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Québec-Lévis: le tunnel encore à l'étude
jeu. 25 février 2010 - 7:12 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Soleil
Le projet d'un tunnel sous le fleuve pour relier l'est de Lévis et le
secteur de Beauport est de nouveau à l'étude au ministère des Transports.
Le sous-ministre adjoint au ministère responsable de l'Est-du-Québec,
Henri Gilbert, a confirmé au Soleil qu'il s'agit d'une des possibilités
envisagées pour remplacer le pont de l'Île-d'Orléans si les analyses
concluent qu'il en coûterait trop cher pour renforcer la structure
construite au siècle dernier ou que les travaux de consolidation prévus
ne donneraient pas les résultats escomptés. Ces analyses dont les
conclusions étaient attendues en janvier ne sont pas complétées.
M. Gilbert a ajouté que la construction d'un nouveau pont à l'île
d'Orléans est une possibilité. Dans l'éventualité où il faudrait
remplacer le vieux pont, Transports Québec devra avoir analysé toutes
les options possibles dont celle d'un tunnel avec un accès à l'île
d'Orléans avant de présenter son projet au Bureau d'audiences publiques
sur l'environnement.
Le projet d'un tunnel sous-fluvial entre Québec et Lévis a fait l'objet
de plusieurs études au cours des 40 dernières années. La dernière connue
est une étude de circulation d'un lien sous-fluvial complétée à la fin
de 2001 par la firme Tecsult pour le compte du Comité du lien
sous-fluvial Lévis-Québec.
Les auteurs du rapport avaient conclu en la pertinence de cet
investissement majeur. « La réalisation d'un nouveau lien interrives
dans le secteur est de l'agglomération apparaît essentielle à moyen et
long terme, et ce, tant au niveau de la circulation, de l'accessibilité
que du développement de la grande région métropolitaine de Québec »,
peut-on lire dans le document dont Le Soleil a obtenu copie à la suite
d'une demande d'accès à l'information.
Le tunnel avec deux voies de circulation dans chaque direction
permettrait de désengorger les ponts Pierre-Laporte et de Québec qui
sont congestionnés aux heures de pointe.
25 000 véhicules par jour
Le nouveau lien accaparerait 17 % des déplacements de véhicules entre
les deux rives, soit plus de 25 000 véhicules par jour.
L'étude a montré que le lien sous-fluvial attirerait plus de camions. On
prévoyait que le tiers des camions qui empruntent le pont Pierre-Laporte
utiliseraient le tunnel comparativement à 15 % des automobiles. Il en
aurait suivi des « soulagements importants » sur les ponts, les
autoroutes Henri-IV, Félix-Leclerc jusqu'à l'autoroute Laurentienne,
Charest, Robert-Bourassa et du boulevard Champlain. À l'inverse, le
trafic aurait augmenté à l'est de l'autoroute Félix-Leclerc et sur
Dufferin-Montmorency.
On fait également valoir qu'un tunnel constituerait la dernière section
d'un périphérique de circulation qui serait formé avec les ponts et les
autoroutes 20 et 40. Sur la rive nord, le lien sous-fluvial déboucherait
sur l'autoroute Félix-Leclerc. À Lévis, il y a deux sorties ou entrées
possibles sur l'autoroute Jean-Lesage, soit à la hauteur de la route
Lallemand ou de la route Mgr-Bourget.
Sur le plan économique, les auteurs de l'étude sont convaincus de
l'impact positif du projet. « Le lien sous-fluvial deviendra un
catalyseur du développement économique de la future communauté
métropolitaine de Québec et de la région Chaudière-Appalaches, et ce,
durant les travaux, mais surtout après, tout en assurant une homogénéité
et une stimulation du développement sur l'ensemble du territoire. De
plus, le lien sous-fluvial faciliterait le développement des activités
portuaires. »
On peut penser qu'un tunnel stimulerait grandement le développement de
l'est de la ville de Québec, particulièrement le secteur D'Estimauville.
De plus, avec un tunnel, plusieurs camions qui se rendent au port de
Québec n'auraient probablement plus à emprunter les rues et les
boulevards du centre-ville.
Article de Pierre Pelchat. Reproduit avec autorisation.