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Porcheries à Lévis : on pourra agrandir, mais pas construire
ven. 20 janvier 2006 - 8:43 |
Par Yves Gagné
Aucun autre élevage porcin ne pourra être implanté dans la zone
Pintendre—Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy, selon les dispositions du
règlement de contrôle intérimaire (RCI) qu’est à préparer
l’administration municipale de Lévis. Sans plus sera permis
l’agrandissement d’exploitations déjà existantes.
« Aucune autre construction ne sera autorisée. Le règlement ne permettra
que l’agrandissement. C’est restrictif », a indiqué à grands traits la
mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, hier.
Ce règlement, qui sera soumis à l’approbation des élus lévisiens début
février, est issu d’une large consultation qui a d’abord réuni la gent
rurale et divers experts, l’Union des producteurs agricole (UPA) et
Stoppp (Stop aux porcheries à Pintendre et Pointe-Lévy) notamment. Des
assemblées publiques ont par la suite élargi la consultation à la
population
De cette consultation, la mairesse tire comme observation que les
producteurs agricoles lévisiens n’acceptent pas le règlement de bon
cœur, compte tenu du tour de clé qu’il donne au développement de
l’agriculture. Et que le groupe vert Stoppp l’a plutôt bien accueilli,
le percevant comme « un beau compromis », selon le propos d’un de ses
leaders.
Il y a de quoi s'étonner de la récente montée de STOPPP aux barricades,
a noté en substance Mme Roy-Marinelli. Plus tôt cette semaine, le
président de STOPPP, Gerry Fassett, a accusé l'administration
Roy-Marinelli de bricoler un règlement qui va ouvir la voie à 10% plus
de cochons dans la zone Pintendre—Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy.
Selon STOPPP, ce sont déjà 48 000 cochons qui sont élevés annuellement
dans la zone rurale de Desjardins.
Dans le même temps, l'élu du Parti des citoyens et des citoyennes et
ancien président de l'arrondissement Desjardins André Hamel s'est dit
inquiet de la façcon dont navigue la barque. Dans son esprit, le RCI a
le mérite de contingenter, mais il n'en laisse pas moins en l'air tout
le reste de la problématique, celle des épandages notamment.
« Il n'y a aucune démarche de l'administration pour relancer les
interventions municipales auprès du gouvernement, du ministère de
l'Environnement entre autres », a noté M. Hamel. À son avis, la question
de la cohabitation entre ruraux est également évacuée. « Il n'y a par
exemple pas d'incitatif pour aider les preoducteurs agricoles à acquérir
de nouvelles technologies », a-t-il obsevé
De l'avis de la mairesse, M. Hamel n'a de leçon à donner à personne en
ce qui concerne le projet de RCI, démarche quia été entreprises par
l'équipe de Jean Garon et qui a dût être reprise parce que basée sur des
données erronnées. « Nous avons donné l'occasion aux Lévisiens de toutes
provenances de s'exprimer. Nous avons constaté que les producteurs
agricoles étaitent les plus restreints. Notre intention est de continuer
de dialoguer avec eux pour trouver la voie d'une bonne cohabitation,
pour qu'ils trouvent la place qui leur revient dans le schéma
métropolitain », a ajouté Mme Roy-Marinelli.
À Lévis, la zone verte représente 70% du territoire.
Marc
Saint-Pierre,
Reproduit avec autorisation.