L’implantation de l’oléoduc entre Lévis et Montréal aura coûté 380 M$

Par | 11 septembre 2012 |

Source : Le Peuple Lévis

Ultramar est sur le point de compléter l’implantation de son oléoduc de 380 millions $ entre Lévis et Montréal et prévoit y transporter ses premiers produits pétroliers dans deux mois.

« L’excavation, les soudures et l’enfouissement de la structure sont presque terminés. Il reste quelques travaux de réaménagement à faire sur des terrains », indique Michel Martin, responsable des communications de la pétrolière.

En entrevue au Journal, il évalue que 93% des travaux du pipeline Saint-Laurent, long de 243 kilomètres, sont réalisés. La canalisation relie la raffinerie Jean-Gaulin, du secteur de Saint-Romuald jusqu’à son terminal de Montréal- Est.

La conduite souterraine de 16 pouces de diamètre se trouve majoritairement sur des terres agricoles où Ultramar a dû obtenir une servitude auprès des propriétaires. « Nous avons commencé par enlever la couche de sol arabe, nous avons enfoui le pipeline et fait ensuite le remblai nécessaire », décrit M. Martin.

Globalement, 18 mois de travaux ont été nécessaires pour aménager l’infrastructure pétrolière qui traverse 32 municipalités. Ultramar a mis sept ans pour obtenir les autorisations environnementales et légales pour ce projet soumis en 2005 et initialement estimé à 200 millions $.

Contestataires
La compagnie avait besoin de l’approbation de 865 propriétaires privés pour installer ce pipeline. Elle avait obtenu une loi privée du gouvernement du Québec qui lui permettait d’exproprier les opposants. La majorité a accepté l’offre d’Ultramar qui consiste en une compensation représentant 250% de la valeur marchande de la terre.

Aujourd’hui, quatre propriétaires refusent toujours de consentir à la présence de l’oléoduc sur leurs terres même s’il est déjà entièrement implanté. Il s’agit notamment de l’agriculteur Denis Scott, de Saint- Hyacinthe, et d’Irénée Parent, de Lévis.


étapes
« Je suis convaincu que les gens se sont fait flouer par Ultramar », exprime ce dernier, qui a constaté la présence du pipeline chez lui en revenant d’un séjour à l’extérieur pour le travail.

Pendant la période de pointe des travaux de construction, Ultramar évalue que 2 000 emplois directs et indirects ont été créés. Par contre, seulement 13 travailleurs seront embauchés pour surveiller l’oléoduc lorsqu’il sera en activité.

« Nous sommes en train de compléter les deux stations de pompage, dont celle qui est à la raffinerie de Lévis et l’autre à Saint-Marjorique, près de Drummondville, à mi-chemin, pour maintenir la pression dans le pipeline », précise Michel Martin.

L’entreprise, qui a retenu les services du consortium Neilson-EBC, réalisera ensuite l’installation de 25 vannes d’accès au conduit avant de remettre en état les terrains qui se trouvent entre Drummondville et Lévis.

Trains
La pétrolière, propriété de Valero Energy, maintient que l’oléoduc réduira de 75% le nombre de trains-blocs entre Lévis et Montréal. Il transportera 100 000 barils de pétrole par jour, alors que la capacité de raffinage de Lévis est de 260 000 barils.

« Il va rester environ trois ou quatre convois ferroviaires par semaine destinés au terminal ontarien et au Nouveau-Brunswick », conclut Michel Martin.


Article de Annie Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.

Catégorie(s) : Non classé

À propos de Pascal Petitclerc

Originaire du quartier Saint-Sauveur dans la basse-ville de Québec, Pascal a depuis longtemps été intéressé par l'urbanisme et l'aménagement du territoire. Il a créé Lévis Urbain en 2003, en s'inspirant de Québec Urbain, pour palier à certaines lacunes de l’époque en ce qui a trait à l’information véhiculé sur l’urbanisme, le transport en commun, l’environnement, les projets immobiliers et commerciaux et l’aménagement du territoire dans les médias régionaux du Québec métropolitain.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *