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L'école Pointe-Lévy fait table rase de la vaisselle jetable
ven. 5 février 2010 - 7:31 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Peuple Lévis
La cafétéria de l'école Pointe-Lévy prend le virage vert en
remplaçant la vaisselle jetable par une vaisselle et des ustensiles
lavables. Le projet qui a fait l'objet d'une étude d'impact a reçu
l'aval de plusieurs partenaires.
L'école
Pointe-Lévy de la Commission scolaire des Navigateurs (CSDN)
est la toute première du territoire à prendre les grands moyens pour
atténuer l'impact de sa cafétéria sur l'environnement. Cette une idée
des élèves du Comité environnement qui est à l'origine de ce projet,
dont s'est fait l'initiatrice Line Painchaud, animatrice de vie
spirituelle.
Le point de presse, tenu jeudi, a permis d’apprendre que 75% des déchets
produits dans l'ensemble de l'établissement provenaient de la cafétéria
et qu'il fallait 59 camions, annuellement, pour les transporter vers
l'incinérateur. L'utilisation de la vaisselle lavable est plus onéreuse
que la jetable, mais son coût, démontre l'étude, va s'atténuer au cours
des années.
« Les coûts pour la société sont beaucoup plus élevés lorsque l'école
utilise de la vaisselle jetable, a expliqué Pierre Boulanger, directeur
de l'école, car le montant à débourser pour l'élimination des déchets
produits s'élève à 15 364$ par année alors qu'il pourrait être réduit à
3 841$ si l'école utilisait de la vaisselle lavable.»
Le concessionnaire de la cafétéria, Laliberté et associés, a collaboré
même si cela apporte des changements à l'organisation du travail, dont
le lavage de cette vaisselle. Divers travaux comme le raccordement de la
laverie et l'acquisition de divers équipements ont été nécessaires à ce
virage. La CSDN y a investi plus de 30 000$ depuis quatre ans.
Dépenses d’énergie
« Cette orientation
entraîne des dépenses d'énergie supplémentaire, a admis le président de
la CSDN », Léopold Castonguay. Ce dernier a toutefois expliqué qu'un
projet de récupération de la chaleur contenue dans l'eau de lavage de la
vaisselle et de celle utilisée par le secteur coiffure du Centre de
formation professionnelle, jouxté à l'école, faisait l'objet d’une
analyse.
La Ville de Lévis a contribué à l'étude d'impact alors que le Fonds
écomunicipalité IGA, la Caisse Desjardins de Lévis et Recyc-Québec ont
consenti au total pour plus de 10 000$ à la réalisation de ce projet.
Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.