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De la fiction clairvoyante
mar. 17 novembre 2009 - 16:33 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Peuple Lévis
L'écrivain lévisien, Jean-Jacques Pelletier, vient de livrer, chez Les
Éditions À Lire de Lévis, la fin de sa série de romans « Les gestionnaires
de l'apocalypse » sous forme de deux tomes totalisant plus de 1 600 pages
et ayant pour titre «La Faim de la Terre ».
Jean-Jacques
Pelletier a rencontré amis et admirateurs lors d'un 5 à 7 organisé
pour la circonstance à l'Intimiste de l'avenue Bégin du Vieux-Lévis. Il
aura fallu attendre six ans après « Le bien des autres » pour connaître
la suite et fin de la tétralogie des « Gestionnaires de l'apocalypse ».
Dans ce dernier volet, l'auteur aborde un sujet imaginé plusieurs années
avant le fait et aujourd'hui brûlant d'actualité. En effet, dans ses
derniers tomes, il met notamment en scène un maire de Montréal en
conversation avec un puissant homme d'affaires qui lui propose de lui
octroyer un faramineux contrat pour les canalisations de la ville et
l'installation de compteurs d'eau!
Pure coïncidence ou fiction clairvoyante? Peu importe, c'est là l'art de
Jean-Jacques Pelletier de débusquer dans l'actualité du passé les
éléments qui vont lui permettre d'anticiper la réalité de demain. Il
reste toutefois à espérer qu'il n'aura pas raison sur toute la ligne,
car les multiples actions croisées qui se déroulent dans ses romans
antérieurs et dans les deux derniers sont plutôt inquiétantes.
Cet ancien professeur de philosophie au Cégep de Lévis-Lauzon se sert de
ses sujets de prédilection que sont la mondialisation, le crime organisé
et les jeux de pouvoir sans oublier Théberge, son incontournable
inspecteur de police montréalais qui tente de voir clair dans toutes ses
magouilles d'envergure internationale.
Écoterrorisme
Dans la « Faim de la terre », l'auteur
introduit la notion d'écoterrorisme, s'intéresse aux redoutables
conflits religieux et à la survie de l'humanité. Le soir du lancement,
M. Pelletier a donné le ton avant de procéder à la lecture d'un extrait
d'une de ses deux dernières briques. « Si on n'arrête pas l'homme
[prédateur de ses semblables], il va détruire tout l'environnement y
compris les formes de vies supérieures avant d'arrêter. La solution,
c'est quoi? Ça prend un super prédateur qui décide qu'on va réduire
l'humanité », a-t-il expliqué.
Article et photo de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.