Les campings de Lévis demandent un amendement à la Ville

Par | 6 septembre 2012 |

Source : Le Peuple Lévis

« Ça nous enlève de la « business » de beaucoup. On n’est jamais plein le printemps, l’automne et même durant la semaine l’été. Comme nous, les autres campings sont pleins juste les fins de semaine. Le reste du temps, il reste de la place en masse. Il faudrait qu’il y ait un amendement à la Ville de Lévis pour interdire les gens de se stationner dans les commerces après 21h. »

D’entrée de jeu, c’est ce qu’a affirmé au Journal Marc St-Pierre, propriétaire du Camping Transit, à Lévis.

Ce dernier s’est allié avec les propriétaires du Camping de la Martinière et du Camping KOA pour déposer une lettre à la Ville afin de faire adopter un nouveau règlement. Ainsi, ils espèrent que les voyageurs en véhicules récréatifs n’aient d’autres choix que de louer des espaces dans leurs campings plutôt que de « camper sur l’asphalte des commerces » la nuit.

Les trois propriétaires font particulièrement référence à Walmart qui permet aux gens de camper leurs véhicules récréatifs dans le stationnement en tout temps.

« On ne veut pas empêcher Walmart de vivre. C’est correct que les gens soient dans leur stationnement le jour, mais ils devraient quitter après 21h et venir se réserver un terrain dans l’un des campings de Lévis. C’est tout ce qu’on demande. Le Walmart, ce n’est pas un dortoir! Nous, on fait de la location de terrain avec toutes les commodités et il y a quand même des gens qui vont camper chez Walmart. Ils s’assoient sur l’asphalte et c’est tout juste s’ils ne font pas des feux dans le stationnement », déplore M. St-Pierre.


Pertes considérables
« Je suis allé compter le nombre de véhicules récréatifs qui étaient dans le stationnement du Walmart une bonne fois et il y en avait plus de 150, raconte le propriétaire du Camping Transit. Ce n’est pas des farces! Quand c’est plein partout [dans les campings], c’est compréhensible, mais quand il nous reste au moins 50 places chacun, on se dit que ça prend un amendement à la Ville. »

M. St-Pierre ajoute que ce sont des revenus considérables dont ils sont privés. « Nous on fait de la « business ». On paye des taxes pour ça. En plus, on est ouvert que six mois par année. On a besoin des ces revenus-là. »

Les trois propriétaires espèrent que la Ville de Lévis adoptera le même règlement que la vieille capitale, où il est interdit, depuis trois ans, de stationner des véhicules récréatifs outre part que dans les endroits zonés à cet effet.

Dans le camp de la Ville
Du côté de la Ville de Lévis, on assure que la lettre a été reçue et acheminée au Comité de circulation pour analyse.

Par contre, Christian Brière, directeur des communications à la Ville, n’était pas en mesure de dire dans combien de temps cette demande d’amendement trouvera un dénouement.

« Le Comité de circulation a une multitude de dossiers à traiter et ce sont eux qui vont décider de la priorité qu’ils vont accorder à ce dossier-là, explique M. Brière. La demande va être analysée et il y aura éventuellement une réponse, mais je ne peux pas vous dire quand. »

Il se fait tout de même rassurant en prétendant que « si la Ville de Québec l’a fait [adopter un tel règlement], ça veut dire qu’on peut le faire chez nous, c’est évident. »


Article de Josée Guillemette. Reproduit avec autorisation.

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À propos de Pascal Petitclerc

Originaire du quartier Saint-Sauveur dans la basse-ville de Québec, Pascal a depuis longtemps été intéressé par l'urbanisme et l'aménagement du territoire. Il a créé Lévis Urbain en 2003, en s'inspirant de Québec Urbain, pour palier à certaines lacunes de l’époque en ce qui a trait à l’information véhiculé sur l’urbanisme, le transport en commun, l’environnement, les projets immobiliers et commerciaux et l’aménagement du territoire dans les médias régionaux du Québec métropolitain.

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