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Dur début d'hiver - Une façon d'attribuer les contrats qui ne fait pas l'unanimité
mer. 16 décembre 2009 - 11:48 |
Par Yves Gagné
Source : Journal de
Lévis
Lors du dernier conseil municipal tenu le 7 décembre dernier, Transport
en vrac de la Rive-Sud est allé manifester son mécontentement et poser
des questions aux élus à-propos de l'attribution des contrats de
ramassage de neige pour la prochaine saison.
Cette année, la Ville de Lévis a décidé d'attribuer 85% des contrats à
Transport en vrac de la Rive-Sud et l'autre 15% à des camionneurs
indépendants. Une décision qui ne plait pas à l'organisme sans but
lucratif de courtage en transport. « Nous avons toujours eu
l'exclusivité, c'est nouveau de cette année de ne pas avoir le 100% »,
raconte Johanne Drolet, directrice de courtage pour l'organisme, en
précisant que le rôle de Transport en vrac de la Rive-Sud est de servir
d'intermédiaire entre les camionneurs artisans et la Ville ou tout autre
client.
Pour jouer ce rôle, l'organisme a un permis de courtage émis par la
Commission des transports du Québec. L'organisme négocie donc avec la
Ville une entente qui fait en sorte que lorsque celle-ci ne peut plus
fournir à la tâche pour ramasser la neige, elle peut faire appel à des
camionneurs artisans membres de l'organisme. Ce qui cause la grogne des
camionneurs artisans, c'est que par les années passées, 80 d'entres eux
étaient susceptibles d'avoir du travail via la Ville de Lévis alors que
cette année, la Ville n'a signé l'entente que pour 68 camions.
Pas un droit exclusif
Dans les faits, une municipalité n'est
pas tenue de faire affaire uniquement avec un organisme de courtage en
transport, explique Guy Mailhot, directeur du développement stratégique
et des communications à la Commission des transports du Québec.
Lorsqu'une municipalité fait affaire avec un organisme de courtage,
celui-ci doit détenir un permis de courtage émis par la Commission du
transport du Québec. Ceci n'empêche pas les municipalités de faire
affaire avec des camionneurs indépendants qui négocient pour leur propre
entreprise.
« Une ville a le droit de spécifier dans ses attributions de contrat une
clause préférentielle pour une entreprise de courtage en camionnage en
vrac, à un tarif déterminé, mais elle n'est pas tenue de procéder de
cette façon et elle peut déterminer dans quelle proportion elle attribue
ses contrats à une firme de courtage ou à des indépendants », explique
Yannick Blouin au ministère des Transports du Québec.
Rien de définitif
Transport en vrac de la Rive-Sud a
décidé de signer le contrat pour 68 camions avec la Ville de Lévis «
pour ne pas retarder le ramassage de la neige », souligne Mme Drolet.
Selon Christian Brière, à la direction des communications de la Ville de
Lévis, il n'y a encore rien de signer avec les camionneurs indépendants.
« Les camionneurs indépendants vont recevoir un appel de candidature,
ces appels partaient vendredi dernier [NDLR : le 11 décembre] », a-t-il
précisé.
Il a également ajouté que la Ville vérifiera ce que chaque candidat peut
offrir comme service avec sa propre entreprise et qu'il n'agit pas comme
intermédiaire pour un groupe de camionneurs. Quant à la décision de
répartir les contrats entre les camionneurs artisans membres de
Transport en vrac de la Rive-Sud et les camionneurs indépendants, M.
Brière a mentionné que la volonté de la Ville de Lévis était de répartir
le travail entre les camionneurs artisans regroupés en association et
les camionneurs indépendants.
Article de Nathalie St-Pierre.
Reproduit avec autorisation.