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Éditeurs et photos:
 • Pascal Petitclerc
 • Yves Gagné


Mer. 30 mars 2005

Un référendum sur Rabaska au plus tard le 12 juin et pour tous les Lévisiens
Mer. 30 mars 2005 - 06:52

Le conseil municipal en fait la demande à Charest et efface son Non d’octobre dernier.

À la majorité, le conseil municipal de Lévis a voté hier soir en faveur d'un référendum sur Rabaska, au plus tard le dimanche 12 juin.

Mais il ne s'est pas contenté de demander officiellement au gouvernement Charest l'intervention du directeur général des élections, peut-être parce qu'il y a eu énormément de contributions, « incluant les gens de Rabaska », selon le mot du maire Jean Garon, à la rédaction du texte de la résolution.

À 12 contre 4, les élus lévisiens ont effectivement effacé leur Non du 4 octobre. Et, advenant un Oui de la population, ils se sont d'ores et déjà engagés à favoriser « la poursuite du processus d'approbation du projet par les instances gouvernementales ». Ils ont aussi promis, toujours dans l'éventualité d'un Oui, de supporter « les démarches nécessaires à la réalisation du projet », ce qui concerne le zonage agricole notamment. Et, en raison du gazoduc qui s'étendra d'un bout à l'autre du territoire de la ville, ce sont tous les Lévisiens qui seront consultés.

Quant à la question qui sera posée, advenant que Jean Charest mandate son DGE, son libellé a également été adopté. Il est prévu qu’il soit écrit sur le bulletin de vote : « Rabaska a proposé son projet de terminal méthanier à l’est de Lévis et de gazoduc reliant le terminal au réseau gazier existant à Saint-Nicolas. Êtes-vous favorable à l’implantation du terminal et du gazoduc considérant que la réalisation du projet est conditionnelle à l’obtention d’approbations de nombreuses instances gouvernementales notamment en regard de la sécurité et de l’impact environnemental des installations ? »

Seuls les conseillers indépendants Lise Brochu-Asselin, Béatrice Demers, Philipe Laberge et Jean-Claude Bouchard ont voté contre la proposition soumise au vote par le comité exécutif. Les indépendants Danielle Roy-Marinelli, Anne Ladouceur et Guy Dumoulin se sont rangés aux côtés des équipiers du maire, y compris le candidat à la mairie, Gilles Lehouillier, et son porte-couleur, Pierre Gagné.

Le texte de la résolution a découlé de diverses contributions, « incluant les gens de Rabaska », a admis le maire Garon à la suite des questions pointues du conseiller Jean-Claude Bouchard. « Ce que nous avons devant nous ce soir (hier), c’est une résolutions fourre-tout résultant du lobbying de Rabaska », a résumé celui-ci..Son adoption a été accueillie par une ovation, dans une salle chauffée à blanc et remplie comme jamais jusqu’aux portes.

ATMOSPHÈRE ENFLAMMÉE
Une salle où aura dominé le plus clair du temps une atmosphère de foire d’empoigne, avec quolibets et huées, notamment au cours de la période de question alloué au public. Public qui comptait des opposants à Rabaska, comme c’est l’habitude depuis des mois. Mais il y avait là aussi, une forte cohorte de travailleurs, plusieurs arborant des vestes marquées du sigle de la FTQ, lesquels ont assiégé l’hôtel de ville environ une heure et demie avant l’ouverture des portes. Il s’y trouvait également des représentants des milieux socio-économiques, de la Chambre de commerce de Lévis entre autres.

Des propos du conseiller Bouchard, élu de l’est lévisien, il est ressorti que les carottes sont peut-être moins cuites qu’elles n’y paraissent pour ceux qui ne veulent pas voir Rabaska débarquer dans leur cour.

« Les gens de l’est et une partie de Pintendre viennent de vivre le pire de la fusion. On se set du plus grand nombre pour assommer la plus petite partie. Heureusement, il y a la loi 125 qui permettra à ces gens de récupérer leurs droits », affirmé le conseiller, notant qu’ils devront obligatoirement se prononcer quand viendra le temps de modifier les zonages.

Les coûts su référendum n’ont pas été précisés, si ce n’est que la somme de 750 000 4 est la plus plausible. La facture sera l’objet de négos avec le gouvernement a indiqué, M. Garon, qui entend bien lui rappeler que le projet de consultation populaire est la suite de cette fameuse « acceptabilité sociale » évoquée par l’ex-ministre des Affaires municipales. Jean-Marc Fournier.


Marc Saint-Pierre, 30 mars 2005, pages A-1 et A-2. Reproduit avec autorisation.

 

 

Lun. 28 mars 2005

Stratégie de gestion de la fonction résidentielle de la Ville de Lévis
Lun. 28 mars 2005 - 07:42

Le maire de Lévis, M. Jean Garon, a présenté jeudi le 24 mars dernier à la presse la « Stratégie de gestion de la fonction résidentielle » et le règlement de contrôle intérimaire portant sur le même sujet. M. André Hamel, maire suppléant et conseiller responsable du dossier de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, assistait aussi à cette rencontre ainsi que M. Benoît Chevalier, conseiller cadre à la planification. Plusieurs membres du conseil municipal et du comité exécutif étaient aussi présents pour l’occasion.

La « Stratégie de gestion de la fonction résidentielle » et le règlement de contrôle intérimaire (R.C.I.) qui lui est corollaire ont été adoptés par le conseil lors de la séance du 21 mars dernier. Il s’agit d’un pas important franchi par la Ville de Lévis afin d’assurer une gestion rationnelle et cohérente de son territoire. Cette stratégie vise ultimement à orienter le développement résidentiel de manière à favoriser la rentabilisation des équipements et des infrastructures en place, à privilégier la construction des terrains vacants en milieux bâtis et surtout à favoriser la densification et la consolidation des quartiers existants.

Cette stratégie est le fruit d’une année de travaux d’inventaire, de recherche, de consultation auprès des élus et des fonctionnaires de la Ville, des comités consultatifs, des représentants gouvernementaux. Plus récemment encore, soit le 10 mars dernier, elle a été soumise à la consultation publique. Dans toute la mesure du possible, elle intègre les préoccupations des élus et des citoyens et des citoyennes de notre Ville. Elle retient plusieurs des préoccupations exprimées par les participants au Sommet de Lévis, notamment celles portant sur l’amélioration et le maintien de la vie de quartier, l’importance de favoriser des modes d’habitation favorisant le transport en commun, la nécessité de construire des logements sociaux à proximité des secteurs centraux et l’importance de favoriser la consolidation urbaine. Enfin cette stratégie et le R.C.I. qui l’accompagne sont conformes aux orientations gouvernementales en matière de gestion de l’urbanisation.

La « Stratégie de gestion de la gestion résidentielle » aura une grande influence sur la plupart des actions de la Ville relativement à la prestation des services municipaux. Ceci est particulièrement vrai en matière de loisirs, de culture, de sécurité publique, de protection incendie, d’alimentation en eau potable, de traitement des eaux usées et de transport en commun. Elle aura aussi des répercussions sur les actions des autres partenaires du développement tels le secteur de la santé et des services sociaux et communautaires, le secteur de l’éducation, le milieu des affaires pour la localisation des commerces et des services et également du gouvernement pour sa participation à l’implantation d’équipements et d’infrastructures.

Il est important de souligner que la « Stratégie de gestion de la fonction résidentielle » et le R.C.I. adoptés par le conseil tiennent compte des nouvelles réalités socio-économiques de Lévis de même que des tendances lourdes qui s’annoncent et que nous devons anticiper. Toute entreprise de planification digne de ce nom doit en effet tenir compte du vieillissement de la population, des bouleversements démographiques qui s’opèrent lentement mais sûrement ainsi que des nouveaux besoins en matière de logement pour les années à venir.

Enfin, la « Stratégie de gestion de la fonction résidentielle » s’appuie sur les principes du développement durable. Elle délimite et concentre les différentes fonctions urbaines de manière à rentabiliser les infrastructures et à protéger les milieux naturels et agricoles. Ce type d’action contribue nécessairement à l’amélioration et au maintien de la qualité de vie des Lévisiens.

Source : André Roy, Direction des communications

 

 

Ven. 25 mars 2005

Joyeuses Pâques
Ven. 25 mars 2005 - 09:56

C'est avec simplicité que l' équipe de Lévis Urbain souhaite à tous ses lecteurs de Joyeuses Pâques. Soyez prudent !

 

 

Lun. 21 mars 2005

La menace de grève au CN inquiète la raffinerie Ultramar
Lun. 21 mars 2005 - 20:13

La menace de conflit qui plane au Canadien National (CN) inquiète la raffinerie Ultramar de Saint-Romuald.

La raffinerie envoie chaque jour vers Montréal 45 000 barils d'essence, de mazout et de diesel, en majorité par la voie ferrée. Or, les 1750 mécaniciens de locomotive du CN seront en position légale de grève ou de lock-out dès le 15 mai.

--> La suite de cet article sur Radio-Canada.ca.

 

 

Ven. 18 mars 2005

Le nouveau Super C de Lévis est maintenant ouvert
Ven. 18 mars 2005 - 12:12

Le nouveau Super C de Lévis (propriété de Métro Richelieu) est ouvert depuis le 9 mars dernier. L'ouverture de ce magasin a entraîné la fermeture du Marché Extra situé sur la rue Charles A. Cadieux. Il faut bien admettre que le Super C affiche ses nouvelles couleurs comme le démontre cette photo.

Super C de Lévis

Texte et photo : Yves Gagné

 

 

Les promoteurs d'un terminal méthanier à Lévis ont un nouvel opposant
Ven. 18 mars 2005 - 00:02

L'Association pour la protection de l'environnement de Lévis (APPEL), qui regroupe une vingtaine de résidents de différents quartiers de Lévis, a soumis un mémoire à l'Agence canadienne d'évaluation environnementale. Ses membres ont aussi frappé aux portes de 450 résidences établies dans un rayon de 2 kilomètres du futur terminal méthanier.

Les résultats de la consultation seront dévoilés lundi au conseil municipal, mais l'un des membres, Jean-Claude Dupuis, déclare déjà que parmi les résidents directement touchés par le projet Rabaska, très peu de personnes l'appuient.

L'APPEL entend poursuivre son action en s'alliant à d'autres groupes, comme la coalition Rabat-Joie de Beaumont : « On va essayer de s'allier à tous ceux qui s'opposent à ce projet d'industrie lourde dans zone agro-résidentielle », soutient M. Dupuis.

--> La suite sur Radio-Canada.ca.

 

 

Mar. 15 mars 2005

L'Hôtel l'Oiselière de Lévis s'agrandit
Mar. 15 mars 2005 - 20:55

Suite à un billet publié en février dernier, le photographe de Lévis Urbain, a pu constater le début des travaux de l'agrandissement de l'Hôtel l'Oiselière de Lévis.

oiseliere

Crédit photo: Yves Gagné

 

 

Un nouveau parti est lancé à Lévis
Mar. 15 mars 2005 - 20:33

Le conseiller municipal Gilles Lehouillier se présentera à la mairie de Lévis sous l'étiquette du nouveau parti Démocratie Lévis. Gilles Lehouillier veut donner plus de pouvoirs aux quartiers et arrondissements.

--> La suite de cet article sur Radio-Canada.ca.

 

 

Hôtel-Dieu de Lévis : 16 millions $ pour agrandir l'urgence
Mar. 15 mars 2005 - 13:14

42 personnes occupaient les civières pendant que le ministre Couillard faisait cette annonce.

Toujours débordée ces années-ci, l’urgence de l’Hôtel-Dieu de Lévis sera enfin aménagée et agrandie. Le feu vert au projet de quelques 16 millions $ a été confirmé par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, hier, à Lévis.(communiqué officiel).

« Devant la demande de soin à l’Hôtel-Dieu de Lévis, la capacité de l’urgence est devenue tout à fait insuffisante. Le vieillissement de la population, la réduction du nombre de lits d’hospitalisation, l’ajout de nouvelles spécialités et le développement du rôle de l’Hôtel-Dieu sont quelques uns des facteurs qui expliquent les pressions s’exerçant aujourd’hui sur l’urgence », a expliqué le ministre, flanqué pour l’occasion de la députée-ministre de Lévis, Carole Théberge.

« Le présent projet permettra d’aménager une urgence de 37 civières, comparativement à 17 actuellement, sans compter les quatre civières de choc destinées aux cas les plus instables », a précisé M. Couillard.

Comme pour donner raison au ministre, 42 personnes occupaient les civières de l’urgence lévisienne, en mi-journée. Presque une routine pour l’établissement qui doit composer depuis des années avec des débordements de plus du double de sa capacité nominale. « Une pression énorme », a noté le chef du département d’urgence de l’Hôtel-Dieu, le Dr julien Poitras, en observant que 30 patients séjournent à l’urgence 71 % du temps.

Il faudra néanmoins compter une couple d’années encore ou davantage avant que l’horizon de l’équipe du médecin s’éclaircisse, le projet devant passer par plusieurs étapes incontournables, soit celles des plans et devis préliminaires, puis définitifs et, finalement, des travaux de construction. Des travaux importants, qui ajouteront 400 m2 aux 1300 actuels, qui seront réaménagés simultanément.

En bout de ligne, l’urgence comptera 20 lits de plus, 12 salles d’examen et trois salles d’imagerie médicales.

MESURES TRANSITOIRES

Si la pelletée de terre est aussi lointaine que 2007 ou 2008, du moins l’établissement de santé sur la rue Wolfe a-t-il pensé à une poire pour la soif en attentant. Il y a effectivement sur la table un plan de mesures transitoires qui fait d’ores et déjà l’objet de discussions avec l’Agence de la santé Chaudière-Appalaches,

« L’intention de l’Hôtel-Dieu, c’est d’être en mesure de soulager le malaise des patients dans les corridors », a noté le président du conseil d’administration du centre hospitalier, Gilles Roberge, soulignant qu’il y a également lieu d,Atténuer l’impact dont est porteur un chantier de construction.

L’agrandissement de l’urgence est un des deux grands projets lévisiens qui prennent place pour l’heure dans les ascenseurs de l’appareil administratif de la santé, l’autre étant la relocalisation de l’immeuble lévisien du CLSC du Littoral à proximité de l’Hôtel-Dieu. Et sa prise en charge des 95 lits de soins de longue durée qui sont à la charge du centre hospitalier.

Ce projets de quelques 17 millions $ que M. Couillard a refuser d’évoquer en est au stade des plans et devis préliminaires, en attente d’un feu vert qui lancerait l’étape des plans définitifs.

Il y a une huitaine, le ministre de la Santé a annoncé l’agrandissement et le réaménagement de l’urgence de l’hôtel-dieu de Montmagny, un projet de quelques 18 millions $ dont les travaux débuteraient d’ici à deux ans.


Marc Saint-Pierre, 15 mars 2005, p. A 7. Reproduit avec autorisation.

 

 

Dim. 13 mars 2005

La Cour supérieure rejette la demande de recours collectif
Dim. 13 mars 2005 - 12:33

La requête d'autorisation en recours collectif de citoyens de Charny contre le CN dans le dossier de la gare de triage Joffre (voir les billets de nov. 2003 et oct. 2004) à été rejetté.

Voisin des installations ferroviaires du Canadien National, Raymond Dorion avait soumis une demande d'autorisation pour intenter un recours collectif contre le C.N. Les bruits générés par les activités du transporteur ferroviaire est l'élément majeur sur laquelle repose la démarche du citoyen. Le verdict rendu par la Cour supérieure déçoit Raymond Dorion. Selon celui-ci, ledit jugement démontre un absence de respect et de considération pour le monde ordinaire et ne tient pas compte de l'élément sécurité des citoyens. M. Dorion ne croit plus à la poursuite du débat par la voie des tribunaux et estime maintenant que seule la voie politique pourrait peut-être permettre de régler le dossier.

 

 

Les promoteurs de Rabaska devant la commission sur l'énergie
Dim. 13 mars 2005 - 12:00

Devant la commission parlementaire sur l'énergie, mercredi, le promoteur du projet de terminal méthanier Rabaska s'est appliqué à justifier le projet pour le Québec.

Comme le font bien des citoyens depuis plusieurs mois, quelques députés dont le député péquiste du Lac-Saint-Jean, Stéphan Tremblay, ont interpellé le promoteur et directeur du projet Glenn R. Kelly sur la sécurité réelle d'un port méthanier à Lévis et les simulations réalisées à ce sujet.

Stéphan Tremblay a demandé au promoteur ce qu'il adviendrait en cas de collision avec un autre bateau sur le Saint-Laurent. Glenn R. Kelly a réaffirmé que cette probabilité était très faible et que, si cela se produisait, les quantités de gaz naturel liquéfié (GNL) répandues ainsi que son inflammation seraient incluses dans un rayon de 400 mètres du navire.

« Nos zones d'exclusion du projet Rabaska prennent notamment en compte de tels scénarios », a indiqué M. Kelly. Le ministre de l'Énergie, Pierre Corbeil, a voulu en savoir davantage sur l'acceptabilité sociale du projet. « Il existe une forte perception au sein de la population en général à l'effet que les installations d'un terminal méthanier sont potentiellement dangereuses », a-t-il souligné.

--> La suite de cet article sur Radio-Canada.ca.

 

 

Sam. 05 mars 2005

Scène lévisienne : Le Grand défi des glaces 2005
Sam. 05 mars 2005 - 15:54

Le Grand défi des glaces est une course de haut niveau qui a lieu au début mars au même endroit que la célèbre course du Carnaval de Québec. La température est idéale pour les spectateurs, le site est considéré par tous les canotiers comme étant le meilleur au monde et la course est un réel défi car les équipes de la classe compétition homme doivent effectuer cinq fois la distance aller-retour entre Québec et Lévis.

L'épreuve préliminaire qui se veut très cordiale a eu lieu aujourd'hui samedi le 5 mars, et la course aura lieu demain (dimanche le 6 mars).

Les équipes partent du Bassin Louise, traversent le fleuve en direction de Lévis pour toucher le quai Paquet et reviennent au Bassin Louise du côté de Québec.

Le Grand défi des glaces

Crédit photo: Yves Gagné.

 

 

Ven. 04 mars 2005

Sondage de Léger Marketing pour Gaz Métro
Ven. 04 mars 2005 - 08:23

Les lévisiens seraient d’accord avec le projet Rabaska.

Les lévisiens sont très majoritairement en faveur de Rabaska et peu importe qu'ils résident près ou loin du site ciblé pour l'implantation du port méthanier.

C'est ce que constate un sondage de Léger Marketing qui situe à 57 % l'appui des Lévisiens au projet de port méthanier du trio Gaz Métropolitain-Enbridge-Gaz de France.

Une fois les 11 % d’indécis mis de côté, c’est à 65 % que les Lévisiens donnent leur appui au grand projet.

« Il y a davantage de momentum pour ceux qui sont en faveur du projet », a observé Christian Bourque, de Léger Marketing.

Réalisé auprès de 819 personnes du 25 au 27 février, la question qui a été posée aux Lévisiens est la suivante : Même si votre opinion n’est pas définitive, direz-vous être entièrement d’accord, plutôt d’accord, plutôt en désaccord ou entièrement en désaccord avec le projet d’implantation d’un terminal méthanier dans l’est de la ville de Lévis ?

Les réponses des Lévisiens indiquent que 57 % des répondant de l’arrondissement Desjardins sont pour le projet, 59 % de ceux des Chutes-de-la-Chaudière-Est et 58 % de ceux des Chutes-de-la-Chaudière-Ouest.

Sans les indécis, les Pour se chiffrent à 63 % dans Desjardins, 65 % dans le centre de Lévis et 66 % dans l’ouest.

« On se serait attendu à ce que les résidants de Desjardins soient davantage sceptiques. Mais à l’évidence les différences de perception ne sont pas énormes. Les gens des trois arrondissements sont sur la même longueur d’ondes », a observé M. Bourque.

« C’est comme si les Lévisiens étaient ensemble depuis longtemps », a ajouté le sondeur, faisant allusion à la fusion de 2001.

Les Lévisiens qui sont en désaccord avec le projet cimentent l’instantané. Une fois les indécis écartés, il apparaît que 37 % des Lévisiens de Desjardins sont contre, 35 % ceux des Chaudière-Est et 34 % ce Chaudière-Ouest.

Mais il ressort également du coup de sonde de Léger que ce sont les gens de Desjardins qui expriment leur appui à Rabaska avec plus de force, 32 % d’entre eux se disant « entièrement d’accord », une fois enlevé les indécis. C’est dans Desjardins aussi que les Lévisiens sont le plus résolument conte le projet, 26 % d’entre eux indiquant être « entièrement en désaccord ».

RÉFÉRENDUM

Les sondeurs de Léger Marketing ont également voulu savoir à quelle enseigne logent les Lévisiens en ce qui concerne une consultation populaire, le référendum imaginé par le maire Jean Garon.

« Globalement, ont-ils constaté, 76 % des citoyens de Lévis souhaitent avoir la possibilité de se prononcer sur le projet d’implantation du terminal méthanier Rabaska, et ce, qu’ils habitent dans l’un ou l’autre des trois arrondissements de la ville ».

Dans Desjardins, 73 % des répondants ont indiqué vouloir un référendum, 80 % dans Chaudière-Est et 74 % dans Chaudière-Ouest.

«Les Lévisiens sont d’accord avec l’idée d’un référendum », a souligné Christian Bourque, notant que 80 % des résidants sondés dans Desjardins estiment que tous les Lévisiens doivent avoir droit au chapitre à ce propos.

Cet avis est aussi partagé par 92 % des répondants du centre lévisien et par 90 % de ceux de l’Ouest.

Au total, 11 % des répondants s’opposent à une consultation à la grandeur du territoire, notamment dans Desjardins où 17 % sont contre cette idée.

Mais pour 90 % des Lévisiens interrogés, il n’est pas question de traîner là-dessus. Ils souhaitent un référendum dès le printemps.

Du sondage de Léger Marketing, il se dégage également que les questions d’environnement et de sécurité sont les principales raisons du désaccord exprimé par les gens de Lévis.

Le plus grand nombre, soit 42 % font valoir qu’ils sont contre Rabaska à cause de l’environnement, de la pollution, de l’écologie en général; 39 % des sondés, soit 53 % dans Desjardins seul, invoquent les risques d’incendies ou d’explosions. D’autres, soit 12 5, estiment que le site choisi par le développeur se trouve trop près des espaces habités et 10 % parce que le terminal va altérer la beauté du paysage.

Les résidants de Desjardins, constatent également les auteurs du sondage, sont en proportion plus nombreux à évoquer les questions de sécurité comme motif de leur désaccord.

Les gens des Chutes-de-la-Chaudière-est sont les plus nombreux, soit à 55 %, à exprimer leur désaccord pour des raisons environnementales.


Marc Saint-Pierre, 4 mars 2005, p. A 6. Reproduit avec autorisation.

 

 
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