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Lévis Urbain : Catégorie Industriel

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Mégaquartier à Lévis: plus grand que les Plaines!
jeu. 18 mars 2010 - 23:26

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Lévis aura bientôt sa version du Quartier Dix30 de Brossard : un nouveau quartier commercial et résidentiel verra le jour tout le long de l'autoroute 20, entre Charny et Saint-Romuald.

Le Mégacentre Rive-Sud, qui regroupe déjà plusieurs grandes surfaces et immeubles de bureaux à la tête des ponts, sera agrandi de 127,5 hectares, soit une superficie plus grande que la totalité des plaines d'Abraham.

« Avec Miscéo dans Desjardins, c'est le plus gros projet de développement à Lévis », s'enthousiasme la mairesse de l'endroit, Danielle Roy Marinelli, en entrevue au Soleil.

D'ici trois à cinq ans, le nouveau quartier, qui a reçu l'aval des élus lundi, couvrira tous les terrains disponibles de part et d'autre de l'autoroute Jean-Lesage, entre les sorties 314 (Charny) et 318 (Saint-Jean-Chrysostome et Saint-Romuald), jusqu'à la route 132, du côté nord. Ces terrains sont couverts de boisés ou laissés vacants. À terme, le quartier viendra rejoindre la zone industrielle.

Photo : Le Soleil

La Ville de Lévis ne veut pas d'un simple power center élargi; elle vise la création d'un quartier où se mixeront petits et grands commerces, hôtels, lieux de loisirs, espaces à bureaux d'au moins huit étages ainsi que beaucoup de résidences multifamiliales à forte densité, comme des jumelés, des condominiums.

Bref, un milieu de vie et pas seulement un centre commercial en plein air, dit la Ville.

Les clients et les résidants pourront faire le maximum de déplacements à pied ou à vélo, promet-on, et l'arrêt d'autobus ne sera jamais bien loin.

Le nouveau centre d'échanges des réseaux de transport Rive-Nord et Rive-Sud sera d'ailleurs bâti à proximité, près du chemin du Sault.

La Ville de Lévis devra quand même ajouter des liens routiers dans ce secteur pour dégager le boulevard de la Rive-Sud et le chemin du Sault. Plusieurs raccordements avec des bretelles d'autoroute devront aussi être construits.

Un « Quartier Vingt 73 »?

Pour améliorer le coup d'oeil, les espaces de stationnement seront situés derrière les bâtiments et les crans rocheux, ces butons naturels à proximité de l'autoroute, devront être préservés de la dynamite des constructeurs.

Ce vaste projet de la Rive-Sud de Québec a des allures du Quartier Dix30, le développement de 83 hectares né il y a quelques années à Brossard, en banlieue de Montréal, au croisement des autoroutes 10 et 30.

Dans ce qui était autrefois un champ, près de 150 commerces et restaurants ont été bâtis, en plus d'un hôtel, d'un cinéma et d'une salle de spectacle. Des places publiques accueillent les passants. Des dizaines de maisons luxueuses ont poussé, tout à côté du quartier marchand qui se qualifie de lifestyle center.

« Il peut y avoir une ressemblance avec le Quartier Dix30, convient la mairesse Danielle Roy Marinelli. Les urbanistes sont très au fait des nouvelles tendances et ils nous les présentent. Mais nous, on part avec une situation différente, un hybride de milieu déjà bâti et de terrains vacants. »

Depuis deux ans déjà, la demi-douzaine de promoteurs immobiliers propriétaires des terrains, dont Cominar et Les Placements D.T. inc., attend impatiemment d'avoir le droit de construire. « Mais on a voulu prendre un recul et on ne voulait pas développer à la pièce ce secteur parce qu'il est trop stratégique, indique la mairesse. C'est une belle vitrine sur la 20 pour nous, on veut bien contrôler ce développement-là. »

Près de 100 000 véhicules circulent chaque jour dans cette portion de l'autoroute Jean-Lesage. «La Ville de Lévis aurait avantage à développer cette vitrine avec des implantations relativement prestigieuses, offrant une apparence de grande qualité, de façon à témoigner de son dynamisme et apte à contribuer à la fierté des citoyens et des citoyennes», écrivent les fonctionnaires responsables du dossier.

Les paris sont ouverts sur quels nouveaux commerces déménageront dans ce nouveau quartier. La compagnie Costco, membre de la Chambre de commerce de Lévis, n'envisage pas d'ouvrir une succursale à court terme, mais ne ferme pas la porte.

« Une bonne nouvelle »

Michel Dallaire, le grand patron de Cominar, le plus important propriétaire d'immeubles commerciaux au Québec, se disait heureux hier, en entrevue, d'entendre que le conseil municipal avait fait un pas de plus dans ce dossier. « C'est une bonne nouvelle, commente M. Dallaire. Ça fait plusieurs années qu'on est dans ce secteur. »

Les Placements D.T. inc. évaluent qu'environ 500 unités résidentielles multifamiliales pourront voir le jour, dans une section plus éloignée de l'autoroute.

Aucun contrat avec des clients commerciaux n'est encore signé, mais la demande dépasse de quatre fois l'offre pour ces terrains très stratégiques, signale le promoteur.


Article de Isabelle Mathieu. Reproduit avec autorisation.


Pas de haute vitesse... à Lévis
mar. 16 mars 2010 - 6:51

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Incroyable, mais vrai, en mars 2010, près de 300 résidences et entreprises n'ont toujours pas accès à Internet haute vitesse... à Lévis.

Ces maisons et industries sont situées à la frontière sud de la ville de Lévis, dans les zones rurales des secteurs Pintendre, Saint-Jean-Chrysostome (chemins Terrebonne et Pénin Sud), Saint-Étienne et Saint-Nicolas. Malgré des demandes répétées des citoyens, les principaux fournisseurs comme Bell et Vidéotron ont toujours refusé de desservir ces secteurs, jugés non-rentables, rapportent les clients frustrés. « Ils sont encore avec la ligne téléphonique, raconte le conseiller municipal de Saint-Jean-Chrysostome-sud, Guy Dumoulin. S'ils font un appel téléphonique, ils perdent Internet. »

Le plus frustrant, ajoute le conseiller municipal, c'est que bien des citoyens voient les poteaux de Vidéotron au loin, mais n'y ont pas accès.

Un plus petit joueur
Grâce à un fonds de 61 000 $ obtenu de la Conférence régional des élus, la Ville de Lévis souhaite attirer un plus petit joueur afin que les citoyens aient droit au service. «On sait que la compagnie Novicom dessert certains secteurs ruraux, dit Guy Dumoulin. On croit que ça pourrait être étendu chez nous.»

Au total, plus de 98 % du territoire de Lévis est desservi par la couverture haute vitesse.


Article de Isabelle Mathieu. Reproduit avec autorisation.


La voie est dégagée pour le pipeline d'Ultramar
mar. 9 mars 2010 - 18:55

Par Yves Gagné

Source : Le Peuple Lévis

Ultramar va pouvoir entamer la construction de son pipeline cette année, les derniers obstacles ayant été levés par le gouvernement. En effet, la vice-première ministre, Nathalie Normandeau confirme que le gouvernement a soustrait de la compétence de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) l'analyse du projet Pipeline Saint-Laurent pour la portion située sur le territoire des municipalités de Saint-Charles-sur-Richelieu, de Saint-Marc-sur-Richelieu et de Saint-Mathieu-de-Beloeil.

« Les retards accumulés et ceux qui pourraient s'ajouter risquaient de compromettre la réalisation de ce projet. Évalué à 350 millions de dollars, cet investissement est d'une importance stratégique pour le Québec, notamment pour alimenter la grande région de Montréal et l'ouest du Québec en produits pétroliers à partir de la raffinerie de Lévis », a déclaré Mme Normandeau. Dans les faits cette décision touche 3,7 km de distance sur un tracé total qui en compte plus de 240.

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs sera appelé à délivrer un certificat d'autorisation pour la portion située sur le territoire des municipalités de Saint-Charles-sur-Richelieu, de Saint-Marc-sur-Richelieu et de Saint-Mathieu-de-Beloeil de même que pour la portion située sur le territoire de la Ville de Lévis.

En octobre dernier, le gouvernement du Québec avait annoncé la délivrance d'un certificat autorisant la compagnie Ultramar à procéder à la construction du pipeline dans 28 des 32 municipalités qui se trouvent sur le tracé du pipeline. «Ce projet est majeur sur le plan environnemental. Il assurera le transport de 100 000 barils/jour de produits pétroliers en éliminant en bonne partie le passage de wagons-citernes dans des zones urbaines sensibles», a expliqué la ministre Normandeau.

Fin des travaux en 2011 Le projet de Ultramar, rappelons-le, consiste à installer, entre la raffinerie Jean-Gaulin à Lévis et ses installations de Montréal-Est, un pipeline de 240 kilomètres qui lui permettra d'effectuer le transport de produits pétroliers raffinés. Sa réalisation devrait créer 2 000 emplois directs et indirects en période de construction et, par la suite, douze emplois permanents en période d'exploitation.

Louis Forget, porte-parole d'Ultramar, a indiqué pour sa part que les travaux devraient être parachevés à la fin de 2011. À Lévis, il y a cependant un propriétaire terrien qui conteste la décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Ultramar n'aura d'autre choix que de tenter de régler l'affaire devant le tribunal administratif.


Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.


Contrats de 400 millions $ : Davie très bien « positionné »
mar. 12 janvier 2010 - 21:52

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Le président de la Société des traversiers du Québec (STQ), Georges Farrah, estime que le chantier naval Davie est en très bonne position pour rafler les contrats d'une valeur de 400 millions $ pour la construction de trois nouveaux traversiers.

La partie n'est toutefois pas gagnée d'avance pour l'entreprise de Lévis. « Ça va dépendre aussi du jeu des appels d'offres », a précisé, mardi, M. Farrah, au cours d'une conférence de presse, en présence du ministre Norman MacMillan.

La construction de ces navires généraient des retombées économiques majeures sur la Rive-Sud et dans la grande région de Québec. Des centaines, voire plus d'un millier de travailleurs seraient mobilisés pour ces travaux sur une période de 18 à 24 mois.

En vertu d'un accord sur le commerce entre les provinces, les chantiers navals des autres provinces canadiennes pourront présenter des soumissions pour ces contrats. On s'attend à ce que l'appel d'offres soit lancée au cours de l'été prochain.

Proposition
Les entreprises intéressées auraient de deux à trois mois pour présenter leur proposition. Par la suite, le gouvernement québécois fera son choix du ou des chantiers qui construiront les navires.

Le chantier naval de Lévis ne cache pas son intérêt pour construire les trois traversiers. « On peut intégrer ces projets avec ceux que nous avons. Nous livrerons cette année trois navires et deux autres en 2011. Nous pourrions débuter la construction des traversiers l'an prochain », a indiqué la responsable des communications chez Davie, Marie-Christine St-Pierre.

« Ces contrats nous permettraient de conserver un haut niveau d'emplois alors que le marché privé et commercial et celui de l'offshore sont au ralenti en raison du contexte économique. On mise beaucoup sur ces contrats pour continuer à fonctionner à plein régime », a-t-elle ajouté. Pour l'heure, l'entreprise compte plus de 1600 employés.

À la STQ, on prévoit remplacer le Camille-Marcoux - qui fait la navette entre Matane, Baie-Comeau et Godbout - d'ici les quatre prochaines années.

Quant aux deux navires jumeaux qui assureront la traversée entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac, on s'attend de les mettre en service un peu plus tôt.

Contrats
Mardi, on a procédé à la signature des deux contrats de services professionnels en architecture navale et en ingénierie pour la conception et également le suivi de construction des trois nouveaux traversiers.

Deux entreprises de Québec - Navtech et Concept naval - font partie des consortiums qui ont obtenu ces contrats.

L'entente avec le consortium Navtech-Deltamarin pour les plans du navire qui remplacera le Camille-Marcoux est d'une valeur de 4 millions $.

Le contrat accordé au consortium Concept naval STX pour les plans des deux autres navires est de 3,8 millions $. Les plans et devis doivent être remis d'ici la fin de juin prochain.


Article de Pierre Pelchat. Reproduit avec autorisation.


Fermeture de la raffinerie de Shell: Ultramar a la voie libre
sam. 9 janvier 2010 - 7:23

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

La fermeture de la raffinerie Shell dans la métropole pourrait accélérer des travaux d'expansion de près de 1,5 milliard $ à la raffinerie Ultramar de Lévis.

« Il va y avoir des opportunités pour nous, c'est évident », a laissé entendre hier au Soleil le directeur des affaires publiques d'Ultramar, Michel Martin.

Ultramar, qui avait repoussé l'an dernier des investissements majeurs à sa raffinerie de Lévis, pourrait ainsi refaire rapidement ses devoirs et annoncer qu'elle va de l'avant.

« Notre raffinerie est toujours en position pour poursuivre son plan d'investissements », a fait savoir M. Martin.

Les investissements d'Ultramar et sa société mère texane, Valero Energy, feraient ainsi augmenter la production d'essence et de carburants à partir de résidus de raffinage, le mazout lourd, qui représente encore un peu plus de 10 % de la production totale de la raffinerie de Lévis.

Pour l'heure, la raffinerie d'Ultramar a une capacité de production de 265 000 barils de pétrole par jour, soit environ le tiers de la consommation quotidienne du marché Québec-Ontario. La raffinerie de Shell à Montréal-Est comptait sur une production quotidienne de 130 000 barils de pétrole pour alimenter ce lucratif marché.

Hier, plusieurs analystes financiers ont estimé que Valero Energy n'avait plus le choix d'ordonner une expansion de ses activités à sa raffinerie à Lévis.

« Des investissements et des travaux d'agrandissement sont à prévoir prochainement », a fait savoir le président de la firme Lipow Oil Associates de Houston, Andy Lipow. Selon ce dernier, non seulement Ultramar pourrait passer à l'action pour renforcer sa position dans le marché pétrolier de l'est du Canada, mais Irving (raffinerie de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick) risque également de passer à l'action.

« Nous pourrions assister à un repositionnement des joueurs au cours des prochaines années. Ce qui devrait mener à une hausse de la production et des bénéfices », a indiqué M. Lipow.

Pipeline de 300 millions $
Il faut dire que pour Ultramar, les projets d'expansion ne manquent pas. D'ici quelques mois, la pétrolière commencera la construction du pipeline de 240 kilomètres qui reliera sa raffinerie de Lévis à ses installations de stockage de Montréal-Est.

Si tout se déroule comme prévu, les travaux de construction du pipeline de 300 millions $ s'échelonneront de l'automne 2010 à l'automne 2012.

Entre 2001 et 2007, Ultramar a investi plus de 1 milliard $ dans ses installations de Lévis afin de répondre à des normes environnementales plus vigoureuses. Ces travaux d'agrandissement avaient également permis à la raffinerie de faire passer sa capacité de production de 160 000 à 260 000 barils par jour.

Hier, à la Bourse de New York, le titre de Valero Energy (VLO) a terminé la journée à 18,69 $US, en baisse de 26 ¢US.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Rabaska fait un pas de plus en ce début de décennie
ven. 8 janvier 2010 - 17:53

Par Yves Gagné

Source : Le Peuple Lévis

Le projet de port méthanier à Lévis est encore loin de se concrétiser, mais le consortium Rabaska n'en continue pas moins d'investir en faisant l'acquisition d’une vingtaine de propriétés sur lesquelles il avait des options d'achat. Ce pas de plus vient ajouter près de 8 M$ aux 50 M$ déjà consacrés au projet jusqu'ici.

Le 31 décembre dernier était la date d'échéance des ententes d'options d'achat remontant à 2004 avec une vingtaine de propriétaires de résidences et de terrains du secteur concerné. Le consortium avait à décider entre reconduire les options d'achat ou procéder à l'acquisition des propriétés se situant dans la zone des installations projetées et à proximité d'un couloir technique.

Ainsi, plutôt que de continuer à verser des sommes forfaitaires aux propriétaires, on a opté pour l'acquisition des terrains et résidences. Les résidants concernés ont maintenant le choix de quitter les lieux ou de verser un loyer au consortium Rabaska pour continuer d'habiter leur résidence. Cependant, moins d'une dizaine d'entre eux n'auront pas le choix de se reloger lorsque les travaux s'entameront, comme nous l'a indiqué André L'Écuyer, président de Rabaska.

Certains devront partir
« Ceux qui vont devoir déménager, a expliqué M. L'Écuyer, sont les résidants qui possèdent des résidences et des terrains dans le couloir technique qui reliera le port méthanier aux installations, qui seront implantées sur nos terrains entre la 132 et l'autoroute 20. » En ce qui a trait aux autres propriétaires qui habitent dans la zone de 1,5 km auxquels s'applique la politique de compensation prévue par Rabaska, il leur sera toujours possible de vendre leur maison.

«Si les propriétaires de cette zone décident de vendre lorsque la construction commencera, rappelle M. L'Écuyer, on va protéger la valeur

de leur maison. S'ils n’obtiennent pas une offre raisonnable dans les douze mois, on pourra acheter. » Ce dernier estime toutefois qu'il y aura des acheteurs puisqu'il y a en ce moment des gens qui se construisent des résidences de valeur dans ce secteur.

« Ce n'est pas vrai que tous veulent partir », affirme le président de Rabaska avec conviction. En ce qui concerne le projet, M. L'Écuyer assure que les partenaires du consortium y croient toujours. « Nos partenaires voient à long terme », a-t-il conclu.


Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.


Chantiers Davie: un an plus tard... près de 700 travailleurs de plus
ven. 8 janvier 2010 - 7:40

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Après une année fertile en rebondissements marquée, entre autres, par l'embauche de tout près de 700 nouveaux travailleurs, Chantiers Davie entend tout mettre en oeuvre en 2010 pour assurer la pérennité des emplois.

À la même période, l'an dernier, le chantier maritime de Lévis était désert. Aux prises avec des problèmes de liquidités et incapable de trouver du financement pour assurer la poursuite de ses activités, l'entreprise mettait à pied temporairement ses 1100 employés.

Graduellement, à compter de la mi-février, Chantiers Davie a recommencé à rappeler ses travailleurs.

Pour y arriver, il a pu compter sur l'aide des gouvernements, notamment de celui du Canada, qui ont volé au secours des deux principaux clients de Chantiers Davie - Cecon et Ocean Hotels - qui éprouvaient toutes les misères du monde à compléter le financement pour la construction de leurs navires.

Des goussets du fédéral, Cecon a reçu un prêt de 200 mil­lions $US, alors qu'Ocean Hotels a pu bénéficier à son tour d'un prêt de 100 millions $US.

À compter du mois de mai, Chantiers Davie s'est placé en mode embauche. «Une opération de recrutement colossale», témoigne François Lefebvre, le président de la firme de recrutement ANCIA chargée de mener à bon port cette campagne ambitieuse visant le recrutement de centaines de nouveaux salariés.

Au dernier décompte : 1761 travailleurs
Selon la vice-présidente aux communications de Chantiers Davie, Marie-Christine St-Pierre, l'embauche n'est pas terminée au chantier, qui, au décompte du 28 décembre dernier, fournissait un gagne-pain à 1761 personnes.

Toutefois, précise-t-elle, l'accent sera mis sur la stabilité de la main-d'oeuvre.

« Nous avons embauché beaucoup de nouveaux travailleurs ces derniers mois et nous voulons les garder. Il faut donc s'assurer d'avoir du travail à leur offrir. »

Actuellement, trois navires sont en construction au chantier maritime de Lévis. Il s'agit de trois navires de construction offshore pour la firme norvégienne Cecon.

Selon Mme St-Pierre, la livraison du premier bâtiment est prévue pour le mois d'avril. «Les deux autres navires seront livrés à Cecon au cours de l'été.»

L'assemblage des deux navires-hôtels pour la société Ocean Hotels, de Chypre, est déjà commencé. La construction devrait normalement prendre fin au cours de l'année 2011.

La valeur des contrats des cinq navires totalise 637,8 millions $US.

Pour la suite des choses, Chantiers Davie lorgne le contrat de 400 millions $ de la Société des traversiers du Québec (STQ) pour la construction de trois nouveaux bateaux pour ses dessertes de la Côte-Nord.

Appel d'offres de la STQ
En septembre dernier, la STQ lançait un appel d'offres dans le processus de construction d'un navire qui sera destiné à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout - en remplacement du Camille-Marcoux - et de deux traversiers jumeaux pour la liaison Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine.

Chantiers Davie voit également d'un bon oeil les intentions annoncées par le gouvernement fédéral d'in­vestir 40 milliards $ au cours des 30 prochaines années pour cons­truire de nouveaux navires pour Transports Canada, pour la Garde côtière et pour la marine canadienne.

Lors de la divulgation de ses résultats pour le troisième trimestre de 2009, le chantier de Lévis mentionnait que sa trésorerie n'était «peut-être pas suffisante pour financer les déboursés prévus tout au long des 12 prochains mois».

Du même souffle, l'entreprise mentionnait que sa capacité de poursuivre ses activités était liée à la finalisation d'une facilité de prêt de 100 millions $US d'Ocean Hotels par le gouvernement fédéral. Or, ce financement a été complété le 14 décembre dernier.

Pour les neuf premiers mois de 2009, Chantiers Davie a réussi à réduire de 69 % sa perte nette, qui a chuté de 51,5 à 15,8 millions $ par rapport aux neuf premiers mois de 2008.


Article de Gilbert Leduc. Reproduit avec autorisation.


C'est déjà Noël à la Davie
mar. 15 décembre 2009 - 7:46

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Une bonne nouvelle à la veille du temps des Fêtes, dit le syndicat. Le chantier maritime Davie, à Lévis, sur la Rive Sud, pourra enfin lancer la construction de deux bateaux pour la firme étrangère Ocean Hotels.

Hier, Chantiers Davie a annoncé qu'Exportation et Développement Canada s'est entendue avec Ocean Hotels pour un prêt de 100 millions $. La garantie servira à bâtir des navires destinés à loger des travailleurs, comme ceux qui oeuvrent sur les plates-formes de forage en mer.

Chantiers Davie avait fait part de cet accord sur le prêt de 100 millions $, le mois dernier, en dévoilant ses résultats pour le troisième trimestre. Cette fois, le constructeur lévisien en profite pour donner le feu vert « pour reprendre la construction des navires », indique un communiqué de presse. «C'est une bonne nouvelle qui tombe, comme ça, à la veille de Noël», commente Paul-André Brulotte, du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon. Et il s'agit d'un départ plus que d'une reprise du travail, explique le leader syndical.

Le chantier maritime n'a jamais cessé de recevoir l'acier qui servira à l'exécution du contrat, précise M. Brulotte. Mais pas une seule section de navire n'a encore commencé à être bâtie, enchaîne-t-il.

Le syndicat voit dans l'accord annoncé, hier, une garantie qu'il n'y aura pas de mises à pied à court terme. Le chantier, où trois navires sont en cours d'aménagement pour la compagnie norvégienne Cecon, compte, en ce moment, sur 1700 travailleurs.

Le contrat pour Cecon prévoit que les travaux se termineront à l'été 2010, rapporte le syndicat. Dans ce cas, il s'agit de navires hautement spécialisés dans le domaine de l'exploitation du pétrole en haute mer.

La livraison des navires d'Ocean Hotels se fera en 2011, mentionne la direction de l'entreprise lévisienne. « Le carnet de commandes de Davie demeure solide à 530 millions $. »


Article de Michel Corbeil. Reproduit avec autorisation.


Le projet Innoparc en images
ven. 4 décembre 2009 - 15:10

Par Yves Gagné

Source : Ville de Lévis

Voici 4 photos reçues de la Ville de Lévis concernant le projet de l'Innoparc.

Le concept d'aménagement

Premier bâtiment multilocatif projeté

Premier bâtiment multilocatif projeté sus un autre angle

On apercoit (de gauche vers la droite) le terrain de golf de L'Auberivière, le Parc Ultramar Les Écarts et l'Innoparc

Innoparc à Lévis: une vitrine unique de développement durable
ven. 4 décembre 2009 - 7:08

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Le nouveau parc technologique qui verra le jour à Lévis à l'automne en 2010 mariera haut savoir technologique et environnement, ce qui en fera une vitrine unique de développement durable en Amérique du Nord. À quelques jours du sommet de Copenhague, la première phase de 120 millions $ présentera une caractéristique révolutionnaire : l'Innoparc aspire à être carbone neutre, c'est-à-dire sans émission de gaz à effet de serre, comme le révélait Le Soleil le printemps dernier.

« Ce sera un laboratoire vivant d'intégration des nouvelles technologies », a illustré Richard St-Pierre, du Parc technologique du Québec métropolitain (PTQM), en conférence de presse, jeudi matin. Lévis a conclu, en 2007, une entente avec le PTQM pour la conception et le développement de l'Innoparc.

Ayant l'avantage de «partir d'une feuille blanche», les concepteurs ont peaufiné chaque détail pour en faire un lieu unique dans son engagement écologique ainsi que dans son aménagement pour stimuler la créativité et la productivité - une approche tendance surnommée «travailler, vivre et s'épanouir». On espère que ce concept agira comme une force d'attraction irrésistible sur la main-d'oeuvre, surtout les travailleurs de la génération Y.

À ce propos, l'aspect écolo de l'Innoparc devrait leur plaire. On favorise la mobilité durable : des stationnements souterrains et limités, une large piste cyclable et piétonne, du transport en commun et la construction de 1800 unités d'habitation à proximité. Un immense espace vert, le boisé des Écarts, sera préservé. Les bâtiments, qui auront tous le même aspect architectural, seront orientés au sud pour profiter de l'éclairage et du chauffage naturel du soleil; l'eau de pluie sera recueillie; les fils enfouis; le bois et l'achat local privilégiés; etc.

« Lévis a été très avant-gardiste. Je suis sûre que ça va être payant», a déclaré au Soleil Nathalie Quirion, la directrice par intérim du PTQM. La Ville y gagne évide mment en diversification économique, «une valeur ajoutée pour Lévis », pour reprendre la mairesse Danielle Roy Marinelli.

Les représentants du PTQM évaluent qu'une trentaine d'entreprises de la Rive-Sud pourraient s'y établir à court et à moyen terme. L'Innoparc cherche aussi à recruter à l'international, ce qui accroîtrait sa visibilité et établirait sa réputation hors des frontières du Québec.

Infrastructures
Le parc d'une superficie de cinq millions de pieds carrés sera situé à la croisée de l'autoroute 20 et de la route du Président-Kennedy. La Ville investit 6,4 millions $ dans l'installation des infrastructures afin que l'Innoparc reçoive ses premiers locataires à l'automne prochain. La première phase peut accueillir 15 bâtiments. Une deuxième phase est sur la planche à dessin.

Comme l'avait révélé Le Soleil, le premier arrivant sera la nouvelle chaire de recherche industrielle en efficacité énergétique de l'École de technologie supérieure. Elle s'établira dans le premier bâtiment multilocatif, dont le promoteur est la firme Roche. Ce bâtiment signature dans sa conception écoénergétique et architecturale novatrice est une création de la firme Hudon Julien et Associés.


Article de Éric Moreault. Reproduit avec autorisation.


Gaz Métro repousse encore l'échéancier du projet Rabaska
jeu. 19 novembre 2009 - 11:55

Par Yves Gagné

Source : Le Peuple Lévis

Gaz Métro laisse savoir clairement dans son rapport financier pour l'exercice 2009, que le projet Rabaska se situe tout au bas de sa liste de projets.

On y apprend en effet qu'en ce qui concerne ses initiatives de diversification des sources d'approvisionnement en gaz naturel, l'échéancier du projet de terminal méthanier Rabaska est repoussé. Le rapport indique que cette décision est due à des facteurs externes et des incertitudes prévalant dans les marchés financiers, ceux de la commodité et de la construction ayant ralenti les discussions entre les partenaires du projet et Gazprom Marketing & Trading USA.

Gaz Métro croit qu'une correction de cette situation conjoncturelle est à prévoir dans l'avenir, mais ne prévoit toujours pas la signature d'ententes définitives à brève échéance.


Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.


L'incertitude plane toujours à la Davie
mer. 18 novembre 2009 - 11:50

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Malgré une diminution des pertes nettes de 69% pour la période terminée à la fin septembre pour Chantiers Davie, la direction laisse planer l'incertitude sur sa capacité à poursuivre ses activités.

La semaine dernière, Chantiers Davie a publié ses résultats financiers au troisième trimestre 2009 (voir tableau). L'entreprise affiche un recul de 9,6 M$ au troisième trimestre, avec une perte nette de 6,3 M$ comparativement à un bénéfice de 3,3 M$ à la même période, l'année précédente. La direction justifie cet écart par l'exposition au taux de change.

Il y a tout de même des points plus positifs. Le cumulatif trimestriel indique une certaine progression, où la perte nette a diminué de 35,7 M$ pour s'établir à 15,8 M$. Une amélioration est aussi remarquée en ce qui a trait aux revenus, où l'on remarque une augmentation de 29,2 M$ si l'on compare les résultats de 2009 à ceux de 2008.

Face aux derniers résultats, la direction se considère renforcée par la finalisation de la restructuration financière et en bonne position pour l'avenir. « Nous sommes sur la bonne voie, estime le chef de la direction Steinar Kulen. La production et le progrès sont conformes au plan et à l'échéancier entendu avec notre client Cecon ASA. [?] Nos bases sont solides et l'avenir s'annonce prometteur. »

Malgré cet optimisme, les ressources financières actuelles de Chantiers Davie ne permettraient pas de financer les paiements prévus tout au long des 12 prochains mois. « Il existe une incertitude quant à savoir si la Société aura la capacité de poursuivre ses activités », peut-on lire dans le communiqué.

Pour le président du syndicat des travailleurs, Paul-André Brulotte, l'incertitude ne repose plus que sur un règlement à intervenir entre Exportations et développement Canada (EDC) et Ocean Hotels, le deuxième client en importance de Chantiers Davie. « Le moral est bon », a indiqué M. Brulotte.


Article et photo de Marc-André Gagnon.
Reproduit avec autorisation.


Rabaska ne serait pas dans le radar de Gazprom
sam. 31 octobre 2009 - 7:46

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Le projet Rabaska ne figure pas à l'agenda du géant gazier Gazprom. Du moins, pour le moment.

Dans un court entretien accordé au Soleil, la nouvelle direction de Gazprom Marketing and Trading USA a confirmé que les négociations avec Rabaska étaient au point mort.

« Il n'y a pas d'accord de prévu en ce moment avec Rabaska », a fait savoir le porte-parole de Gazprom USA, Paul Cohen.

La filiale nord-américaine de Gazprom, dont les bureaux sont situés à Houston, au Texas, souligne que toutes les portes demeurent cependant ouvertes dans le but de conquérir de nouveaux marchés. « Nous avons plusieurs options tant au Canada qu'aux États-Unis », a signalé M. Cohen sans vouloir dévoiler son plan de match.

En juin dernier, la direction de Gazprom a d'ailleurs écarté la possibilité d'investir directement dans le projet Rabaska. La faiblesse des prix du gaz naturel en Amérique a incité le géant russe à revoir ses visées expansionnistes au Canada.

L'investissement de Gazprom dans Rabaska (27 % des parts) se serait surtout traduit par un déboursé de près de 400 millions $US. Le géant gazier russe aurait payé non seulement pour la construction du terminal, mais aussi pour l'accès au marché américain.

N'empêche. D'ici 10 ans, Gazprom aimerait contrôler 10 % du marché du gaz naturel aux États-Unis. Pour arriver à ses fins, le plus gros producteur de gaz de la planète prévoit écouler la quasi-majorité de son gisement de Shtokman qui demeure encore inexploité.

Bientôt des ententes
Gazprom n'écarte pas la possibilité de signer dès l'an prochain des contrats d'approvisionnement pour alimenter des ports méthaniers situés notamment sur la côte est américaine.

Gazprom pense toujours pouvoir commencer à exporter du gaz naturel liquéfié (GNL) par bateau en Amérique du Nord en 2014.

Le gaz naturel proviendra du champ gazier Shtokman, situé dans la mer de Barents (nord de la Russie). Les travaux de construction de cette première phase de ce projet, mené par Gazprom (51 %) et ses partenaires Total et Stat­OilHydro, nécessiteront des investissements de 15 milliards $US.

Gazprom pense que le prix du gaz naturel se redressera au cours des prochaines années en Amérique du Nord. Hier, le prix de 1000 pieds cubes de gaz naturel valait 5 $ sur les marchés comparativement au double à la même période en 2008.

Plusieurs analystes croient pour leur part que les prix du gaz naturel devraient demeurer très bas en Amérique du Nord au cours des prochaines années en raison de la découverte de nouveaux gisements (shale gas) de ce côté-ci de l'Atlantique (New York, Pennsylvanie et en Colombie-Britannique notamment).


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Pipeline Québec-Montréal: Ultramar a le feu vert
mer. 21 octobre 2009 - 15:45

Par Yves Gagné

Note : Mise à jour du texte complet

Source: Le Soleil

Après plus de cinq années d'attente, Ultramar pourra finalement commencer la construction de son pipeline souterrain de 300 millions $ entre Québec et Montréal.

Mercredi, le gouvernement Charest a donné le feu vert à la construction du pipeline de 240 kilomètres qui reliera la raffinerie d'Ultramar, à Lévis, à ses installations de stockage de Montréal-Est. « C'est une étape importante qui vient d'être franchie », a reconnu mercredi le directeur des affaires publiques chez Ultramar, Michel Martin.

Le Conseil des ministres a voté en faveur d'un décret gouvernemental visant la délivrance d'un permis de construction dans 28 des 32 municipalités traversées par le pipeline.

« C'est un projet d'envergure qui contribuera à la relance de notre économie », ont fait savoir les ministres Nathalie Normandeau (Ressources naturelles) et Clément Gignac (Développement économique). Ultramar a déjà reçu l'aval du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) s'est également prononcée en faveur de plus de 90 % du tracé. Trois décisions du CPTAQ restent à venir.

Début à l'automne 2010
Si tout se déroule comme prévu, les travaux de construction du pipeline devraient commencer à l'automne 2010 pour se terminer à l'automne 2012. Mais d'ici là, le projet de la pétrolière devra notamment recevoir la bénédiction du ministère du Développement durable et de l'Environnement.

Ultramar pense que son projet devrait générer la création de plus de 2000 emplois directs et indirects durant la construction. Ultramar souligne que le pétrole transitant par un pipeline comporte beaucoup moins de risques environnementaux.

170 000 barils
La pétrolière pourra faire transiter jusqu'à 170 000 barils par jour dans ses installations souterraines. Pour l'heure, les produits raffinés de la pétrolière sont transportés par bateaux et par trains jusqu'à ses installations de Montréal-Est.

La semaine dernière, sept chambres de commerce avaient demandé au gouvernement Charest de se presser dans ce dossier. Mercredi, les chambres de commerce de Lévis et de Québec ont salué conjointement la décision du gouvernement.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Pipeline Québec-Montréal: Ultramar s'impatiente
ven. 16 octobre 2009 - 9:24

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

La patience a ses limites. Après plus de cinq années de procédures administratives, Ultramar pourrait abandonner son projet de construire un pipeline souterrain de 300 millions $ entre Québec et Montréal.

« Notre patience a été mise à rude épreuve et on ne pourra attendre indéfiniment », a indiqué hier au Soleil le directeur des affaires publiques d'Ultramar, Michel Martin.

Ultramar, qui souhaite construire un pipeline de 250 kilomètres entre sa raffinerie de Lévis et ses installations de stockage de Montréal-Est, a reçu le feu vert du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) dans 29 des 32 municipalités concernées par le projet. Trois décisions du CPTAQ restent à venir dans trois municipalités.

Or, certains propriétaires continuent de s'obstiner, malgré des jugements favorables du CPTAQ au passage du pipeline sur leurs terres.

Par exemple, à Saint-Rosaire, près de Victoriaville, un propriétaire menace même de porter sa cause devant la Cour suprême, lui qui vient d'essuyer un jugement défavorable en Cour supérieure. Ce qui retarderait de façon importante le projet d'Ultramar.

Décret demandé Afin de pouvoir commencer au plus vite les travaux de construction du pipeline, Ultramar demande à Québec de procéder à un décret gouvernemental. « La balle est dans le camp du Conseil des ministres et on aimerait avoir des signaux clairs très prochainement », a fait savoir M. Martin.

Ultramar fait valoir que chaque minute qui s'étire risque d'allonger les coûts de construction du pipeline. Il y a cinq ans, le projet avait été évalué à 200 millions $. Maintenant, on parle de 300 millions $.

Ultramar souligne que le pétrole transitant par un pipeline comporte beaucoup moins de risques environnementaux. Pour l'heure, les produits raffinés de la pétrolière sont transportés par bateaux et par trains jusqu'à ses installations de Montréal-Est.

L'impatience gagne également les gens d'affaires de la Rive-Sud du Québec. Hier, sept chambres de commerce ont demandé au gouvernement Charest de se presser dans ce dossier.

« L'absence de décision de la part du gouvernement risque de compromettre un projet privé de 300 millions $. La non-réalisation de ce projet a un coût que nous refusons de supporter », a soutenu hier le président de la Chambre de commerce de Lévis, Marcel Bérubé.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


L'ambiguïté persiste plus que jamais pour Rabaska
lun. 5 octobre 2009 - 19:12

Par Yves Gagné

Source : Le Peuple Lévis

On apprenait tout récemment sur les fils de presse que le conseil des directeurs de Gazprom a décidé de faire une priorité de l'Amérique du Nord pour son développement.

À la suite de cette réunion du conseil des directeurs du géant gazier russe, les administrateurs de l'entreprise ont été mandatés pour renforcer les positions de Gazprom sur les marchés gaziers et énergétiques d'Amérique du Nord.

On indique que Gazprom devra se faire plus présent dans les domaines de la liquéfaction de gaz naturel, de son acheminement maritime, de la regazéification et de la vente du combustible aux consommateurs. Il semble maintenant prévu que Gazprom souhaite livrer du gaz naturel liquéfié (GNL) provenant des gisements Sakhalin-2 et Chtokman en Amérique du Nord.

Cette nouvelle aura nécessairement un impact sur le projet Rabaska, mais il est pour le moment difficile de déterminer lequel. On se souviendra qu'en juin dernier, Gazprom annonçait qu'il se retirait du projet Rabaska étant dans l'obligation de réduire son programme d'investissement pour la présente année sans compter qu'elle faisait face à une baisse de la demande mondiale en gaz naturel.

La mort de Rabaska?
À la lumière de la décision du conseil des directeurs, il n'est pas impossible que Gazprom puisse envisager de mettre de l'avant son propre projet de port méthanier de concert avec des partenaires nord-américains. Est-ce qu'une telle décision signifierait la mort de Rabaska? Il faudra encore attendre la tournure des événements pour le savoir.


Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.


Davie et Irving Shipbuilding souhaitent collaborer
sam. 3 octobre 2009 - 18:27

Par Yves Gagné

Source : Le Peuple Lévis

Chantiers Davie a fait savoir par voie de communiqué, la semaine dernière, qu'elle venait de déposer sa proposition dans le cadre de consultations sur la mise en place de la Stratégie nationale de l'acquisition navale. Dans le cadre de cette proposition, les entreprises Davie et Irving Shipbuilding se disent prêtes à collaborer.

Cette stratégie vise à renouveler la flotte canadienne et à créer des chantiers navals de classe mondiale tout en fournissant du travail sur une base régulière pour l'industrie maritime. « Nous croyons que les chantiers canadiens peuvent concurrencer avec les chantiers européens pour la construction de navires sophistiqués, y explique Steinar Kulen», président et chef de la direction de Davie.

Afin d'atteindre cette compétitivité, les Chantiers Davie proposent que les projets majeurs de construction soient attribués à un nombre restreint de chantiers. L'expertise ainsi développée permettra d'assurer de meilleurs coûts et de meilleurs prix pour le programme de renouvellement de la flotte canadienne.»

Davie souhaite en outre que les projets majeurs de renouvellement de la flotte canadienne soient attribués à des centres d'excellence en fonction de la technologie requise et de la nature des projets. Selon ce modèle d'attribution, un centre d'excellence serait spécialisé dans la construction de navires militaires alors que l'autre se concentrerait sur les autres navires de type commercial sans équipement militaire. Les plus petits chantiers se verraient attribuer les contrats pour les bateaux plus petits et moins complexes mentionnés dans le programme de renouvellement de la flotte.

Davie et Irving prêts à collaborer
Il est nécessaire que les centres d'excellence sélectionnés soient capables de collaborer afin de mener à bien les projets qui leur seront alloués. Par conséquent, Davie et Irving Shipbuilding, située à Halifax, ont convenu d'une collaboration en vue d'un partage de technologies, de leurs installations et de leurs capacités. Il est proposé que le gouvernement retienne Irving pour les navires militaires et Davie pour ceux de type commercial.

« Pour nous, ce modèle d'attribution des navires à construire permettra de servir les meilleurs intérêts du Canada tout comme ceux de l'industrie maritime et de ses nombreux fournisseurs », conclut M. Kulen.


Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.


Lévis: des fermiers s'opposent au projet de pipeline
jeu. 10 septembre 2009 - 7:04

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Les contestations devant les tribunaux au tracé du pipeline d'Ultramar entre Lévis et Montréal se multiplient. Un groupe de 23 propriétaires de terres agricoles de Lévis vient à son tour de déposer une requête devant le Tribunal administratif du Québec pour con­tester une décision récente de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), qui a donné le feu vert au tracé proposé par la pétrolière sur le territoire lévisien.

Cette requête est similaire à celle qui avait été présentée l'an dernier à la suite d'une première décision de la CPTAQ favorable à Ultramar concernant le tracé de l'oléoduc souterrain dans 28 autres municipalités entre Saint-Gilles de Lotbinière et Boucherville sur la Rive-Sud de Montréal.

Dans une décision rendue en juin dernier, le Tribunal administratif avait maintenu la décision de la CPTAQ concernant les 28 municipalités. Le mois suivant, des propriétaires concernés ont contre-attaqué en déposant une nouvelle requête devant la Cour du Québec, district d'Arthabaska, pour contester le jugement du Tribunal administratif.

Les opposants au tracé du pipeline font valoir que la CPTAQ et le Tribunal ont erré sur des questions de droit. « Entre autres, il est faux de dire que 99,98 % des terres visées par le projet seront toujours utilisables pour l'agriculture. Dans les boisés, on ne pourra faire que de la culture de sapins de Noël et de l'horticulture ornementale. Or, en tout temps, Ultramar pourra détruire ces cultures pour accéder à son pipeline. L'impact sur le milieu boisé a été sous-estimé», a soutenu France Lamonde, porte-parole des opposants de Lévis.

Tracé de rechange
Cette productrice agricole issue de Saint-Jean-Chrysostome, qui lutte contre le tracé du pipeline depuis plus de quatre ans, déplore également que la Commission du territoire agricole et le Tribunal administratif n'aient pas pris en considération la possibilité d'un tracé de rechange sur l'emprise d'Hydro-Québec.

L'ensemble des coûts du pipeline est de l'ordre de 300 millions $. Ultramar prévoit en commencer la construction l'an prochain si la pétrolière obtient toutes les autorisations d'ici là, soit un retard de deux ans par rapport à l'échéancier initial.


Article de Pierre Pelchat. Reproduit avec autorisation.


Chantiers Davie: garder le cap
mer. 26 août 2009 - 19:01

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Après plusieurs mois de tumulte pour la direction et les travailleurs de Chantiers Davie, étaient publiés, le 14 août dernier, les plus récents et peu reluisants résultats financiers de l'entreprise. Le même jour, le Novégien Steinar Kulen, chef de la direction chez Davie, nous a convié à une rencontre exclusive au chantier maritime : mise au point sur la restructuration financière du chantier et les perspectives d'avenir.

Il y a un an presque jour pour jour, Chantiers Davie avait publié ses états financiers au second trimestre. À ce moment-là, l'entreprise acquise deux ans plus tôt par des Norvégiens affichait une perte nette de 46,1 M$US. Un an plus tard, les plus récents états financiers de Chantiers Davie Inc. affichent une perte nette, tout de même moins importante, de 5,26 M$US. Le document de 23 pages stipule aussi qu'en regard de l'état de la trésorerie, au 30 juin, « il existe une incertitude sérieuse quant à la capacité de la Société à poursuivre son exploitation ».

Ainsi, à partir des résultats obtenus au 30 juin 2009, l'entreprise évalue que sans financement adéquat, les ressources financières pourraient s'avérer une fois de plus insuffisantes d'ici un an. À une mauvaise nouvelle une bonne : le financement attendu a été obtenu le 23 juillet dernier. En effet, Davie a conclu de nouveaux prêts avec Investissement Québec pour un total de 53,5 M$ et obtenu un pré-financement de 40 M$US avec Exportation et Développement Canada (EDC).

Un pari risqué ?
Les nouvelles ententes de financement conclues avec les deux paliers de gouverne-ment ont toutefois l'apparence d'un pari risqué. L'un des prêts avec Québec, qui consiste en des avances sur les crédits d'impôts pour un total de 32,5 M$, précise qu'il est garanti « au moyen de tous les débiteurs actuels et futurs de Davie ».

La deuxième enveloppe de Québec consiste en un prêt de 21 M$, garanti à l'aide de tous les actifs actuels et futurs du chantier. Son remboursement doit commencer en juillet 2010 au rythme de 1 M$ par mois. « C'est normal, répond Steinar Kulen, chef de la direction chez Davie. Ce n'est pas vraiment grave, définitivement, on n'aime pas nécessairement ça mais aujourd'hui, toutes les banques essaient de protéger l'ensemble de leurs prêts au maximum. [?] Ça peut sembler beaucoup, mais aussitôt remboursé, ça ne s'appliquera plus. »

Quant à l'aide financière obtenue avec le fédéral (EDC), il s'agit d'un pré-financement de 40 M$US qui permettra à la Davie de poursuivre la construction de deux navires qui doivent être livrés en 2011 à la chypriote Ocean Hotels. Cette dernière doit obtenir, d'ici 3 à 5 mois, un prêt de 100 M$US de EDC. En début d'année, l'absence de pré-financement avait retardé le retour des travailleurs mis à pied.

Un processus positif
Selon M. Kulen, de tels mécanismes de financement publics se trouvent partout en Europe, mais ne l'étaient pas au Canada. Selon lui, la collaboration avec les gouvernements du Canada et du Québec a été excellente. « Ce n'a pas été un processus négatif », insiste M. Kulen.

« Même si ça a pris un peu plus de temps, ce que j'espérais éviter, c'était d'avoir à mettre à pied des travailleurs. Malheureusement, nous avons manqué de liquidités, et nous étions si près de la faillite? Nous sommes de retour en business », conclut-il.


Article de Marc-André Gagnon.
Reproduit avec autorisation.


Rare main-d'oeuvre
mer. 26 août 2009 - 18:56

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Selon le chef de la direction de Chantiers Davie, Steinar Kulen, le nombre de travailleurs devrait passer de 1 250, actuellement, à 1 400, à la fin de l'année 2009. Seul hic : les candidats pour les métiers plus spécialisés se font plus difficiles à trouver.

Une brève visite en dehors des bureaux de Steinar Kulen nous a permis de constater que les chantiers fourmillent de travailleurs.

Les trois navires commandés par Cecon ASA doivent s'achever en temps, l'un des cinq navires à livrer est complété à 63%, les autres progressent. Le tout doit être livré d'ici 2011 et la direction table sur de nouveaux contrats pour la suite.

« Un emploi à la Davie, c'est un emploi permanent, pas un emploi temporaire », nous a indiqué, à la fin du mois dernier, François Lefebvre, président de la firme Ancia, en pleine campagne de recrutement pour la Davie. « En l'espace de quelques semaines, plus de 200 employés sont entrés au chantier et plus de 5 000 c.v sont entrés, ça ne va pas mal du tout ! », nous assure M. Lefebvre.

Par ailleurs, M. Kulen se dit impressionné de la collaboration obtenue jusqu'à maintenant avec le syndicat. « Le modèle syndical scandinave, c'est une coopération beaucoup plus proche entre la direction et le syndicat, explique-t-il. C'est pourquoi j'ai invité le syndicat pendant toute la période où nous avons eu des problèmes. […] Les gens ont besoin de savoir ce qu'il se passe, autrement vous vous retrouvez avec de l'insécurité et beaucoup de spéculation, ce qui n'est pas nécessaire. »

Rejoins au téléphone, le président du syndicat des travailleurs affilié à la CSN, Paul André Brulotte, confirme que la relation avec la partie patronale est bonne jusqu'à maintenant. Il nous a de plus indiqué que ces derniers temps, de nouveaux travailleurs prennent contact avec le syndicat. « Il y a beaucoup de gens qui viennent s'installer ici, ils appellent pour trouver une place où habiter, certains viennent de la Gaspésie et du Nouveau-Brunswick », illustre M. Brulotte


Article de Marc-André Gagnon.
Reproduit avec autorisation.


Une solution qui vient de Lévis : Réparation d'un brise-lames aux Îles-de-la-Madeleine
jeu. 20 août 2009 - 7:28

Par Yves Gagné

Source: Le Peuple Lévis

C'est une compagnie du quartier Saint-Nicolas, Innovex, qui a trouvé la solution à la réparation d'un brise-lames empêchant l'érosion des rives de l'île de Cap-aux-Meules, aux Îles-de-la-Madeleine.

Depuis plusieurs années, l'île de Cap-aux-Meules éprouvait des difficultés avec son brise-lames qui empêche la corrosion des berges de l'île. Ce brise-lame était fabriqué de roches importées de la région du Lac Saint-Jean, très onéreuses en raison des coûts de transport, mais qui s'enlisaient constamment dans la mer et qui devaient donc être remplacées régulièrement.

« Le problème résidait dans l'érosion rapide des berges, qui avaient perdu 25% de leur enrochement. Au départ, ils ont installé des dolosses, solution plus dispendieuse. À notre avis, une solution géotextile s'imposait puisqu'elle permettait de conserver l'enrochement », explique Érick Guérard, représentant chez Innovex.

La solution
Innovex est allé plus loin de ce qui existait déjà. C'est M. Guérard qui a peaufiné l'idée de la solution géotextile, qui empêcherait les roches de s'enliser définitivement. Le défi qui s'imposait alors était la dimension voulue du matériel géotextile et la façon de la poser. Une fois l'idée d'assembler des panneaux de géotextile comme un casse-tête, est ensuite venue celle de la technique pour poser l'imposante pièce.

Le travail consistait à faire descendre les bandes de géotextiles dans la mer à l'aide d'une barge.

« Certains panneaux possèdent des dimensions qui vont jusqu'à 20 mètres de large. Une fois que nous avons trouvé une façon de fabriquer le produit, il nous a fallu une solution pour retenir le bout de la membrane lorsque viendrait le temps de la poser au fond », ajoute M. Guérard. C'est ce qu'ils ont fait à l'aide de piquets et d'œillets placés autour de la toile. Ils ont ainsi pu faire descendre progressivement la toile dans le fond de l'eau en glissant les piquets dans les oeillets.

Grande ingéniosité
Innovex a peut-être réussi un tour de force en faisant approuvé leur concept par Travaux Publics Canada, mais les gens des Îles, eux, ont fait démontrer un grand sens de la logistique en élaborant un chantier pour recevoir un tel projet, selon Steve Leduc, directeur des ventes chez Innovex. « Cest beaucoup d'ingéniosité de leur part ».

La durée totale pour réaliser les travaux aura pris tout l'été. Maintenant terminé, Innovex serait en mesure d'avoir les premières impressions d'ici quelques semaines.


Article de Catherine Bouchard. Reproduit avec autorisation.


Rabaska et Énergie Cacouna: une demande d'autorisation serait farfelue aujourd'hui
mer. 19 août 2009 - 6:58

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Les projets Rabaska et Énergie Cacouna paraissent de plus en plus fantomatiques. À tel point qu'une demande d'autorisation aujourd'hui pour un port méthanier sur le Saint-Laurent à plus d'un milliard de dollars pièce serait farfelue dans le contexte actuel des faibles prix du gaz en Amérique du Nord.

Cette opinion n'est pas celle d'un opposant au projet Rabaska, mais celle d'un commissaire aux audiences publiques sur l'environnement qui a donné son imprimatur au projet d'Énergie Cacouna, il y a deux ans.

« Quand nous avons analysé le projet d'Énergie Cacouna, le prix du gaz était plus élevé en Amérique du Nord qu'en Europe. Il y avait une pertinence économique à vouloir avoir un terminal méthanier sur le Saint-Laurent pour acheter du gaz à moindre prix. Depuis ce temps, la situation s'est inversée. Le prix du gaz est moins cher sur le marché nord-américain et la tendance ne devrait pas changer avant plusieurs années, si elle devait changer », a affirmé au Soleil Jean-Thomas Bernard, économiste et professeur à l'Université Laval.

Cet expert sur les questions d'énergie avait été nommé par le gouvernement fédéral pour siéger à la commission fédérale- provinciale d'examen environnemental du projet de terminal méthanier à Gros-Cacouna.

Avec ce nouveau contexte, M. Bernard ne croit pas en la construction de ports méthaniers sur le Saint-Laurent. « Le ministre de l'Environnement ne donnerait même pas suite aujourd'hui à une demande d'autorisation pour un port méthanier avec la possibilité d'audiences publiques. Je ne pense pas également que des promoteurs privés se lanceraient dans des études pour un tel projet sachant qu'Énergie Cacouna et Rabaska ont dépensé des dizaines de millions de dollars pour leur projet », a ajouté M. Bernard.

Selon le professeur, le prix du gaz sur le marché nord-américain plafonnera à un niveau inférieur à celui vendu en Europe et en Asie en raison de la découverte récente aux États-Unis d'une nouvelle technique d'extraction du gaz dans les schistes.

« Il y a des dépôts très importants de ces gaz schisteux dans les Appalaches entre la vallée du Saint-Laurent et le Texas et au Colorado. C'est plus coûteux à extraire que le gaz classique. Ces nouveaux approvisionnements vont mettre un plafond au prix du gaz sur le marché nord-américain à un niveau moins élevé qu'en Europe, ce qui enlève l'intérêt d'avoir des ports méthaniers en Amérique du Nord », a-t-il expliqué.

Hausse du prix du gaz
Le mois dernier, le président de Rabaska, André L'Écuyer, a minimisé l'importance du gaz qui pourrait être extrait des schistes. « Les preuves restent à faire. On ne connaît ni l'ampleur des volumes qui seront soutirés ni à quel prix cela pourra se faire », a-t-il écrit dans une lettre de réplique à deux opposants au projet Rabaska.

Il mise sur la reprise économique pour pousser le prix du gaz à la hausse et justifier la construction du terminal méthanier à Lévis d'ici peut-être 20 ans. « Les prix des hydrocarbures ont grandement chuté. Mais la reprise viendra, et le prix du gaz naturel montera à nouveau. Il faut regarder les perspectives sur 5, 10, 20 ans et pas seulement cette année, alors que nous sommes dans une situation conjoncturelle particulière », a-t-il plaidé.


Article de Pierre Pelchat. Reproduit avec autorisation.


Entreposage de matières dangereuses: Beaumont échoue encore
mar. 18 août 2009 - 7:19

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

La municipalité de Beaumont essuie un deuxième échec devant les tribunaux dans sa lutte contre le projet Rabaska au sujet de l'entreposage de matières dangereuses sur son territoire et jusqu'à un kilomètre autour de ses limites.

Le règlement adopté le 19 décembre 2005 n'est jamais entré en vigueur, avait décrété un juge de la Cour supérieure. La Cour d'appel est du même avis, lit-on dans un jugement rendu hier.

Si le règlement de Beaumont s'était avéré valide, il aurait notamment empêché l'entreposage de gaz naturel liquide produit par Rabaska sur le territoire de Lévis, à moins d'un kilomètre de Beaumont.

En 2005, le code municipal permettait à une Ville d'adopter un règlement qui avait des effets sur ses voisines, à la condition d'obtenir l'approbation du ministre de l'Environnement. Au cours de 2005, le gouvernement a annoncé des changements au code municipal qui entreraient en vigueur le 1er janvier 2006, et qui feraient disparaître la possibilité d'adopter des règlements extraterritoriaux.

Treize jours avant la fin de l'année 2005, Beaumont s'est empressée d'adopter un règlement qui avait des conséquences sur la ville de Lévis, puis s'est adressée au ministre pour le faire approuver, 10 jours avant la fin de l'année.

La réponse du ministre est arrivée en juin 2006, selon laquelle le gouvernement n'avait plus l'habilitation nécessaire pour approuver un tel règlement. La Cour supérieure a donc tranché, le règlement n'est jamais entré en vigueur.

Devant la Cour d'appel, Beaumont a tenté de décortiquer son règlement en faisant valoir qu'une partie seulement du règlement nécessitait l'approbation du ministre, et que l'autre partie, dont celle de l'entreposage du gaz naturel liquide, était valide.

Règlement indivisible
Les trois juges ont décrété que le court règlement de Beaumont est indivisible, et que la précipitation de sa publication, sans approbation, était sciemment voulue. « Aucune partie du règlement ne saurait être sauvegardée, l'absence d'approbation est fatale à l'ensemble », considère la Cour d'appel.

Ce qui signifie que Rabaska, si jamais le projet voit le jour, pourra entreposer son gaz liquide jusqu'à la limite entre Lévis et Beaumont.


Article de Guy Benjamin. Reproduit avec autorisation.


Davie encore en difficulté
sam. 15 août 2009 - 22:27

Par Pascal Petitclerc

Selon le Journal de Québec, les Chantiers Davie ont doublé leur chiffre d'affaires tout en réduisant les pertes au premier semestre de 2009. Néanmoins, le futur du constructeur naval est loin d'être assuré.

Du 1er janvier au 30 juin, Davie a réalisé un chiffre d'affaires de 44,5 millions de $ US tout en accusant une perte de 9,5 millions de $ US. Au cours de la même période l'an dernier, le chiffre d'affaires avait été de 22,7 millions $ US tandis que la perte se chiffrait à 54,8 millions de $ US.

Il est cependant loin d'être acquis que Davie pourra poursuivre ses activités. Selon la compagnie, les liquidités ne sont peut-être pas suffisantes pour financer les besoins des 12 prochains mois.

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Pipeline Ultramar - Un projet compromis ?
sam. 15 août 2009 - 22:23

Par Pascal Petitclerc

Selon Radio-Canada - Québec, la compagnie Ultramar presse le gouvernement du Québec d'adopter, avant septembre, un décret pour autoriser le début des travaux de construction du pipeline Saint-Laurent entre Lévis et Montréal-Est.

Le projet accuse déjà un retard de 2 ans, qui serait attribuable, selon la compagnie, à l'opposition d'un propriétaire agricole de la région de Victoriaville, Mario Chrétien.

Ce dernier demande à la Cour supérieure du Québec d'interdire le passage du pipeline sur ses terres. Selon lui, d'autres solutions existent. Il refuse d'ailleurs de porter le blâme de l'échec éventuel de ce projet de 300 millions de dollars.

De son côté, Ultramar cherche à obtenir le feu vert du gouvernement et propose de gérer ce conflit de façon isolée.

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Reprise des discussions avec d'autres fournisseurs de gaz naturel : Le marché du gaz naturel retarderait l'exploitation du gisement Chtokman
mer. 5 août 2009 - 11:25

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Dans la dernière année, les démarches de Rabaska pour un approvisionnement en gaz naturel étaient restreintes auprès de Gazprom. Les discussions seront toutefois reprises avec d'autres fournisseurs de gaz naturel incessamment.

« Le projet dépend d?un contrat d?approvisionnement, explique Simon Poitras, porte-parole de Rabaska. Nous discutions qu'avec Gazprom, qui demeure toujours notre premier choix, entre autres parce qu'il est le plus grand détenteur de gaz naturel au monde et également à cause de sa proximité par bateau, mais comme ils ont affirmé que la décision d'investissement dans Chtokman ne serait prise qu?en 2010, nous allons maintenant reprendre les négociations avec les autres fournisseurs ».

Rappelons que l?approvisionnement en gaz naturel de Rabaska par Gazprom dépend de la mise en exploitation du gisement de Chtokman en mer de Barents, dont les réserves sont estimées à 3,800 milliards de mètres cubes de gaz. En mai dernier, Gazprom avait annoncé que la décision d'investissement sur le gisement était retardée pour le printemps 2010, mais que cela n'aurait pas d'impacts sur l'échéancier de mise en oeuvre du projet.

Pourtant, le 21 juillet dernier, l'agence Dow Jones Newswires rapportait que le géant Russe n'excluait pas de différer la mise en valeur du gisement gazier de Chtokman. La demande sur le marché du gaz naturel en serait la cause. « Le contexte est difficile et il s'agit d?un énorme défi financier », poursuit M. Poitras à propos de l'exploitation du gisement.

Toutefois, il précise qu'« aucune indication officielle n?a été émise de la part de Gazprom » à propos du retard du projet. Selon lui, tout est encore spéculatif. Les premières livraisons par gazoduc devaient débuter en 2013 et celles sous forme de gaz naturel liquéfié en 2014


Article de Marie-Christine Patry. Reproduit avec autorisation.


Construction navale au pays: la Davie au coeur de l'action
mer. 29 juillet 2009 - 7:06

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Le gouvernement fédéral prévoit faire construire plus d'une centaine de navires au cours des 30 prochaines années, et quatre ministres fédéraux ont conclu hier deux jours de rencontres à huis clos avec les chantiers maritimes afin de discuter d'un nouveau partenariat.

« Il est devenu évident qu'une nouvelle approche est nécessaire en matière de construction navale et d'activités connexes, si nous voulons maintenir dans notre pays une capacité de construction navale concurrentielle et acquérir et moderniser la future flotte fédérale du Canada », indique un communiqué publié au terme de la rencontre et signé des quatre ministres Peter MacKay (Défense nationale et ministre responsable de la Porte d'entrée de l'Atlantique), Gail Shea (Pêches et Océans), Tony Clement (Industrie) et Christian Paradis (Travaux publics et Services gouvernementaux).

Le gouvernement a invité l'industrie à lui faire part de ses idées et à lui proposer des solutions au sujet de la construction navale au Canada, ajoute le texte.

Joint en fin d'après-midi hier, le président du syndicat des ouvriers du chantier Davie, Paul-André Brulotte, rappelait les difficultés éprouvées dans le projet de construction de navires de ravitaillement pour la Défense. «Les procédures s'éternisent avec le consortium, qui comprend SNC et General Dynamics, et ça coûte une fortune. Ils ont sûrement voulu parler de ces problèmes », estime M. Brulotte.

Des représentants de Davie ont en effet participé aux échanges, mais il n'a pas été possible de les joindre hier.

Les plans d'investissement du fédéral prévoient la construction d'au moins 50 gros navires destinés à la sécurité et aux services maritimes, dont la valeur dépasse 40 milliards $. En outre, le Canada aura besoin d'environ 70 navires plus petits (moins de 1000 tonnes). Cette demande permettrait l'emploi direct de 1200 à 1500 ouvriers de chantiers navals pour 30 ans.

Quant à lui, le ministre MacKay estime que ces projets pourraient démarrer assez rapidement pour s'inscire dans le plan d'action d'Ottawa pour l'économie.

Le communiqué conjoint affirme la volonté du gouvernement «de protéger notre capacité de construction navale nationale et fournir à notre marine et à notre Garde côtière la flotte dont elles ont un urgent besoin. Au cours des prochains mois, nous allons nous servir des idées exprimées par l'industrie pour élaborer une marche à suivre.»

Rentabilité
Les documents de la Défense nationale signalent par ailleurs que l'érosion de la capacité de construction navale au pays, combinée à l'augmentation des coûts de la construction navale dans le monde entier, a grandement réduit la capacité du Canada à construire des navires rentables, ce qui a retardé le renouvellement de la flotte fédérale.


Article de Pierre Asselin. Reproduit avec autorisation.


Chantiers Davie : De l'aide pour terminer les bateaux
sam. 25 juillet 2009 - 17:19

Par Yves Gagné

Source: Le Peuple Lévis

Le député de Lévis, Gilles Lehouillier, a confirmé le financement intérimaire des crédits d'impôt accumulés en 2009 et 2010 à hauteur de 75 %, pour un montant maximum de 32,5 millions de dollars, et l'attribution d'un prêt de 21 millions de dollars à l'entreprise Chantiers Davie.

Remise au nom du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac, cette aide permettra à l'entreprise de terminer la construction en cours de cinq bateaux. Elle sera octroyée par Investissement Québec.

« La construction navale est un secteur hautement concurrentiel à l'échelle internationale. La présence de Chantiers Davie à Lévis contribue au rayonnement de la région, mais également du Québec dans le monde. Je rappelle que Chantiers Davie est la plus grande installation de construction de navires au Canada et l'une des plus importantes et des plus avancées en Amérique du Nord. Pour le secteur maritime, les perspectives mondiales à long terme sont intéressantes. Cette intervention du gouvernement du Québec rendra possible la poursuite des activités présentes et futures de cette entreprise. Pour cette raison, je me réjouis que le gouvernement du Québec ait décidé de soutenir Chantiers Davie dans son développement », a commenté le député de Lévis.

Selon le ministre Clément Gignac, ce support accordé est d’une grande importance pour l’important employeur de Lévis. « L'entreprise est le deuxième employeur de la région de la Chaudière-Appalaches, derrière Desjardins. Depuis la reprise de ses activités en février dernier, l'entreprise a rappelé plus de 1 220 employés, et ce nombre pourrait atteindre 1 500 en septembre prochain. Soutenir un leader comme Chantiers Davie revêt donc, selon le gouvernement du Québec, une importance capitale pour l'industrie, pour la région et pour l'économie québécoise ».


Article de Catherine Bouchard. Reproduit avec autorisation.


Le doute persiste pour Rabaska
jeu. 9 juillet 2009 - 23:10

Par Pascal Petitclerc

Source: Le Peuple Lévis

L'incertitude continue de planer sur le projet Rabaska. Le consortium russe Gazprom annonce qu'il ne sera pas partenaire, seulement fournisseur de gaz naturel à la rigueur. Chez Rabaska, on persiste à affirmer que le projet tient toujours la route. Les opposants se réjouissent tout de même.

Le collectif Stop au méthanier qui regroupe les principaux groupes environnementaux du Québec ainsi que des centaines de citoyens dit accueillir avec une grande joie la nouvelle de ce qu'il croit être l'abandon du projet Rabaska par Gazprom.

« Toutes les raisons sont bonnes de se réjouir », affirme Jacques Levasseur, porte-parole du collectif, les personnes soucieuses de la protection de l'avenir de notre planète, du désir d'autonomie énergétique pour le Québec doivent applaudir cette bonne nouvelle.

Selon M. Levasseur, il était écrit dans le ciel que Gazprom se retirerait. Ce dernier soutient toujours que la raison d'être du projet de terminal méthanier était de fournir du gaz naturel prêt à l'emploi au marché américain. On sait par contre que les partenaires du projet continuent pour leur part à affirmer que le marché visé est encore et toujours celui du Québec et de l'Ontario.

États-Unis autosuffisants
M. Levasseur estime que les États-Unis produisent de plus en plus de gaz et de ce fait réduisent en proportion leurs importations de ce combustible, sans parler de la nouvelle politique d'indépendance énergétique du président Obama. «Leurs terminaux déjà en activité suffisent amplement et les nouveaux projets sont mis sur la glace ou carrément abandonnés», dit-il.

Le porte-parole du collectif considère que Gaz Métro fait fi de la réalité en persistant à maintenir son éléphant blanc sur respirateur artificiel. « Pour combien de temps encore? Le temps d'habituer ses actionnaires à l'idée d'une perte de quelques dizaines de millions de dollars et de l'abandon de profits mirobolants ? », s'interroge-t-il


Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.


Les faibles prix du gaz auront raison de Rabaska
jeu. 2 juillet 2009 - 10:34

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Photo : Patrice Laroche - Le Soleil

Les faibles prix du gaz naturel en Amérique du Nord devraient avoir la peau du projet Rabaska, croit le spécialiste des questions énergétiques Jean-Thomas Bernard.

« Dans un avenir de 5 à 10 ans, je ne vois pas comment l'économique pourrait supporter un tel projet », a fait savoir mercredi le professeur d'économie de l'Université Laval Jean-Thomas Bernard au Soleil.

Selon lui, les prix du gaz naturel devraient demeurer très bas en Amérique du Nord au cours des prochaines années en raison de la découverte de nouveaux gisements (shale gas) de ce côté-ci de l'Atlantique (New York, Pennsylvanie et Colombie-Britannique notamment).

Autre perception
Or, les promoteurs de Rabaska, soit Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge, font plutôt le pari que le gaz acheté en Europe au géant Gazprom pourra être aussitôt revendu à un prix plus élevé au Canada.

Un scénario financier fort risqué, d'après M. Bernard. «Je ne vois pas comment les promoteurs pourraient faire de l'argent de cette façon», a-t-il dit.

Depuis quelques années, le gaz naturel se vend d'ailleurs beaucoup plus cher en Europe et en Asie qu'en Amérique du Nord. L'an dernier, par exemple, les Européens ont payé en moyenne 12,6 $US pour 1000 pieds cubes de gaz comparativement à 8,85 $US en Amérique du Nord.

Gazprom hésite
La semaine dernière, la direction de Gazprom a d'ailleurs écarté la possibilité d'investir directement dans le projet Rabaska. La faiblesse des prix du gaz naturel en Amérique a incité le géant russe à revoir ses visées expansionnistes au Canada.

Chez Rabaska, on soutient toutefois que le retrait de Gazprom comme partenaire éventuel du projet ne compromet en rien la construction du terminal d'un milliard de dollars à Lévis.

L'investissement de Gazprom dans Rabaska (27 % des parts) se serait surtout traduit par un débours de près de 400 millions $US. Le géant gazier russe aurait payé non seulement pour la construction du terminal, mais aussi pour l'accès au marché américain.

La construction de Rabaska à Lévis est directement liée au développement du champ gazier Shtokman, situé dans la mer de Barents (nord de la Russie).

Gazprom et ses partenaires (Total et StatOilHydro) ont convenu qu'une décision d'affaires dans le projet Shtokman allait être prise quelque part au premier trimestre de 2010.


Article de Pierre Couture.
Photo : Patrice Laroche - Le Soleil
Reproduit avec autorisation.


L'avenir de Rabaska n'est pas compromis malgré la désertion de Gazprom
mar. 30 juin 2009 - 8:17

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

L'abandon du projet Rabaska par la compagnie russe Gazprom ne signifie pas la mort de l'idée de construire un terminal méthanier à Lévis, estiment libéraux et adéquistes. Mais cela signifie que les choses vont bien mal pour les promoteurs, se réjouit le critique péquiste Sylvain Gaudreault.

Hier, la ministre des Ressources naturelles Nathalie Normandeau a fait savoir que l'annonce du fournisseur de gaz naturel ne sonnait l'alarme pas outre mesure.

« La décision de Gazprom ne compromet pas la construction du port méthanier comme tel », a mentionné son attachée de presse Mélanie Fortier. « Dans la mesure » où les promoteurs de Rabaska que sont Enbridge, Gaz de France et Gaz Metro maintiennent leur intention d'ériger les installations, « nous ne sommes pas inquiets ».

Le gouvernement Charest a donné toutes les autorisations pour la construction des installations, a signalé Mme Fortier. « C'est la responsabilité de Rabaska de trouver quelqu'un pour l'approvisionner en gaz naturel. Nous, nous avons fait notre part. »

L'adéquiste Christian Lévesque s'est dit confiant que le projet se réalisera en dépit de la désertion du géant de l'approvisionnement gazier. M. Lévesque a soutenu Rabaska pendant ses courts mandats comme président de la Chambre de commerce de Lévis (2006 et 2007) et comme député de Lévis (2007 et 2008).

« Le contexte économique rend plus difficile » la réalisation d'une idée qui n'a jamais été facile à mettre en oeuvre, a d'abord nuancé celui qui tente de se faire élire à la tête de l'Action démocratique du Québec. Le retrait de Gazprom ne constitue pas une nouvelle « positive », à cet égard, selon M. Lévesque.

Par contre, « le terme inquiétant est bien trop fort » pour qualifier la décision de Gazprom. Il ne faut pas oublier « qu'il reste trois partenaires sérieux » et que leur plan répond aux besoins énergétiques du Québec, a-t-il soutenu.

En fait, l'adéquiste a rencontré le président de Rabaska, André L'Écuyer. Ce dernier l'a rassuré sur le fait que « les promoteurs ont toujours le contrat d'approvisionnement en gaz naturel » avec Gazprom. « Pour eux, ce n'était pas troublant » de se faire confirmer que la firme russe n'investirait pas dans le projet de 840 millions $.

Christian Lévesque en a profité pour suggérer que l'opposition « qui souhaite voir le projet tomber » est le fait de groupuscules. « Il faut arrêter la ?vetocratie? où un seul petit groupe peut décider de la destinée d'un projet. »

Un clou dans le cercueil
Le critique du Parti québécois, lui, n'est pas du tout désolé par ce qui arrive dans le dossier. « Ce sont peut-être de mauvaises nouvelles pour Gazprom, a commenté Sylvain Gaudreault. Ce ne sont pas nécessairement de mauvaises nouvelles pour les gens de Lévis. C'est un clou de plus dans le cercueil de Rabaska, a-t-il enchaîné. C'est de plus en plus compromis comme projet. Ça n'avance pas, ça stagne. »

L'élu du PQ n'a cependant pas voulu répudier l'idée d'aménager un port méthanier. « Depuis le début, nous voulons la démonstration que Rabaska répond aux besoins [en énergie] du Québec. Nous ne l'avons toujours pas. »

Sa formation politique s'oriente en faveur de l'indépendance énergétique du Québec, a rappelé M. Gaudreault. « Il faut se demander si un port méthanier comme Rabaska se qualifie » pour une telle orientation, a-t-il demandé sans suggérer de réponse.


Article de Michel Corbeil

. Reproduit avec autorisation.
Gazprom se retire de Rabaska: le géant russe pense trouver mieux aux États-Unis
mar. 30 juin 2009 - 8:10

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Gazprom, le géant russe du gaz et de l'énergie, a laissé tomber le projet Rabaska parce qu'il pense pouvoir trouver de meilleurs accès au marché américain, a expliqué le président de l'entreprise, Alexei Miller, lors de l'assemblée des actionnaires qui s'est tenue la semaine dernière à Moscou.

Le Soleil a demandé à un traducteur montréalais, Sacha Abakoumov, de traduire un extrait de la réunion où M. Miller répond à une question à propos de Rabaska.

Après avoir brossé un tableau des différents projets de production sur lesquels Gazprom travaille, le président explique qu'il considère le marché de l'Amérique du Nord comme essentiel et que l'accès à ce marché est d'une grande importance stratégique.

Les ventes actuelles de Gazprom aux États-Unis représentent moins de 1 % de la consommation américaine de gaz naturel, alors que le géant russe vise une part de marché de 5 à 10 %. Plus tôt cette année, Gazprom a acquis une participation dans un terminal gazier sur la côte ouest américaine, le Energia Costa Azul, près d'Ensenada en Californie, en partenariat avec la compagnie Shell. Il s'agissait d'une première incursion de Gazprom aux États-Unis.

Alexei Miller dit que son entreprise entend devenir un joueur global sur tous les grands marchés de la planète. Les accès aux marchés éloignés vont se multiplier selon lui, et il reste à savoir si Gazprom sera propriétaire ou locataire des terminaux gaziers qui lui permettront de vendre son gaz naturel liquéfié.

« Nous étudions des propositions pour différents terminaux au Canada et aux États-Unis, a-t-il expliqué. Nous avons une idée de ceux qui ne font pas partie de nos priorités. Nous avions signé une lettre d'intention pour le projet Rabaska, mais elle est échue et notre conclusion est négative. Il y a d'autres projets qui nous semblent plus attrayants que Rabaska et nous y travailleront avec des partenaires que nous connaissons et qui partagent notre vision. »


Article de Pierre Asselin. Reproduit avec autorisation.


Gazprom largue Rabaska
dim. 28 juin 2009 - 8:54

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Photo : Le Soleil

Le géant gazier russe Gazprom ne participera pas à Rabaska, ce terminal méthanier qui suscite une vive opposition dans la région de Québec. Le grand patron de l'entreprise, Alexei Miller, a affirmé vendredi qu'il ne compte plus investir dans le projet de 840 millions.

« Le marché nord-américain est l'un des marchés-clés pour le gaz naturel liquéfié, a-t-il déclaré à Moscou, en marge de l'assemblée générale du groupe. Il y a d'autres alternatives attrayantes » à Rabaska.

L'entreprise, qui détient le monopole de l'exportation du gaz naturel russe, s'était jointe l'an dernier au consortium Rabaska, formé par Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France. Le groupe souhaite bâtir un terminal à Lévis, sur la rive sud de la capitale.

La perte de ce partenaire financier ne signifie pas la mort de Rabaska, assure son porte-parole, Simon Poitras. Car même s'il n'investit pas dans la construction, rien n'empêchera Gazprom d'approvisionner le terminal en gaz naturel. Des pourparlers sont d'ailleurs toujours en cours à cet effet.

« S'ils ne souhaitent pas être partenaires financiers dans le terminal, ça ne pose pas de problème à Rabaska, a affirmé M. Poitras. Le projet va se réaliser quand même. »

Les promoteurs visent une entrée en service en 2014

Le projet bat de l'aile depuis quelques mois, notamment en raison de la chute des prix du gaz naturel. Début juin, la décision de construire le terminal Rabaska a été repoussée d'un an.

Gazprom avait alors fait savoir qu'il est prématuré de statuer sur ses projets de développement en Russie. L'entreprise doit décider en mars prochain si elle lance l'exploitation du champ gazier Chtokma, qui doit alimenter le port méthanier Rabaska.

Le projet a reçu la bénédiction de nombreux élus au fil des ans, mais des résidants de Lévis et des écologistes s'y opposent farouchement. Daniel Breton, de Québeckyoto, se réjouit d'ailleurs de cette nouvelle tuile pour Rabaska.

« J'ai l'impression que c'est le début de la fin pour ce projet-là », affirme-t-il. Il souhaite que les partenaires qui restent dans le projet fassent le point au plus vite sur l'avenir de Rabaska. Car pendant que le projet est sur la glace, souligne-t-il, des centaines de familles vivent dans l'incertitude. « Si les promoteurs continuent d'étirer la sauce pendant des années, dit M. Breton, il y aura des familles qui vont vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, qui ne sauront pas si elles doivent déménager ou vendre leur maison. »

La PDG de Gaz Métro, Sophie Brochu, avait assuré que Rabaska verra le jour, lors d'une entrevue accordée à La Presse en janvier. Elle estime que le projet doit voir le jour, car l'Amérique du Nord consomme 30% du gaz naturel au monde alors qu'elle ne détient que 4% des réserves.


Article de Martin Croteau. Reproduit avec autorisation.


Projet de l'oléduc Saint-Laurent : un obstacle de moins sur la route d' Ultramar
ven. 19 juin 2009 - 7:41

Par Yves Gagné

Source: Le Soleil

Un obstacle de moins se dresse sur la route d'Ultramar qui veut construire un oléoduc souterrain de 238 kilomètres reliant la raffinerie Jean-Gaulin, de Lévis, à son centre de distribution de Montréal-Est. Toutefois, ce n'est guère avant la fin de 2010 que les travaux de construction de l'oléoduc Saint-Laurent devraient commencer.

Le 10 juin dernier, le Tribunal administratif du Québec (TAQ) a rejeté l'appel interjeté par trois citoyens de Saint-Hyacinthe et de Lyster qui prétendaient que la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) avait erré en droit en donnant son accord au projet de près de 300 millions $ d'Ultramar. En juin 2008, la CPTAQ avait déterminé que 99,98 % des superficies visées par le projet seraient toujours utilisables pour l'agriculture une fois les travaux complétés. Elle n'émettait que quelques conditions, notamment l'enfouissement de l'oléoduc à une profondeur de 1,6 mètre plutôt que de 1,2 mètre en milieu cultivé.

« C'est une bonne nouvelle », a indiqué le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales d'Ultramar, Louis Forget, au sujet du verdict rendu par le TAQ. Si cet obstacle vient d'être franchi, la pétrolière n'est pas encore au bout de ses peines. En effet, la CPTAQ a rendu en juin 2008 une décision favorable sur le tracé de l'oléoduc pour 28 des 32 municipalités touchées par le projet. Il lui restait à faire l'analyse du dossier et à rendre une décision pour les sections de l'oléoduc se trouvant sur le territoire de la ville de Lévis et de trois municipalités de la Vallée du Richelieu.

Dans le cas de Lévis, la CPTAQ a tenu des audiences publiques à la mi-avril et devrait faire connaître sa décision au début du mois de juillet. Pour ce qui est des trois autres municipalités, la commission vient tout juste de prendre connaissance du dossier. Reste à voir s'il y aura des audiences publiques. Une fois que les décisions de la CPTAQ auront été rendues, il se peut que des citoyens s'y opposent et fassent appel, à leur tour, au TAQ.

« Il faut être patient, au Québec, pour réaliser des projets », a lancé M. Forget en rappelant que le projet de l'oléoduc Saint-Laurent avait été annoncé en février 2005. « Nous savions, au départ, que ça allait prendre du temps. Le pipeline traverse 32 municipalités et nous devons demander des droits de passage à près de 700 propriétaires sans compter les exigences imposées par les lois fédérales et provinciales. Nous nous étions donné un échéancier de trois ans pour compléter le tout. Quatre ans plus tard, nous sommes encore loin de commencer à penser à la construction », a déclaré M. Forget en signalant que des ententes avaient été conclues avec 70 % des propriétaires terriens.

Par ailleurs, selon Louis Forget, ce n'est pas avant 2010 ou 2011 qu'Ultramar va décider si elle va remettre sur les rails son projet d'expansion de 1,5 milliard $ de la raffinerie de Lévis. Le contexte économique actuel n'est pas propice à un tel investissement, a -t-il souligné.


Article de Gilbert Leduc. Reproduit avec autorisation.


Pleins feux sur Lévis (II) - Grands fournisseurs d'emplois: toujours le fief de Desjardins
sam. 30 mai 2009 - 23:54

Par Pascal Petitclerc

Source: Le Soleil

Cent huit ans après la fondation du Mouvement Desjardins, celui-ci est toujours, et de loin, le plus important employeur de Lévis avec plus de 5000 travailleurs et la possibilité de voir ce total augmenter à nouveau au cours des prochaines années.

« Nous avons déjà eu certaines craintes concernant la possibilité que les têtes décisionnelles de Lévis se déplacent vers Montréal, mais plus maintenant. Il y a présentement des discussions pour construire un ou deux nouveaux édifices sur le campus de Desjardins à Lévis, ce qui nous amène à penser que sur un horizon de quelques années, on pourrait parler de 1000 à 1500 emplois de plus ici », explique M. Raymond Gouin, directeur général par intérim de la Société de développement économique (SDE) de Lévis.

Après Desjardins, la liste des plus importants fournisseurs d'emplois se poursuit avec les grands employeurs institutionnels. Avec environ 1400 personnes chacun sur leur liste de paie à Lévis, l'Hôtel-Dieu de Lévis et la commission scolaire des Navigateurs figurent aux deuxième et troisième rangs, pas très loin devant les Chantiers maritimes Davie.

Davie, Ultramar et les autres
« Davie, c'est actuellement environ 1000 travailleurs et bientôt 500 de plus, mais c'est aussi un impact économique et social important. Il y a eu beaucoup d'incertitude dans ce dossier, mais depuis que le gouvernement du Québec a stabilisé la situation, ça va très bien et la compagnie a plusieurs contrats à livrer pour les prochaines années », enchaîne M. Gouin.

Suivent ensuite l'usine Frito-Lay, une filiale de la société américaine Pepsico, et la raffinerie Jean-Gaulin de la pétrolière Ultramar, qui emploient approximativement chacune quelque 500 travailleurs. « En plus d'avoir investi 1 milliard $ à Lévis au cours des six dernières années, Ultramar est très présente dans son milieu et fait beaucoup pour la communauté », signale Raymond Gouin.

D'autres entreprises d'importance comme Groupe Teknion, spécialisé dans l'ameublement de bureau, Groupe Environnemental Labrie, fabricant d'équipement pour la gestion des matières résiduelles, le fabricant de charpentes métalliques Supermétal et Transport Jacques Auger, spécialisé dans le transport de produits pétroliers, contribuent à la vitalité économique de la métropole de la Chaudière-Appalaches.


Article de Ian Bussières. Reproduit avec autorisation.


Pleins feux sur Lévis - 24 heures d'activité à Lévis
dim. 24 mai 2009 - 14:49

Par Pascal Petitclerc

Source: Le Soleil

6h30
Des employés de Chantiers Davie arrivent au travail. Mis à pied en décembre, les quelque 1100 travailleurs ont été rappelés en avril. Puis 500 postes de plus ont été annoncés ces dernières semaines. Ouvre, ferme, ouvre. Le chantier maritime Davie en a vécu des tempêtes depuis sa fondation, en 1825. Des soubresauts qui ponctuent la vie de Lévis. Actuellement en restructuration financière, le chantier avait déjà reçu en décembre un appui du gouvernement fédéral pour soutenir ses activités. Le chantier est en voie de compléter une ronde de financement, qui devrait lui permettre de récolter 20 millions $. Le carnet du constructeur de navires affiche complet jusqu'en 2011. Il doit fabriquer d'ici là cinq navires d'une valeur totale de 741 millions $US.

7h20
La file de voitures s'allonge sur le pont Pierre-Laporte pour entrer à Québec. Piétons et automobilistes embarquent sur le traversier en partance du Vieux-Lévis.

La rétention de la main-d'oeuvre et des étudiants s'avère un défi majeur pour Lévis, alors que sa voisine, Québec, attire une partie de ses résidants. Ils seraient quelque 25 000 à travailler dans la Capitale-Nationale. À l'inverse, environ 8500 habitants de Québec font le chemin inverse. Ce défi de la rétention a même poussé Lévis à lancer une campagne de promotion en janvier, intitulée Je choisis Lévis.

Par ailleurs, selon une étude d'Emploi-Québec et un sondage de la Société de développement de Lévis, près des deux tiers des entreprises mentionnent que le recrutement de personnel compétent et qualifié est la plus grande difficulté en matière de gestion des ressources humaines.

Dans la grande région de Chaudière-Appalaches, près de 34 000 postes seront à combler d'ici 2012.

8h00
Les étudiants arrivent à l'Université du Québec à Rimouski - campus de Lévis, pour leur cours du matin. L'éducation est synonyme de concertation à Lévis, depuis environ un an. Tous les acteurs du monde de l'éducation (universitaire, collégial et secondaire, autant public et privé), ainsi que la Ville de Lévis et d'autres partenaires des secteurs du développement économique, des arts et du transport, se sont unis pour le projet Lévis ville éducative. L'objectif : garder les jeunes Lévisiens sur leur territoire pour leurs études et essayer de leur donner le goût de rester y travailler plutôt que de « s'exiler » dans la capitale. « Et pour ça, il faut évidemment maintenir notre bonne offre de services en éducation, mais il faut aussi améliorer l'offre en loisirs, les services » , fait valoir Alexandra Tremblay, la coordonnatrice du projet. Les priorités actuelles sont donc de trouver des solutions pour améliorer le transport en commun et de mettre sur pied un site Internet rassemblant tous les services disponibles à Lévis.

9h30
Des travailleurs construisent une nouvelle maison dans un quartier en développement du secteur Saint-Romuald.

Selon la Ville de Lévis, la fusion municipale a eu un effet « fort bénéfique sur l'activité économique » , effet qui s'est matérialisé dès 2004. Alors qu'en 2002 et 2003 la valeur des permis de construction résidentiels octroyés était respectivement d'un peu plus de 104 000 000 $ et d'environ 123 000 000 $, elle fait un important bond pour atteindre près de 214 000 000 $. Une hausse exceptionnelle de 74 % comparativement à l'année précédente. Si la valeur des permis résidentiels a un peu diminué depuis, elle reste tout de même au-delà de celle du début des années 2000 (159 000 000 $ en 2008). Toutes catégories con­fondues, des demandes pour démarrer des chantiers ont atteint 285 000 000 $ en 2008.

Lévis est reconnue pour attirer les jeunes familles, qui y achètent leur première maison. Mais les types de constructions et les clientèles se diversifient, remarque Philippe Meurant, le directeur du développement économique pour la Ville. D'ailleurs, densité et mixité sont les mots d'ordre de la Ville, explique M. Meurant. Le secteur n'échappe pas au vieillissement de la population et on voit apparaître des projets d'envergure pour des résidences pour personnes âgées.

D'ici les cinq prochaines années, des projets de 2,7 milliards $ sont dans les cartons, note la Ville. Par contre, Ultramar (projet d'environ 1,5 milliard $) a déjà annoncé qu'elle mettait sur la glace son projet d'agrandissement et de transformation de sa raffinerie de Saint-Romuald en raison du contexte économique et des fluctuations du marché pétrolier. Le coup d'envoi d'un autre gros morceau, le port méthanier Rabaska (environ 870 millions $) n'est pas encore lancé alors qu'il reste encore de nombreux points d'interrogation juridiques et économiques. Parmi les autres projets, notons le quartier Miscéo (secteur du Centre de congrès et d'expositions), 160 millions $, et le complexe Desjardins Sécurité financière, 50 millions $.

11h00
Un camion quitte la raffinerie Jean-Gaulin d'Ultramar. Ils sont plus de 600 par jour à transiter par les installations situées dans le quartier Saint-Romuald.

12h30
Gens d'affaires et travailleurs de tous âges cassent la croûte au restaurant Le Cosmos. Au Centre de congrès et d'expositions qui y est adjacent, les congressistes font eux aussi une pause.

Pour le directeur du développement économique de la Ville de Lévis, Philippe Meurant, un centre des congrès était devenu essentiel. Mais parallèlement, la capacité d'hébergement de la Ville était insuffisante. La solution : un complexe intégré, qui compte à la fois le centre des congrès, un hôtel, un restaurant et des espaces de bureaux.

Au départ, Lévis a investi 6 millions $ dans l'aventure. Le reste a été investi par les gouvernements fédéral et provincial ainsi que par le secteur privé. « C'est un complexe évalué à 38 millions $, qui lui-même donne naissance à un quartier, le quartier Miscéo, que nous voulons un quartier de nouvelles générations » , note M. Meurant. Ce développement est quant à lui estimé à 160 millions $, pour un total de près de 200 millions $. En périphérie, d'autres projets vont aussi pousser. Des projets « qui vont faire en sorte que l'investissement de base aura généré 500 millions $ de retombées économiques en termes d'immobilier » , remarque M. Meurant. Un véritable effet d'entraînement qui ramène pratiquement à zéro l'investissement de la Ville, puisque ces nouveaux bâtiments rapporteront des revenus fonciers à la Ville, précise M. Meurant. Un « investissement public qui amorce la pompe » , dit-il, en paraphrasant les Anglais (Pump priming public investment).

13h15
Une réunion commence dans les locaux de Desjardins.

Alphonse Desjardins fonde la première caisse populaire le 6 décembre 1900, à Lévis, avec 131 membres. Plus de 5,8 millions de membres et de clients plus tard, le groupe a toujours ses assises dans la même ville. La cité Desjardins regroupe des édifices qui hébergent le siège social de la Fédération des caisses Desjardins du Québec et certaines filiales du Mouvement. Plus de 5800 personnes travaillent pour Desjardins à Lévis (incluant le personnel de la Fédération, des filiales et des caisses), ce qui en fait le plus grand employeur de la ville.

Mais la restructuration du Mouvement, annoncée récemment, touchera-t-elle le nombre de postes à Lévis? « Il est difficile de répondre à cette question si tôt dans le processus » , admet le porte-parole de Desjardins, André Chapleau. « Chose certaine, Lévis n'est pas plus ciblée qu'une autre ville où la Fédération ou les filiales ont des bureaux. Rappelons-nous surtout que ce qui a été annoncé n'est pas un programme de rationalisation, mais bien de croissance. Desjardins veut continuer à croître et se donne les moyens de le faire de façon encore plus efficace. Certes, avec le temps, des emplois seront touchés, mais d'autres pourraient être créés. »

Le Mouvement des caisses Desjardins est le groupe financier intégré de nature coopérative le plus important au Canada.

Desjardins Sécurité financière (DSF) est promoteur d'un parc d'affaires de 50 millions $ aux abords de l'autoroute Jean-Lesage à Lévis. Une fois à terme, le parc s'étendra sur un terrain de 1,4 million de pi ca et comportera 12 bâtiments permettant l'aménagement d'environ 143 locaux d'une superficie totale de près de 350 000 pi ca. Ce projet s'inscrit dans la foulée de la stratégie d'investissement immobilier de DSF. Par ailleurs, l'expansion de Desjardins Sécurité financière exigera un agrandissement de ses installations de Lévis. Un projet d'environ 75 millions $ est sur la table à dessin, mais est encore bien loin d'être réalisé, indique M. Chapleau.

15h00
Vladimir Guay, cinq ans, déguste un cornet de crème glacée de chez Chocolats favoris, sur l'avenue Bégin dans le Vieux-Lévis.

Autre grande tendance à Lévis, la revitalisation des quartiers. Quatre d'entre eux ont des organismes de revitalisation bien implantés et qui regroupent à la fois des citoyens et des commerces. Il y a le Vieux-Lévis, avec son côté à la fois touristique et commercial, où l'on trouve de nombreuses activités culturelles et communautaires. Saint-Nicolas a une histoire de plus de 300 ans et se distingue par son caractère agricole. Saint-Romuald se démarque grâce à un quartier historique en bordure du Saint-Laurent, le long du chemin du Fleuve. Et finalement, le petit dernier, Charny, où les traces laissées par l'activité ferroviaire sont encore bien visibles.

Selon Philippe Meurant, directeur du développement économique à la Ville, Lévis est une pionnière au regard de sa politique de revitalisation. La municipalité finance des comités ou des organismes qui s'organisent pour mener à terme des projets de revitalisation, dit-il.

Martin Bergeron est à la tête d'un de ces organismes, la Corporation de développement du Vieux-Lévis. Il explique que ces organismes mettent en valeur l'architecture et le patrimoine, mais planifient aussi des activités avec les citoyens et les commerçants. L'idée est née il y a plus d'une dizaine d'années, alors que les centres commerciaux drainaient vers l'extérieur du centre-ville les achats de ses résidants. « On crée finalement un milieu de vie, une qualité de vie qui est intéressante, autant pour les résidants que pour les travailleurs et les propriétaires des immeubles, les commerçants. »

Depuis l'instauration de la Corporation, il y a eu beaucoup d'investissements, beaucoup d'améliorations qui ont été faites par les propriétaires résidentiels, remarque M. Bergeron. Des aménagements urbains importants (trottoirs, rues, lampadaires) ont aussi eu lieu. Cet été et l'été prochain, des modifications majeures liées au traitement de l'eau entraîneront d'importants travaux pour reconfigurer la côte du Passage (trottoirs, stationnement).

« Dans un premier temps, le travail de la Corporation, c'est la concertation du milieu. Il faut réunir les gens, [...] La Ville compte beaucoup sur la Corporation pour aller chercher le pouls du milieu, c'est quoi les attentes des gens. » Et la grande force de la Corporation est, finalement, d'avoir le pouvoir d'influencer les décisions concernant son quartier.

16h30
Certains employés de bureau de Teknion Roy & Breton quittent le boulot, alors que d'autres partiront plus tard : les horaires flexibles sont un des avantages consentis par l'entreprise pour attirer et garder ses travailleurs.

Attirer et retenir la main-d'oeuvre s'avère un enjeu important pour le fabricant d'ameublement de bureau. La Rive-Sud est un milieu où plusieurs manufacturiers se font concurrence et le vieillissement de la population vient accroître la rareté. « La main-d'oeuvre est de plus en plus précieuse » , affirme le président-directeur général, Jacques Alain. L'entreprise se doit donc d'offrir des avantages distinctifs, comme des horaires flexibles et de l'aide financière à ceux qui pratiquent de l'activité physique, note-t-il. « Mes prédécesseurs ont réussi à instaurer un climat de travail exceptionnel où le plaisir est là à tous les jours » , dit-il.

Arrivé au sein de l'entreprise il y a environ un an, M. Alain a constaté que les valeurs de l'entreprise « ne sont pas juste des affiches sur les murs » , qu'elles sont vraiment mises en application. « Il y a des gens qui s'affairent à faire vivre les valeurs de façon régulière. »

Certaines des valeurs sont plus traditionnelles, comme l'excellence, le travail d'équipe, le respect et le dépassement, mais d'autres plus surprenantes, comme le plaisir et le... wow.

Pour le mois du respect, M. Alain explique que, récemment, les patrons ont surpris les employés en les accueillant (à partir de 6h30!) habillés ultra-chic - gants blancs et chapeaux melons. « On les accueillait et on leur souhaitait une bonne journée au travail. »

Pour le wow, M. Alain souligne que l'entreprise avait fait ressortir les talents cachés de certains employés, et avait affiché ces distinctions sur les murs de leur lieu de travail. Le pdg fait aussi valoir que l'entreprise garde ses troupes motivées en leur proposant toujours des défis.

Bien qu'elle se trouve dans la région de la Chaudière-Appalaches où le secteur manufacturier pèse lourd, Lévis a avant tout une économie de services. En fait, 80 % du marché de l'emploi est relié au secteur tertiaire (les finances, les assurances, les soins de santé, le commerce de détail et la restauration), des créneaux où l'on prévoit d'ailleurs de la croissance. Le secteur manufacturier compte environ 13,3 % des emplois à Lévis.

Selon les données les plus récentes disponibles, celles du dernier recensement, la ville compte sur son territoire environ

3600 entreprises - dont quelque 300 entreprises manufacturières - qui emploient 73 000 personnes.

Les nouvelles technologies se creusent tranquillement une place de choix. Alors que 600 personnes travaillent actuellement dans ces domaines de pointe, plus de 200 emplois devraient s'y ajouter. Des projets comme l'Innoparc et la Boîte à sciences participent à la croissance de ce créneau.

Le secteur énergétique n'est pas en reste, notamment grâce à la raffinerie d'Ultramar. Si le projet de port méthanier Rabaska se concrétise, cette vocation sera d'autant plus importante.

Par ailleurs, une cinquantaine d'entreprises d'économie sociale assurent le maintien de plus de 935 emplois à temps plein.

18h30
Un poupon naît à l'Hôtel-Dieu de Lévis. En 2007-2008, 1905 bébés ont vu le jour dans cet hôpital, une augmentation de 9,3 % comparativement à l'année précédente. Une hausse majeure, avait constaté le porte-parole du centre hospitalier affilié universitaire, Jean Bouchard. Pour la même période, l'accroissement de naissances au CHUQ était de l'ordre de 2,6 %, pour un total de 7596. Si la présence de jeunes familles sur le territoire fait gonfler les statistiques sur les naissances, à l'autre bout du spectre, les besoins pour une clientèle vieillissante se font aussi sentir. D'ailleurs, certaines personnes âgées vont choisir de s'installer à Lévis pour être plus près des services de santé, affirme Adèle Charron, conseillère en communication du CSSS du Grand Littoral. La clientèle de Lévis - tous âges confondus - est très bien servie, souligne Mme Charron. La grande force est l'accessibilité des soins, dit-elle, notamment à cause de la forte présence des groupes de médecine familiale.

21h00
Les derniers clients d'un centre commercial quittent leur boutique préférée.

Lévis et ses commerçants travaillent fort pour limiter les fuites commerciales, c'est-à-dire les résidants de la Rive Sud qui traversent les ponts pour aller faire leurs emplettes. « On chiffrait, uniquement pour la partie ouest du territoire à l'aube des années 2000, à près de 300 millions $ annuellement les fuites commerciales dont bénéficiaient les commerces de la Rive Nord » , se rappelle Philippe Meurant, le directeur du développement économique de la Ville de Lévis. Depuis, l'offre a augmenté, notamment avec l'arrivée en 2006 du Mégacentre Rive-Sud, un complexe de près 50 millions $ de 400 000 pi ca, qui héberge une trentaine de commerces. Par ailleurs, les Galeries Chagnon comptent plus de 100 boutiques pour une superficie locative de plus de 200 000 pi ca répartis sur deux étages.

À Lévis, c'est dans le secteur du commerce de détail que l'on trouve le plus grand nombre d'entreprises, soit 31 %, selon les données d'Emploi-Québec.

Le commerce de détail compte pour 11 % des emplois à Lévis.

22h30
Les spectateurs sortent de L'Anglicane. La vie culturelle à Lévis « a explosé depuis la fusion » , constate Nathalie Ouellet, chef du Service des arts et de la culture pour la Ville. Avant, seulement 3 des 10 municipalités fusionnées avaient des ressources consacrées à la culture. Une politique culturelle commune a été refaite, donnant ainsi accès aux services pour tous les artistes du territoire. Les citoyens d'est en ouest ont eux aussi vu leur offre d'activités culturelles (spectacles, cours de toutes sortes) bondir, remarque Mme Ouellet.

Les spectacles musicaux les mercredi courant d'airs, donne-t-elle comme exemple, étaient anciennement dans la ville de Saint-Romuald. Maintenant, on les présente en bordure du fleuve jusque dans le secteur de Lévis. Donc, c'est l'ensemble des citoyens maintenant qui assiste à cette prestation-là. » D'ailleurs, il n'y a pas que les résidants de Lévis qui en profitent : selon les données de la Ville, environ 20 % des spectateurs aux activités estivales viennent de l'extérieur, de Québec ou des régions voisines.


Article de Anne Drolet. Reproduit avec autorisation.


Davie embauche
dim. 10 mai 2009 - 17:21

Par Yves Gagné

Selon le site web de Radio-Canada.ca, tandis que plusieurs entreprises procèdent à des mises à pied, Chantiers Davie annonce qu'elle va embaucher de 400 à 500 travailleurs au cours des prochaines semaines.

L'entreprise, qui a traversé des mois difficiles et qui a dû elle-même mettre à pied des ouvriers, a bon espoir de trouver la main-d'oeuvre dont elle a besoin. De nombreuses entreprises de Chaudière-Appalaches et ailleurs au Québec ont procédé à des licenciements au cours des derniers mois dans des secteurs d'activités ciblés par Chantiers Davie.

L'entreprise recherche notamment des soudeurs, des plombiers et des charpentiers-menuisiers pour pouvoir livrer à temps, d'ici un an et demi, les cinq navires actuellement en construction.

Chantiers Davie publiera ses offres d'emplois dans les journaux de la fin de semaine. Elle tiendra des journées d'embauche, sur rendez-vous, du 19 au 21 mai.


Jusqu'à quand faudra-t-il attendre Rabaska?
mer. 6 mai 2009 - 6:42

Par Yves Gagné

Source: Le Peuple Lévis

À la lumière de nombreuses indications qui laissent croire que le projet Rabaska pourrait bien demeurer sur une voie d'évitement pour plusieurs années, le conseiller indépendant Jean-Claude Bouchard estime que la Ville de Lévis devra intervenir au-delà d'une certaine limite en ce qui a trait à l'affectation des terrains.

Devra-t-on maintenir un gel industriel sur des terres à grande valeur agricole et touristique si le projet ne se réalise pas dans des délais acceptables, s'interroge Jean-Claude Bouchard? «Moi je suis bon joueur, lance sans détour le conseiller, les promoteurs ont eu leurs autorisations, maintenant la balle est dans leur camp. S'ils ne réalisent pas le projet au cours des deux ou trois prochaines années, la Ville doit prendre position sur l'avenir des terrains concernés.»

M. Bouchard estime en outre qu'une saine gestion du territoire, de l'urbanisation et du développement de la Ville ne permet pas à cette dernière de laisser ces terrains affectés à cet usage pour des années à venir. Il serait donc possible, selon lui, de changer le zonage de ce secteur contre la volonté des promoteurs.

«On l'a fait dans le passé avec la Société du parc industriel et la Société Irving. Quand l'ancienne Ville de Lévis a décidé que les voies ferrées ne seraient pas vendues à des spéculateurs, on a zoné parc. Le CN qui était propriétaire des emprises a déposé une mise en demeure à la Ville et on a procédé quand même.» Le zonage est une compétence municipale qui est reconnue par la Loi de l'aménagement et l'urbanisme et qui permet à Lévis de disposer de terrains selon son bon vouloir, soutient M. Bouchard.

Ce dernier souligne que Rabaska n'est propriétaire que de quatre terrains sur 15 actuellement. De surcroît, la totalité de la zone réservée représente pratiquement le tiers de l'ancienne Ville de Lauzon. Jean-Claude Bouchard considère qu'il serait insensé de laisser les onze propriétaires du secteur dans l'incertitude la plus complète pour des années encore.

La vision de la Ville
Interrogée à ce sujet, la mairesse de Lévis se montre plutôt catégorique. «Les informations que nous détenons à ce jour, affirme Mme Marinelli, ne nous amènent pas à envisager un changement de zonage dans ce secteur. Je pense que pour le moment, il n'est pas question de mettre dans la tête des gens qu'il va y avoir modification de zonage dans ce secteur-là. Il n'en est pas question!»


Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.


De bonnes nouvelles pour Davie
mer. 6 mai 2009 - 6:15

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

La lumière au bout du tunnel pour Chantiers Davie? Rien n'est encore assuré, mais le chantier maritime de Lévis a communiqué des nouvelles encourageantes hier.

L'entreprise a en effet annoncé la conclusion de la première tranche d'un placement privé de 20 millions $US qui donne le feu vert au décaissement de la première avance du prêt de 200 millions $US consenti par Exportation et développement Canada (EDC) à l'un des principaux clients de Chantiers Davie, Cecon ASA.

En janvier, la société norvégienne avait échoué dans sa tentative pour obtenir une facilité de crédit de 200 millions $US auprès d'un groupe financier de son pays.

Dans un communiqué diffusé hier, Chantiers Davie précise qu'elle a émis 163 432 425 actions ordinaires à un prix de 10 ¢CAN par action, soit une contrepartie globale d'environ 14,4 millions $US. Ce nombre d'actions comprend 49 788 200 actions émises en faveur d'Off-shore Holding, l'actionnaire qui contrôle indirectement Chantiers Davie.

Deuxième tranche
L'entreprise prévoit conclure une deuxième tranche du placement privé pour obtenir un produit d'environ 6,6 millions $US au cours des prochains jours.

Le placement privé fait partie d'une restructuration financière de Chantiers Davie qui comprend des prêts d'Investissement Québec totalisant 12,7 millions $ et des modifications de contrats de construction existants conclus avec des clients du chantier comportant des hausses de prix globales de 95 millions $US.

Travailleurs encouragés
Pour le président du Syndicat des travailleurs du chantier maritime, les bonnes nouvelles s'accumulent. « C'est positif de voir que le financement du chantier se met en place. On est soulagé », a fait savoir hier Paul-André Brulotte.

Selon ce dernier, tous les travailleurs ont été rappelés ces dernières semaines et plusieurs autres postes pourraient être créés prochainement. « Les autorités du chantier aimeraient accélérer le rythme de production cet été. On va tout faire pour aller de l'avant », a-t-il indiqué.

Près de 1100 travailleurs gagnent leur croûte au chantier maritime de Lévis.


Article de Gilbert Leduc. Reproduit avec autorisation.


Entreposage de matières dites dangereuses : le règlement de Beaumont en Cour d'appel
mer. 29 avril 2009 - 16:16

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Trois juges de la Cour d'appel décideront de la validité d'un règlement de la municipalité de Beaumont empêchant à toutes fins utiles l'implantation de Rabaska sur le territoire de Lévis.

Les élus de Beaumont ont adopté en décembre 2005 un règlement sur l'entreposage de matières dites dangereuses. À cette époque, une municipalité pouvait édicter un règlement qui s'appliquait dans un rayon d'un kilomètre en dehors de ses limites, donc sur une partie du territoire de ses voisines.

Douze jours plus tard, une nouvelle loi sur les compétences municipales entrait en vigueur qui, notamment, ne permettait plus à une municipalité de réglementer ce qui se passait chez ses voisins. Beaumont prétend que son règlement est toujours valide, parce que la nouvelle loi sur les compétences municipales prévoyait le maintien des règlements déjà en vigueur.

Évidemment, les promoteurs de Rabaska et la Ville de Lévis ne sont pas de cet avis. Ils font valoir que le règlement de Beaumont n'est jamais entré en vigueur, puisqu'il devait recevoir l'approbation du ministère de l'Environnement. Approbation qui n'est jamais venue en raison de l'entrée en vigueur 12 jours plus tard de la nouvelle Loi sur les compétences municipales.

L'avocat de la municipalité de Beaumont affirme que le règlement est en vigueur parce que l'approbation du ministère était nécessaire uniquement pour réglementer l'entreposage du monoxyde de carbone gazeux. À son avis, le reste du règlement est valide. Donc, pas de gaz naturel liquide de Rabaska à Beaumont et dans une bande d'un kilomètre à Lévis.

De l'avis de Me Pierre Beaudoin, qui défend les intérêts de Rabaska, un règlement municipal forme un tout. On ne peut donc prétendre qu'une partie est en vigueur et qu'une autre ne le sera jamais.

« Momification » appréhendée
Au nom de Lévis, Me Pierre Laurin dit craindre une «momification» de cette zone d'un kilomètre. Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les compétences des municipalités, Beaumont n'a plus juridiction sur cette bande de terrain, explique-t-il.

Si le règlement adopté par Beaumont s'applique, Lévis non plus n'a pas de juridiction sur cette partie de son territoire en ce qui concerne l'entreposage de matières dangereuses, fait valoir Me Laurin.

Lévis devrait donc vivre à tout jamais avec un règlement que personne ne peut modifier, dit-il. Voilà pourquoi il demande à la Cour d'appel de redonner à la ville de Lévis la pleine juridiction sur son territoire.

La Cour supérieure a donné raison à Lévis et à Rabaska en juin dernier. Mais la municipalité de Beaumont avait décidé de porter la décision en appel. Les trois juges ont pris la cause en délibéré.


Article de Guy Benjamin. Reproduit avec autorisation.


Agriculture et ville : pas facile ! Le développement écorche les terres agricoles
mer. 8 avril 2009 - 14:24

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Étalement urbain, difficulté de cohabitation avec les citoyens, pipeline, les agriculteurs ont quelques fois la vie dure. Alors que la présence de producteurs agricoles diminue à Lévis, les intervenants du secteur insistent sur l’importance de garder des producteurs à proximité.

« La ville de Lévis nécessite plus de superficie pour le développement, c’est à nous de montrer qu’il est important de garder les terres avec un bon potentiel agricole en fonction », explique Gaétane Dallaire, présidente du syndicat de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Kennedy. C’est qu’afin de satisfaire les besoins de développement de la ville, l’acquisition de terres agricoles est nécessaire. Bien sûr, Mme Dallaire reconnaît les besoins de la ville en ce sens, mais elle croit que cette dernière devrait « plus protéger les producteurs contre ceux qui veulent changer les règlements ». En effet, pour réaliser des constructions résidentielles par exemple, une que le zonage soit modifié.

De plus, la construction résidentielle allant en augmentant, les maisons se rapprochent des terres agricoles, conséquemment des fermes, et les résidents y voient des inconvénients, les odeurs entre autres. Mme Dallaire croit cependant qu’avec des compromis, il est possible que les citoyens et les agriculteurs fassent bon ménage. « Il est important de garder une proximité avec l’agriculture », répète-elle. Elle parle des avantages pour la population de la présence d’agriculteurs près de chez nous. Permettant un contact avec une vie rurale et un accès facile à des aliments locaux et frais, les terres agricoles donnent certains avantages de la campagne tout en jouissant des services de la ville.

À propos de consommation locale, Mme Dallaire et Jean-Michel Bordon, directeur général à la Table Agroalimentaire de Chaudière-Appalaches déplorent cependant la quasi-inexistance de produits locaux chez les grandes chaînes alimentaires. Par contre, ils croient qu’il est possible de peser sur l’orientation des grands systèmes, par exemple en incitant la population à effectuer des achats locaux aux dépens des produits provenant de l’extérieur des grandes épiceries. « Il y a une vraie demande des consommateurs et elle est là pour rester », indique-t-il. Ce qui pourrait ainsi faire en sorte de récupérer une part de marché aux grandes chaînes, qui n’auront d’autre choix que de revoir leur stratégie et ainsi favoriser les producteurs locaux.

Selon le Portrait agricole et agroalimentaire pour la Ville de Lévis réalisé en 2007 le nombre de fermes a diminué de 10,7 % entre 1998 et 2007.


Article de Marie-Christine Patry. Reproduit avec autorisation.


L'Innoparc : unique et avant-gardiste - Carole Voyzelle en conférence au Centre de congrès et d'exposition de Lévis
mer. 1 avril 2009 - 16:58

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Carole voyzelle, présidente-directrice générale du Parc technologique du Québec métropolitain, était l’invitée d’un souper-conférence de la Chambre de commerce de Lévis au Centre de congrès et d’exposition de Lévis le 25 mars dernier.

Leaders et acteurs du développement économique étaient présents afin d’assister au discours présentant le projet de l’Innoparc de Lévis de même que son impact sur l’innovation et le développement économique. Aucune primeur toutefois, Mme Voyzelle a demandé « encore quelques semaines de patience, et vous ne serez pas déçus! ».

« Je peux d’ores et déjà vous dire qu’à l’image des nombreux projets qui se concrétisent à Lévis, l’Innoparc sera avant-gardiste, unique et adoptera un positionnement hautement distinctif en ce qui a trait au développement durable. Un parc au goût du 21e siècle, un parc de classe mondiale », a-t-elle ajouté afin d’en donner un avant-goût.

Rappelons que l’architecte Normand Hudon avait dévoilé au quotidien Le Soleil le 5 mars dernier que l’Innoparc serait carbone neutre, c’est-à-dire sans émission de gaz à effet de serre, une première québécoise et peut-être même canadienne pour un projet commercial. Aussi, il avait été annoncé que l’Innoparc de Lévis allait accueillir la nouvelle Chaire de recherche industrielle en efficacité énergétique de l’Université du Québec (UQ).

Appuyé par son expérience au sein du Parc technologique du Québec métropolitain, Mme Voyzelle a également parlé des services offerts afin d’attirer desentreprises à venir s’y établir. « Peu importe que les entreprises choisissent de s’établir par l’acquisition d’un terrain ou encore en louant un espace dans l’un de nos multilocatifs, on leur apporte tout notre soutien dans la réalisation de leurs projets d’implantation, de construction et d’expansion par la suite », a-t-elle dit.

Elle a aussi insisté sur l’importance des multiples partenaires dans un projet de parc technologique. « Imaginez ce que ça peut donner lorsqu’on combine les forces de tous : on multiplie nos performances, on devient une région d’accueil extraordinaire pour les entreprises et les investisseurs et pour leurs travailleurs », a-t-elle illustré.

Enfin, elle s’est engagé à mettre son savoir, sa passion et son coeur dans le projet de l’Innoparc.


Article de Marie-Christine Patry. Reproduit avec autorisation.


Davie annonce le rappel de tous les travailleurs mis à pied
lun. 30 mars 2009 - 23:08

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

La direction de Chantiers Davie a annoncé lundi que tous les employés mis à pied en décembre devraient être de retour au travail d'ici le début du mois d'avril. L'entreprise pourrait même se placer en mode embauche si ses besoins financiers à court terme sont comblés.

L'entreprise avait temporairement mis à pied tous ses employés en décembre afin de « préserver ses ressources financières déjà limitées ». Le fonds de roulement de Davie avait aussi souffert de l'incapacité de ses clients d'effectuer les paiements stipulés dans leurs contrats en raison de l'absence de garanties.

La direction de Chantiers Davie a fait savoir lundi que le carnet de commandes est rempli jusqu'au premier trimestre de 2011, mais l'avenir demeure néanmoins incertain si l'entreprise ne peut conclure un placement de 20 millions $ afin de gonfler ses liquidités.

L'an dernier, l'entreprise de Lévis avait conclu des ententes avec ses clients pour une hausse de prix de 95 millions $US et avait obtenu un prêt de 10 millions $ d'Investissement Québec.

Le chef de la direction des Chantiers Davie, Steinar Kulen, a indiqué que la construction de cinq navires devrait rapporter 740 millions $. Il a aussi dit que l'entreprise pourrait engager jusqu'à 500 nouveaux employés afin de pouvoir compléter ces navires.

M. Kulen a précisé que 832 employés sont présentement à l'oeuvre.


Reproduit avec autorisation.


Véritable reprise à la Davie : La production des navires a repris cette semaine avec le retour de 500 employés
mer. 18 mars 2009 - 16:55

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

C’est finalement cette semaine qu’une majeure partie des travailleurs de la Davie pourra reprendre le travail. Les matériaux ont été livrés, la production peut reprendre.

Depuis le dénouement de l’impasse financière de la Davie, il y a trois semaines, quelques employés étaient affairés à préparer la reprise de la production et à recevoir les matériaux nécessaires, notamment des chargements d’acier. La semaine dernière, d’importants chargements d’acier ont été livrés au chantier maritime par voie terrestre. Comme l’avait laissé entendre le chef de la direction de Chantiers Davie il y a quelques semaines, de nouveaux travailleurs ont été embauchés et d’autres le seront encore.

Selon ce que nous a expliqué le président du syndicat des travailleurs, Paul-André Brulotte, la mise à pied des 1 100 employés, en décembre dernier, n’aura finalement pas eu l’effet de découragement qui était craint par la direction. Si quelques uns ont quitté pour un autre emploi, la plupart des travailleurs ont été ou seront rappelés sous peu. Au plus, quelques uns des plus âgés ont pris leur retraite.

Les travailleurs pourraient investir

À la suite d’une proposition du député de Lévis-Bellechasse Steven Blaney voulant que la CSN, par son fond d’investissement, contribue à la santé financière à long terme de Chantiers Davie, voilà que la direction en aurait officiellement fait la demande auprès des principaux concernés. « M. Kulen en a fait la demande, ça progresse. », a indiqué M. Brulotte.

Des échos à Ottawa
Par ailleurs, le 11 mars dernier, le président du syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon a fait parvenir une lettre d’appui au député néo-démocrate Peter Julian (Burnaby-New Wstminster). Ce dernier demande l’exclusion des chantiers Canadien de l’accord de libre échange entre le Canada et l’association Européenne de libre-échange (AELE). Dans la lettre dont le Journal de Lévis a obtenu copie, le syndicat indique « Nous sommes persuadés que la mise en place d’une politique maritime Canadienne serait beaucoup plus profitable et efficace à l’industrie de la construction navale que ce genre d’accord de libre-échange ». Le député néo-démocrate a d’ailleurs sommé le Bloc Québécois de faire de même lors d’un débat à la Chambre des communes tenu vendredi dernier.


Article de Marc-André Gagnon. Reproduit avec autorisation.


Gazprom n'investirait pas dans Rabaska
ven. 13 mars 2009 - 8:13

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Le géant russe Gazprom n'aurait pas l'intention de prendre une participation minoritaire dans le terminal méthanier Rabaska.

C'est du moins ce qu'avance l'analyste russe Dmitri Alexandrov de la firme Financial Bridge de Moscou. Dans une note de recherche envoyée aux investisseurs, l'analyste soutient que Gazprom a abandonné plusieurs projets d'investissements à l'extérieur de la Russie, dont Rabaska.

« Gazprom s'est retiré de sa participation dans le terminal Rabaska au Canada », écrit l'analyste. Selon ce dernier, la faiblesse des prix du gaz naturel en Amérique du Nord aurait incité le géant russe à revoir ses visées expansionnistes au Canada.

Chez Rabaska (formé de Gaz Métro, de Gaz de France et d'Enbridge), on soutient que le retrait de Gazprom comme partenaire éventuel du projet ne compromet en rien la construction du terminal de 1 milliard $ à Lévis, sur la Rive-sud de Québec. La semaine dernière, Rabaska a procédé à l'achat de ses premiers terrains à Lévis.

« On continue de négocier une entente d'approvisionnements avec eux, mais à un rythme plus lent que prévu », a fait savoir hier le porte-parole Simon Poitras.

L'investissement de Gazprom dans Rabaska (27 % des parts) se serait surtout traduit par un débours de près de 400 millions $US. Le géant gazier russe aurait payé non seulement pour la construction du terminal, mais aussi pour l'accès au marché américain.

En mai dernier, les partenaires de Rabaska avaient pourtant signé à Québec une lettre d'intention avec Gazprom visant à conclure d'ici la fin de 2008 un contrat d'approvisionnement pour le terminal méthanier Rabaska.

Prix à la baisse
Or, le ralentissement planétaire de l'économie et la baisse des prix du gaz ont refroidi les ardeurs du géant russe. Il faut dire qu'en mai dernier, le prix du gaz naturel était à son apogée en Amérique du Nord. Le prix de 1000 pieds cubes de gaz valait alors 12 $US. Hier, cette même quantité ne se vendait plus que 4 $US.

Chez Rabaska, on reconnaît que les prix actuels du gaz ne pourraient justifier la construction d'un terminal méthanier. Rabaska refuse toutefois de dévoiler sa formule de rentabilité.

La crise pèse lourd
Du côté de Gazprom, la crise financière pèse lourd sur ses épaules. Le plus important producteur de gaz de la planète peine à trouver du financement pour ses projets de développement en Russie.

Ainsi, le projet Rabaska pourrait d'ailleurs ne voir le jour que beaucoup plus tard que prévu (2014). Certains analystes parlent maintenant d'une entrée en service possible en 2017, et même en 2020.

La construction de Rabaska à Lévis est directement liée au développement du champ gazier Shtokman, situé dans la mer de Barents (nord de la Russie). La première phase de ce projet, mené par Gazprom (51 %) et ses partenaires Total et StatOilHydro, nécessite des investissements de 15 milliards $US.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Lévis : à l'abri de la crise ? : L'économiste Joëlle Noreau effectue un portrait de la situation
jeu. 12 mars 2009 - 7:23

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Profitant de la proximité de Québec, mais pâtissant de la présence d’entreprises manufacturières, Lévis sera-t-elle gravement affecté par la crise économique? Bien que nul ne puisse prédire l’avenir, l’économiste principale au Mouvement Desjardins Joëlle Noreau analyse la situation.

Après que le quotidien Le Soleil ait publié la semaine dernière un dossier sur la situation privilégiée de la région de Québec face à la crise succédé d’un autre sur Chaudière-Appalaches intitulé Nuages noirs à l’horizon, il est de mise de savoir ce qui pourrait advenir de notre ville. Selon Mme Noreau, Lévis a plusieurs éléments stabilisateurs qui pourraient lui permettre de bien se sortir du ralentissement économique. Elle mentionne tout d’abord le nombre élevé de gens résidant à Lévis occupant des emplois pour la fonction publique sur la Rive-Nord, donc des postes plutôt assurés.

Ensuite, Mme Noreau souligne la présence de Desjardins et les nombreuses embauches réalisées dans le domaine de l’assurance. Bien que le Mouvement ne soit pas à l’abri des conséquences du contexte économique, il est dans une position beaucoup plus stable que les entreprises manufacturières, explique-t-elle.

Cependant, l’économiste apporte certaines nuances. Ainsi, des éléments d’incertitude viennent contrebalancer cet élan d’optimisme. Sans surprise, la présence d’entreprises manufacturières exposées au marché américain provoque plus de vulnérabilité. Parmi les secteurs les plus touchés, il y a aussi la construction, et Mme Noreau pointe le cas de la Davie. Elle indique que malgré le retour progressif des travailleurs au chantier, une incertitude plane toujours sur l’avenir de l’entreprise. Également, le secteur de l’habitation est plus difficile, bien que loin d’être comparable à ce qui se passe aux États-Unis.

Pour revenir à une note plus positive, Mme Noreau considère encourageant que la plupart des projets de développement à Lévis n’ait pas été remis en cause, signe que la confiance est toujours là. Par exemple le quartier Miscéo, le Parc d’affaires de Desjardins, l’Innoparc et même le pipeline entre Lévis et Montréal, malgré que le prix du pétrole soit actuellement très bas, sont toujours sur la table.


Article de Marie-Christine Patry. Reproduit avec autorisation.


Pipeline entre Lévis et Montréal : la CPTAQ contestée : Louis Forget ne s'inquiète pas pour l'avenir du projet
jeu. 12 mars 2009 - 7:17

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Depuis le 2 mars dernier à Drumondville, quatre propriétaires terriens contestent la décision de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) qui avait donné un avis favorable au projet.

Deux juges du Tribunal administratif devront déterminer si la CPTAQ a erré dans cette décision. Pour Louis Forget, vice-président aux affaires publiques et gourvernementales chez Ultramar, il est peu probable que la décision du Tribunal ne fasse couler le projet. Il explique que les arguments apportés par les propriétaires ne sont en rien nouveaux. « Le premier argument des propriétaires est qu’ils ne pourront plus exploiter leur terre agricole, mais le pipeline est enfoui sous la terre, cela ne change donc rien pour eux », a dit M. Forget. Selon lui, la CPTAQ a analysé le dossier de fond en comble et c’est pourquoi il ne s’inquiète pas outre mesure pour l’avenir du projet de pipeline entre Lévis et Montréal.

M. Forget déplore cependant que la réalisation du projet en soit encore repoussée. « C’est toujours malheureux parce que ça retarde le projet et nous sommes déjà en retard d’un peu plus d’un an et demi », indique-t-il. Ainsi, le Tribunal administratif du Québec a trois mois pour rendre sa décision à la suite des audiences. Pour les audiences publiques de Lévis, M. Forget croit qu’elles devraient avoir lieu au printemps et ensuite ce sera le tour des trois municipalités restantes en Montérégie. « On pourrait en avoir encore pour un an et demi avant d’avoir tout en main pour débuter le projet , a-t-il laissé tomber. Ça fait quatre ans que nous sommes sur le dossier, il faut être patient… »


Article de Marie-Christine Patry. Reproduit avec autorisation.


Projet révolutionnaire à Lévis
jeu. 5 mars 2009 - 6:59

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Les concepteurs du futur parc technologique de Lévis rêvent d'un projet révolutionnaire avec un impact positif sur l'environnement, a appris Le Soleil. L'Innoparc serait carbone neutre, c'est-à-dire sans émission de gaz à effet de serre, une première québécoise, peut-être même canadienne, pour un projet commercial. L'Université du Québec (UQ) en profiterait pour lancer sa Chaire de recherche industrielle en efficacité énergétique (voir l'autre texte).

« J'aimerais que, dans 20 ans, on nous perçoive comme des visionnaires. L'Innoparc serait un très bon projet pour démarrer », explique Daniel Rousse, directeur du développement et des projets spéciaux à l'UQ, en entrevue au Soleil.

Ce parc, fruit d'une entente entre Lévis et le Parc technologique du Québec métropolitain, doit voir le jour au printemps, à la croisée de l'autoroute 20 et de la route du Président-Kennedy. D'une superficie de 500 000 m2, il accueillera des entreprises de haute technologie. La Ville souhaite un projet qui se démarque en matière de développement durable.

Vision commune
Ses concepteurs, la firme Hudon Julien et Associés, veulent pousser l'idée encore plus loin. La principale difficulté est de réunir tous les gens impliqués autour d'une vision commune.

Pousser un projet aussi novateur n'est pas toujours évident, reconnaît l'architecte Normand Hudon. « Il y a un risque associé à la nouveauté, souligne-t-il. Mais je commence à avoir une bonne idée de ce qu'il faut faire.» Si l'idée se concrétisait, elle pourrait être financée par plusieurs organismes visant la promotion de projets de démonstration en développement durable, ce qui permettrait d'en contrôler le risque financier.

Sa firme de 25 employés a dessiné, seule ou en consortium, les plans d'à peu près tous les édifices de la région qui visent la certification environnementale LEED (le Delta 3, le stade de soccer Chauveau, la Boîte à sciences, le Super PEPS, etc.).

Malgré tout, « LEED, c'est bien mais ce n'est pas assez. La construction de bâtiments verts tels que nous les connaissons aujourd'hui ne fait que diminuer l'accélération de la dégradation de l'environnement. Entendons-nous : les gens qui le font sont des précurseurs. Il est très noble d'introduire des mesures vertes dont la rentabilité n'est pas immédiate », explique l'architecte de 37 ans.

Techniques ancestrales
Pour l'Innoparc, les concepteurs voudraient «réutiliser des techniques de construction ancestrales et les adapter à la sauce contemporaine». Par exemple, utiliser du bois certifié abattu dans les environs pour les murs et les planchers; de la paille, pour l'isolation, récupérée dans les champs à proximité; et limiter au maximum le béton. La géothermie serait d'abord utilisée pour le chauffage et la climatisation, ensuite les déchets seraient transformés en énergie par méthanisation.

En fait, l'aménagement écologique de l'endroit serait tellement poussé que des plantes cultivées sur place serviraient au chauffage et à la production de carburant pour un biobus qui circulerait dans Lévis.

Normand Hudon croit fermement que l'avenir réside dans les bâtiments durables. Dans «une ancienne vie», il a conçu des bâtiments commerciaux «pas très bons pour l'environnement». Ce qui l'a poussé à une profonde réflexion, qui a mené à son tour à une réorientation des pratiques de la firme. Aujourd'hui, huit des professionnels de la firme sont accrédités LEED et la philosophie durable s'applique dans les moindres détails, même à l'interne.

« Québec est notre communauté. Il faut laisser quelque chose de bien pour les générations futures. Je veux que mes enfants soient fiers de moi », confie-t-il. Et non l'inverse...


Article de Éric Moreault. Reproduit avec autorisation.


Un laboratoire grandeur nature pour l'Innoparc
jeu. 5 mars 2009 - 6:54

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

À moins d'un revirement de dernière minute, l'Innoparc de Lévis accueillera la nouvelle Chaire de recherche industrielle en efficacité énergétique de l'Université du Québec (UQ). Une trentaine de chercheurs internationaux seraient intéressés à collaborer dès septembre prochain.

« On attend un go au printemps», soutient Daniel Rousse, directeur du développement et des projets spéciaux à l'UQ. Ultramar et la Conférence régionale des élus de Québec sont prêts à s'impliquer financièrement, d'autres comme Hydro-Québec et Gaz Métro sont sollicités en ce moment. «Le projet est sur la bonne voie. Il reste du temps aux gens pour prendre de bonnes décisions », croit-il, confiant sans conclure que l'affaire est dans le sac.

La Chaire, développée en partenariat avec l'École de technologie supérieure, prendrait des contrats de recherche provenant de diverses entreprises qui veulent améliorer leur efficacité énergétique et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

Elle s'installerait d'abord dans le bâtiment multilocatif de l'Innoparc avant d'intégrer un édifice qui deviendrait un laboratoire sous chacune de ses coutures. « On pourra expérimenter et déterminer la performance de différents matériaux en temps réel », s'enthousiasme M. Rousse.

Une fois sur les rails, les chercheurs de l'Université Laval seront invités à prendre le train en marche, souligne Daniel Rous­se. La Chaire veut d'ailleurs s'inscrire dans une perspective d'action concertée et complémentaire avec des centres et laboratoires existants au Québec.

Six personnes travailleraient au démarrage. Après cinq ans, le budget annuel atteindrait 1,5 million $ avec une équipe de 25 personnes.


Article de Éric Moreault. Reproduit avec autorisation.


Rabaska achète pour 2,5 millions $ de terrains à Lévis
mar. 3 mars 2009 - 20:34

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Le consortium Rabaska, qui projette de construire un port méthanier d'un milliard de dollars sur la Rive-Sud de Québec, vient d'acquérir ses premiers terrains à Lévis.

Au cours des derniers jours, trois transactions ont permis au consortium mené par Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge d'acheter quatre terrains pour la somme de 2,5 millions $. « Ce sont des lots nécessaires à la construction du terminal », a fait savoir mardi le porte-parole de Rabaska, Simon Poitras. Selon ses dires, les terrains achetés s'étendent du fleuve Saint-Laurent à la route 132, puis de cette dernière jusqu'à l'autoroute 20. Deux lots acquis par Rabaska la semaine dernière comportaient des résidences. Ces premiers achats de terrains devraient être suivis par au moins un autre très prochainement, a indiqué le porte-parole de Rabaska.

Selon les ententes conclues avec les propriétaires de ces lots, les montants des transactions incluent notamment la valeur d'achat, le taux d'indexation et les compensations négociées. Pour l'heure, Rabaska dit avoir acheté 4 des 18 terrains nécessaires pour la construction de son terminal.

Pas d'entente avec Gazprom
Par ailleurs, Rabaska indique être toujours à la recherche d'une entente d'approvisionnement avec le géant russe Gazprom. «On continue de négocier», a signalé mardi Simon Poitras. La crise mondiale du crédit pèse lourd sur les épaules de Gazprom. Le plus important producteur de gaz de la planète peine à trouver du financement pour ses projets de développement en Russie. Ce qui pourrait repousser la construction du terminal méthanier Rabaska.

Ainsi, le projet Rabaska pourrait d'ailleurs ne voir le jour que beaucoup plus tard que prévu (2014). Certains analystes parlent maintenant d'une entrée en service possible en 2017, et même en 2020. La construction de Rabaska à Lévis est directement liée au développement du champ gazier Shtokman, situé dans la mer de Barents (nord de la Russie). La première phase de ce projet, mené par Gazprom (51 %) et ses partenaires Total et StatOilHydro, nécessite des investissements de 15 milliards $US. Gazprom et ses partenaires comptent lever 70 % du financement sur les marchés financiers. On prévoit notamment la construction d'une usine de liquéfaction et d'un terminal maritime de chargement de gaz naturel liquéfié.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


L'espoir renaît aux Chantiers Davie
ven. 6 février 2009 - 7:20

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Le président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN), Paul-André Brulotte, vient de pousser un soupir de soulagement. « Je suis optimiste que l'on va pouvoir reprendre le travail en mars. »

M. Brulotte venait d'apprendre que Cecon, le principal client des Chantiers Davie, venait de déposer un peu d'argent dans le compte de l'entreprise de Lévis.

« Ce n'est pas assez pour rappeler le monde au travail, mais suffisamment pour permettre à la compagnie de poursuivre ses opérations en attendant la conclusion des négociations avec Exportation et Développement Canada », a indiqué M. Brulotte au Soleil.

Il a été impossible, hier, d'obtenir les commentaires de la direction des Chantiers Davie, mais selon le président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon, l'horizon semble enfin s'éclaircir pour le constructeur de navires.

Le 20 janvier, Cecon recevait une bien mauvaise nouvelle de sa banque. Son prêt de 200 millions $US qui devait servir à financer la poursuite de la construction de trois navires de construction hors frontières aux Chantiers Davie était rappelé.

Aussitôt avisée, la direction de la société norvégienne a assuré les Chantiers Davie qu'elle s'affairait à trouver rapidement d'autres sources de financement.

Pour les 1100 travailleurs du chantier, l'annonce des malheurs financiers de Cecon a eu l'effet d'une douche froide. Le retour au travail des employés, prévu initialement pour la mi-janvier puis remis ensuite au 2 février, était de nouveau reporté aux calendes grec­ques. Les portes du chantier sont fermées depuis le 12 décembre.

Pour l'heure, les pourparlers avec Exportation et Développement Canada (EDC) pour établir les modalités de l'aide d'Ottawa pouvant atteindre 380 millions $ vont bon train.

« Les discussions s'achèvent », a même mentionné le porte-parole principal d'EDC, Phil Taylor, en ajoutant que les malheurs de Cecon n'influençaient pas le cours des travaux. « Ce n'étaient pas des risques inconnus pour les gens impliqués dans les discussions. »


Article de Gilbert Leduc. Reproduit avec autorisation.


Le projet Pipeline Saint-Laurent d'Ultramar au ralenti
lun. 26 janvier 2009 - 23:57

Par Yves Gagné

Source : Journal Le Peuple

En ces temps de situation économique difficile, plusieurs grandes entreprises décident de retarder ou même d'abandonner de grands projets d'expansion. En sera-t-il de même pour le projet Pipeline Saint-Laurent d'Ultramar? C'est ce que nous avons demandé à Louis Forget, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales chez Ultramar.

M. Forget précise d'entrée de jeu que la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a jusqu'ici approuvé le tracé prévu de l'oléoduc pour 28 des 32 municipalités qu'il va traverser. Parmi les quatre municipalités restantes, il y a Lévis qui a donné un avis de conformité dans son schéma d'aménagement et que la CPTAQ analyse en ce moment avant de procéder à des audiences publiques. Les trois autres sont situées en Montérégie.

« Si on peut régler avec les municipalités des Montérégie et être conforme à leurs schémas d'aménagement, explique M. Forget, le dossier va être acheminé à la CPTAQ qui devra déterminer s'il y aura des audiences. Par la suite, il faudra aller chercher un décret pour obtenir les autorisations gouvernementales ». Toutes ces étapes vont encore prendre un certain temps et le projet, déjà en retard, ne peut s'entamer avant qu'elles soient toutes franchies. Ce qui pourrait repousser la mise en chantier jusqu'en 2010.

Le projet pourrait être aussi abandonné si la société mère de la pétrolière, Valero, retire les 280 millions$ qu'elle a réservé de longues dates pour la construction de cet oléoduc. « Il y a la situation économique qui n'est pas facile et tout ce qu'on espère, déclare Louis Forget, c'est que notre actionnaire principale va avoir la patience d'attendre ».


Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.


Rabaska maintient le contact avec les propriétaires terriens
dim. 25 janvier 2009 - 15:26

Par Pascal Petitclerc

Source: Journal Le Peuple

André L'Écuyer, président de Rabaska, réfute les allégations des opposants au projet selon lesquelles les propriétaires de résidences implantées dans la zone de construction et en périphérie sont laissés pour compte en ce moment. M. L'Écuyer soutient au contraire qu'il en rencontre régulièrement et que la politique de compensation est toujours en vigueur.

André L'Écuyer rappelle d'entrée de jeu qu'il est en contact constant avec les propriétaires dont les terrains et résidences sont situés dans la zone de construction que Rabaska doit acquérir. « Pour la plupart d'entre eux, explique-t-il, nous avons des options d'achat en vigueur. Pour certaines personnes qui n'ont pas voulu prolonger ces options, nous avons procédé à l'acquisition du terrain et de la maison. »

D'autre part, ceux qui habitent jusqu'à 1,5 kilomètre de la zone du futur site de Rabaska ne sont pas obligés de déménager puisqu'il s'agit d'un secteur reconnu sécuritaire par le BAPE, souligne M. L'Écuyer, mais s'ils le veulent, la politique de compensation mise en place s'applique pour eux. Il ajoute que certains s'en sont prévalus et que d'autres peuvent le faire en tout temps.

« Les opposants au projet ont récemment prétendu qu'on ne répondait plus aux demandes, mais c'est absolument faux, rétorque M. L'Écuyer, on a rencontré plusieurs personnes et je suis fréquemment présent à notre bureau de Lévis pour les recevoir. » Par ailleurs, rappelons que les promoteurs du projet Rabaska versent actuellement 150 000$ annuellement à la Ville de Lévis en attendant que les travaux s'entament.

Requête rejetée
Soulignons enfin qu'une requête visant à invalider un décret du gouvernement du Québec qui a soustrait le projet Rabaska à l'autorité de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a été récemment invalidée par un tribunal. Elle avait été déposée par l'Union des producteurs agricoles ainsi que par Carl Savard, résidant de Lévis. La CPTAQ considérait que les installations de Rabaska porteraient atteinte à la vocation agricole de terres de 500 hectares.


Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.


Projet Rabaska - La date du début des travaux demeure indéterminée
dim. 25 janvier 2009 - 15:18

Par Pascal Petitclerc

Source: Journal Le Peuple

Pour plusieurs le projet de port méthanier à Lévis apparaît condamné sinon retardé de plusieurs années, mais le président de Rabaska, André L'Écuyer, affirme au contraire que ce n'est qu'une question de temps pour qu'il se concrétise. Il lui est toutefois impossible de donner une date tant et aussi longtemps que l'entente de partenariat avec le géant russe Gazprom ne sera pas conclue.

Jusqu'ici le consortium Rabaska a engagé plus de 50 millions$ dans la préparation de son projet de port méthanier et entend tenir la route jusqu'à la réalisation du projet. C'est ce qu'a manifestement laissé entendre André L'Écuyer, président de Rabaska, lors d'une entrevue accordée au Journal le Peuple. Selon lui, le conflit entre Gazprom et l'Ukraine portant sur l'approvisionnement en gaz naturel est un geste plus politique que commercial et n'entache pas la fiabilité du géant russe.

« Nos partenaires et en particulier Gaz de France croient toujours que Gazprom demeure un fournisseur viable sur le plan commercial », affirme M. L'Écuyer. Et si par hasard Gazprom en venait dans le futur à ralentir ou arrêter l'approvisionnement, le Québec et l'Ontario ne seraient pas dans l'embarras comme l'Europe par exemple, estime le président de Rabaska.

« Le Québec et l'Ontario, les marchés visés, ne dépendront pas d'une seule source d'approvisionnement, précise-t-il. Notre projet vise justement à diversifier les approvisionnements pour éviter que le Québec ne soit pas uniquement dépendant du gaz de l'Ouest canadien. Une deuxième source va créer une concurrence, ce qui aura un effet sur les prix. »

M. L'Écuyer avoue cependant que la conjoncture a beaucoup changé au cours des derniers mois. Il souligne que la crise financière rend plus difficile le financement de méga projets comme celui de Rabaska et celui que les Russes envisagent est très complexe et se chiffre à 18G$. « On discute toujours avec eux, confirme-t-il, mais avec des paramètres qui sont différents de ceux des négociations de mai dernier. »

Plus compliqué
La somme de tous ces facteurs a pour effet de retarder le début des travaux. Pour combien de temps ? « C'est plus compliqué qu'on ne le croyait, le contexte a changé, explique André L'Écuyer. Est-ce qu'il s'agit de semaines ou de mois? Je ne peux pas me prononcer, c'est vraiment indéterminé. »


Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.


Rabaska : Un autre combat perdu pour les opposants
mar. 13 janvier 2009 - 14:51

Par Yves Gagné

Selon le site web de Radio-Canada.ca, section Québec, la Cour supérieure juge valide le décret du gouvernement Charest visant à soustraire le projet Rabaska de Lévis à l'autorité de la Commission de protection du territoire agricole.

Le décret du gouvernement Charest visant à soustraire le projet Rabaska à l'autorité de la Commission de protection du territoire agricole était valide. L'UPA ainsi qu'un résident de Lévis, Carl Savard, cherchaient à faire invalider ce décret en Cour supérieure. Or, le juge Claude-Henri Gendreau a rejeté la requête estimant que le gouvernement Charest a respecté les règles.

Le président de Rabaska, André L'Écuyer, se réjouit de cette décision. « Il [le gouvernement] l'a fait correctement selon ce qui était prévu dans la loi sur la protection du territoire agricole, alors on n'est pas surpris, on est plutôt heureux du jugement. »

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Davie: réouverture possible en février
ven. 9 janvier 2009 - 8:50

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

«Je ne vois pas comment on pourrait rentrer à cette date» ? Le président du Syndicat des travailleurs du chantier, Paul-André Brulotte, en parlant du retour au boulot initialement prévu le 19 janvier.  Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

D'abord prévu pour la mi-janvier, le retour au travail des 1100 employés du chantier maritime Davie, de Lévis, pourrait être reporté au lundi 2 février.

Fermé depuis le 12 décembre, le chantier maritime a reçu tout juste avant Noël un coup de main du gouvernement fédéral par l'entremise d'Exportation et développement du Canada (EDC). Des garanties de prêts et du financement totalisant 380 millions $ ont été annoncés par Ottawa.

Mais voilà, en retour de cette aide financière, EDC, une société d'État fédéral relevant du Parlement, impose à ses clients des standards internationaux en matière de productivité et de développement des affaires.

Mercredi, plusieurs sources près du dossier ont indiqué au Soleil que les négociations se déroulaient rondement avec EDC afin de rencontrer les nouveaux standards édictés par le fédéral. « Il pourrait y avoir un accord d'ici quelques semaines », a-t-on indiqué.

La haute direction des Chantiers Davie (TSX : DAV) n'a toutefois pas voulu s'avancer sur une date de réouverture de ses installations de Lévis. «On travaille très fort pour conclure une entente prochainement avec EDC», a fait savoir au Soleil le président de la société, Steinar Kulen.

Cette entente avec EDC permettrait ainsi au plus grand chantier naval du pays de poursuivre la construction de cinq navires.

Selon le syndicat des travailleurs du chantier, il serait surprenant de le voir rouvrir le 19 janvier comme prévu. « Je ne vois pas comment on pourrait rentrer à cette date », a fait savoir mercredi le président Paul-André Brulotte.

Celui-ci avance que les garanties de prêt fournies par le fédéral devraient faire «repartir la machine» au cours des prochaines semaines. «Mais tant que l'argent ne sera pas débloqué, il ne se passera rien», a-t-il ajouté.

Il faut dire que depuis quelques mois, les inventaires du chantier sont à leur plus bas niveau. La société doit plus de 40 millions $ à ses fournisseurs. Certains d'entre eux ont même cessé de livrer depuis le mois d'octobre du matériel de construction.

D'après la direction du chantier maritime, les garanties de prêts fournies par EDC serviront surtout à «faire rouler» l'argent entre les fournisseurs et les clients de l'entreprise. Depuis juin, les banques de deux importants clients du chantier maritime refusent notamment de payer parce qu'elles n'ont pas de garantie de prêts sur les navires en construction.

Quoi qu'il en soit, la reprise des activités du chantier pourrait être bénéfique pour Lévis puisque l'employeur prévoit embaucher 500 nouveaux travailleurs. Ce qui portera le nombre d'employés total du chantier à 1600.

Rappelons que depuis le début de l'année, les Chantiers Davie roulent à perte. Au cours des neuf premiers mois de 2008, la société a perdu 51,5 millions $US.

Au 30 septembre, le carnet de commandes de Chantiers Davie s'élevait toutefois à 547 millions $US.

Mercredi, à la Bourse de Toronto, le titre des Chantiers Davie a terminé la journée à 15 ¢, en hausse d'un cent.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Ports méthaniers en Amérique du Nord: à oublier
ven. 9 janvier 2009 - 8:37

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Les projets de ports méthaniers qui ont pris forme ces années-ci sur les tables à dessin de l'est de l'Amérique du Nord, Rabaska y compris, ne se matérialiseront probablement pas, estime l'économiste Jean-Thomas Bernard.

« Compte tenu de la hausse récente des prix en Europe et de la très forte augmentation des prix en Asie, le gaz ira plutôt vers ces régions plutôt que l'Amérique du Nord, où les prix sont plus bas. L'intérêt qu'il aurait pu y avoir d'y construire des terminaux de GNL (gaz naturel liquéfié) est en voie de s'estomper. Mon opinion, c'est qu'il n'y aura pas de projet de port méthanier », a indiqué le professeur de l'Université Laval, à l'occasion d'un entretien accordé au Soleil.

« Pour le moins, les conditions qui favoriseraient un développement rapide de ces projets nord-américains de terminaux ne sont pas présentes », a ajouté l'économiste spécialisé dans les questions énergétiques.

Vers une hausse des tarifs
La tendance de la grille tarifaire actuelle du gaz naturel en Europe et en Asie n'est pas près de changer, dans l'esprit de M. Bernard, qui interprète la récente initiative des Russes comme une manoeuvre très claire pour maintenir les prix à un haut niveau.

Peu avant les Fêtes, à la suite d'une rencontre du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) convoquée à Moscou, les Russes ont fait savoir que les principaux pays exportateurs de gaz s'étaient dotés d'une organisation que les Européens consommateurs ont vite fait d'assimiler à l'«Opep du gaz». Dans le même temps, le premier ministre Vladimir Poutine a annoncé la couleur, disant que les pays consommateurs devaient s'attendre à des hausses prochaines des prix du gaz.

Gisements ici même
Les Russes ne font pas dans la dentelle quand il s'agit de leurs intérêts, a noté le Pr Bernard, qui observe la partie de bras-de-fer qu'ils ont entrepris avec l'Ukraine ces jours-ci concernant leurs livraisons de gaz.

À son avis, il y a également lieu de prendre en compte, dans l'analyse, ces gisements qui ont été identifiés dans les Appalaches, au Québec et aux États-Unis, dont l'exploitation remettrait en question la pertinence d'importer du GNL, ne serait-ce que parce que les prix pourraient en être maintenus à un niveau inférieur.

Dans le monde, il y a pour l'heure une quinzaine de complexes de liquéfaction de gaz : en Asie, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud, en Alaska aussi. Ils produisent quotidiennement quelque 190 milliards de mètres cubes de GNL, production qui est bien loin de répondre à la demande mondiale.

La Russie et son géant de l'énergie Gazprom comptent sur d'énor­mes réserves, mais ils ne disposent pas d'usine de GNL, bien qu'il soit dans leur intention d'en construire une d'ici cinq ans.

Fin novembre, Gaz métro, qui, avec ses partenaires Enbridge et Gaz de France, a conçu le projet Rabaska, a fait savoir que les pourparlers avec Gazprom progressaient « à un rythme plus lent que prévu », évoquant pour 2009 une entente qui devait initialement être conclue fin 2008.

Comme ceux de Rabaska, à Lévis, et de Gros-Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, plusieurs projets de ports méthaniers ont été développés sur le papier en Nouvelle-Écosse et aux États-Unis. Plusieurs ont obtenu les autorisations gouvernementales requises, mais leur construction tarde parce que les ententes d'approvisionnement en GNL leur font défaut.


Article de Marc St-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Nouveau délai pour Rabaska
sam. 20 décembre 2008 - 8:41

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

La crise mondiale du crédit pèse lourd sur les épaules du géant russe Gazprom. Le plus important producteur de gaz de la planète peine à trouver du financement pour ses projets de développement en Russie. Ce qui pourrait repousser la construction du terminal méthanier Rabaska.

Ainsi, le projet mené par le consortium formé de Gaz Métro, d'Enbridge et de Gaz de France pourrait d'ailleurs ne voir le jour que beaucoup plus tard que prévu (2014). Certains analystes parlent maintenant d'une entrée en service possible en 2017, et même en 2020.

Chez Rabaska, on est toutefois loin de parler de report de la construction du terminal. «Nous discutons toujours avec Gazprom pour signer une entente d'approvisionnement», signale le porte-parole Simon Poitras.

En mai, le consortium Rabaska avait pourtant signé une lettre d'intention avec Gazprom. Les partenaires prévoyaient signer d'ici la fin de 2008 une entente d'approvisionnement gazier (gaz naturel liquéfié) pour le terminal de Lévis. Depuis, aucune entente n'a été conclue.

Il faut dire qu'en mai, le prix du gaz naturel était à son apogée en Amérique du Nord. Le prix de 1000 pieds cubes de gaz valait alors 12 $US. Hier, cette même quantité ne se vendait plus que 5,32 $US.

N'empêche. La construction de Rabaska au coût de 1 milliard $ est directement liée au développement du champ gazier Shtokman, situé dans la mer de Barents (nord de la Russie). La première phase de ce projet, mené par Gazprom (51 %) et ses partenaires Total et StatOilHydro, nécessite des investissements de 15 milliards $US.

Gazprom et ses partenaires comptent lever 70 % du financement sur les marchés financiers. On prévoit notamment la construction d'une usine de liquéfaction et d'un terminal maritime de chargement de GNL.

La semaine dernière, le président de Shtokman Development, Yuri Komarov, a avoué que le projet dépendait plus que jamais de la disponibilité des liquidités sur les marchés financiers. «C'est l'un des principaux facteurs dont dépend la mise en oeuvre du projet», a-t-il indiqué à l'agence Dow Jones News.

Si tout se déroule comme prévu, Gazprom s'attend à mettre en service le projet Shtokman en 2013 avec une production de gaz naturel liquéfié (GNL) en 2014.

M. Komarov reconnaît toutefois que, sans une remontée du prix du baril de pétrole, le projet ne sera pas rentable. Gazprom estime que le projet fera ses frais si les prix du brut oscillent dans une fourchette de 50 à 60 $US. Hier, le prix du baril de pétrole à la Bourse de New York a terminé la journée près des 33 $US.

Cette année, la baisse des prix du baril de pétrole et du gaz naturel a occasionné un manque à gagner de plus de 20 milliards $US dans les coffres de Gazprom.

Doutes
Selon le directeur de l'Institut Oxford de recherche sur les énergies de Londres, division gaz, Jonathan Stern, les échéanciers de développement du projet Shtokman sont irréalistes. «Le projet actuel demeure trop ambitieux et coûteux pour aller de l'avant en 2014. Il serait plus réaliste de parler d'un horizon 2017-2020», a-t-il indiqué au Soleil.

Certains analystes financiers soutiennent d'ailleurs que Gazprom devra d'ailleurs faire des choix. Car avant de développer Shtokman, le producteur russe met ces temps-ci toutes son énergie et son argent dans le développement du projet Bovanenkovo situé dans la péninsule de Yamal, un champ gazier traditionnel situé en pleines terres russes, et non en mer.

Pour l'analyste norvégien en énergie Johan Petter Barlindhaug, les partenaires dans Shtokman pourraient devoir se rasseoir très bientôt à la table afin de renégocier les termes de leurs ententes. En clair, les pétrolières Total et StatOilHydro pourraient être invitées à injecter de nouveaux capitaux dans le projet pour respecter les échéanciers prévus initialement.

L'analyste Barlindhaug émet également de gros doutes quant à l'emplacement prin­cipal du lieu de production du projet Shtokman à Teriberka. Il croit que le lieu actuel visé est inadapté pour la production de gaz naturel liquéfié.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Davie obtient les garanties espérées
mer. 17 décembre 2008 - 13:27

Par Yves Gagné

Source : Journal Le Peuple

Le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, Stockwell Day, a joué au Père Noël mercredi matin, en annonçant sur le site du chantier Davie, que les garanties espérées par l’entreprise lui avait été accordées.

Flanqué du député de Lévis-Bellechasse, Steven Blaney, M. Day a expliqué qu’Exportation et développement Canada accorde à Davie jusqu’à 380 M$ en financement et garanties sur une période de trois ans. Cette somme comprend un prêt de 50 M$ qui servira à faire l’achat de matériel afin de poursuivre l’exécution des contrats en cours.

Le ministre Day a aussi mentionné que des discussions avaient lieu avec Davie pour vérifier son intérêt à participer aux projets du gouvernement canadien qui veut faire construire ses navires au pays. M. Day a ajouté que cet appui financier s’effectuait conformément à la volonté annoncée par le gouvernement d’apporter son aide aux seules entreprises qui ont démontré leur savoir-faire dans le passé.

De retour à la mi-janvier?
Le vice-président aux finances de Davie, Marc Veilleux, a précisé que le chantier ne venait pas de recevoir une subvention mais principalement des garanties. « C’est la pierre angulaire de notre plan de financement » a-t-il déclaré.

Ces garanties permettront de rassurer les banques de leurs clients qui reprendront ainsi leurs paiements. Ces paiements suspendus dépassent les 40 M$. À compter de ce moment-là, Davie reprendra à son tour les paiements à ses fournisseurs et recommencera à acheter du matériel pour la réalisation de ses contrats.

Cependant, M. Veilleux se dit dans l’incapacité de certifier que les travailleurs seront de retour le 19 janvier comme annoncé. Davie doit régler les modalités de l’aide fournie par le gouvernement fédéral avant de pouvoir bénéficier de ses nouvelles facilités de crédit.


Article de Luc Nolet. Reproduit avec autorisation.


L'Innoparc verra le jour au printemps à Lévis
sam. 13 décembre 2008 - 6:28

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

L'Innoparc de Lévis prendra vie au printemps. Un premier complexe multilocatif sera érigé pour accueillir, plus tard à l'automne, les trois ou quatre entreprises de haute technologie qui ont déjà manifesté leur intention de s'y installer, et la Ville de Lévis amorcera les travaux d'aménagement des infrastructures municipales.

Des pas de géants ont été accomplis depuis le mois d'août 2007 au moment où la Ville de Lévis et le Parc technologique du Québec métropolitain signaient une entente de collaboration pour la création de l'Innoparc dans le cadran nord-ouest de l'échangeur 325 de l'autoroute 20 à Lévis.

En effet, la Ville de Lévis a déjà fait l'acquisition auprès de nombreux propriétaires fonciers de plus de 80 % de la superficie de cinq millions de pieds carrés sur laquelle seront regroupées des entreprises de haute technologie des secteurs de l'agrobiotechnologie, des nutraceutiques et aliments fonctionnels, de la robotique, de la logistique des transports et de l'efficacité énergétique.

Selon le directeur de la Direction du développement de la Ville de Lévis, Philippe Meurant, et le directeur du développement des affaires au Parc technologique du Québec métropolitain, Richard St-Pierre, la préparation détaillée du concept d'aménagement de l'Innoparc est pratiquement achevée.

Philippe Meurant promet que le nouvel emplacement destiné aux entreprises de l'économie du savoir allait se démarquer de tout ce qui s'est fait au Québec en matière de développement durable.

Un campus vert
« Le concept d'aménagement a été pensé dans un esprit de créer un campus résolument vert», explique-t-il au Soleil. «Des bâtiments verts dans un environnement vert dans lequel les gens vont bénéficier d'une qualité de vie au travail incomparable. Autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Le midi, ils pourront aller se promener et côtoyer les chevreuils et les petits canards! Et tout ça, en plein coeur de la ville. »

M. Meurant explique que la Ville est à concevoir une «politique verte» qui va guider toutes ses interventions dans l'Innoparc en matière de traitement des eaux, de récupération et de recyclage des matières résiduelles et de transport en commun.

Pour le moment, l'ampleur des coûts de l'Innoparc est encore indéterminé.

« Le concept d'aménagement sera terminé en février. À ce moment-là, on sera en mesure de préciser les coûts. Il est déjà assuré que nous allons solliciter l'aide financière des autres paliers de gouvernement. »

Sur son territoire, Lévis compte plusieurs parcs industriels traditionnels, mais seulement quelques petits îlots isolés destinés au secteur des hautes technologies.

L'entente de partenariat entre Lévis et le Parc technologique accorde à ce dernier le mandat de concevoir, de mettre en place et de faire la promotion de l'Innoparc pour le compte de la Ville.

Manque d'espace à Québec
De l'autre côté du fleuve, à Québec, le Parc technologie du Québec métropolitain affiche pratiquement complet. Quelque 100 entreprises employant près de 5000 personnes y ont pignon sur rue. Selon Richard St-Pierre, plus de 90 % de l'espace est présentement occupé.

Des pourparlers sont en cours avec la Ville de Québec pour trouver de nouveaux lieux. Un endroit en particulier serait visé, mais il ne s'agirait pas du secteur de l'aéroport de Québec comme plusieurs personnes le croyaient, a mentionné M. St-Pierre, qui n'a pas voulu en dire davantage compte tenu des échanges en cours avec la Ville de Québec.


Article de Gilbert Leduc. Reproduit avec autorisation.


Mise à pied temporaire chez Chantiers Davie
jeu. 11 décembre 2008 - 18:23

Par Yves Gagné

Chantiers Davie Inc. a annoncé la mise à pied temporaire de ses 1 100 employés à ses installations de Lévis à compter de ce week-end et jusqu’à la mi-janvier 2009.

Cette mise à pied est sujette à la conclusion d’étapes clés du plan de refinancement de la Compagnie. Cette décision a été prise afin de préserver les ressources financières, déjà limitées, qui sont nécessaires à l’achèvement du plan de refinancement annoncé à la fin d’août dernier. Le fonds de roulement de Davie a souffert de l’incapacité de ses clients à effectuer les paiements stipulés dans leurs contrats en raison de l’absence de garanties.

Le chef de la direction de Davie, M. Steinar Kulen explique : « Dans un contexte financier particulièrement difficile, tous les efforts sont déployés afin de compléter notre plan de refinancement qui assurera le redémarrage des opérations de Davie rapidement. »

=> Lire la suite (Communiqué en PDF).


Ciment Saint-Laurent donne de l'espoir : Les opposants à Rabaska profiterons de la jurisprudence du dossier
mer. 10 décembre 2008 - 15:34

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Le cas de Ciment saint-Laurent ayant déjà fait jurispudence, les opposants au projet de terminal méthanier à Lévis poursuivront les procédures qu’ils avaient entamées pour intenter un recours collectif contre le promoteur en prévision des dommages sur la santé et l’environnement.

« Le promoteur doit savoir que même s’il respecte les règles, si les actions de son entreprise sont dommageables, il peut quand même être poursuivi », a expliqué Jacques Levasseur, porte-parole de l’Association pour la protection de l’environnement à Lévis (APPEL). Et selon lui, ce sera le cas. Il rappelle les preuves qu’ont apportées les professionnels de la Santé publique et le Collège québécois des médecins de famille dans le dossier. Ces derniers rapportaient les dangers de la pollution atmosphérique pour la santé et l’environnement. Et c’est sans parler de la pollution sonore que peuvent causer les quatre années de construction d’un tel projet.

C’est en janvier 2008 que les opposants à Rabaska ont pris contact avec un avocat, « un grand nom dans le domaine de l’environnement et des recours collectifs », a précisé M. Levasseur. Pourtant, ils devaient attendre le jugement de la Cour suprême dans le dossier de Ciment Saint-Laurent pour être fixés. À la suite de la décision de la Cour d’accorder 15 M $ aux voisins de la Cimenterie, et ce, 11 ans après sa fermeture, les opposants détiennent maintenant une arme convaincante. « Ça fait cinq ans qu’on se bat, on ne va pas laisser ça comme ça », a martelé M. Levasseur.

Le conseiller indépendant Jean-Claude Bouchard a par ailleurs souligné le récent événement qui doit être pris en considération dans le dossier Rabaska. « Rabaska serait bon pour à peu près 20 poursuites », a–t-il affirmé.


Article de Marie-Christine Patry. Reproduit avec autorisation.


Chantiers Davie obtient un investissement de 10 M $US
mer. 10 décembre 2008 - 14:50

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

À coups de millions de dollars à gauche et à droite, les Chantiers Davie est à compléter la restructuration financière qui devrait lui permettre de régler ses problèmes de liquidités. Hier, la direction du chantier naval de Lévis a annoncé la conclusion d'un accord avec un nouveau partenaire industriel qui investirait 10 millions $US dans l'entreprise par voie de placement en actions.

Le Groupe Bergen, une société maritime norvégienne, formerait un partenariat avec l'un des principaux clients des Chantiers Davie, Cecon, pour venir en aide à l'entreprise de Lévis qui a perdu, au cours des neuf premiers mois de 2008, 51,5 millions $ en raison de la hausse des prix des métaux et d'une mauvaise planification des travaux à effectuer sur les con-trats en cours de réalisation.Cet investissement de 10 millions $US est cependant conditionnel à l'obtention par Davie de garanties de remboursement pour les navires actuellement en construction.

Au cours des derniers mois, la direction des Chantiers Davie s'est affairée à trouver l'argent nécessaire pour la poursuite de ses activités. Elle a d'abord obtenu un prêt de 3,3 millions $CAN de la part d'un autre partenaire norvégien, Offshore Holding. Ses deux principaux clients, Cecon et Ocean Hotels, ont ensuite accepté d'augmenter de 40 millions $US et de 20 millions $US respectivement leur prix pour la construction de leurs navires à Lévis.

Puis, Investissement Québec a accordé aux Chantiers Davie un prêt de 10 millions $CAN. Et finalement, la semaine dernière, le ministre québécois du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Raymond Bachand, s'engageait à prêter 2,7 millions $CAN à la condition d'un engagement du gouvernement fédéral à l'émission de garantie d'exécution des contrats.

Pour conclure l'opération de restructuration, il ne manque donc que le coup de pouce d'Exportation et Développement Canada.

Le moral des 1050 employés du chantier est au beau fixe, estime le président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN), Paul-André Brulotte, même si les fournisseurs de l'entreprise - qui craignent de ne pas pouvoir se faire payer - ne livrent plus de nouveau matériel.

« Heureusement, il n'y a pas eu de vague de mises à pied au cours des dernières semaines. Tant qu'il y aura du matériel dans la cour, il y aura du boulot à accomplir.»


Article de Gilbert Leduc. Reproduit avec autorisation.


Le rendez-vous des grandes entreprises de Lévis
mer. 26 novembre 2008 - 10:24

Par Yves Gagné

Source : Ville de Lévis

Pour une cinquième année consécutive, la Ville de Lévis a tenu à souligner la contribution exceptionnelle des entreprises les plus importantes oeuvrant sur son territoire, au cours d'un événement tenu hier à l'hôtel de ville. Ce rendez-vous annuel a réuni pour l'occasion les représentantes et représentants des entreprises de 100 employés et plus qui procurent localement au-delà de 15 000 emplois.

Tout au long de cette soirée, la Ville de Lévis a témoigné sa reconnaissance à une quarantaine d'entreprises qui ont choisi Lévis comme base d'opération. Ces dernières génèrent dans le milieu des retombées importantes en terme d'emploi notamment, et contribuent à faire de Lévis une plaque tournante de l'activité au Québec, tant sur le plan économique que social.

La mairesse de Lévis et présidente d'honneur de cet événement, Mme Danielle Roy Marinelli n'a pas manqué de souligner le sens de l'initiative des chefs d'entreprises de Lévis qui doivent évoluer aujourd'hui dans un contexte économique mondial précaire et qui trouvent les voies nécessaires pour adapter constamment leurs entreprises à cette réalité incontournable. « Les entreprises d'ici ont démontré un savoir-faire et une capacité d'adaptation exceptionnelle, a-t-elle mentionné, et je ne doute pas qu'elles possèdent déjà tous les atouts requis pour relever les défis économiques de demain ».

Depuis 2005, la Ville de Lévis a pris des mesures importantes destinées à soutenir et à diversifier l'économie lévisienne. À titre d'exemple, la ville se dote actuellement d'une réserve de terrains adéquats dans les parcs industriels pour combler les besoins des entreprises manufacturières qui désirent s'implanter ou encore s'agrandir. Dans le même sens, un nouveau parc technologique, l'Innoparc, est en cours de création à Lévis afin de répondre aux préoccupations spécifiques des entreprises technologiques.

Par ailleurs, la Ville, de concert avec Investissement Québec, a également joué un rôle de soutien en participant à la relance du chantier Davie, qui aujourd'hui dépasse le millier d'emplois.

Et enfin cette année, l'inauguration du Centre de congrès et d'expositions de Lévis permettra au tourisme d'affaires de prendre son envol, un nouveau secteur d'activité à Lévis qui s'est déjà traduit par un accroissement très significatif du parc hôtelier.

Au cours de cette soirée, des représentants de la compagnie Groupe Urgence Sinistre Inc. (GUS), de la compagnie Honco et de la direction du Développement de la Ville de Lévis ont présenté leurs perspectives économiques pour l'année 2009, sous la forme de capsules vidéo.

«L'apport des entreprises à la vitalité de notre milieu est considérable. La Ville de Lévis est au rendez-vous pour vous soutenir en fonction de méthodes originales basées,comme c'est le cas pour les entreprises, sur des principes de rentabilité ou mieux encore sur l'autofinancement » a conclu la mairesse de Lévis.


Gazprom repousse les délais d'entente avec Rabaska
ven. 21 novembre 2008 - 6:45

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Le producteur de gaz russe Gazprom ne semble pas du tout pressé de signer une entente d'approvisionnements avec le consortium Rabaska. Les échéances viennent d'être repoussées à l'an prochain.

« Les discussions progressent, mais à un rythme plus lent que prévu », a fait savoir hier le vice-président des finances chez Gaz Métro, Pierre Despars.

En mai dernier, les partenaires de Rabaska (Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France) avaient pourtant signé à Québec une lettre d'intention avec Gazprom visant à conclure d'ici la fin de 2008 une entente d'approvisionnement pour le terminal méthanier Rabaska.

Ardeurs refroidies
Or, le ralentissement planétaire de l'économie et la baisse des prix du gaz semblent avoir refroidi leurs ardeurs du géant russe. Il faut dire qu'en mai, le prix du gaz naturel était à son apogée en Amérique du Nord. Le prix de 1000 pieds cubes de gaz valait alors 12 $US. Hier, cette même quantité ne se vendait plus que 6,29 $US.

Chez Gaz Métro, on garde toutefois espoir de voir une entente survenir quelque part en 2009. « On est dans un contexte où il y a beaucoup de turbulences sur les marché s», a souligné M. Despars. Ce dernier souligne que le report des échéanciers avec Gazprom ne compromet en rien la construction du terminal méthanier de 1 milliard $ à Lévis, sur la Rive-Sud de Québec, dont l'entrée en service est toujours prévue en 2014.

Lors du dévoilement de ses résultats financiers annuels mercredi, Gaz Métro a fait savoir que d'ici un accord définitif avec Gazprom, la société ne capitalisera aucune charge reliée au développement de Rabaska. Le distributeur gazier a toutefois annoncé la ferme intention d'exercer ses options d'achat sur les terrains du futur terminal méthanier à Lévis.

27 % à Gazprom?
Par ailleurs, plusieurs sources suivant de près les négociations avec Gazprom font état d'une possible participation de 27 % du géant russe dans Rabaska.

Hier, chez Gaz Métro, personne n'a voulu infirmé ou confirmé cette information. Pour faire place à Gazprom dans l'actionnariat de Rabaska, Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France ont convenu de réduire leur participation dans le projet de terminal méthanier.

Quoi qu'il en soit, les partenaires de Rabaska et de Gazprom disent poursuivre leurs discussions sur un contrat d'approvisionnement ferme d'une durée de 25 ans dont la valeur estimée pourrait dépasser les 20 milliards $.

Hier, à la Bourse de Toronto, le titre de Gaz Métro (GZM.UN) a terminé la journée à 13,94 $, en baisse de 1 ¢.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Les affaires s'améliorent pour Chantiers Davie
jeu. 20 novembre 2008 - 7:36

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Les travailleurs du chantier maritime Davie de Lévis respirent un peu mieux. L'entreprise a retrouvé le chemin de la rentabilité au troisième trimestre en déclarant un bénéfice net de 3,3 millions $US.

« Bien que ce fût difficile, les produits et les coûts d'exploitation se sont élevés au niveau auquel nous nous attendions », a fait savoir le chef de la direction, Steinar Khulen.

Au trimestre terminé le 30 septembre, la société qui emploie 1000 travailleurs a déclaré des revenus de 28,7 millions $US, en hausse de 50 % par rapport à la même période l'an dernier. Les principaux gains proviennent de la vigueur du dollar américain et d'un taux de change imprévu de 11 millions $US.

Depuis le début de l'année, les Chantiers Davie roulent toutefois à perte. Au cours des neuf premiers mois de 2008, la société a perdu 51,5 millions $US.

La direction ne cache pas être toujours à la recherche de liquidités afin de poursuivre les activités de l'entreprise. La semaine dernière, Investissements Québec a conclu un contrat de prêt de 10 millions $.

« Notre plan de financement va bon train. Mais l'obtention de garanties de remboursement par nos clients pour qu'ils puissent obtenir le financement de leurs vaisseaux demeure le plus important problème à régler », a reconnu le chef de la direction.

Entente
Lors du dernier trimestre, les Chantiers Davie ont d'ailleurs conclu une entente avec ses principaux clients pour augmenter de 60 millions $US les valeurs des contrats visant la construction de cinq navires.

Or, ces ententes dépendent de l'obtention d'au moins 30 millions $ par voie de financement par emprunt. Selon la direction, une tranche importante du financement proviendra d'un investisseur industriel.

Au 30 septembre, le carnet de commande de Chantiers Davie s'élevait à 547 millions $US. Hier, à la Bourse de Toronto, le titre de Chantiers Davie a terminé la journée à 8 ¢, en baisse de 2 ¢.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Peu pour l'environnement : Le Giram réagit aux protocoles d'entente conclus entre la Ville et Ultramar
mer. 19 novembre 2008 - 15:16

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

« On est loin du fonds spécial dédié à l'environnement, à l'aménagement de parcs naturels ou patrimoniaux et à l'amélioration de la qualité des milieux de vie lévisiens, proposé par le Giram », a commenté Gaston Cadrin du Giram par voie de communiqué, en réaction aux protocoles d'entente conclus par la Ville de Lévis et Ultramar.

Bien que le Giram accueille de façon favorable l'annonce d'une contribution annuelle minimale de 480 000$ de la raffinerie Jean-Gaulin d'Ultramar à la Ville de Lévis, l'organisme reproche que peu de ce montant soit consacré à l'environnement.

Le Giram soutient qu'une trop grande proportion du montant de l'entente est consacrée à des organisations reconnues par les politiques municipales et l'organisme considère que le montant « le plus environnmental » est le 50 000$ consacré à la Société de transport de Lévis.

M. Cadrin a rappelé que le Giram faisait déjà la promotion de l'idée qu'Ultramar contribue financièrement à l'amélioration de la qualité de vie lévisienne. «Nous ne pouvons que nous réjouir de cet engagement formel d'Ultramar à l'égard de son milieu, le premier en près de 40 ans de présence en territoire lévisien. Cependant, nous croyons que la négociation de la Ville a contribué à dénaturer les motifs compensatoires ou réparateurs à la base même de cette contribution volontaire de la part de cette entreprise générant de lourds impacts environnementaux sur la Rive-Sud de Québec ».

Rappelons que les protocoles d'entente ont été élaborés par la Ville de Lévis, Ultramar et le comité de liaison avec les citoyens, dont fait partie M. Cadrin. « Le comité de liaison a aidé à déterminer les priorités des protocoles », a expliqué Richard Boucher, vice-président et directeur général de la raffinerie Jean-Gaulin lors de la signature des protocoles le 11 novembre dernier.

Les deux parties signataires se sont montrés satisfaites de ces ententes. « Maintenant, il y a une ligne directe entre la Ville et Ultramar », a commenté Danielle Roy Marinelli lors de la signature des protocoles.


Article de Nathalie St-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Conférence sur Rabaska, les tourbières et certaines plantes extrêmement rares
mar. 18 novembre 2008 - 16:36

Par Yves Gagné

Le 20 novembre prochain, dans le cadre de la journée de la philosophie au Cégep de Lévis-Lauzon, de nombreuses activités sont prévues.

Entre autres, le Comité Univert invite Gisèle Lamoureux à présenter une conférence sur la valeur écologique et économique des tourbières, telles la tourbière Pointe-Lévis, mise en danger par le Projet Rabaska, et la Grande plée Bleue, aussi à Lévis et en voie d'être protégée. Mais qu'est-ce qu'une tourbière? Quels services rend-elle? Combien valent ces services? Combien vaut une tourbière elle-même? Pourquoi la destruction d'une tourbière par Rabaska est-elle inacceptable? Ce sont des questions auxquelles vous trouverez des réponses lors de la conférence qui se tiendra à l'auditorium du Cégep, jeudi le 20 novembre, à 16h00.

Madame Lamoureux abordera aussi la question des plantes extrêment rares qui se trouvent à Lévis. Même protégées par deux lois, ces espèces sont aussi menacées par Rabaska.

L'évènement est ouvert au grand public et c'est gratuit, donc soyez-y!

Pour plus d'information sur l'évènement : Comité Univert : 418-833-5110 poste 3068


Rabaska a son film...
lun. 17 novembre 2008 - 19:57

Par Pascal Petitclerc

Le controversé projet de terminal méthanier, le projet Rabaska, n'a pas fini de faire jaser puisque celui-ci a maintenant un documentaire qui lui ai consacré. « La Bataille de Rabaska » réalisé en tandem par Magnus Isacsson et Martin Duckworth sera accessible aux spectateurs dès le 5 décembre prochain.

Selon la documentation de l'Office National du Film, « les cinéastes Magnus Isacsson et Martin Duckworth ont suivi la bataille menée par des citoyens et des militants écologistes contre le projet de port méthanier du consortium Rabaska, dans une région agricole et touristique, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Beaumont et Lévis, face à l'île d'Orléans. Le film, engagé et pertinent, évalue le poids de la mobilisation citoyenne face à des lobbies puissants comme ceux du pétrole et du gaz et nous invite à rester vigilants face aux enjeux énergétiques et environnementaux qui attendent le Québec dans les prochaines années. »

=> Extrait du film.  


Une première en près de 40 ans : La Ville de Lévis et Ultramar Ltée signent deux protocoles d'entente
mar. 11 novembre 2008 - 16:50

Par Yves Gagné

Source : Ville de Lévis

La Ville de Lévis et Ultramar Ltée ont signé aujourd'hui deux protocoles d'entente ayant trait, pour le premier, aux engagements de la compagnie dans le cadre de la réalisation d'un oléoduc entre Lévis et Montréal (projet Pipeline Saint-Laurent) et, pour le second, aux dispositions de nature financière applicables à la présence et à l'exploitation de la Raffinerie Jean-Gaulin sur le territoire de Lévis.

Un protocole aborde les aspects relatifs à la construction de la partie du pipeline installée sur le territoire de Lévis, mais à l'extérieur des limites du terrain de la Raffinerie Jean-Gaulin. Il comprend notamment les engagements suivants :

  • La décontamination du territoire ou la réparation de dommages au milieu attribuables à la construction ou à l'exploitation du pipeline soit assumée par Ultramar.
  • L'élaboration et l'approbation par la Ville d'un plan de mesures d'urgence ;
  • La mise en place de moyens visant à garantir la protection de la prise d'eau potable de la rivière Chaudière ;
  • La profondeur d'enfouissement du pipeline mentionnant 1,6 m de profondeur en milieu cultivé et 1,2 m en milieu boisé ;
  • La réalisation d'un plan d'intégration paysagère afin d'intégrer harmonieusement le pipeline dans son environnement ;
  • L'identification, en collaboration avec la Ville, de toute compensation consécutive à la perte de superficie de milieu humide ;

L'autre protocole vise plus précisément les engagements financiers d'Ultramar reliés à la présence et à l'exploitation sur le territoire de Lévis de la Raffinerie Jean-Gaulin. Ce protocole, d'une durée de 5 ans, comporte notamment :

  • Le soutien financier des organismes accrédités par la Ville en vertu de la Politique de soutien aux organismes et de la Politique d'accréditation et de soutien à des organismes de revitalisation pour un montant annuel minimum de 300 000 $ ;
  • Une contribution annuelle de 80 000 $ au Centre de recherche en efficacité énergétique qui hébergera la Chaire de recherche industrielle en efficacité énergétique parrainée par l'École de technologie supérieure (ÉTS);
  • Une contribution annuelle de 50 000 $ pour la promotion et le développement de la Société de transport de Lévis ;
  • Un minimum de 50 000 $ par année afin de concevoir et réaliser des travaux d'aménagement paysager permanents sur le site de la Raffinerie Jean-Gaulin.

La Ville de Lévis est venue en appui à la réalisation du projet de Pipeline Saint-Laurent sur son territoire en adoptant, le 27 juin de cette année, un règlement de contrôle intérimaire (RCI numéro RV-2008-07-44), en acceptant de modifier le moment venu son schéma d'aménagement et de développement révisé et en adressant, le 2 septembre dernier, un avis favorable à la Commission de la protection du territoire agricole du Québec concernant l'utilisation à des fins autres que l'agriculture de terrains pour la construction du pipeline Saint-Laurent.

Au moment de signer les protocoles d'entente, la mairesse de Lévis, madame Danielle Roy Marinelli, a déclaré qu'Ultramar « est un joueur clé dans l'économie de Lévis et de la région. Les ententes que nous formalisons aujourd'hui viennent mieux encadrer notre relation. Les discussions en marge de la préparation de ces deux protocoles nous auront permis, de part et d'autre, de clarifier nos attentes réciproques. Nous sommes convaincus qu'il découlera de relations plus étroites des retombées très positives pour l'ensemble de la collectivité. »

De son côté, le vice-président et directeur général de la raffinerie Jean-Gaulin, M. Richard Boucher, a tenu à réaffirmer la volonté d'Ultramar d'être un citoyen à part entière au sein de la communauté lévisienne. « Nous sommes à Lévis depuis maintenant 40 ans et nous avons l'intention d'y être encore longtemps. Notre implication et celle de nos employés dans la communauté locale a toujours été l'une de nos priorités. Nous sommes heureux, à travers les deux protocoles signés aujourd'hui, de contribuer de façon plus concrète à l'essor de notre région. »


Rabaska : un milliard et demi d'arbres, ou la moitié de la Nouvelle-Écosse
jeu. 25 septembre 2008 - 13:23

Par Pascal Petitclerc

Comme nous le fait part Radio-Canada.ca, il faudrait planter près d'un milliard et demi d'arbres pour contrer les effets anticipés du projet Rabaska sur les émissions de gaz à effet de serre (GES).

La superficie requise pour planter tous ces arbres serait l'équivalent de la moitié de la Nouvelle-Écosse.

La facture serait substantielle: à 4 $ l'arbre, ce sont près de 5,5 milliards de dollars qu'il faudrait injecter dans l'opération.

Ce calcul a été fait par l'organisme Arbres Canada à partir d'un logiciel utilisé pour la certification Carbonne zéro.

Le Comité Gare au gazoduc fait remarquer que le logiciel utilisé est le même que celui employé par le député conservateur de Lévis, Steven Blaney, qui a planté 166 arbres pour compenser les activités de son bureau de comté.


Chantiers Davie : Ocean Hotels allonge 20 millions $US
mer. 24 septembre 2008 - 6:50

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Après Cecon ASA qui a annoncé, lundi, qu'il acceptait d'augmenter de 40 millions $US son prix pour la construction de ses trois navires de construction hors frontières aux Chantiers Davie, voilà que l'autre gros client du chantier maritime de Lévis, Ocean Hotels hausse le sien de 20 millions $US pour la construction de ses deux navires-hôtels.

«Nous pouvons maintenant compter sur un appui indéfectible de nos deux principaux clients dans notre démarche visant à renforcer la structure financière de Davie», a déclaré, hier, le chef de la direction des Chantiers Davie, Steinar Kulen, en faisant part de l'entente intervenue avec la société chypriote Ocean Hotels.

Avec 60 millions $US de plus dans ses poches, les Chantiers Davie solidifie un peu plus ses assises financières et se place sur la bonne voie en prévision d'un redressement de ses activités

Cependant, tout n'est pas encore réglé.

En effet, les ententes conclues avec Cecon ASA et Ocean Hotels sont assujetties à des garanties de remboursement venant de la part d'Exportation et Développement Canada, ou d'une tierce partie semblable, ainsi qu'à l'obtention d'un nouveau financement de 30 millions $US.

Rappelons qu'en août dernier, au moment de la publication de ses résultats financiers pour les six premiers mois de 2008, l'entreprise signalait qu'elle avait encaissé une perte nette de 54,8 millions $US.

Rapidement, il fallait trouver du financement car le chantier ne disposait pas suffisamment de liquidités pour maintenir ses activités au-delà d'une période de plus de six mois.

La direction des Chantiers Davie mettait la faute sur une mauvaise planification, une hausse des prix des métaux et de problèmes de productivité liés à la complexité des travaux.

Vendredi dernier, l'entreprise informait les marchés qu'elle venait d'obtenir un prêt de 3,3 millions $CAN et qu'elle avait retenu les services d'une firme pour l'épauler dans ses efforts de redressement.

Pour le président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN), Paul-André Brulotte, les dernières nouvelles sont rassurantes.

« J'ai confiance que la direction du chantier parviendra à redresser les affaires », mentionne-t-il au Soleil en indiquant que les relations de travail étaient « bonnes » par les temps qui courent.

M. Brulotte signale qu'aucune mise à pied n'a été faite en ces temps difficiles et que l'embauche va bon train. Le chantier compte actuellement plus de 1100 travailleurs.

Il souligne que des discussions sont prévues afin d'essayer d'accroître la productivité notamment en cherchant à améliorer les méthodes de travail. Finalement, M. Brulotte précise qu'aucune demande n'a été faite par l'employeur pour revoir certaines conditions de travail accordées par la convention collective dont l'échéance viendra en juin 2011.


Article de Gilbert Leduc. Reproduit avec autorisation.


Inquiets mais confiants : La direction des Chantiers Davie ont su donner confiance aux employés
jeu. 28 août 2008 - 7:55

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

« La partie inquiétante, c'est qu'il reste des liquidités pour environ six mois. Mais ils nous ont donné confiance qu'ils feraient tout pour trouver des investisseurs et des nouveaux contrats », commente Paul-André Brulotte, président du syndicat des employés du chantier.

M. Brulotte relate que le 11 août dernier, les représentants du syndicat ont été convoqués par les ressources humaines pour que leur soit donner des explications sur les résultats financiers. « 54,8 M$ de pertes, c'est sûr que ce n'est pas une bonne nouvelle », commente-t-il. Les raisons des ces pertes leur ont été expliquées, notamment la valeur des devises, le coût de l'acier et la productivité qui se situe en dessous des estimations. « Ils ont estimé qu'il serait possible d'installer tant de tonnes d'acier en tant de temps, mais les navires sont plus complexes, l'acier plus épais et les espaces plus restreints. C'est là qu'ils se sont trompés », estime le président du syndicat.

Il assure toute fois que les employés du chantier maritime sont prêts à s'asseoir avec leurs dirigeants pour trouver des solutions au problème de productivité. Il précise toutefois que les conditions climatiques n'ont pas aidé les travailleurs dans leurs tâches. « Quand le soudeur doit pelleter avant de pouvoir travailler, ça retarde », explique-t-il. Les pluies diluviennes ont également apporté leur lot de problèmes obligeant parfois les soudeurs à pomper l'eau du bateau et à l'assécher avant de pouvoir travailler.

M. Brulotte laisse toutefois entendre que le moral est bon dans son équipe qui compte tout près de 800 travailleurs. « Il n'y a pas de place à la panique pour tout de suite. On ne veut pas revenir en arrière », conclut-il.

Difficultés financières
Rappelons que le site Internet lesaffaires.com publiait cette semaine un article faisant état des difficultés financières des Chantiers Davie. Six mois après son entrée en bourse, l'entreprise, maintenant propriété de Teco Management, est en voie de manquer de liquidités. Quoi qu'il en soit, la direction se veut rassurante, affirmant que le chantier naval est compétitif. La direction se dit également confiante de trouver le financement nécessaire pour maintenir l'entreprise.

Ces piètres résultats financiers ont toutefois provoqué des changements à la haute direction. Ainsi, le président et chef de l'exploitation, Gilles Gagné, a remis sa démission quelques heures après la publication des résultats financiers, le 11 août dernier.Il a été remplacé par le Norvégien Brynjulv Mugaas. Il occupera ce poste de façon intérimaire jusqu'à ce que l'entreprise trouve un successeur permanent.


Article de Nathalie St-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Gel du développement à Lévis - Aucun promoteur ne pourra déposer de projets pour les 90 prochains jours
jeu. 28 août 2008 - 7:50

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Les élus de la Ville de Lévis ont voté, le 18 août dernier, un « contrôle intérimaire du développement dans les secteurs Saint-Romuald, Saint-Jean-Chrysostome et Charny ». Ceci a pour effet de geler, pendant 90 jours, tout ce qui pourrait être déposé comme projet de développement par les promoteurs.

« En tant qu'élus, on l'a échappé! », commente Isabelle Demers, chef du parti Action Lévis et conseillère du district 4 (Saint-Rédempteur). « On ne peut être en désaccord avec l'urgence d'agir dans ce dossier, mais depuis 2006, on aurait dû travailler le dossier pour éviter d'en arriver là », poursuit-elle. Elle précise que ce gel de 90 jours aura pour effet de retarder tous les projets de développement jusqu'au printemps prochain puisqu'au delà du 90 jours, il y aura aussi les délais de six à huit mois pour obtenir des changements de zonage.

« Je trouve cela malheureux que l'on n'ait pas su prévenir cette situation et ainsi éviter le gel temporaire du développement.

Les développeurs doivent retrouver rapidement leurs possibilités de développement et la ville devra mettre tous les efforts nécessaires pour cela », ajoute Mme Demers. « Il s'agit d'un dossier majeur et pour une ville qui va bien comme la Ville de Lévis, je trouve qu'on l'a laissé passer », conclut-elle en ajoutant qu'elle pense que ce dossier a peut-être été mis de côté.

Harmonisation du développement
« C'est sûr qu'il y a une pression au développement, mais il ne faut pas que ça se fasse de façon anarchique », rétorque Jean-Luc Daigle, président de la Commission consultative d'urbanisme et d'aménagement et conseiller du district 9 (Saint-Romuald). Il rappelle que le parti Force 10 avait pris comme engagement électoral d'adopter le plus vite possible le schéma d'aménagement de la Ville de Lévis dont l'entrée en vigueur devrait se faire dans les prochaines semaines. « Donc, on s'est attaqué à ce schéma, qui est plus global comme plan.

On ne pouvait pas travailler sur un secteur en particulier alors qu'on travaillait au plan global », explique-t-il. Il assure toutefois que le travail pour le secteur touché par ce gel du développement se fait en collaboration avec lespromoteurs.

« Pendant 90 jours, on va travailler à des avis de motion. Nous allons respecter le plus possible les échéanciers pour qu'au printemps, on puisse émettre des permis », précise M. Daigle.

Il rappelle que cette démarche a pour but d'optimiser le développement. « Par exemple, les bâtiments à un étage sont permis sur le boulevard de la Rive-Sud. Est-ce que c'est vraiment ça qu'on veut? Il faut se poser la question avant d'approuver des projets », conclut-il.


Article de Nathalie St-Pierre. Reproduit avec autorisation.


La foudre s'abat sur les terrains de Rabaska
sam. 23 août 2008 - 11:13

Par Pascal Petitclerc

Source: Le Soleil

La foudre qui s'est abattue lundi sur les installations d'Hydro-Québec à moins de 800 mètres des futurs réservoirs du terminal méthanier Rabaska vient de donner des munitions aux groupes qui s'opposent à la venue du projet à Beaumont.

La foudre a frappé vers 21h, provoquant un incendie alimenté par une ligne de 35 000 volts à proximité de la résidence d'Yves Saint-Laurent, porte-parole du collectif national Stop au méthanier (CNSM).

« Je me suis rendu sur les lieux et c'est un fil électrique qui a été coupé par la foudre qui a provoqué l'incendie. Quand la ligne touchait le sol, on pouvait voir une explosion plus forte que celle d'un feu d'artifice, tout ça à une distance de 600 à 800 mètres des futurs réservoirs de Rabaska. Que serait-il arrivé si le projet avait été en opération ?  », se questionne M. Saint-Laurent.

Ce dernier fait remarquer que la moindre fuite de gaz aurait allumé un incendie et que les flammes retournent alors à leur source, soit les deux réservoirs contenant au total 320 000 mètres cubes de gaz naturel liquéfié. « Tout le long du processus, on s'est fait dire que ce genre d'accident était fortement improbable. Le gouvernement, le promoteur et le BAPE ont sous-estimé les risques. »

« Et si la foudre était tombée quelques mètres plus loin, près de la conduite cryogénique ou du méthanier en déchargement ? C'est près de 600 personnes dans un rayon de 1,5 km qu'il aurait fallu évacuer de toute urgence, probablement plus », poursuit M. Saint-Laurent.

« Nous avons ici la confirmation qu'en matière de prévention, il faut avant tout considérer les conséquences d'un accident, et non pas tout miser sur la seule probabilité qu'un tel accident se produise ou pas », ajoute-t-il, mentionnant l'explosion chez Sunrise Propane, à Toronto.

Groupe Rabaska se fait rassurant
Le président et chef des opérations du groupe Rabaska, Glenn Kelly, a toutefois tenu à rectifier certaines déclarations des opposants au projet et à rassurer la population hier.

« Les effets d'une ligne électrique qui tombe au sol ont été évalués en long et en large et ça n'aurait aucun impact sur les lignes de déchargement, qui sont enfouies sous le sol dans une gaine de béton. Des études de simulation ont été déposées au BAPE », explique-t-il en ajoutant que le concept du terminal prévoit déjà la possibilité que la foudre frappe une ligne électrique.

Concernant la zone d'exclusion entre le terminal et les résidences, le président de Rabaska a souligné qu'elle était tout à fait adéquate. « Notre zone d'exclusion est fixée à 400 mètres et on évalue que le pire accident qui puisse survenir dans un terminal méthanier ne pourrait avoir d'effet à plus de 300 mètres. »

M. Kelly a également souligné que les incidents survenus le 10 août chez Sunrise Propane ne pouvaient se produire dans un terminal méthanier. «C'est tout simplement impossible! Le propane est conservé dans des réservoirs d'acier sous pression alors que le gaz naturel liquéfié est entreposé à pression atmosphérique dans des réservoirs différents», conclut-il.


Article de Ian Bussières. Reproduit avec autorisation.


Chantiers Davie encore menacé de fermeture
mer. 20 août 2008 - 13:07

Par Pascal Petitclerc

Six mois après son entrée en Bourse, Chantiers Davie traverse une période houleuse de son existence et est de nouveau menacé de fermeture a appris LesAffaires.com. La direction du chantier maritime de Lévis dit ne pas disposer de liquidités suffisantes « pour satisfaire à ses besoins futurs pendant plus de six mois ».

Arrivé à la barre de l'entreprise le 1er mars, le chef de la direction, Steinar Kulen, a entamé un examen approfondi des procédés et projets de Chantiers Davie qui a révélé de sérieuses lacunes au niveau de la production et des processus d'approvisionnement.

=> Tout les détails.


Rabaska : Québec cède une partie du fleuve
mer. 23 juillet 2008 - 7:11

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Un grand voyage est constitué d'une suite de petits pas et c'est bien ce que Rabaska vient de faire en obtenant l'autorisation du gouvernement québécois d'utiliser le lit du fleuve Saint-Laurent pour installer ses quais.

L'État québécois vient effectivement de lui céder par bail locatif d'une durée de 55 ans une partie de son « domaine hydrique » pour installer les quais destinés à desservir son terminal méthanier. Selon le libellé du décret gouvernemental recommandé par la ministre du Développement durable, Line Beauchamp, les installations riveraines et fluviales comprennent « une jetée maritime, un quai d'amarrage muni de digues déflectrices et des installations d'amarrage et de déchargement de gaz naturel liquéfié (GNL) ».

Le même décret précise que la superficie qui fait l'objet du bail est comprise à l'intérieur des limites du territoire lévisien et qu'elle fait 51,6 hectares.

Pas de montants évoqués
Les modalités de la location ne sont pas pour l'heure précisées.

Plus tôt cette année, Rabaska et Gazprom ont conclu un accord selon lequel la société russe deviendra un des actionnaires du futur terminal méthanier lévisien et «contractera la pleine capacité du terminal de regazéification», a confirmé à ce moment le nouveau tandem dans un communiqué commun.

« Les parties estiment pouvoir conclure des accords définitifs d'ici la fin de l'année », ont ajouté les deux entités corporatives.

L'horizon qui est évoqué pour les premières livraisons de gaz russe se situe en 2014, ce qui rend plausible un lancement des travaux du terminal quelque part en 2011.

Le projet dispose déjà des autorisations québécoises et fédérales requises. Il implique un investissement de 840 millions $. Il est aussi porteur de retombées fiscales importantes, pour la Ville de Lévis notamment.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Rabaska : Beaumont s'accroche
jeu. 10 juillet 2008 - 7:31

Par Yves Gagné

Source : MédiaMatinQubec

Les élus de Beaumont ont décidé de poursuivre la lutte contre le projet Rabaska en portant en appel le jugement défavorable sur le règlement qui aurait pu empêcher la construction du terminal méthanier.

Une résolution a été adoptée lundi soir, au conseil municipal. Beaumont voulait interdire l'entreposage de substances explosives et de combustibles sur son territoire jusqu'à un kilomètre hors des limites de son territoire, ce qui inclut le terrain où sera construit le terminal. La Ville de Lévis, favorable au projet, avait voté un règlement contraire, d'où l'origine du litige. Le 10 juin, la Cour supérieure a statué que le règlement 523 adopté par Beaumont en décembre 2005 n'était pas valide.

Parmi les arguments invoqués, la municipalité parle d'un jugement sommaire et expéditif du juge de première instance Ross Goodwinn. « Dans un projet de ce type, où les droits humains sont vraiment en cause, plusieurs s'attendaient à un jugement empreint de sagesse et d'équité », disent-ils. Le conseiller Pierre-Paul Sénéchal reconnaît que c'est l'une des dernières armes.

« Dans le chapeau juridique effectivement, nous avions un budget de 24 000 $ et les démarches ont coûté 7000 $ en Cour supérieure seulement. » Ce dernier assure que les opinions sont demeurées inchangées, même si les citoyens sont moins actifs. « Ils sont complètement lésés .»

Report exigé
Beaumont demande également à Rabaska de surseoir à son projet d'enquête sur les impacts psychosociaux du projet. L'arrivée du géant russe Gazprom a passablement modifié le contexte et les échéanciers selon eux. Dans les circonstances, l'enquête risque d'être mal reçue par les citoyens. « Une telle enquête représente une opération délicate. Il convient donc que le climat soit à la participation, à la confiance et non à la confrontation.»


Article de Jean-François Racine
Reproduit avec autorisation


Pipeline : Ultramar obtient le feu vert
lun. 30 juin 2008 - 21:41

Par Yves Gagné

Source :Radio-Canada.ca

Selon le site web de Radio-Canada, la Commission de protection du territoire agricole du Québec autorise Ultramar à construire un oléoduc entre Québec et Montréal.

Ultramar pourra transporter son pétrole à l'aide d'un oléoduc qui sera aménagé entre Montréal et Québec. C'est la décision que vient de rendre la Commission de protection du territoire agricole du Québec. Ce feu vert ouvre la porte à des travaux de plusieurs millions de dollars.

Le pipeline de 238 kilomètres devrait traverser 32 municipalités et coûtera 275 millions de dollars. Ultramar y acheminera des produits pétroliers entre sa raffinerie de Lévis et son terminal de Montréal-Est. Pour Ultramar, il s'agit d'une façon de réduire le trafic sur la voie maritime du Saint-Laurent et sur le réseau ferroviaire.

Le projet de construction de ce pipeline a soulevé la colère de nombreux citoyens et d'agriculteurs, notamment à Sainte-Eulalie, au Centre-du-Québec. La municipalité n'a finalement pas voté de résolution pour interdire le passage de l'ouvrage sur son territoire, puisqu'elle a réussi à s'entendre avec Ultramar.

Le maire de Sainte-Eulalie, Jacques Tassé, craignait une potentielle contamination des puits d'eau potable. Celui-ci souligne que le tracé a été modifié pour empêcher que les pipelines passent par les points d'alimentation de la municipalité.

Quatre des 32 municipalités visées par le projet n'ont toutefois pas encore accordé de droit de passage à la pétrolière.

Par ailleurs, l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Centre-du-Québec considère le projet satisfaisant, notamment parce que l'oléoduc sera enfoui plus profondément que prévu. De plus, des compensations à la pièce ont été négociées entre la pétrolière et les producteurs agricoles touchés.

L'Association des propriétaires privés, agricoles, acéricoles et forestiers n'a pu commenter la décision.

Ultramar, qui a maintenant cinq ans pour construire son ouvrage, devra de plus assurer un suivi strict pendant sept ans afin de s'assurer que les sols perturbés par la présence du pipeline retrouvent leur productivité.


Conflit autour du plan d'urgence de Rabaska
ven. 20 juin 2008 - 12:48

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Litige autour de la divulgation du plan des mesures d’urgence du projet Rabaska. Saisie par la requête du citoyen Gaston Cadrin, la Commission d’accès à l’information entendait mercredi les différentes parties. Rabaska et la Ville de Lévis, uniques dépositaires du document, s’opposent à la demande.

C’est à titre personnel que Gaston Cadrin, président du Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu et opposant au projet Rabaska, plaidait sa cause devant le tribunal administratif. Seul devant les avocats des deux défendeurs, M. Cadrin a exigé que soit rendu public le plan d’urgence, également réclamé, dit-il, par les 600 familles vivant dans un rayon de trois kilomètres du futur terminal.

« En refusant de révéler les risques et les mesures d’urgence auxquelles la population sera exposée, on lui demande ni plus ni moins qu’un acte de foi. On veut la mettre devant le fait accompli ». En janvier, M. Cadrin avait demandé copie du plan à la Ville de Lévis, qui lui avait adressé une fin de non-recevoir.

La Ville de Lévis et Rabaska arguent que le document doit rester confidentiel pour des raisons de sécurité. Ils avancent qu’une fois rendu public, le document pourrait tomber entre les mains de personnes malveillantes ou même de terroristes, ce qui pourrait compromettre la sécurité des employés du terminal, des équipements, des partenaires et des citoyens avoisinants. « C’est l’obligation d’une industrie qui pourrait avoir des conséquences graves pour les biens et les personnes de garder confidentielle la majorité des éléments d’un plan d’urgence ».

Olivier Denoux, directeur sécurité et environnement du projet Rabaska, a témoigné devant l’audience et a rappelé que la confidentialité était aussi motivée par la nature itérative du plan. « Comme le document évolue à mesure que le projet avance, il est important qu’il reste entre peu de mains afin que différentes versions ne se mettent pas à circuler ». Le chef du service de sécurité incendie de Lévis, Dominic Fortin, qui a également témoigné, a rappelé qu’un plan final n’est exigé que six mois avant la mise en chantier du terminal méthanier, prévue pour 2011.

M. Cadrin a souligné que le plan aurait dû être déposé lors des audiences publiques du BAPE tenues en 2007. Or, seule une analyse de risques technologiques lui aurait été remise afin de répondre aux directives du ministère de l’Environnement.

M. Fortin a fait un survol du volumineux plan, élaboré par la Société Prudent. Les nombreuses mesures d’urgence comprennent entre autres les mécanismes de déploiement des intervenants, les réseaux de communication, les procédures d’évacuation et les interventions spécifiques contre les incendies, les pannes d’électricité, les alertes à la bombe et autres. Elles dévoilent également les formulaires d’accréditation et l’emplacement des installations névralgiques et des lieux de rassemblement.

La commissaire Hélène Grenier doit rendre sa décision d’ici trois mois.


Article de Jean-Frédéric Légaré. Reproduit avec autorisation.


Innoparc: un premier bâtiment à l'automne
mer. 18 juin 2008 - 19:28

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Des discussions sont en cours pour un projet de multi-locatifs

Au moins une vingtaine d'entreprises se sont montrées intéressées par l'Innoparc de Lévis. L'affiliation avec le Parc technologique de Québec avantage l'Innoparc de Lévis qui bénéficie ainsi de l'expertise de son grand frère qui compte maintenant 20 ans d'activité.

« Lévis pour moi, c'est un as de plus dans mon jeu de carte, un atout. Vendre Lévis a toujours été facile », soutient Carole Voyzelle, présidente directrice-générale du Parc technologique de Québec qui ajoute que pour elle, Lévis fait partie de la belle grande région de Québec et que la collaboration entre les deux parcs technologiques est à l'avantage de tous. « L'Innoparc de Lévis ne part pas de zéro du fait de ce partenariat. Ça prenait beaucoup de vision de la part de Danielle Roy Marinelli de décider de nous faire confiance », ajoute Mme Voyzelle dont l'équipe fournira service-conseil et accompagnement aux entreprises qui viendront s'établir dans l'Innoparc. « Je suis contente que la mairesse de Lévis ait reconnu ce que nous sommes et embarquent dans un train déjà en marche ».

Le Parc technologique de Québec compte encore un peu d'espace pour de petites entreprises et bien que les deux parcs se concentrent dans des secteurs d'activités différents, rien n'empêche que des entreprises cadrant dans les secteurs de celui de Québec ne s'établissent à Lévis. « C'est bien certain que si quelqu'un de Québec veut s'établir à Lévis, je ne dirai pas non! Nous ne sommes pas en compétiton mais plutôt dans une belle complémentarité », poursuit celle qui dirige le parc de Québec depuis maintenant 10 ans.

Selon Mme Voyzelle, le travail est déjà bien commencé. « On en parle énormément et les gens ont hâte de voir quels services seront offerts. Nous travaillons sur la politique d'admissibilité des entreprises et il faut que la Ville de Lévis prépare l'accueil des entreprises », explique-t-elle. Elle rajoute que ce qui est important dans l'admissibilité des entreprises, c'est d'intégrer des centres de recherche et des entreprises avec un fort pourcentage de leurs activités consacrés à la recherche et au développement afin de conserver la qualification IASP (International Association of Science Parks). Une étroite collaboration s'établira avec la Société de développement économique de Lévis (CLD) et des normes de construction de bâtiments verts seront établies. « C'est une primeur au Québec. Nous lancerons prochainement un guide sur le bâtiment vert avec les normes LEED. Ce guide sera donné aux gens qui vont se bâtir dans l'Innoparc », conclut-elle.


Article de Nathalie Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Rabaska en 2010 ??
mar. 17 juin 2008 - 23:44

Par Pascal Petitclerc

Le dernier sondage du Journal Le Peuple: La mise en chantier du projet Rabaska serait lancée en 2010. Y croyez-vous ? Répondez sur le site du journal.

=> Les résultats jusqu'à maintenant.


Rabaska: Les opposants perdent une autre bataille
mer. 11 juin 2008 - 23:29

Par Pascal Petitclerc

Tel que rapporté par Radio-Canada.ca, les opposants au projet Rabaska à Lévis perdent une de leurs dernières armes. La municipalité de Beaumont a été déboutée en Cour supérieure dans sa contestation contre la Ville de Lévis.

La validité d'un règlement municipal adopté par Beaumont était au coeur du débat. La municipalité avait adopté en décembre 2005 un règlement interdisant l'entreposage de matières dangereuses et inflammables jusqu'à 1 km des limites de son territoire, soit jusqu'à l'emplacement choisi pour l'établissement du terminal méthanier à Lévis. La Ville de Lévis, quant à elle, favorable au projet Rabaska, avait adopté un règlement contraire.

Le juge s'est rendu aux arguments de Lévis et de Rabaska qui ont fait valoir que le règlement de Beaumont n'était jamais entré en vigueur et donc que la municipalité ne pouvait interdire l'entreposage de matières dangereuses à Lévis.

Tout les détails =>


Opposition à Rabaska - Débat devant les tribunaux
lun. 2 juin 2008 - 13:37

Par Pascal Petitclerc

C'est aujourd'hui que l'opposition au projet Rabaska se retrouve devant les tribunaux. La Cour supérieure entend la cause qui oppose la Ville de Beaumont à celle de Lévis. La validité d'un règlement municipal adopté par la Ville de Beaumont dans le but d'empêcher Rabaska d'établir ses installations à la limite du territoire de la municipalité est au coeur du débat.

La municipalité de Beaumont a adopté en décembre 2005 un règlement qui interdit l'entreposage de matières dangereuses et inflammables à un kilomètre de ses limites. Or, Rabaska entend s'installer à l'extrémité est de Lévis, aux limites du territoire de Beaumont.

En mai 2007, la Ville de Lévis a répliqué avec un autre règlement qui permet l'entreposage de matières dangereuses dans le secteur concerné.

Selon Radio-Canada.ca, la Ville de Beaumont estime que son règlement a préséance sur celui de la Ville de Lévis. Lévis, quant à elle, entend démontrer que le règlement de Beaumont n'est pas valide parce qu'il n'est jamais entré en vigueur. Lévis soutient que le règlement n'a pas force de loi, car le ministère de l'Environnement ne l'a pas approuvé.


Rabaska : Les opposants reviennent à la charge
mer. 21 mai 2008 - 16:32

Par Yves Gagné

Source : Radio-Canada.ca

Selon Radio-Canada.ca, malgré l'entente intervenue entre Rabaska et Gazprom la semaine dernière, les opposants au projet de terminal méthanier à Lévis continuent de livrer bataille.

Les opposants, qui soulignent que la construction du terminal a été repoussée à 2010, veulent profiter de ce délai pour faire le point. Ils réclament notamment que les citoyens qui vivent dans un rayon de 3 km de l'emplacement choisi pour le terminal méthanier soient consultés par référendum.

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Le pipeline d'Ultramar sur le point d'être approuvé
mar. 20 mai 2008 - 11:22

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

L'horizon s'éclaircit sur le projet de pipeline de la pétrolière Ultramar que la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) perçoit maintenant d'un ?il favorable pour l'essentiel du tracé.

Dans son plus récent avis, la CPTAQ a effectivement statué en ce qui la concerne qu'elle autoriserait la pétrolière à emprunter les territoires de 28 des 32 municipalités pour installer son Pipeline Saint-Laurent.

D'une longueur de 245 kilomètres et impliquant un investissement de 275 millions $, l'ouvrage d'Ultramar est destiné à acheminer à son terminal de Montréal-Est les carburants produits à sa raffinerie Jean-Gaulin de Lévis. Traversant 10 municipalités régionales de comté (MRC), le projet concerne quelque 600 propriétaires. De source de la pétrolière, le projet aura le mérite de sécuriser le transport des produits pétroliers made in Lévis et de répondre à la demande croissante des marchés montréalais et de l'est ontarien. En prime, le pipeline se substituera à un certain nombre de ces trains-blocs qui passent à la frange de quartiers résidentiels lévisiens.

Les quatre municipalités encore dans le crible décisionnel gouvernemental sont trois localités de la vallée du Richelieu, dans la région métropolitaine de Montréal, et la Ville de Lévis.

Ces jours-ci, préalable incontournable aux approbations du ministère des Affaires municipales et de la CPTAQ, l'administration municipale lévisienne a adopté un Règlement de contrôle intérimaire (RCI) permettant à la pétrolière la mise en place de son pipeline dans les secteurs Saint-Jean-Chrysostome, Breakeyville et Saint-Étienne.

Dans le propos du porte-parole d'Ultramar, Michel Martin, il est apparu que la pétrolière souhaite que la machine gouvernementale puisse aborder rapidement les étapes d'approbation restantes.

Opérationnel en 2010
« Ultramar a toujours bon espoir d'obtenir les décrets requis d'ici à quelques mois », a indiqué M. Martin, évoquant un pipeline opérationnel en 2010.

À la raffinerie du chemin des Îles, c'est 260 000 barils de carburants qui sont produits par jour, soit quelque chose comme 20 milliards de litres annuellement.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Du gaz à Rabaska en 2014
ven. 16 mai 2008 - 5:27

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Gazprom a tellement aimé le projet Rabaska qu’il a accepté hier d’en devenir actionnaire. Le géant russe prévoit maintenant livrer ses premières cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) au terminal de Lévis en 2014.

« On ne se présente pas ici les mains vides. Il y a aura du gaz pour Rabaska pour de longues années », a indiqué hier le numéro deux de Gazprom, Alexander Medvedev, lors d’un point de presse dans la capitale.

Comme Le Soleil l’a révélé mardi, le producteur russe de gaz naturel a confirmé qu’il avait choisi le projet Rabaska pour commencer le déploiement de sa plate-forme énergétique en Amérique du Nord.

Pour faire place à Gazprom au sein de l’actionnariat de Rabaska, les promoteurs Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge ont toutefois convenu de réduire leur participation égalitaire dans le projet de terminal méthanier.

De combien? « Entente confidentielle », a laissé entendre le vice-président de Gazprom avant d’ajouter que la participation de sa société dans Rabaska se voulait « équitable » et « qu’il ne se sentait aucunement discriminé » par l’accord.

Hier, chez Gaz Métro, on jubilait. « C’est un grand jour pour le Québec, a fait savoir la présidente Sophie Brochu. On y a toujours cru et aujourd’hui on récolte les fruits de nos efforts. »

Le Québec d’abord

Selon le vice-président de Gazprom, le gaz russe devrait desservir en priorité les marchés québécois et ontarien. « Le marché canadien est très attrayant », a-t-il fait savoir.

Car pour Gazprom, la prise de participation dans Rabaska s’inscrit dans une première démarche d’affaires en Amérique du Nord. Hier, M. Medvedev a fait savoir que la société russe avait l’intention de desservir d’autres terminaux méthaniers en Amérique. Il a cependant fermé la porte à un partenariat éventuel avec Énergie Cacouna dans le Bas-Saint-Laurent.

Plusieurs experts soutiennent d’ailleurs que les prix du gaz naturel nord-américain seront appelés à « exploser » au cours des prochaines années.

Pour l’heure, 1000 pieds cubes de gaz naturel se vendent en Amérique du Nord près de 12 $US, alors que la même quantité s’écoule au double du prix en Europe et au triple dans certains marchés asiatiques comme le Japon.

« Gazprom fait le pari que le prix du gaz naturel pourrait progresser de façon importante en Amérique du Nord d’ici 5 à 10 ans », a fait remarquer hier le professeur spécialiste des questions énergétiques à l’Université Laval Jean-Thomas Bernard.

D’après ce dernier, la forte demande pour le gaz naturel en Amérique du Nord devrait pousser les prix vers le haut au fur et à mesure que les réserves de l’Ouest canadien et des États-Unis s’amenuiseront.

Une situation que la grande patronne de Gaz Métro ne voit pas du même œil. « C’est un peu comme le principe de la deuxième boulangerie dans un village, a-t-elle illustré. Une nouvelle source d’approvisionnement devrait donc aider à stabiliser les prix. »

D’ici là, Gazprom et ses nouveaux partenaires d’affaires ont convenu de se revoir d’ici la fin de l’année pour conclure définitivement des accords sur les approvisionnements à venir.

Le président de Rabaska, Glenn Kelly, aimerait d’ailleurs s’entendre sur un contrat d’approvisionnement ferme d’une durée de 25 ans dont la valeur estimée pourrait dépasser les 20 milliards $.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Il faut établir une limite de temps au consortium Rabaska
ven. 16 mai 2008 - 5:20

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Une limite de temps devra être tracée au consortium Rabaska au-delà de laquelle il lui faudra remballer son projet, a estimé hier le conseiller municipal lévisien Jean-Claude Bouchard.

« Ce qu’il faut constater, c’est que Rabaska garde en otage une partie importante du territoire de Lauzon et sa population. Il est impensable que cette partie du territoire lévisien demeure gelée pour un projet qui ne se réalisera peut-être jamais. La situation actuelle ne pourra durer indéfiniment », a indiqué le conseiller indépendant de l’est lévisien, qui siège aussi au comité exécutif de Danielle Roy-Marinelli.

Pour lui, l’entrée en scène inopinée de Gazprom à la faveur du tournoi de hockey, cette semaine, est sans plus «une opération marketing» orchestrée par des agences de communication destinée à calmer les actionnaires des entreprises du consortium, de Gaz métropolitain notamment. Des actionnaires, dans l’esprit de M. Bouchard, qui doivent se demander quand ils auront un retour sur les « 50 millions $ » englouties jusqu’à présent dans un projet qui est encore bien loin de pouvoir compter sur un approvisionnement en gaz.

« Cet approvisionnement se matérialisera quand les Québécois seront disposés à payer leur gaz naturel à un prix beaucoup plus élevé, au même prix que les Européens et les Asiatiques. Ce ne sera pas demain la veille », a-t-il évalué.

Dans le propos du vice-président de Gazprom, Alexander Medvedev, et dans une communication écrite de l’entreprise russe, il est apparu que le gaz russe serait disponible en 2014. Dans le même temps, le président de Rabaska, Glenn Kelly, a indiqué que «l es chances que l’on débute la construction du terminal cet été ne sont pas très élevées ».

Pendules à l’heure
De l’avis du président du Giram (Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu), Gaston Cadrin, le propos du vice-président Medvedev a le mérite de mettre les pendules à l’heure quand il indique que le Canada est « la meilleure porte d’entrée pour le marché nord-américain ».

« Rabaska s’en est toujours tenu à certaines restrictions mentales en affirmant que son gaz était destiné au Québec et à l’est ontarien. Les opposants, dont le Giram, ont toujours soutenu que le gaz était destiné aux États-Unis. Il nous donne raison », a noté M. Cadrin.

A son avis, l’entrée de Gazprom dans le décor et son intérêt pour le marché US n’augure toutefois rien de bon du point de vue des opposants advenant la réalisation du projet. « Avec Gazprom, c’est non pas deux réservoirs mais quatre qui pourront être requis pour desservir un marché de l’importance des États-Uni s», a-t-il supputé, évoquant un terminal méthanier agrandi et beaucoup plus actif, qui prendrait beaucoup plus de place dans l’est lévisien qu’initialement démontré.

Protocoles
Dans une intervention sur les ondes d’une radio locale, la mairesse Danielle Roy-Marinelli a indiqué en ce qui concerne Lévis que les ententes et protocoles conclus avec Rabaska tiennent toujours.

Parmi diverses considérations, les ententes Lévis-Rabaska stipulent que le consortium verse 37 500$ par trimestre pour la période précédant la mise en chantier du terminal, ce dont il s’acquitte depuis le 1er juillet 2006. Selon les mêmes accords, c’est 400 000$ par année civile qui échoiront à la ville pendant la construction. Une fois son terminal en exploitation, Rabaska versera 7 millions $ par an dans les coffres municipaux, une somme indexée annuellement.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Port méthanier de Lévis : Rabaska reporte le début de la construction
mer. 14 mai 2008 - 6:52

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Faute d’approvisionnement gazier suffisant d’ici 2011, les promoteurs du projet Rabaska repoussent le début de la construction de leur port méthanier de Lévis, a appris Le Soleil.

« Les chances que l’on débute la construction du terminal cet été ne sont pas très élevées», a confirmé hier le président de Rabaska, Glen Kelly.

Les promoteurs de Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, Gaz de France et d’Enbridge, prévoyaient débuter la construction de leur terminal de gaz natu-rel liquéfié (GNL) de 840 mil-lions $ le mois prochain. L’entrée en service du terminal était prévue pour 2011.

Or, sans contrat d’approvisionnement garanti en GNL, les promoteurs pourraient reporter la construction du terminal méthanier de trois ans.

Pour l’heure, Rabaska négocie toujours une entente d’approvisionnement avec le producteur russe Gazprom. Hier, Glen Kelly a soutenu que les pourparlers allaient bon train. « On est optimiste », a-t-il soutenu.

Rabaska aimerait s’entendre sur un contrat d’approvisionnement d’une durée de 25 ans d’une valeur estimée à plus de 20 milliards $. « Cela ne se négocie pas sur le coin d’une table », a ajouté M. Kelly.

Chez Gazprom, on est confiant d’en arriver à la rédaction d’une «lettre d’intention» prochainement avec Rabaska. « Lorsque l’on débute des négociations, c’est pour obtenir des résultats », a laissé entendre le vice-président, Alexander Medvedev de passage ces jours-ci à Québec.

Pas avant 2014
Il faut dire que si une entente avec Gazprom se réalise, le gaz naturel russe ne sera pas disponible avant 2014. Il proviendrait du gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les réserves sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes.

Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatOilHydro (Norvège) détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une société détenue à 51 % par Gazprom. Cette société dirige la première phase de travaux de développement du réservoir Shtokman, dont les coûts sont estimés à plus de 10 milliards $US.

Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient construire une usine de liquéfaction du gaz naturel. Cette usine alimenterait les navires méthaniers en GNL qui, par la suite, emprunteraient la mer Arctique et l’océan Atlantique avant d’entrer dans le golfe et le fleuve du Saint-Laurent pour s’amarrer au quai de Rabaska.

Annuellement, le port méthanier Rabaska prévoit traiter cinq milliards de mètres cubes de gaz naturel, soit environ 500 millions de pieds cubes par jour.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Rabaska parmi les élus de Gazprom
mar. 13 mai 2008 - 6:49

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

S’il est officiellement à Québec pour le Championnat mondial de hockey, le vice-président du producteur russe Gazprom n’aura pas fait qu’une visite de courtoisie dans la capitale. Alexander Medvedev a annoncé hier qu’il signera cette semaine une «lettre d’intention» avec Rabaska pour l’approvisionnement de gaz naturel, en plus de rencontrer les représentants d’une douzaine d’entreprises à l’occasion d’un déjeuner ce matin.

Rabaska et Gaz Métro, Énergie Cacouna et Petro-Canada, SNC-Lavalin, Desjardins Valeurs mobilières, Alcan : ces entreprises font partie du groupe sélect qui assistera au déjeuner d’affaires organisé au Château Frontenac par l’Association d’affaires Canada-Russie Eurasie (CERBA). Il permettra à une quarantaine de représentants d’une douzaine d’entreprises de prendre contact avec M. Medvedev et d’entendre sa vision de Gazprom ainsi que de la collaboration avec l’Amérique du Nord.

La plupart des entreprises présentes sont directement liées au secteur de l’énergie. Les consortiums Rabaska (Gaz Métro, Gaz de France, Enbridge) et Énergie Cacouna (Pétro-Canada et TransCanada) cherchent tous deux à obtenir un approvisionnement en gaz naturel liquéfié pour que leur projet respectif de terminal méthanier se réalise.

M. Medvedev avait d’ailleurs laissé présager des avancées possibles samedi, en disant « que nous pensons que c’est le bon moment pour entreprendre le dialogue » avec les promoteurs des deux ports méthaniers. Hier, il précisait encore sa pensée en indiquant que Gazprom signera cette semaine une « lettre d’intention » avec Rabaska pour l’approvisionnement en gaz naturel. Une annonce officielle à cet effet est prévue plus tard cette semaine. M. Medvedev montre cependant moins d’intérêt pour le moment pour Cacouna, bien que l’idée de s’entendre avec ce promoteur n’est pas écartée.

Entreprises discrètes
Hier, les entreprises interrogées étaient peu bavardes sur l’objectif et les gains d’une telle rencontre, bien qu’elles jugeaient important d’y assister.

« Ce n’est pas une séance de négos, on ne s’assoit pas un à un avec lui. C’est un déjeuner », a précisé Simon Poitras, porte-parole de Rabaska. Ce dernier n’a par contre pas voulu en dire plus sur la nature des discussions qui pourraient en émerger ou en résulter. « L’ensemble de nos négociations avec tous les fournisseurs sont tenues par des ententes de confidentialité .»

Frédéric Krikorian, responsable des affaires publiques et gouvernementales pour Gaz Métro, pense que les gens seront surtout en «mode écoute» au moment du déjeuner. «J’imagine que les entreprises qui veulent pousser des choses plus loin, ce n’est pas nécessairement la place», a-t-il commenté.

Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, doit faire une allocution de quelques minutes. Son attaché de presse, Pascal D’Astous, indique que le ministre accueillera les invités et parlera du 400e de Québec, mais ne compte pas dire un mot sur les ports méthaniers.

Pour le maire de Cacouna, Jacques M. Michaud,ce sera une rencontre de bonne entente et de relations publiques. «Tout ce beau monde va se serrer la main, mais aucune décision importante ne sera prise», dit-il, ajoutant n’avoir jamais perdu espoir.

C’est que le milieu économique louperivois avait été choqué en février d’apprendre que le projet de terminal méthanier de 1 milliard $ avait été mis en veilleuse, possiblement jusqu’en 2015.

« C’est encourageant de voir que les négociations se poursuivent », a fait valoir le directeur général de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, Pierre Levesque.

Avec la collaboration de Marc Larouche et de François Bourque.


Article d' Anne Drolet. Reproduit avec autorisation.


Registre Urgence-Environnement : maintenant en ligne
lun. 12 mai 2008 - 22:42

Par Pascal Petitclerc

Nous n'avons pas couvert le sujet le sujet la semaine dernière, mais à la lumière des derniers événements avec la raffinerie Ultramar et avec l'année difficile que connaît cette compagnie au niveau des incidents à conséquence environnemental, je crois qu'il devient important que les lévisiens prennent connaissance du nouvel outil à la disposition des citoyens.

Depuis le premier avril dernier, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec met à la disposition de l'internaute le Registre des interventions d'Urgence-Environnement. Ce registre fait état de tous les évènements à caractère environnemental impliquant une intervention terrain d'Urgence-Environnement, à l'exception des déversements de carburant contenu dans le réservoir d'un véhicule impliqué dans un accident routier.

Urgence-Environnement utilise une classification des urgences environnementales comprenant trois catégories : 1, 2 et 3. Selon le ministère, dans le cas des urgences dites de catégorie 2 et 3, soit des évènements susceptibles d'avoir des impacts significatifs sur l'environnement, en plus de l'inscription au registre sur Internet, le ministère diffuse systématiquement un communiqué de presse informant les citoyens de l'existence de la situation d'urgence environnementale et de ses impacts.

« Face aux préoccupations grandissantes de la population par rapport aux questions environnementales, et confirmant l'engagement que j'ai pris, la diffusion de l'information touchant les urgences environnementales a été revue dans une optique de plus grande transparence. Je veux ainsi m'assurer que les citoyennes et les citoyens auront accès dans les plus brefs délais à l'information relative aux événements environnementaux qui les interpellent », a déclaré la ministre Mme Line Beauchamp en conférence de presse la semaine dernière.

La consultation du registre nous apprend qu'en plus des deux récents déversements de janvier et mars, qu'un autre incident impliquant la raffinerie de Lévis a eu lieu en avril, soit un déversement de boues de décantations.

=> On trouve un lien pour consulter le registre sur la page principale (en haut à gauche) du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec.

Chronologie des incidents impliquant Ultramar à Lévis depuis janvier 2008 :


Approvisionnement en gaz naturel : Gazprom discutera avec Gros-Cacouna et Rabaska
dim. 11 mai 2008 - 7:11

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Le vice-président de Gazprom, le plus grand fournisseur russe de gaz naturel, rencontrera mardi à Québec les promoteurs des terminaux méthaniers de Rabaska et de Gros-Cacouna, a appris Le Soleil.

Alexander Medvedev, qui est aussi chef de Gazprom-export, discutera entre autres avec Gaz Métro (Rabaska) et Petro-Canada (Gros-Cacouna), pour voir si le géant russe pourrait approvisionner un des ports méthaniers en gaz naturel liquéfié (GNL).

« Nous ne favorisons personne pour le moment. Mais cette rencontre nous permettra d'établir un bon contact », a dit hier M. Medvedev au Soleil, en marge d'un point de presse au Colisée, où il assistait au Mondial de hockey.

La rencontre avec le vice-président de Gazprom aura lieu au Château Frontenac. Elle est organisée par l'Association d'affaires Canada Russie Eurasie (CERA). Le ministre québécois des Ressources naturelles, Claude Béchard, ainsi que des représentants des gouvernements provincial et fédéral y seront.

M. Medvedev indique que, jusqu'à maintenant, les discussions entre Gazprom et les promoteurs des deux ports méthaniers québécois n'avaient pas été «profondes». « Maintenant, dit-il, nous pensons que c'est le bon moment d'entreprendre le dialogue. »

En février, Gazprom a annoncé qu'il abandonnait l'idée de cons­truire une usine de liquéfaction de 3,5 milliards $ près de Saint-Pétersbourg, sur la mer Baltique. Petro-Canada misait beaucoup sur ce projet pour alimenter en GNL son port méthanier de Gros-Cacouna.

Depuis, Gazprom s'est tourné vers le gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les réserves de gaz naturel sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes.

Enjeux majeurs
« La Russie a beaucoup de gaz naturel, souligne Brendan Scully, directeur régional de la CERA. L'enjeu pour Gazprom, c'est l'accès au marché nord-américain. Pour le Québec, c'est une diversification énergétique. »

À Gros-Cacouna, Énergie Cacouna (Petro-Canada et TransCanada) espère exploiter un terminal méthanier dès 2014. À Lévis, les promoteurs de Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, de Gaz de France et d'Enbridge, prévoient mettre en service en 2011 un port méthanier de 840 millions $, même si aucun contrat d'approvisionnement n'a encore été signé.


Article de Marc Allard. Reproduit avec autorisation.


Raffinerie Ultramar : 53 déversements en cinq ans
jeu. 8 mai 2008 - 8:21

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Une cinquantaine de déversements ont été dénombrés à la raffinerie Ultramar de Saint-Romuald en cinq ans, selon le ministère de l'Environnement. Pour la direction de la raffinerie, il ne faut pas s'inquiéter outre mesure de ces chiffres.

« C'est sûr qu'on aimerait mieux ne pas en avoir, et c'est ce qu'on vise, mais en même temps, il faut savoir que sur cette cinquantaine de déversements, la très grande majorité, soit entre 80 % et 85 %, sont mineurs. Il faut aussi savoir que l'essence déversée s'en va généralement sur des dalles de béton et qu'elle est immédiatement ramassée, ou que ça s'en va directement dans nos égouts huileux », explique Richard Boucher, vice-président et directeur général de la raffinerie de Saint-Romuald.

Qui plus est, souligne M. Boucher, tous les déversements survenus depuis 2003 se sont produits sur le lieu de la raffinerie, sauf un, celui de la rue Papineau, où quelque 200 000 litres de mazout se sont échappés d'une conduite fissurée en mars dernier. « C'était le premier événement touchant la tuyauterie en 37 ans. Le drain avait cédé à cause des conditions hivernales difficiles », précise M. Boucher, tout en assurant que la raffinerie avait rapidement corrigé la situation.

Le directeur général de la raffinerie rappelle par ailleurs que tous les déversements sont systématiquement rapportés au ministère de l'Environnement. « Qu'ils soient majeurs ou pas, qu'ils se soient produits sur le site ou hors site, le ministère est mis au courant. Même quand c'est un camion qui échappe de l'essence, on le rapporte », dit M. Boucher, qui voit par ailleurs d'un bon œil la décision du ministère de l'Environnement de rendre publics tous les incidents environnementaux importants dans un délai maximal de 48 heures. Depuis mardi, la population a accès à un registre sur Internet qui répertorie à peu près tous les déplacements sur le terrain des équipes d'Urgence-Environnement.

« Nous n'avons aucun problème avec ça puisqu'on veut être transparent. C'est même en quelque sorte une bonne nouvelle dans la mesure où les gens vont voir qu'il y a des améliorations année après année chez Ultramar », estime M. Boucher.

Roy-Marinelli

En mars dernier, la mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, avait fulminé contre la décision d'Ultramar de ne pas avoir informé la Ville du déversement de 175 000 litres d'essence à l'intérieur des limites de la raffinerie. En entrevue au Soleil, hier, elle a affirmé qu'elle ne « retournerait pas en arrière pour voir ce que la Ville a reçu comme information pour la cinquantaine de déversements survenus depuis 2003 ».

Mme Roy-Marinelli a également indiqué qu'à la suite de sa sortie contre la raffinerie, la Ville s'était entendue avec les dirigeants d'Ultramar « sur les lignes de communication à respecter à l'avenir ». Selon elle, il est impératif que la Ville et la population soient tenues au courant de tout déversement. « Plus on est informé, moins on est méfiant et moins on a l'impression qu'on nous cache des choses. Il est important aussi pour la sécurité des citoyens que notre service d'incendie puisse être avisé quand il y a un déversement à la raffinerie ».


Article d'Élisabeth Fleury. Reproduit avec autorisation.


Autre fuite à la raffinerie Ultramar
mer. 7 mai 2008 - 13:56

Par Pascal Petitclerc

Une intervention du service d'incendie de la raffinerie Jean-Gaulin a été nécessaire hier soir vers 21h30. Selon le Journal Le Peuple, une fuite d'hydrocarbures s'est produite sur des équipements qui servent à chauffer l'alimentation et l'intervention des pompiers de la raffinerie a permis de refroidir cette section pour éviter que n'éclate un incendie.

Yves Després, du Service de sécurité incendie de Lévis, confirme que le protocole d'intervention prévu avec la Ville de Lévis a été suivi. « Nous sommes immédiatement avisés par Ultramar dans tous les cas de déversements ou de fuites, affirme M. Després. Une personne de notre service se rend sur les lieux ou nos équipes selon les circonstances. »


Ultramar planche sur de nouveaux développements
mer. 16 avril 2008 - 7:35

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Son projet d'augmentation de production à peine bouclé, Ultramar planche déjà sur de nouveaux développements technologiques à sa raffinerie Jean-Gaulin, mais aussi sur plein d'autres idées en matière d'engagement social et d'environnement.

Le directeur général de la raffinerie et vice-président, Richard Boucher, s'en est ouvert aux gens de la Chambre de commerce, à l'occasion d'un dîner des « donneurs d'ordre », à Lévis, hier.

« Ce n'est pas fini. Nous parlons de beaucoup d'investissements dans le futur. Nous ne nous ennuierons pas au cours des prochaines années », a indiqué M. Boucher.

Déjà sont dans le tube les intentions de la pétrolière de construire un pipeline pour acheminer à Montréal-Est ses carburants made in Lévis et de mettre de côté le mazout lourd pour produire du diesel en lieu et place, deux projets qui impliquent des investissements dépassant largement le milliard de dollars. D'ici à quelques jours, la pétrolière sera passée de 215 000 barils par jour à 260 000, conclusion d'un investissement de quelque 175 millions $.

Mais le plan quinquennal de l'entreprise, le vice-président dixit, comprend aussi des projets nouveaux comme une utilisation de l'éthanol qui serait ajouté aux essences, la construction de nouveaux bâtiments et la mise en place de nouveaux laboratoires Chemin des Iles, la modernisation des réservoirs, la récupération des gaz de la torchère, etc.

Comme la mairesse Danielle Roy-Marinelli et des citoyens l'ont déjà souhaité, il est aussi question pour Jean-Gaulin de réaliser des aménagements paysagers sur son périmètre et l'« embellissement » de ses infrastructures portuaires. Les conduites qui surplombent la rue Saint-Laurent, sur le littoral, sont comprises dans les intentions de l'entreprise, a noté M. Boucher, notant que tout cela donnera lieu à des échanges avec l'administration municipale.

« Avant de faire quoi que ce soit, nous allons nous assurer que ça plaira », a observé M. Boucher.

Ultramar n'oublie pas non plus l'abbaye des cisterciennes dont elle a acquis le domaine d'un développeur immobilier pour s'en faire une zone tampon. « Nous voulons en faire quelque chose pour la communauté lévisienne. Nous nous donnons 2008 pour nous faire une tête », a dit M. Boucher, précisant que la propriété, un moment devenue champ de man?uvre de vandales, a été sécurisée.

Et des échanges, il y en a déjà avec l'administration de Danielle Roy-Marinelli, en vue de la conclusion de deux protocoles d'entente, qui ont été activés après la fuite de 175 000 litres d'essence survenue fin mars. L'un qui raffinerait le modus vivendi ville-pétrolière et l'autre qui donnerait un cadre plus formel à l'engagement social de l?entreprise, qui épaule le Comité de restauration de la rivière Etchemin, le Patro, l'Anglicane.

« M. Jean Bernier (le grand patron d'Ultramar) et Mme Roy-Marinelli se sont parlé. Les échanges se poursuivent à trois niveaux. Ca se passe bien, c'est constructif », a noté le chef de cabinet de la mairesse, Alain Blanchette.

« Nous sommes prêts du but », a affirmé M. Boucher.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : Quand l'économie fait boum !
dim. 13 avril 2008 - 7:51

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

La Rive-sud séduit. L'an dernier, Lévis a connu la plus forte augmentation de population parmi les grandes villes du Québec. Une croissance deux fois plus importante que la Rive-Nord. Le Soleil a voulu comprendre pourquoi ils sont si nombreux à y jeter l'ancre.

Note : Voici le 1er des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Lévis n'est pas seulement l'endroit où la population augmente le plus rapidement, parmi les 10 plus grandes villes du Québec. C'est aussi là qu'on retrouve les meilleurs indicateurs du marché de l'emploi.

C'est d'abord l'emploi qui a convaincu Karine Lévesque et son conjoint, Louis Robitaille, de faire le saut sur la Rive-Sud. Physiothérapeute, Louis y a trouvé des opportunités d'emploi plus intéressantes qu'à Québec. Karine y a déniché un boulot au Mouvement Desjardins. « Notre qualité de vie a augmenté depuis qu'on est sur la Rive-Sud. En plus, on évite tout le trafic », lance Louis.

C'est que le marché du travail se porte particulièrement bien à Lévis. Selon le dernier recensement, le taux de chômage est un des plus bas de la province, avec 3,7 %, alors que la moyenne provinciale est d'environ 5 %. Le nombre de personnes qui habitent et travaillent à Lévis est d'ailleurs passé de 57 200 en 1996 à 75 100, en 2006.*

Plusieurs entreprises ont d'ailleurs connu une forte expansion au cours des dernières années. C'est le cas notamment du Mouvement Desjardins, qui est passé de 3300 emplois en 1998 à 5200, en 2007. La croissance est d'ailleurs loin d'être terminée dans ce secteur puisque Desjardins Sécurité financière annonçait récemment la construction d'un parc d'affaires de 50 millions $.

La relance du chantier maritime Davie a aussi permis l'embauche de près de 800?travailleurs. Le power center de Saint-Romuald, qui regroupe depuis quelques années plusieurs magasins à grande surface, fait travailler environ 500 personnes.

Par ailleurs, le campus de l' Université du Québec à Rimouski, qui vient de se doter d'un tout nouvel édifice, a aussi contribué à amener de nouveaux visages à Lévis. De 1997 à 2007, le nombre d'inscriptions est passé de 840 à 2550 étudiants.

D'autres emplois à venir
Le boum économique est par ailleurs loin d'être terminé. Le tout nouveau Centre des congrès, qui sera inauguré en mai, permettra la création de 200 emplois. Avec ce nouvel atout, la Ville espère développer un tourisme d'affaires. L'industrie hôtelière y croit, puisque quatre gros hôtels sont présentement en construction sur le territoire de Lévis. «En 12 mois, nous allons doubler la capacité hôtelière de la région », souligne Philippe Meurant, directeur du développement économique à la Ville de Lévis.

Du côté de la raffinerie d' Ultramar, les différents projets de modernisation créent, bon an mal an, de 400 à 500 emplois à court terme, indique le porte-parole Louis Forget. De son côté, le projet Rabaska prévoit l'embauche de 800 travailleurs pendant la construction du terminal méthanier, mais seulement 70 emplois à long terme.

Saisir les opportunités
De son côté, la mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, se réjouit de cette effervescence économique, engendrée par des projets qui ont été appuyés par son administration. Ce n'est que le début, promet-elle.

«Il faut adapter notre administration à cette ville qui grossit, pour travailler en vitesse grand V. On ne va pas encore assez vite. Il y a un momentum, on est dedans et il faut en profiter. Ça ne durera pas éternellement ».

* Les chiffres de 1996 ont été ajustés selon le territoire de la nouvelle ville de Lévis.


Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : La rançon du succès
dim. 13 avril 2008 - 7:38

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 2e des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Le boum démographique ne fait pas que des heureux sur la Rive-Sud. À Saint-Rédempteur, les problèmes de circulation commencent sérieusement à empoisonner la vie d'une bonne partie de la population. Parlez-en à Sylvain Godbout, propriétaire d'un restaurant sur la 1re Avenue. En novembre, M. Godbout a déposé une pétition au conseil municipal, signée par 1400 personnes, réclamant des solutions aux problèmes de circulation dans le secteur. Les citoyens craignent d'ail­leurs que la situation ne s'aggrave, puisque le développement est loin d'être terminé. Le promoteur du Développement domiciliaire du Faubourg, Simon Dubois, aurait des acheteurs pour au moins 150?terrains dans le secteur. « La demande est très, très forte », dit-il.

Pressé de construire, il a même commencé l'aménagement de rues avant d'avoir l'autorisation de la Ville, qui lui a envoyé un constat d'infraction. Le promoteur jure qu'il n'a rien à se reprocher et accuse la Ville de se traîner les pieds dans ce dossier.

Si M. Dubois n'a pas encore reçu le feu vert de la Ville, c'est que selon les critères de l'administration municpale, les problèmes de circulation doivent d'abord être résolus avant d'autoriser le développement, explique Robert Cooke, directeur de l'urbanisme à la Ville de Lévis. En fin de journée, la circulation bloque sur la route 116, à partir du viaduc qui enjambe la voie ferrée, un bouchon qui remonte parfois jusqu'à la sortie de l'autoroute 20. Cette route, la seule qui mène à Saint-Rédempteur, est sous la responsabilité du ministère des Transports.

Le ministère envisage, à court terme, d'élargir le bas du viaduc pour empêcher les automobilistes qui tournent à gauche de bloquer l'ensemble de la circulation. Une solution qui satisfait la mairesse, Danielle Roy-Marinelli, qui espère pouvoir aller de l'avant rapidement avec le développement domiciliaire.

Même si elle reconnaît qu'il faut maintenir une qualité de vie pour les résidants, Mme Roy-Marinelli tient d'ailleurs à relativiser les problèmes de circulation dans le secteur : « Allez passer une semaine à Montréal, et vous m'en donnerez des nouvelles. Les problèmes de circulation, ce n'est pas juste à Lévis, c'est à Québec aussi, c'est partout. (?) Les gens veulent des infrastructures et des services, mais quand on se développe, il faut aussi vivre avec certains inconvénients ».

Des propos qui font bondir la conseillère du secteur, Isabelle Demers, aussi chef de l'opposition au conseil municipal. « Les gens ont choisi de vivre ici, pas à Montréal, justement pour éviter les problèmes de circulation ». Mme Demers et M. Godbout croient d'ailleurs que la solution privilégiée par le ministère des Transports ne changera pas grand-chose. Aucun développement domiciliaire ne devrait être autorisé tant que la situation ne s'est pas considérablement améliorée, estiment-ils.


Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : Le casse-tête des écoles
dim. 13 avril 2008 - 7:35

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 3e des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Le baby-boom et la croissance démographique de la Rive-Sud ne causent pas encore trop de maux de tête à la commission scolaire (CS) des Navigateurs. Mais un redécoupage pointe à l'horizon?

Le nombre croissant d'enfants qui grandissent sur la Rive-Sud ne permet pas encore d'inverser la tendance, précise d'entrée de jeu le directeur général de la CS, Yves Saint-Maurice. « On n'est pas en expansion présentement, on est plutôt en stabilisation, explique-t-il. Pour les 5 à 12 ans, la décroissance est pratiquement arrêtée ». Un bon nombre d'écoles ont encore de la place pour accueillir plus d'élèves, ajoute-t-il.

N'empêche, certains endroits sont à surveiller de près. Saint-Nicolas est le secteur le plus problématique. Déjà, en 1998, la pression était forte et la CS avait envisagé la possibilité de construire une nouvelle école. Mais les règles du ministère de l'Éducation sont claires : avant de construire un nouveau bâtiment, il faut combler les places vacantes dans un rayon de...25 kilomètres.

Jusqu'à maintenant, la CS s'est débrouillée avec ses installations existantes. Mais elle sait que d'ici un an ou deux, elle devra reconfigurer les bassins d'alimentation des écoles dans ce secteur, pour justement éviter que l'école ne soit située trop loin de la maison. « C'est un processus qui va se faire tranquillement, avec doigté », assure M. Saint-Maurice, conscient du mécontentement qu'une telle opération peut engendrer.

Le directeur de la CS croit par ailleurs que cette éventualité leur fait perdre des élèves au profit du privé : « Lors des inscriptions en maternelle, les parents nous demandent souvent si leur enfant restera dans la même école, jusqu'en sixième année. Malheureusement, on ne peut pas leur garantir ».

M. Saint-Maurice estime à quelques centaines le nombre d'enfants de la Rive-Sud qui fréquentent des écoles primaires privées de Québec.


Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : Le maillon faible
dim. 13 avril 2008 - 7:27

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 4e des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Tous les résidants interrogés par Le Soleil l'affirment haut et fort : le transport en commun est le point faible de la Rive-Sud.

Nombre de trajets insuffisants, autobus qui ne passent pas assez fréquemment? la liste des doléances est longue. Jean-Pierre Bazinet, président de la Société de transport de Lévis (STL), en est bien conscient. « Avec la fusion, on a triplé le territoire à desservir. On a accumulé du retard et on a eu des problèmes de financement », reconnaît-il.

Mais le vent tourne, ajoute-t-il. La STL partait de loin, puisqu'elle avait la plus vieille flotte de véhicules au Québec. « Au niveau de l'image, il y avait un virage à prendre ». Des autobus neufs ont récemment été achetés et 1000 heures de services ont été ajoutées. De 2005 à 2007, le nombre d'usagers a augmenté de 5,7 %.

D'ici la fin de l'année, le centre d'échange tant attendu devrait aussi voir le jour sur le boulevard de la Rive-Sud à Saint-Romuald, près du pont de Québec. Il comprendra un stationnement incitatif et une grande partie des circuits y convergeront. La STL en profitera pour améliorer l'organisation de ses services. Il faudra toutefois attendre l'élargissement du pont Dominion (qui enjambe la rivière Chaudière) avant de filer vers la Rive-Nord sur une voie réservée. Ces travaux devraient être complétés en 2011, selon le ministère des Transports.


Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : Les logements poussent comme des champignons
dim. 13 avril 2008 - 7:25

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 5e des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Jusqu'à maintenant, le développement domiciliaire a dépassé toutes les prévisions faites par la Ville de Lévis, indique Robert Cooke, directeur de l'urbanisme.

Au cours des dernières années, entre 1200 et 1400 unités de logements ont été construites, alors que l'administration en prévoyait moins de 1000 annuellement. Et la Ville a encore de sprjets dans ses cartons.

Un des prochains secteurs qui sernt développés sera situé dans le secteur de Charny et Saint-Romulad, sur les anciens terrains de la pétrolière Irving, de chaque côté de l'autoroute 20.

On y prévoit la construction de 2000 logements, dasns un secteur qui accordera aussi une bonne place au secteur commercial.


Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : Les bouchons à l'étude.
dim. 13 avril 2008 - 7:24

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 6e des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Le trafic automobile augment à la vitesse grand V sur la Rive-Sud. De 2001 à 2006, le nombre de voitures circulant sur l'autoroute 20, près des ponts est passé en moyenne de 59 000 à 65 000, soit une augmentation de 10%.

Une tendance lourde qui n'est pas près de s'essouffler. Préoccupé par les bouchons qui pointent à l'horizon, Transports Québec a commandé une étude exhaustive concernant la circulation sur la Rive-Sud, il y a deux ans. « On constate les différents problèmes et on veut trouver des solutions », affirme Luc Bilodeau, ingénieur et chef de service à la division régionale de Transport Québec. La firme privée n'a pas encore livré son verdicté


Une raffinerie en développement
sam. 12 avril 2008 - 10:09

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

L'entreprise mère d'Ultramar, Valero Energy, a bien fait voir qu'elle tient à sa raffinerie Jean-Gaulin en révélant un projet de quelque 900 million$, fin janvier.

L'intention de la pétrolière, c'est notamment d'y réaliser des aménagements techniques pour augmenter la production de carburants comme le diesel, quitte à faire une croix sur le mazout lourd.

Vue comme une « usine-clé » par la pétrolière texane, qui en exploite une quinzaine d'autres aux États-Unis, la raffinerie lévisienne est la plus importante des trois raffineries dites du « nord-est » de Valero.

Installée chemin des Îles il y a 40 ans, la raffinerie a pris avec le temps plus de place dans le paysage lévisien. Résultat d'un investissement récent de 175 millions$, sa capacité de production est par exemple en hausse de 215 000 à 260 000 barils par jour. Et ça se voit.

Ces années-ci, Ultramar a étendu ses propriétés à l'est en achetant, pour s'en faire une zone tampon, le boisé Davida, maintenant rebaptisé parc des Écarts. La pétrolière a aussi avancé à l'ouest et s'est notamment aménagé une autre zone tampon en faisant l'acquisition du terrain des Cistersiennes. Le développement immobilier de 50 millions $ qui devait y prendre place a du même coup pris le chemin des oubliettes.

Sa raffinerie, son complexe portuaire et ses boisés valent à Ultramar une facture de taxes municipales de 4,2 millions $.


Article deMarc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Ultramar : Lévis souhaite deux protocoles d'entente
sam. 12 avril 2008 - 7:51

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Deux protocoles d'entente que l'administration municipale lévisienne souhaite boucler avec Ultramar seront le plat de résistance d'un prochain tête-à-tête entre la mairesse Danielle Roy-Marinelli et le grand patron québécois de la pétrolière, Jean Bernier.

« L'ordre du jour de la rencontre n'est pas formalisé encore. Ce dont il est question, c'est essentiellement d'un échange sur les relations globales entre le milieu et Ultramar. Il n'y a pas de conflit actuellement, mais il s'agira aussi de mettre les choses au point en fonction des récents événements », a indiqué le chef de cabinet de la mairesse, Alain Blanchette, évoquant « la semaine du 14 avril » comme moment de la rencontre.

« La Ville de Lévis souhaite aussi, une fois pour toutes, pouvoir mettre le point final aux deux protocoles d'entente qui sont actuellement en négociation avec Ultramar, l'un concernant son pipeline et l'autre sa raffinerie », a ajouté M. Blanchette, à l'occasion d'un entretien, plus tôt cette semaine.

Les « événements » auxquels a fait référence le porte-parole de l'hôtel de ville, ce sont notamment les deux fuites de produits pétroliers survenues depuis le début de l'année. À la suite de la rupture, fin janvier, d'un tuyau reliant la raffinerie Jean-Gaulin et ses infrastructures portuaires, quelque 200 000 litres de mazout lourd se sont retrouvés dans l'environnement du quartier Saint-David et jusqu'au fleuve. Il y a une huitaine, à la suite d'un autre bris d'équipement, 175 000 litres d'essence ont été répandus, qui ont été confinés au terrain de la raffinerie, chemin des Îles, dans le quartier Saint-Romuald.

De son propre aveu informée de l'incident par « les journaux », la mairesse s'est dite outrée d'avoir été ignorée par la pétrolière. Représentant de l'administration municipale au comité de liaison multipartite d'Ultramar, le conseiller Jean-Luc Daigle n'a pas été informé non plus de la fuite.

« L'incident des 175 000 litres est une belle occasion de mettre à niveau les attentes réciproques », a noté le chef de cabinet Blanchette avec un sourire dans la voix.

Les attentes de la Ville envers son contribuable industriel ont déjà été exprimées publiquement, elle qui a en tête de les voir s'écrire en noir sur blanc dans des protocoles. Devant la commission du BAPE (Bureau des audiences publiques sur l'environnement) qui a étudié le projet de pipeline, Danielle Roy-Marinelli a notamment exigé que soit enfoui l'ouvrage que la pétrolière souhaite mettre en place pour acheminer ses hydrocarbures made in Lévis à son terminal de Montréal-Est.

Pour le protocole concernant l'entreprise elle-même, l'administration lévisienne souhaite entre autres que celle-ci consente un cadre plus formel à ses contributions financières au milieu. Et aussi qu'elle épaule le projet de Chaire de recherche en efficacité énergétique au Campus de Lévis de l'Université du Québec à Rimouski réclamé par les milieux socio-économiques lévisiens. L'administration lévisienne a aussi en tête une clause verte qui définirait l'intégration paysagère de la raffinerie et du futur pipeline.

Une raffinerie en développement
L'entreprise mère d'Ultramar, Valero Energy, a bien fait voir qu'elle tient à sa raffinerie Jean-Gaulin en révélant un projet de quelque 900 millions $, fin janvier.

L'intention de la pétrolière, c'est notamment d'y réaliser des aménagements techniques pour augmenter la production de carburants comme le diesel, quitte à faire une croix sur le mazout lourd.

Vue comme une « usine-clé » par la pétrolière texane, qui en exploite une quinzaine d'autres aux États-Unis, la raffinerie lévisienne est la plus importante des trois raffineries dite du «nord-est» de Valero.

Installée chemin des Îles il y a 40 ans, la raffinerie a pris avec le temps plus de place dans le paysage lévisien. Résultat d'un investissement récent de 175 millions $, sa capacité de production est par exemple en hausse de 215 000 à 260 000 barils par jour. Et ça se voit.

Ces années-ci, Ultramar a étendu ses propriétés à l'est en achetant, pour s'en faire une zone tampon, le boisé Davida, maintenant rebaptisé parc des Écarts. La pétrolière a aussi avancé à l'ouest et s'est notamment aménagé une autre zone tampon en faisant l'acquisition du terrain des Cistersiennes. Le développement immobilier de 50 millions $ qui devait y prendre place a du même coup pris le chemin des oubliettes.

Sa raffinerie, son complexe portuaire et ses boisés valent à Ultramar une facture de taxes municipales de 4,2 millions $.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud : Une affaire de famille
sam. 12 avril 2008 - 7:39

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

La Rive-sud séduit. L'an dernier, Lévis a connu la plus forte augmentation de population parmi les grandes villes du Québec. Une croissance deux fois plus importante que la Rive-Nord. Le Soleil a voulu comprendre pourquoi ils sont si nombreux à y jeter l'ancre.

Note : Voici le 1er des 4 textes du journal Le Soleil du 12 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Avis aux citadins qui ne franchissent pas souvent les ponts : si vous n'avez pas mis les pieds sur la Rive-Sud depuis longtemps, vous risquez d'être surpris la prochaine fois que vous vous y aventurerez.

En plus d'être en plein boum économique, Lévis est en plein boum démographique. Au cours des dernières années, les boisés ont fait place à de nouveaux quartiers, remplis de maisons neuves sagement alignées. Les bungalows se multiplient au même rythme que les petits commerces et les grandes surfaces, qui font concurrence à la Rive-Nord, la tête haute.

Dans la nouvelle grande ville de Lévis, c'est surtout le secteur à l'ouest de la rivière Chaudière qui a la cote. À Saint-Rédempteur, Saint-Nicolas et Saint-Étienne, la population a augmenté de 10 % en cinq ans (voir encadré). Selon les profils des quartiers établis à partir du dernier recensement, en 2006, la proportion de familles avec enfants y est plus grande que dans l'ensemble de la ville de Lévis, tout comme la proportion d'enfants âgés de zéro à neuf ans.

Mais pour les résidants du secteur, il n'y a rien de bien nouveau dans ces chiffres. « Il y a juste ça ici, des jeunes familles! », lance le sympathique propriétaire de la Boulangerie artisanale de Saint-Étienne, Richard Allemand. Les expressions ne manquent d'ail­leurs pas pour qualifier ce secteur en plein développement, allant du « royaume des jeunes familles » à la « cité des poussettes ».

Martin Maltais, 31 ans, fait partie de ceux qui ont opté pour la Rive-Sud. Ayant grandi à Québec, il a fait le saut à Montréal pendant quelques années, avant de revenir l'an dernier dans la région avec sa conjointe, Anne-Marie. Cette fois, ils ont définitivement mis le cap sur la Rive-Sud.

Le couple, qui attend son deuxième enfant, a acheté l'an dernier une maison construite en 2002, dans un nouveau quartier de Saint-Nicolas.

« On est enchanté de notre nouveau coin, lance Martin. On voulait un quartier jeune, où nos enfants vont pouvoir grandir avec d'autres enfants. En plus, on a tous les services. On ne serait pas mieux à Sainte-Foy! Et on paie moins cher, évidemment. »

La Chambre immobilière de Québec le confirme : le marché immobilier de la Rive-Sud se compare avantageusement à celui de Québec. « C'est sûr que ça fait une différence », affirme sa directrice, Gina Gaudreault.

Sur le territoire de la nouvelle ville de Lévis, le prix moyen d'une maison unifamiliale était de 186?000 $, en 2007. Bien moins qu'à Sainte-Foy, à Saint-Augustin, à L'Ancienne-Lorette ou même dans certains secteurs de Charlesbourg, où le prix moyen dépasse facilement les 200 000 $.

Mais le prix de l'hypothèque n'explique pas tout. Parmi les nouveaux résidants de la Rive-Sud interrogés par Le Soleil, un argument revient sans cesse : la qualité de vie. Selon une enquête récemment réalisée par l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) auprès de 317 jeunes de 20 à 34 ans habitant Chaudière-Appalaches, il s'agit d'ailleurs de la raison numéro un qui les a poussés à rester ou à s'installer dans la région.

«Il y a de l'espace, une proximité des services et de la nature que les jeunes apprécient beaucoup », note la sociologue Madeleine Gauthier, qui a dirigé l'étude.

Pas étonnant, dit-elle, que la Rive-Sud attire autant les futurs et les nouveaux parents.


Article de Daphnée Dion-Viens Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-sud : Faire le grand saut
sam. 12 avril 2008 - 7:37

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 2e des 4 textes du journal Le Soleil du 12 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Pendant que les jeunes familles jettent l'ancre de l'autre côté des ponts, la capitale perd des joueurs. Pas étonnant, puisqu'un nouveau résidant de la Rive-Sud sur trois provient de Québec.

C'est ce qui ressort d'une étude de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), réalisé auprès de jeunes de 20 à 34 ans dans la région de Chaudière-Appalaches, en 2006. Parmi ceux qui sont venus s'établir sur la Rive-Sud, 33,5 % proviennent de la région de la Capitale-Nationale, contre 19 % pour le Bas-Saint-Laurent et 8 % pour l'Estrie.

Julie Monast, 26 ans, fait partie de ces nouveaux « convertis » à la Rive-Sud. Ayant passé une partie de son enfance sur la Rive-Nord, elle habitait le quartier Saint-Jean-Baptiste avant de faire le saut à Charny il y a trois ans, après une rupture amoureuse. « Je me suis mise à chercher un appart sur la Rive-Sud parce que j'ai beaucoup d'amis qui viennent de là. Mais je n'étais vraiment pas convaincue au début… Pour moi, l'autre côté des ponts, ça a toujours été comme l'autre bout du monde ! »

Puis, elle s'est laissée tenter après avoir visité quelques appartements, beaucoup plus grands que ce qu'elle pouvait s'offrir à Québec. Finalement, ce fut le coup de foudre. « J'ai vraiment découvert la Rive-Sud, c'est génial! On a plus d'espace, tout le monde se connaît, c'est vraiment plus familial, on est près des services, tout est en train de se développer… On sent que c'est en pleine effervescence! » Même si elle travaille dans le Vieux-Québec, le trajet se fait bien, assure-t-elle.

Dernièrement, elle est revenue habiter quelques mois en plein cœur de la capitale intra-muros, pour dépanner une connaissance qui était partie à l'étranger. Elle ne rêve que de retourner sur la Rive-Sud, dans quelques semaines. « Je ne suis plus capable de vivre en ville, pour moi, c'est fini! On n'a pas d'espace, il y a des problèmes de stationnement, avec le déneigement, c'est l'enfer. Et je ne vois pas où est la qualité de vie, avec le prix des maisons! »

Julie est loin d'être la seule à avoir franchi « le cap psychologique des ponts ». Selon le solde migratoire (la différence entre ceux qui partent et ceux qui arrivent), la MRC de Lévis a fait le plein de 370 jeunes de 25 à 34 ans, de 2001 à 2006, pendant que Québec en perdait 739, au cours de la même période.

Pas étonnant alors que la croissance de la population s'essouffle plus vite à Québec que dans le reste de la province. Selon les prévisions de l'Institut de la statistique du Québec, la population de la capitale commencera à décroître à partir de 2020, alors que ce point de rupture est prévu vers 2030 dans l'ensemble de la province.


Article de Daphnée Dion-Viens Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la rive-Sud : Rive-Sud un jour, Rive-Sud toujours
sam. 12 avril 2008 - 7:31

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 3e des 4 textes du journal Le Soleil du 12 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Il y a ceux qui font le grand saut, délaissant Québec pour adopter Lévis. Mais il y a aussi ceux qui y ont grandi et qui s'y sont enracinés, pour la vie.

C'est le cas des quatre sœurs de la famille Rodrigue, qui ne jurent que par la Rive-Sud. Elles ont grandi à Saint-Jean-Chrysostome et les deux plus âgées, Marie et Catherine, y ont récemment acheté leur première maison. À quelques rues l'une de l'autre. Les deux plus jeunes sœurs ont bien l'intention d'y demeurer aussi. « On veut rester proche de la famille », dit Catherine, 26 ans, enceinte de son premier enfant.

« Pour moi, c'était évident que je voulais rester sur la Rive-Sud », ajoute Marie, âgée de 29 ans. On dirait que je suis programmée pour traverser le pont !» L'aînée de la famille n'a jamais quitté Saint-Jean-Chrysostome, puisqu'elle y a habité en appartement pendant ses études à Québec, entre la résidence familiale et sa première maison.

Les sœurs Rodrigue sont loin d'être les seuls enfants de la Rive-Sud à vouloir y faire leur vie. L'agent immobilier Gaston Létourneau, directeur du bureau de La Capitale à Lévis, compte parmi ses clients de nombreux couples qui ont grandi dans la région. « Ils ont développé un sentiment d'appartenance, leurs racines sont ici », dit-il.

Une roue qui tourne, en quelque sorte, puisque la population de Lévis s'est considérablement accrue au cours des dernières décennies. En 25 ans, elle a augmenté de 50 %, alors que la moyenne québécoise pour la même période est de 17 %.


Article de Daphnée Dion-Viens Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud : Les immigrants appelés en renfort
sam. 12 avril 2008 - 7:27

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 4e des 4 textes du journal Le Soleil du 12 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Lévis gagne en popularité, mais l'opération séduction n'a pas encore fait sensation auprès des immigrants, qui sont peu nombreux à s'y installer. Selon le dernier recensement, la nouvelle ville de Lévis compte 1990 immigrants, ce qui correspond à 1,5 % de sa population. Deux fois moins qu'à Québec, où cette proportion est de 3 %.

Pourtant, les opportunités d'emplois sont bien réelles et le coût de la vie y est un peu moins cher que sur la Rive-Nord, constate Jean-Marie Touré, directeur du Service d'appui régional en immigration (SARI), basé à Lévis. « On n'a pas connu de fortes hausses au cours des dernières années, parce que l'immigration n'est pas connue ici, explique-t-il. Tant au niveau des immigrants, qui ne connaissent pas la région, que des employeurs, qui manquent d'information. Pourtant, les entreprises ont un besoin de main-d'œuvre effrayant. »

C'est d'ailleurs pour cette raison que le SARI a été créé, il y a deux ans, dans la foulée de la politique de régionalisation du ministère de l'Immigration. Le nouvel organisme a, visiblement, beaucoup de pain sur la planche. « On part de loin sur la Rive-Sud », lance M. Touré.

La Ville de Lévis, qui n'a pas de politique d'immigration, devrait d'ailleurs être plus proactive dans ce dossier, ajoute-t-il : « La Ville a l'intention de faire des efforts, mais il n'y a rien de concret pour l'instant. Pourtant, elle aurait tout à gagner en misant sur l'immigration. »


Article de Daphnée Dion-Viens Reproduit avec autorisation.


La phase deux du Complexe technologique est lancée
lun. 7 avril 2008 - 17:52

Par Yves Gagné

Source : Journal Le Peuple

Photo: Façade latérale de la phase 2 du complexe

Les travaux de la deuxième phase du Complexe technologique du Cégep de Lévis-Lauzon viennent tout juste d'être lancés. Ce complexe abrite TransBIOTech, le centre de transfert de technologie en biotechnologie; le Centre de robotique et de vision industrielle ainsi que l'incubateur d'entreprises spécialisé en agrobiotechnologie et en environnement, Ag-Bio Centre.

L'agrandissement du bâtiment permettra d'augmenter sa superficie de 5 000 pieds carrés pour le porter à 18 400 pieds carrés.

L'entrepreneur prévoit terminer les travaux au cours de l'automne aux environs du mois d'octobre. Il s'agit d'un investissement global de 4,7 millions de dollars.


Article de Luc Nolet. Reproduit avec autorisation.


Ultramar - Déversements : Pour de meilleures communications
mer. 2 avril 2008 - 11:48

Par Yves Gagné

Source : Radio-Canada.ca

Selon Radio-Canada, la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, déplore les deux déversements survenus à la raffinerie Ultramar depuis le début de l'année. Elle regrette aussi la lenteur avec laquelle la population a été informée du dernier incident.

La population a été mise au courant quatre jours plus tard du déversement de 175 000 litres d'essence, survenu le 23 mars à Lévis.

La ministre Beauchamp estime ce délai trop long : « J'ai demandé à mon ministère qu'on puisse très bientôt communiquer des nouvelles façons de faire lorsqu'il y aura de telles situations », dit-elle.

Tout les détails =>


Feu vert au pipeline d'Ultramar
dim. 30 mars 2008 - 21:18

Par Pascal Petitclerc

Source: Journal Le Peuple

Le comité consultatif agricole de la Ville de Lévis a déposé son bref rapport en séance extraordinaire du conseil municipal, mardi