
au cours des derniers jours (la semaine dernière), Jean Garon plaidait
en faveur du respect de la Loi sur la protection du territoire agricole,
dont il a d’ailleurs la paternité. Selon lui, le gouvernement n’a «
aucune raison de contourner cette loi et que le jour où il la
contournerait, pour Rabaska ou un autre, ce serait un retour au Far West
et à la règle du plus fort ».
Ila ajouté que la CPTAQ a seulement fait sa job de protection du
territoire agricole et a simplement dit à la Ville de Lévis et à Rabaska
: « faites vos devoirs ».
Il semble que la Ville de Lévis a saisi le message. Mardi dernier, les
autorités municipales ont fait parvenir des documents additionnels à la
CPTAQ en signifiant notamment qu’il n’y avait pas d’autre endroit pour
implanter le complexe méthanier Rabaska.
Article de Denis Bouchard. Reproduit avec autorisation.
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Ports méthaniers : du mazout vers le gaz
sam. 29 septembre 2007 - 13:11 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Le
Soleil
Québec entend couper court aux arguments des opposants à Rabaska en
mettant de l'avant un programme de conversion du mazout aux énergies
plus vertes qui visera une réduction de 500 000 tonnes par an des
émissions de gaz à effet de serre, soit de quoi annuler l'impact des
deux ports méthaniers projetés, à Lévis et à Cacouna.
Selon ce qu'a appris Le Soleil, le gouvernement Charest entend consacrer
25 millions $ à ce programme, qui ciblera notamment les papetières,
responsables de l'émission de 400 000 tonnes de carbone par an en raison
de leur usage du mazout.
Québec veut notamment démontrer qu'un feu vert à Rabaska ne compromettra
pas les engagements de son plan de lutte contre les changements
climatiques.
--> Lisez la suite sur Cyberpresse.ca.
--> Aussi: Rabaska,
le syndrome du Suroît de Gilbert Lavoie.
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Ports méthaniers - Pas de place pour deux projets
ven. 28 septembre 2007 - 22:17 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Radio-Canada.ca
Pendant qu'on attend toujours la décision de Québec d'autoriser la
construction de deux ports méthaniers dans la province, un des
principaux acteurs en jeu a fait part de son opinion.
Gaz Métro,
un des trois partenaires du projet de terminal méthanier Rabaska,
à Lévis, soutient qu'il n'y a de la place que pour un seul projet à
court terme au Québec.
C'est ce qu'a déclaré la présidente et chef de la direction de Gaz
Métro, Sophie Brochu, lors d'une allocution devant les manufacturiers et
exportateurs du Québec, à Montréal.
Selon Mme Brochu, il y a trois facteurs qui expliquent que deux ports
méthaniers ne pourraient survivre à court terme. Premièrement, elle dit
que le marché international ne pourra pas approvisionner les deux
terminaux. Deuxièmement, elle indique que les marchés du Québec et de
l'Ontario sont trop petits. Finalement, il faudrait doubler les
capacités de transport du gaz naturel entre Québec et Montréal, ce qui
coûterait 1 milliard de dollars.
Rappelons que le projet Rabaska n'a toujours pas reçu l'aval du
gouvernement Charest. L'autre projet de port méthanier, celui de
Gros-Cacouna, dont Petro-Canada et Trans-Canada sont les promoteurs, a
reçu l'approbation gouvernementale le 27 juin dernier. Mais les
promoteurs de Gros-Cacouna ont indiqué cette semaine qu'ils retardaient
le projet de deux ans en raison de la forte augmentation des coûts de
construction. De plus, la direction d'Énergie Cacouna ne s'est toujours
pas entendue avec Gazprom, le principal fournisseur de gaz naturel au
monde.
Rassurer les groupes écologistes Mme Brochu a par
ailleurs tenté de rassurer les opposants au projet de son entreprise.
Selon elle, le projet Rabaska entraînera des réductions de 400 000
tonnes par an des réductions de gaz à effet de serre au Québec. Cette
situation serait possible, dit-elle, en favorisant une transition de la
consommation de mazout vers celle du gaz puisque le mazout pollue
environ 40 % de plus que le gaz.
À l'heure actuelle, le gaz naturel coûte de 15 % à 20 % plus cher que le
mazout, ce qui fait que Gaz Métro perd des clients au profit des
fournisseurs de mazout. Mme Brochu soutient qu'un terminal méthanier
ferait baisser le prix du gaz naturel d'au moins 5 %, ce qui lui
permettrait, selon elle, de récupérer une partie de cette clientèle.
Le gouvernement Charest abonde dans le même sens. Il a annoncé cette
semaine qu'il travaillait sur un programme « vert » qui annulerait
l'impact environnemental des ports méthaniers de Lévis et de Cacouna.
Ce programme de 25 millions de dollars viserait à inciter les
entreprises à délaisser volontairement le mazout pour le gaz naturel, ce
qui permettrait de diminuer de 500 000 tonnes par an les émissions de
GES, ce qui compenserait les 280 000 tonnes que produiraient les deux
terminaux méthaniers.
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Rabaska: Beaumont passe à l'attaque devant les tribunaux
ven. 28 septembre 2007 - 8:11 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Les tribunaux sont d'ores et déjà saisis d'une requête de la
municipalité de Beaumont visant à faire reconnaître la primauté de son
règlement 523 relatif aux matières dangereuses sur celui de Lévis « Une
première audition est prévue en Cour supérieure en octobre », a précisé
le maire suppléant, Pierre-Paul Sénéchal, hier.
Adopté décembre 2005 en conformité avec les lois municipales de
l'époque, le règlement 523 de la municipalité voisine de Lévis interdit
l'entreposage de matières dangereuses jusqu'à 1 km de ses limites
territoriales, ce qui inclut le site envisagé pour le terminal de GNL
(gaz naturel liquéfié) de Rabaska, à 400 mètres du côté lévisien.
En mai de cette année, la Ville de Lévis a elle aussi adopté une
réglementation autorisant sur son territoire l'entreposage des mêmes
produits dangereux « dans un rayon de 1 km des limites de la
municipalité de Beaumont ». Un règlement conçu, comme l'a expliqué à ce
moment l'administration de la mairesse Danielle Roy-Marinelli, pour «
rendre inapplicable sur cette partie de territoire le règlement 523 de
la municipalité de Beaumont ».
Compris dans le processus Ce débat à venir devant les
tribunaux est compris dans le processus d'examen gouvernemental du
projet méthanier lévisien. Celui-ci doit notamment encore passer par le
tamis de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ), qui
est à examiner la demande de dézonage de quelque 280 hectares que la
Ville de Lévis lui a acheminée en vue de l'installer. Il y a une
huitaine, dans un avis préliminaire, la Commission a statué que la
preuve ne lui a pas été faite que Rabaska ne pourrait pas s'installer
ailleurs que dans la zone verte de l'Est lévisien. Depuis,
l'administration municipale et Rabaska ont fait parvenir de nouveaux
documents à la Commission.
Déjà, un groupe de producteurs agricoles lévisiens a fait valoir que la
demande de la Ville de Lévis est de « soutirer inutilement » de bonnes
terres agricoles de sa zone verte. Parce qu'elle disposerait de plein
d'espaces industriels, à côté de la raffinerie d'Ultramar par exemple.
Beaumont défend également le créneau qui a aussi fait parvenir un
mémoire à la CPTAQ dans lequel elle affirme que Lévis a ignoré l'énoncé
politique de 2002 pour la protection des terres agricoles issu du débat
sur le droit de produire. Celui-ci oblige les municipalités à protéger
prioritairement les terres agricoles quand elles révisent leurs schémas
d'aménagement.
Il est question d'audiences publiques quelque part avant les Fêtes.
Article de Marc St-Pierre.
Reproduit avec autorisation.
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Protection du territoire agricole : Lévis et Rabaska déposent un nouveau document
jeu. 27 septembre 2007 - 12:08 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
La Ville de Lévis et Rabaska expriment à nouveau à la Commission
de protection du territoire agricole que le site choisi pour la
construction du port méthanier est le seul envisageable.
La Ville de Lévis et Rabaska n'ont pas voulu étirer les délais dans le
dossier de terminal méthanier et ont déjà bonifié leur dossier tel que
le demandait la Commission de protection du territoire agricole.
Il y a un peu plus d'une semaine, la Commission avait rejeté de façon
préliminaire le changement de zonage qui aurait permis aux promoteurs de
construire le port méthanier à l'extrémité est de Lévis. La Ville et
Rabaska avaient 30 jours pour fournir l'information supplémentaire, mais
le rapport a été déposé mardi.
Ce rapport de six pages fait l'analyse du territoire compris entre le
pont de Québec et la limite de Beaumont, du littoral jusqu'à 3 km dans
les terres. Il conclut que le site choisi est le seul envisageable.
Lévis et Rabaska espèrent maintenant que la Commission de protection du
territoire agricole changera d'avis et donnera son aval pour le dézonage
de 190 hectares qui font partie d'une zone verte.
Pas encore de décision de Québec Mercredi, le
gouvernement Charest a fait savoir qu'il n'était pas prêt à prendre une
décision dans le projet de port méthanier à Lévis. Le ministre des
Ressources naturelles du Québec, Claude Béchard, a affirmé que si le
gouvernement donnait son accord au projet Rabaska, celui-ci ne devrait
pas empêcher le Québec d'atteindre les objectifs du protocole de Kyoto.
Le gouvernement propose un programme de conversion du mazout qui
permettrait une réduction de 500 000 tonnes par année des émissions de
gaz à effet de serre. Cette mesure vise à compenser les 280 000 tonnes
d'émissions des deux ports méthaniers Rabaska et Gros-Cacouna combinés.
Les groupes environnementaux ne sont toutefois pas impressionnés par ces
efforts de Québec visant à les rassurer. Selon André Bélisle, président
de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique,
le gouvernement oublie une donnée importante dans ses calculs.
« Le gaz qui serait produit par les deux ports méthaniers, il va être
brûlé quelque part, alors si on brûle tout ce gaz là, [...] on parle de
24 millions de tonnes de gaz à effet de serre et c'est pas parce qu'on
arriverait à réduire de 500 000 tonnes qu'on arriverait à régler le
problème », soutient M. Bélisle.
Les groupes écologistes entendent poursuivre leurs efforts pour
mobiliser la population contre le projet Rabaska.
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Rabaska : Québec contre-attaque
jeu. 27 septembre 2007 - 7:28 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Québec entend couper court aux arguments des opposants à Rabaska
en mettant de l’avant un programme de conversion du mazout aux énergies
plus vertes qui visera une réduction de 500 000 tonnes par an des
émissions de gaz à effet de serre, soit de quoi annuler l’impact des
deux ports méthaniers projetés, à Lévis et à Cacouna.
Selon ce qu’a appris Le Soleil, le gouvernement Charest entend consacrer
25 millions $ à ce programme, qui ciblera notamment les papetières,
responsables de l’émission de 400 000 tonnes de carbone par an en raison
de leur usage du mazout.
Québec veut notamment démontrer qu’un feu vert à Rabaska ne compromettra
pas les engagements de son plan de lutte contre les changements
climatiques.
Emboîtant le pas à des villes comme New York, Toronto et Montréal, le
gouvernement imposera aux utilisateurs de mazout que sa teneur en soufre
ne dépasse pas 1 %. La réglementation sera une incitation à la
conversion parce que le mazout à 1 % de soufre coûte plus cher. Elle ne
s’appliquera toutefois dans toute sa rigueur que là où d’autres
technologies existent, pour ne pas pénaliser des régions comme la
Côte-Nord où le gaz naturel n’est pas disponible. Les entreprises
pourront recourir à la cogénération et à la biomasse.
Par ailleurs, le volet « accompagnement » du programme sera doté de 25
millions $ et aidera industries, institutions et municipalités à passer
aux énergies plus vertes.
Le programme vise à réduire les émissions de GES de 500 000 tonnes d’ici
2012. On plaide à Québec que les émissions estimées des futurs terminaux
méthaniers seront d’environ 140 000 tonnes par an par terminal —
évaluation contestée par certains environnementalistes. « Ce plan va
permettre au gouvernement de rencontrer les objectifs du plan de lutte
aux changements climatiques, même avec les ports méthaniers », note une
source informée. C’est dans l’enveloppe de 200 millions $ de ce plan de
lutte que Québec entend tirer les 25 millions $ du programme de
conversion. Le ministre Claude Béchard profite donc de son passage aux
Ressources naturelles pour concrétiser, avec ce nouveau programme, un
des engagements qu’il avait pris lui-même en accouchant du plan de lutte
contre les changements climatiques alors qu’il était à l’Environnement.
À la sortie du Conseil des ministres, hier, M. Béchard s’est dit
favorable à la conversion. « Notre stratégie énergétique dit qu’on veut
avoir un meilleur portefeuille énergétique, plus diversifié, alors ça
amène un certain nombre de décisions qu’on devra prendre. Mais en même
temps, dans le dossier Rabaska, je suis très sensible aux arguments
amenés par les environnementalistes, qui disent qu’il faudrait avoir
aussi un programme de reconversion du mazout vers des sources
énergétiques plus vertes, plus propres. On travaille déjà là-dessus et
on va continuer.»
Après avoir multiplié les signaux indiquant qu’il s’apprêtait à donner
le feu vert à Rabaska, le gouvernement Charest a fait durer le suspense
hier. Tant du côté du ministre Béchard que de celui de la ministre de
l’Environnement, Line Beauchamp, on a fait savoir qu’il restait du
travail à faire avant une décision finale, qui apparaît toutefois
imminente. « Ça suit son cours normal, a insisté Jean Charest. Je vous
rappelle que le promoteur, ce n’est pas le gouvernement du Québec, c’est
un promoteur privé. Nous, on a des étapes à suivre et à respecter et on
les suit. »
Article de Martin Pelchat. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska : La décision se fait attendre
mer. 26 septembre 2007 - 16:52 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Le ministre Béchard indique que le gouvernement n'a pas encore en
main tous les éléments pour trancher dans le dossier du terminal
méthanier à Lévis.
Le ministre des Ressources naturelles du Québec, Claude Béchard, affirme
que son gouvernement n'est pas prêt à prendre une décision dans le
dossier du projet de terminal méthanier Rabaska, à Lévis. Le ministre
Béchard indique que le gouvernement n'a pas encore en main tous les
éléments nécessaires pour faire ce choix.
Le ministre Béchard affirme que si le gouvernement donne son accord au
projet Rabaska, celui-ci ne devrait pas empêcher le Québec d'atteindre
les objectifs du protocole de Kyoto.
Il ajoute être très sensible aux différents arguments des groupes
environnementaux. « Si on veut avoir un ou deux ports méthaniers au
Québec, il faut, quelque part, qu'on réussisse à maintenir ou à
améliorer notre bilan énergétique, ça, c'est fondamental, et on
travaille déjà dessus. C'est quelque chose dans lequel je crois. Quand
j'entends plusieurs groupes environnementaux me parler de ça, ça atteint
une bonne oreille », dit-il.
Le projet de port méthanier soulève l'opposition de groupes
environnementalistes et d'une partie de la population. Les
environnementalistes reprochent au gouvernement d'aller de l'avant avec
le gaz naturel sans cadre réglementaire, donc sans s'assurer qu'il y
aura des gains dans le bilan énergétique du Québec.
Le Bureau des audiences publiques sur l'environnement a donné son feu
vert au projet en juillet dernier.
Les ministres du cabinet Charest, qui étaient réunis à Québec mercredi
matin, indiquent qu'une décision est imminente.
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Rabaska : Québec s'apprêterait à donner le feu vert
mar. 25 septembre 2007 - 18:49 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Radio-Canada a appris que les fonctionnaires ont déjà préparé les
arguments pour défendre l'appui du gouvernement au controversé projet de
terminal méthanier à Lévis.
Tout indique que le gouvernement du Québec s'apprête à donner le feu
vert au projet de terminal méthanier Rabaska, à Lévis.
Depuis quelques jours, les ministres multiplient les déclarations
d'appui au terminal méthanier de 840 millions de dollars. Le
gouvernement prépare d'ailleurs déjà sa stratégie pour défendre le
projet qui continue de soulever l'opposition des groupes écologistes.
Dans un document du service des communications du ministère des
Ressources naturelles et de la Faune, le gouvernement Charest demande à
ses conseillers en communication:
-
d'expliquer en quoi le projet Rabaska est pertinent d'un point de vue
énergétique et de dire qu'il répondra, dans un avenir très rapproché,
aux besoins des Québécois en gaz naturel;
-
de souligner que le BAPE, une institution démocratique, s'est prononcé
en faveur de ce projet (faire ressortir une conclusion ou un extrait
évocateur de la pertinence du projet);
-
d'expliquer que le projet de Gros-Cacouna est complémentaire au projet
Rabaska. Le projet de terminal de gaz naturel liquéfié de Cacouna,
situé à moins de 200 km de Lévis, a reçu l'aval du gouvernement en
juin.
Ces deux projets répondraient à la totalité des besoins en gaz naturel
du Québec.
Les écologistes accusent Québec de renier les objectifs du protocole de
Kyoto. « La combustion du gaz, que ce soit Rabaska ou Cacouna, c'est 24
millions de tonnes de gaz à effet de serre. Si on n'a pas de plan pour
contre-balancer ça, bien ça va s'ajouter au bilan », fait valoir André
Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la
pollution atmosphérique.
Les opposants au projet Rabaska comptent poursuivre la lutte. Certains
entendent même faire valoir en cour que le gouvernement Charest renie sa
loi sur le développement durable.
Mardi, la ministre Line Beauchamp a maintenu que le gouvernement allait
annoncer sa décision avant la fin septembre.
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Territoire agricole : Rabaska, le test ultime pour la Loi, prévient Jean Garon
mar. 25 septembre 2007 - 9:22 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Au risque d’un retour à l’absence de règles comme à l’époque du
Far West, le dossier Rabaska ne doit pas être l’occasion pour le
gouvernement de contourner la Loi sur la protection du territoire
agricole.
C'est ce qu’a souhaité l’ancien ministre de l’Agriculture dans le
cabinet de René Lévesque et père de la Loi sur la protection du
territoire agricole, Jean Garon, hier.
« Le gouvernement n’a aucune raison de le faire, mais le jour où il la
contournerait, pour Rabaska ou un autre, ce serait un retour au Far West
et à la règle du plus fort. Si le gouvernement devait passer outre à la
Loi, celle-ci n’existerait plus. Dans ce cadre, le dossier Rabaska est
un gros test pour la Loi », a noté M. Garon, estomaqué du concert de
cors et de cris des groupes socioéconomiques qui ont réclamé une
décision immédiate du Conseil des ministres. Pôle Québec
Chaudière-Appalaches a notamment réclamé qu’on mette fin au « cirque ».
« Cela devient incompréhensible. Dans une société civilisée et
démocratique, c’est la règle de droit qui s’applique. La Loi doit
s’appliquer, la Loi doit être respectée », a ajouté l’ex-député-ministre
de Lévis.
Ces jours-ci, dans un avis d’orientation préliminaire, la Commission de
protection du territoire agricole (CPTAQ) a constaté que la preuve ne
lui a pas été faite que le terminal méthanier Rabaska ne peut
s’installer ailleurs que dans la zone verte de l’est lévisien, à Cacouna
par exemple. Le tribunal agricole a également noté que « dans l’état
actuel du dossier, la demande serait refusée ».
« La CPTAQ a seulement fait sa job de protection du territoire agricole.
Elle n’a pas été bien méchante. Elle a simplement dit à la Ville de
Lévis et à Rabaska : ‘‘ Faites vos devoirs ’’», dit M. Garon.
Le propos du député de Lévis, Christian Lévesque, s’est situé au même
diapason du respect des institutions, qui a noté qu’« une partie du
travail doit être faite par le promoteur et la Ville ».
« Comme le Bape (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement), la
CPTAQ est une instance gouvernementale et ses décisions doivent être
respectées », a souligné M. Lévesque, dont l’appui au projet méthanier
ne s’est non plus jamais démenti.
Dans son rapport, la commission du Bape qui a étudié Rabaska a constaté
que la construction du terminal est « sujette à une décision de la CPTAQ
».
Article de Marc St-Pierre. Reproduit avec autorisation.
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À bon port réplique au GIRAM
lun. 24 septembre 2007 - 19:39 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Le
Soleil
Le regroupement À bon
port, qui milite pour le projet Rabaska
à Lévis, réplique à la dernière sortie du GIRAM en l'accusant de «
malhonnêteté intellectuelle ».
La semaine dernière, le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées
au milieu (GIRAM) accusait les promoteurs du projet de port méthanier de
« tricherie » en ayant inondé le Bureau
d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) de dizaines de
mémoires quasi identiques, réclamant du même coup une enquête.
Dans un texte publié en page 26, Isabelle Tremblay et Jean-Claude
Tardif, du mouvement populaire À bon port, affirment que les opposants
au projet ont eux-mêmes utilisé la stratégie qu'ils dénoncent
aujourd'hui. « On a retrouvé 47 mémoires identiques du côté des
opposants », affirme Jean-Claude Tardif au bout du fil. « On croit que
le public a le droit de connaître les deux côtés de la médaille. » M.
Tardif se dit ouvert à une enquête, à condition que les mémoires des
deux camps soient passés au peigne fin.
M. Tardif espère que le gouvernement Charest approuvera bientôt ce
controversé projet. La manifestation qui a regroupé des centaines de
manifestants à Montréal samedi est la preuve, selon lui, que les
anti-Rabaska n'ont pas réussi à rallier une grande partie de la
population. La décision du Cabinet est attendue pour la fin septembre.
Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska - Un ministre favorable
lun. 24 septembre 2007 - 19:29 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Radio-canada.ca
Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, le ministre de l'Agriculture
Laurent Lessard indique que le temps est venu de prendre une décision
dans le dossier de terminal méthanier Rabaska.
Le ministre de l'Agriculture, qui est aussi responsable de la région de
Chaudière-Appalaches, laisse entendre qu'il recommandera au Conseil des
ministres l'adoption du projet Rabaska à la réunion hebdomadaire de
mercredi.
Le ministre Lessard se dit surpris que la Commission
de protection du territoire agricole (CPTAQ) ait des réticences face
au projet. La CPTAQ a rejeté la demande de la Ville de Lévis pour
l'exclusion de 190 hectares de la zone agricole. Selon la Commission, le
projet tel que présenté aurait une incidence majeure sur l'agriculture.
Bien que le ministre affirme qu'il aurait préféré que les terres
agricoles ne soient pas touchées, il souligne que des activités
agricoles pourront se poursuivre à proximité et sur des terrains où
passeront des installations de Rabaska.
« Il y a une entente avec les producteurs agricoles, sur les baux de
location, pour permettre qu'il y ait de l'agriculture. Je trouve ça
intéressant ce qui s'est fait dans ce dossier là », dit-il.
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Projet Rabaska - Front commun
sam. 22 septembre 2007 - 12:22 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Radio-Canada.ca
Les acteurs économiques de la région et la Ville de Lévis pressent le
gouvernement d'annoncer sa décision concernant le projet Rabaska.
« Nous pensons qu'à peu près tout a été dit sur ce projet-là et que le
gouvernement a tout entre les mains pour prendre une décision finale »,
a déclaré le président de la Chambre de commerce de Lévis, Michel Paré.
Pourtant, plus tôt cette semaine, la Commission
de protection du territoire agricole (CPTAQ) a rejeté la requête de
la Ville de Lévis, qui demandait à ce que 190 hectares, d'un territoire
agricole convoité par les promoteurs du port méthanier, changent de
zonage. La Ville devra refaire ses devoirs, ce qui pourrait retarder le
projet de plusieurs mois.
« Le gouvernement a le pouvoir de passer outre la Commission, c'est ce
qu'on lui demande », a répondu Daniel Denis, président de la Chambre de
commerce de Québec.
Le président-directeur général de Pôle
Québec Chaudière-Appalaches, Paul-Arthur Huot, abonde dans
le même sens.
« On pourrait encore inventer de multiples recours. Il faut y mettre un
terme, le cirque a assez duré dans ce cas-ci », a-t-il affirmé.
En revanche, selon les opposants, un débat de fond reste à faire et le
sentiment d'urgence chez les défenseurs du projet Rabaska est révélateur.
« Ça illustre à quel point la panique est en train de s'installer parmi
ces gens-là », a noté le porte-parole de la Coalition Québec
Vert Kyoto, Daniel Breton.
Aussi, ce dernier espère que les Québécois participeront en grand nombre
à la manifestation contre le projet Rabaska, qui se tiendra samedi à
Montréal.
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La Ville de Lévis réagit à l'orientation préliminaire de la CPTAQ sur Rabaska
sam. 22 septembre 2007 - 12:12 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Ville
de Lévis
La Ville de Lévis a voulue réagir à la suite de la publication de
l'orientation préliminaire de la Commission
de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ)
concernant la demande de la Ville relativement à l'emplacement de Rabaska
et à son chemin d'accès à partir de la route Lallemand.
Pour les autorités, le site de Rabaska constitue le seul endroit où peut
s'implanter un tel projet sur le territoire de la nouvelle vile de
Lévis, s'agissant d'une zone à vocation industrialo-portuaire. De plus,
le Schéma d'aménagement de l'ex-MRC de Desjardins, et le projet de
Schéma d'aménagement et de développement adopté par la Ville de Lévis en
février dernier confirment sans ambiguïté cette vocation
industrialo-portuaire ce qu'a d'ailleurs formellement reconnu et
souligné le BAPE
dans son rapport de mai 2007. La Ville signale aussi que la Commission
reconnaît également que les répercussions économiques anticipées du
projet, tant à Lévis qu'à l'échelle régionale, sont fort importantes et
que les conséquences d'un refus pour la Ville seraient considérables.
Sur le plan des procédures, la Ville a tenu à rappeler qu'elle avait fait
tous ses devoirs, et même plus. « Nous avons respecté toutes les étapes
qui sont prescrites au plan légal et règlementaire pour ce type de
projet. Nous avons effectué toutes les analyses relatives aux éléments
relevant de notre juridiction. Nous avons consulté tous les intervenants
qui devaient l'être en pareil cas, dont notamment la Communauté
métropolitaine de Québec (CMQ), l'Union
des producteurs agricoles (UPA), le Comité consultatif agricole de
Lévis (CCA), la Commission consultative d'urbanisme et d'aménagement de
Lévis (CCUA), le Comité consultatif d'urbanisme de Desjardins, le
Conseil d'arrondissement de Desjardins, le comité exécutif et le comité
plénier de la Vile. De surcroît, nous avons soumis au BAPE un mémoire
étoffé sur le projet Rabaska, qui, rappelons-le, a l'appui de la grande
majorité des organismes socio-économiques et des citoyens de Lévis », a
indiqué la mairesse de Lévis, Mme Daniele Roy Marineli.
Tout en reconnaissant que la Commission a effectué un travail rigoureux,
la Ville déplore que celle-ci n'ait pas accepté de rencontrer ses
représentants, qui auraient pu aisément clarifier plusieurs des
interrogations formulées par la CPTAQ dans son orientation préliminaire.
Précisant que la Ville de Lévis a bien l'intention de répondre, dans le
délai de trente jours prescrit, à toutes les questions qui ont été
soulevées par la CPTAQ, la mairesse de Lévis a tenu à préciser qu' «il
n'est pas question pour la Vile de laisser tomber tous les citoyens et
les organismes qui appuient ce projet des plus structurants sur les
plans social et économique. Considérant l'ensemble des enjeux liés à un
tel projet, je me demande s'il n'est pas temps à présent pour le
gouvernement de prendre position sur ce projet ».
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Projet Rabaska : Un dur revers
jeu. 20 septembre 2007 - 14:10 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
La Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ)
a rejeté la demande de la Ville
de Lévis pour l'exclusion de 190 hectares de la zone agricole.
Le projet tel que présenté aurait, soutient la commission, une incidence
majeure sur l'agriculture.
Certes, cette décision préliminaire réjouit les opposants à Rabaska,
mais ces derniers doivent encore faire la preuve qu'il n'y a aucun autre
secteur sur lequel le port méthanier pourrait être aménagé, et où les
conséquences sur l'agriculture seraient négligeables. Selon le
porte-parole de Rabaska, Simon Poitras, cela ne devrait pas poser
problème.
« Nous allons donner davantage d'information à la CPTAQ et nous croyons
que nous pourrons aller de l'avant comme prévu », a-t-il affirmé.
De son côté, l'avocat Paul Langevin, qui représente des résidents du
secteur convoité par les promoteurs du projet Rabaska, félicite la
commission pour avoir apporté une nouvelle facette au débat.
« On s'est attaqué souvent, récemment, à l'indépendance du BAPE.
J'applaudis que la Commission du territoire agricole, elle, ne se soit
pas attaquée à ce niveau-là et ait rendu une décision qui est conforme à
sa loi », a-t-il déclaré.
En ce qui concerne la Ville de Lévis, elle a préféré s'abstenir de
commenter la décision avant d'en avoir scrupuleusement évalué la portée.
Elle dispose maintenant de 30 jours pour offrir une solution de rechange
à la commission.
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Ports méthaniers : la Coalition Québec vert Kyoto n'est pas contre, mais à certaines conditions
jeu. 20 septembre 2007 - 7:15 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
La Coalition Québec
vert Kyoto « serait ouverte » à l’implantation de ports méthaniers,
mais à certaines conditions, selon le porte-parole, Daniel Breton.
Avant de se prononcer favorable, l’organisme demande au gouvernement de
mettre en place un programme obligatoire de conversion du mazout et du
charbon vers des énergies propres, incluant le gaz naturel. La Coalition
exige également du gouvernement qu’il fixe un plafond d’émissions de GES
mais également des mécanismes afin d’obtenir une plus grande
surveillance de ces gaz.
En entrevue avec Le Soleil, le porte-parole se montre toutefois
circonspect face aux promoteurs des ports méthaniers au Québec. « On ne
peut pas se fier seulement à leur parole », dit-il. Selon lui, le Québec
aurait tort de miser toutes ses billes sur les lois du marché afin de
faire respecter l’environnement.
La Coalition réitère sa demande de tenir un moratoire sur les terminaux
méthaniers, et ce, jusqu’à ce que la stratégie énergétique du Québec
soit revue afin de respecter Kyoto. En guise de réponse à Gaz Métro, qui
a demandé à la Coalition de dévoiler son plan en vue de diminuer les
GES, l’organisme donne l’exemple de Cascades. Depuis quelques années, la
papetière a remplacé le mazout par diverses formes d’énergies vertes
comme la biomasse — qui ne produit pas de GES.
Vérifications faites, l’énergie verte est présente dans plusieurs usines
de la papetière, comme celle de Trois-Rivières, où 80 % de la vapeur est
produite par la biomasse. Toutefois, la première source d’énergie
utilisée par l’entreprise est le gaz naturel. L’implantation de ports
méthaniers est également bien vue par Cascades.
L’argument de Gaz Métro selon lequel le prix du gaz naturel fléchirait
avec un port méthanier est également torpillé par la Coalition. « Tous
les pronostics disent que les prix du gaz et du pétrole vont augmenter à
cause de la demande croissante... Je ne vois pas pourquoi ça serait
différent ici », dit-il.
Le porte-parole de la Coalition ne voit pas non plus d’un bon œil le
fait d’importer du gaz en Russie ou ailleurs vers les ports méthaniers.
« Je ne trouve pas que c’est une solution intelligente », affirme-t-il.
La Coalition croit aussi à certaines formes d’énergie comme la
géothermie, qui est utilisée dans certaines usines en Suède ou en
Islande. Un modèle à suivre, selon Daniel Breton.
Article de Olivier Bourque. Reproduit avec autorisation.
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Projet Rabaska : Line Beauchamp réitère sa confiance envers le BAPE
mer. 19 septembre 2007 - 12:55 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
La ministre de l'Environnement, Line
Beauchamp, ne commandera pas de recherche judiciaire sur les
tactiques des groupes qui appuient le projet de port méthanier à Lévis.
Elle répond ainsi à la requête des opposants au projet Rabaska, qui
demandaient, mardi, aux gouvernements fédéral et provincial d'ouvrir une
enquête à ce propos.
Ces derniers dénonçaient des irrégularités dans le processus d'audiences
du BAPE. Or, selon Mme Beauchamp, il n'y a pas lieu de remettre le
travail de la commission en cause.
« Le BAPE est un processus crédible. Une fois que des arguments sont
présentés, que ce soit dans 10 mémoires, 460 mémoires ou 2200 mémoires,
ce sont les arguments qui sont étudiés par les commissaires. Je pense
qu'ils ont tenu compte de l'ensemble des arguments présentés », a-t-elle
affirmé.
Les défenseurs du projet Rabaska accusés de tricherie Mardi,
le président du Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au
milieu (GIRAM), Gaston Cadrin, expliquait que le groupe qu'il dirige a
analysé les 699 mémoires déposés au BAPE, dont les deux tiers appuyaient
le projet de terminal méthanier. Aussi, disait-il, certains d'entre eux
étaient très semblables dans le style, la présentation et le contenu.
Ce qui faisait dire au GIRAM que les défenseurs du projet Rabaska
auraient fait circuler et signer des mémoires rédigés à l'avance par des
professionnels pour augmenter les appuis au projet.
« Je n'ai jamais vu une opération comme celle-là, un noyautage
systématique des audiences publiques. Cette forme de tricherie entache
lourdement le processus du BAPE », déplorait Gaston Cadrin.
Le groupe À bon Port était particulièrement montré du doigt, mais son
porte-parole, Stéphane Michaud, niait les allégations du GIRAM.
« Ce que je sais, c'est qu'eux-mêmes, les mouvements opposés, avaient
des formulaires pré-écrits qu'ils offraient à tous ceux qui s'opposaient
à Rabaska », répliquait-il.
Mobilisation populaire Ce nouveau rebondissement dans la saga
Rabaska démontre que les opposants ne sont pas prêts à abandonner la
partie, ce dont ils feront une fois de plus la preuve lors d'une grande
manifestation qui se tiendra samedi à Montréal.
Le gouvernement du Québec doit se prononcer d'ici la fin septembre sur
le projet de port méthanier à Lévis.
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Le terminal méthanier Rabaska : Le GIRAM crie à la supercherie
mer. 19 septembre 2007 - 6:45 |
Par Yves Gagné
Source :
Média Matin Québec
Des opposants au port méthanier Rabaska réclament le congédiement
des commissaires du BAPE qui ont analysé le projet et veulent que le
premier ministre Charest revoie tout le processus de consultation
publique.
À deux semaines de la décision finale du gouvernement du Québec sur ce
terminal méthanier de 840 millions de dollars, des groupes opposés au
projet font une nouvelle tentative pour empêcher l'autorisation de
Rabaska.
Le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (
GIRAM), présidé par M. Gaston Cadrin, de même que l'opposant Michel
Lessard prétendent s'être infiltrés parmi les partisans au projet
Rabaska.
Ainsi, convié à un cocktail organisé par le mouvement d'appui
À Bon Port, M. Lessard dit en avoir profité pour obtenir des
informations sur les opérations ayant mené au dépôt de 463 mémoires
favorables à Rabaska, devant la commission qui analysait l'impact
environnemental de ce terminal méthanier proposé par Gaz Métro, Gaz de
France et Enbridge à Lévis.
Mémoires non signés ou provenant d'entreprises commerciales sollicitées
par des chambres de commerce, rédigés par des communicateurs
professionnels qui ont demandé des prête-noms, contenant davantage
d'informations commerciales que d'arguments et souvent des stéréotypes
avec des thèmes répétitifs ont été observés par les opposants à Rabaska.
Ainsi, MM. Cadrin et Lessard doutent de l'authenticité des mémoires
favorables ayant été soumis majoritairement à la commission d'enquête
sur le projet. «Rabaska est une telle magouille», a dit M. Lessard, se
présentant comme un historien retraité de l'UQÀM.
Enquête Michel Lessard dit avoir communiqué avec des gens
qui soutiennent Rabaska et qui auraient affirmé avoir acheminé jusqu'à
25 mémoires d'appui à des membres de leur entourage avant de les
transmettre à la centrale syndicale FTQ-Construction, principal
partenaire du mouvement d'appui À Bon Port. Comme ils considèrent que le
processus du BAPE sur Rabaska a été manipulé, les opposants souhaitent
donc une enquête des gouvernements du Québec et du Canada, ainsi que le
congédiement des commissaires Qussaï Samak et Jean Paré, qui menaient
l'enquête.
C'est à la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des
Parcs, Line Beauchamp, que le cabinet du premier ministre a renvoyé la
balle. Cette dernière répond qu'elle poursuit le processus d'analyse
environnementale du projet Rabaska et qu'elle formulera ses
recommandations au Conseil des ministres d'ici à la fin du mois.
Quant au porte-parole du mouvement À Bon Port, M. Stéphane Michaud, il
répond que les prétentions des opposants à Rabaska constituent une vraie
machination orchestrée dans le but d'attirer l'attention.
Article de Annie
St-Pierre. Reproduit avec autorisation
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Projet Rabaska - Nouvelle attaque
mar. 18 septembre 2007 - 19:31 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Radio-Canada.ca
Les opposants au projet Rabaska dénoncent des irrégularités dans le
processus d'audiences du BAPE.
Ils demandent aux gouvernements fédéral et provincial d'ouvrir une
enquête sur les tactiques des groupes qui appuient le projet de port
méthanier à Lévis.
Le président du Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au
milieu (GIRAM), Gaston Cadrin, explique que le groupe qu'il dirige a
analysé les 699 mémoires déposés au BAPE, dont les deux tiers appuyaient
le projet de terminal méthanier. Aussi, dit-il, certains d'entre eux
étaient très semblables : dans le style, la présentation et le contenu.
Ce qui fait dire au GIRAM que les défenseurs du projet Rabaska
auraient fait circuler et signer des mémoires rédigés à l'avance par des
professionnels pour augmenter les appuis au projet.
« Je n'ai jamais vu une opération comme celle-là, un noyautage
systématique des audiences publiques. Cette forme de tricherie entache
lourdement le processus du BAPE, a déploré Gaston Cadrin.
Le groupe À bon Port
est particulièrement montré du doigt. Or, son porte-parole, Stéphane
Michaud, nie les allégations du GIRAM.
« Ce que je sais, c'est qu'eux-mêmes, les mouvements opposés, avaient
des formulaires pré écrits qu'ils offraient à tous ceux qui s'opposaient
à Rabaska », a-t-il répliqué.
Ce nouveau rebondissement dans la saga Rabaska démontre que les
opposants ne sont pas prêts à abandonner la partie, ce dont ils feront
une fois de plus la preuve, lors d'une grande manifestation qui se
tiendra samedi à Montréal.
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Anti-Rabaska: une manifestation nationale au programme
lun. 17 septembre 2007 - 23:57 |
Par Pascal Petitclerc
Bien que moins présents, les anti-Rabaska sont toujours actifs. Ceux-ci,
sous la bannière de Québec-Vert Kyoto annonce une grande manifestation
nationale (Kyoto en phase terminale ) contre le recul dans les objectifs
de Kyoto et contre les ports méthaniers. Cette grande manifestation aura
lieu à Montréal le 22 septembre.
Par cette manifestation, les organisateurs veulent exiger du
gouvernement du Québec un moratoire sur tout développement de terminal
méthanier, le temps de réviser sa stratégie énergétique (incluant le gaz
naturel) afin d'atteindre les objectifs du protocole de Kyoto, car,
disent-ils sans politique imposant la conversion du mazout vers le gaz
naturel, on ne peut compter sur la bonne foi des promoteurs.
--> Pour plus de détails sur la manifestation, consultez le site de Québec
Vert-Kyoto. Pour les détails logistiques pour les lévisiens, visitez
le site web de l'Appel.
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Rabaska: Couillard dit oui, son ministère de la Santé hésite
sam. 15 septembre 2007 - 11:46 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Le
Soleil
Le ministre de la Santé
et des Services sociaux, Philippe Couillard, a donné son appui au
projet Rabaska,
alors que son ministère n'est toujours pas en mesure de donner un avis
favorable au projet de port méthanier à Lévis.
La porte-parole du ministre a indiqué, hier, au Soleil, que les échanges
se poursuivent toujours avec le promoteur en vue d?identifier des
mesures de mitigation aux 16 points d?opposition soulevés par les
directions de santé publique de la Capitale-Nationale et de
Chaudière-Appalaches en début d?année.
« Le ministre veut des réponses satisfaisantes aux points soulevés par
les directions de santé publique avant de faire parvenir un avis
favorable à la ministre de l?Environnement », a affirmé, hier, au
Soleil, l'attaché de presse du ministre, Isabelle Merizzi.
Tout le portrait « Les échanges se poursuivent avec le
promoteur. Nous sommes en lien avec la Santé publique là-dessus. On est
assez confiants d'avoir les réponses pour des mesures de mitigation. Ça
nous prend tout le portrait », a-t-elle ajouté.
Mme Merizzi n'a pas été en mesure de préciser à quel moment l'avis
favorable du ministère pourrait être transmis à l'Environnement. Cette
semaine, des élus de la Rive-Sud et la Chambre de commerce de Québec ont
fait pression sur le gouvernement Charest afin que le permis d'un
terminal méthanier soit accordé au plus tôt au consortium Rabaska.
L'appui du ministre Couillard au projet Rabaska est venu en début de
semaine de la bouche du président de la Chambre de commerce de Québec.
Par la suite, la porte-parole du ministre a confirmé l'information.
« Le ministre est responsable de la région de la Capitale-Nationale. Il
se préoccupe du développement économique de la région, mais il est aussi
ministre de la Santé et des Services sociaux », a exprimé la
porte-parole du ministre Couillard.
La prise de position du ministre pourrait créer une forte pression sur
les professionnels chargés d'étudier les réponses du promoteur aux
points soulevés par les directions de la santé publique dans
l'éventualité où ces réponses seraient insatisfaisantes.
Article de Pierre Pelchat. Reproduit avec autorisation.
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Les élus de la Rive-Sud s'impatientent
sam. 15 septembre 2007 - 11:29 |
Par Pascal Petitclerc
[NDLR: Pour faire suite à l'article de mardi qui a tant suscité de
commentaires !!]
Les élus de la Rive-Sud de Québec pressent le gouvernement Charest de
donner le feu vert au projet de port méthanier Rabaska.
La décision est attendue à la fin du mois mais, pour les élus, il n'y a
pas lieu d'attendre plus longtemps puisque le débat a été fait et
tranché devant et par le Bureau d'audiences publiques sur
l'environnement.
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L'ADQ accusée d'incohérence
mer. 12 septembre 2007 - 22:24 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
La Coalition
Québec Vert Kyoto estime que le parti
de Mario Dumont est incohérent en appuyant les projets de ports
méthaniers Rabaska
et d'Énergie
Cacouna tout en étant membre du regroupement d'environnementalistes
qui prône une réduction des gaz à effet de serre.
« C'est clair que nous allons leur poser des questions, de sérieuses
questions. C'est clair qu'ils sont incohérents dans leur approche », a
constaté le porte-parole de la Coalition, Daniel Breton.
Il y a une huitaine, à l'occasion d'un exercice de concertation, les
militants de Mario Dumont ont convenu d'entamer une réflexion en vue de
donner à leur parti une « vision plus verte », a noté M. Breton. Cette
réflexion a notamment inclu des échanges avec Québec Vert Kyoto sur les
changements climatiques et également sur les enjeux énergétiques et
économiques.
« Là, à l'évidence, ils ont décidé d'agir avant et de réfléchir ensuite.
Ils mettent la charrue avant les b?ufs », a-t-il résumé.
Lundi, Québec Vert Kyoto, qui compte près de 70 groupes membres et
sympathisants, a réclamé un moratoire sur tout développement de terminal
méthanier en faisant valoir que le recours au gaz naturel augmentera la
dépendance aux énergies fossiles importées. La Coalition demande qu'une
étude soit réalisée sur la justification énergétique de ces projets et
sur la pertinence du développement du secteur gazier au Québec.
Hier, le député adéquiste de Lévis, Christian Lévesque, a dit ne pas
voir d'incohérence dans la position de son parti de faire partie de
Québec Vert Kyoto avec le groupe d'opposants à Rabaska Rabat-Joie et
d'appuyer les deux projets de ports méthaniers dans sa circonscription
électorale et celle de son chef. À son avis, il est normal qu'il y ait
des positions divergentes dans un groupe. Il ne croit pas que son parti
se retirera de la Coalition.
M. Lévesque a laissé entendre que l'utilisation du gaz naturel sera bon
pour l'environnement parce qu'il remplacera, pense-t-il, le charbon et
l'huile à chauffage, comme celle produite par la raffinerie Ultramar, au
Québec et en Ontario.
En plus de l'ADQ, les Partis verts du Québec et du Canada, le Bloc
québécois et le NPD font partie de Québec Vert Kyoto. L'Action
démocratique s'est jointe à la Coalition en 2004 pour s'opposer à la
construction de la centrale du Suroît.
Accompagné de cinq autres députés de l'Action démocratique de
Chaudière-Appalaches, du député conservateur Steven Blaney, de la
mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, et du président de la
Conférence régionale des élus, Réal Laverdière, l'ex-président de la
Chambre de commerce de Lévis a pressé les gouvernements Charest et
Harper de donner le feu vert définitif au projet Rabaska.
Le député Blaney, dont le gouvernement est critiqué pour ne pas avoir
respecté l'accord de Kyoto, a avancé, hier, qu'il faudrait six ports
méthaniers de l'envergure de ceux de Rabaska et de Cacouna pour répondre
aux besoins en gaz naturel liquéfié du Québec et de l'Ontario.
Article de Marc St-Pierre
et Pierre Pelchat. Reproduit avec autorisation.
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Coalition arc-en-ciel pour Rabaska
mar. 11 septembre 2007 - 7:02 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Les élus de la Rive-Sud de Québec, à quelques rares exceptions
près, uniront leurs voix, cet après-midi, pour réclamer du gouvernement
Charest un feu vert définitif pour le projet Rabaska.
La sortie en faveur de l'implantation à Lévis d'un terminal de
transbordement du gaz naturel se fera toutes couleurs et tous paliers de
gouvernement confondus. Dans une salle d'un hôtel lévisien, la coalition
regroupera des élus du monde municipal, mais aussi des députés de
l'Action démocratique du Québec de la région ainsi que ceux du Parti
conservateur du Canada.
Selon nos informations, le maire de Beaumont sera absent. Ses collègues
sur la Rive-Sud ne s'en étonneront pas : le maire André Goulet conteste
devant les tribunaux le projet Rabaska. Autre absent, le député-ministre
Laurent Lessard (Frontenac). Version officieuse : M. Lessard ne voudrait
pas se « positionner » tant que la ministre de l'Environnement Line
Beauchamp n'a pas signé le décret gouvernemental autorisant les
promoteurs à lancer les travaux pour le terminal.
Le député adéquiste de Lévis, Christian Lévesque, fera partie de ce qui
se veut une démonstration de force. À ses côtés se trouvera notamment le
député fédéral de Lévis-Bellechasse, le conservateur Steven Blaney.
M. Lévesque ne doute pas que le gouvernement libéral de Jean Charest
soit favorable. « Il n'attend rien qu'un message clair de la population
» à l'appui d'un projet représentant des investissements de 840 millions
$. L'élu de l'ADQ a signalé qu'il s'est entretenu du sujet avec la
ministre Beauchamp récemment. « Ce fut une belle rencontre cordiale. »
La sortie d'aujourd'hui a été préparée par la Conférence des élus de la
Rive-Sud. Une source a insisté sur le fait qu'elle ne doit pas être vue
comme une réplique à la conférence donnée hier à Montréal par des
écologistes opposés au projet de terminal méthanier. Détracteurs et
endosseurs de Rabaska semblent cependant engagés dans une bataille
d'appuis politiques et populaires.
La MRC de Bellechasse a adopté une résolution endossant le projet, il y
a un mois. Son porte-parole dans ce dossier s'appelle Claude Lachance,
un ex-député péquiste de la région, maintenant maire de Saint-Nazaire.
Contrairement au Parti québécois, M. Lachance milite activement pour
l'implantation du terminal. Lui aussi voit la réu-nion de cet après-midi
comme un moyen d'envoyer au gouvernement québécois un signe « clair que
les appuis sont là ».
En entrevue, l'adéquiste Christian Lévesque a mentionné qu'il reviendra
à la charge avec un projet de loi préconisant le versement de redevances
à la Ville de Lévis. Le gouvernement en sera saisi dès la prochaine
session, a-t-il insisté. La législation propose que les propriétaires de
Rabaska octroient 7 millions $ par an aux autorités municipales au
démarrage des installations. Au bout de 20 ans, cette somme atteindrait
11 M $.
Article de Michel Corbeil.
Reproduit avec autorisation.
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Opposants à Rabaska: appel à la mobilisation nationale
dim. 9 septembre 2007 - 7:28 |
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