École Notre-Dame dans le Vieux-Lévis : Kevlar pourrait louer une partie de la cour de récréation

Par | 26 juillet 2007 |

Article de Marc St-Pierre. Le Soleil.
Reproduit avec autorisation au moment de la publication.

Une partie de la cour de récréation de l’école Notre-Dame, dans le Vieux-Lévis, sera possiblement louée pour un an au promoteur immobilier Kevlar pour installer sa roulotte de vente des condos qu’il s’apprête à construire tout à côté.

Cette possibilité de faire une place au développeur moyennant la négociation d’une entente de bon voisinage a été évoquée par des porte-parole de l’école Notre-Dame et de son conseil d’établissement, à l’occasion d’un entretien accordé au Soleil.

« Il y a eu une demande de Kevlar à la commission scolaire des Navigateurs) pour louer une partie du terrain. La commission scolaire a transmis la demande à l’école pour qu’elle en dispose. Il y a eu échanges de propositions et de contre- propositions. L’école est en attente d’une réponse de Kevlar », a indiqué à grands traits la directrice Josée d’Anjou.

« Qu’une petite partie du terrain de l’école soit louée ou non, l’édifice de Kevlar sera construit de toute façon. Autant entamer des pourparlers qui peuvent être l’occasion d’arriver à un bon compromis, de développer des règles de bon voisinage », a observé la présidente du conseil d’établissement, Isabelle Fortin, dont deux enfants fréquentent Notre-Dame.

Le projet de Kevlar, c’est celui de construire quelque 170 logements pour personnes âgées autonomes au lieu dit de l’îlot Saint-Gabriel, au cÅ“ur du Vieux-Lévis, tout à côté de l’école. Pour l’heure, le projet fait son chemin dans l’appareil administratif municipal, et il est question du lancement des travaux de 20 millions $ début août.

Tout le monde est conscient que ça va faire du bruit. Notamment le directeur des ressources matérielles à la commission scolaire, Richard Dion, qui anticipe un « lot de perturbations inévitables » et qui pense lui aussi qu’il y a lieu d’envisager « d’amoindrir celles-ci ».

Sécurité des enfants
Dans le propos des deux porte-parole de Notre-Dame, il est apparu que ce n’est pas tant l’argent que pourra verser le promoteur à l’école qui suscite l’intérêt.

Cet argent serait conservé dans une caisse spéciale pour des projets futurs, mais c’est d’abord la sécurité des enfants qui les préoccupe.

Dans les pourparlers, il a été question de mesures de protection, de brigadiers scolaires, des pauses du chantier qui seraient ajustées au temps des récréations, etc.

Pour l’heure, l’école est en attente d’un signe de la société immobilière.

Mais il y a au moins un parent pour qui la cause est entendue. « Les enfants vont perdre une partie de leur cour de récréation, ils vont perdre une partie de leurs jeux. Un kiosque de vente d’un projet dont le Vieux-Lévis ne veut pas, dans la cour de l’école, c’est inadmissible », a affirmé le père de famille lévisien Alain Roy, dont le fils de huit ans fréquente Notre-Dame.

« Comment les enfants vont-ils vivre leur prochaine année scolaire à côté d’un chantier de construction de 200 travailleurs ? C’est comme si ce n’était pas important qu’ils coulent leur année. C’est comme si la commission scolaire n’avait pas à cÅ“ur l’éducation de nos enfants », a ajouté le résidant du quartier et militant du groupe populaire S.O.S. Vieux-Lévis.

Un appel du Soleil à Kevlar est demeuré sans écho.


Reproduit avec autorisation au moment de la publication.

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