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La maison Louis-Fréchette menacée par un « mur de condos »
sam. 17 octobre 2009 - 6:12 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Soleil
Un autre projet de construction à Lévis soulève la controverse. Le
Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) et le
Regroupement pour la mise en valeur de la rue Saint-Laurent, qui compte
800 membres, s'opposent à la construction d'un « mur de condos » en
bordure du fleuve devant la maison natale de l'auteur Louis-Fréchette.
Selon le vice-président du GIRAM,
Michel Lessard, le projet de construire plusieurs condominiums sur cinq
étages sur le terrain de l'ancienne
usine L'Hoir, sur la rive du fleuve, est une menace au projet de
restauration de la maison Louis-Fréchette.
« On s'apprête à investir 1,2 million $ de fonds publics et de citoyens
pour remettre en état un monument cher [maison
Louis-Fréchette] aux Lévisiens et, en même temps, on laisse un
promoteur bloquer la vue sur le fleuve de ce qui veut devenir un lieu de
mémoire, un lieu de culture populaire, un lieu de tourisme et un lieu
d'éducation », a-t-il déploré, jeudi, au cours d'un point de presse.
M. Lessard croit que la Ville de Lévis devrait acquérir le terrain situé
entre la marina et les installations portuaires bruyantes d'Ultramar et
en faire un parc public qui mettrait en valeur la maison
Louis-Fréchette. « Ultramar pourrait aussi l'acheter et en faire un parc
qui serait utilisé par les cyclistes qui circulent sur la piste
cyclable. La pétrolière a déjà acquis des terrains pour en faire des
parcs à Lévis », a-t-il suggéré.
Risque pour la sécurité La présidente du Regroupement
pour la mise en valeur de la rue Saint-Laurent, Danielle Gagnon, estime
que l'arrivée de plusieurs dizaines de nouveaux résidants dans le
secteur avec la construction de condos augmentera les risques pour la
sécurité dans la rue Saint-Laurent.
« C'est une aberration. La circulation sera plus dense avec les condos.
C'est déjà difficile de circuler sur la rue Saint-Laurent, qui est très
étroite. Il n'y a même pas de place pour un trottoir », a-t-elle
souligné.
De son côté, la mairesse Danielle Roy Marinelli n'est pas favorable à
l'acquisition du terrain où seraient construits les condominiums. « Il
n'est pas question que la Ville achète ce terrain qui appartient à un
promoteur privé. Ça ne sert à rien de faire peur aux gens. Si le
promoteur demande une dérogation au règlement, il y aura une
consultation publique », a-t-elle affirmé.
Le règlement de zonage permettrait la construction de condos sur trois
étages dans le secteur, alors que le projet du promoteur est de cinq
étages.
Article de Pierre Pelchat. Reproduit avec autorisation.