Lévis Urbain : Catégorie Histoire Urbaine
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Pleins feux sur Lévis (II) - Connaissez-vous bien Lévis ?
sam. 30 mai 2009 - 23:55 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Le
Soleil
Ces 10 questions touchant de près ou de loin l'histoire ancienne et
récente de la métropole de Chaudière-Appalaches vous permettront de le
découvrir et d'en apprendre un peu plus.
1. Quel était le nom du premier traversier à effectuer la liaison
Québec-Lévis ?
Le Lauzon, mis en service en 1818, qui effectuait la traversée dans un
délai variant entre 9 et 15 minutes. Il pesait 310 tonnes, était pourvu
d'un moteur de 28 chevaux et de deux gouvernails. (Source : La petite
histoire de la traverse de Lévis, ministère des Transports, 1983)
2. En quelle année a été fondé le Mouvement Desjardins ?
En 1900, par Alphonse Desjardins, qui a fondé, avec quelques citoyens,
la première caisse populaire le 6 décembre. L'établissement ouvre
officiellement ses portes le 23 janvier 1901. Source : Mouvement
Desjardins
3. L'actuelle ville de Lévis a été formée par la fusion de combien
d'anciennes municipalités en 2002 ?
Dix, soit Lévis, Charny, Saint-Romuald, Pintendre,
Sainte-Hélène-de-Breakeyville, Saint-Étienne-de-Lauzon,
Saint-Jean-Chrysostome, Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy,
Saint-Nicolas, Saint-Rédempteur.
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la suite =>
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Pleins feux sur Lévis - 24 heures d'activité à Lévis
dim. 24 mai 2009 - 14:49 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Le
Soleil
6h30 Des employés de Chantiers Davie arrivent au travail. Mis
à pied en décembre, les quelque 1100 travailleurs ont été rappelés en
avril. Puis 500 postes de plus ont été annoncés ces dernières semaines.
Ouvre, ferme, ouvre. Le chantier maritime Davie en a vécu des tempêtes
depuis sa fondation, en 1825. Des soubresauts qui ponctuent la vie de
Lévis. Actuellement en restructuration financière, le chantier avait
déjà reçu en décembre un appui du gouvernement fédéral pour soutenir ses
activités. Le chantier est en voie de compléter une ronde de
financement, qui devrait lui permettre de récolter 20 millions $. Le
carnet du constructeur de navires affiche complet jusqu'en 2011. Il doit
fabriquer d'ici là cinq navires d'une valeur totale de 741 millions $US.
7h20 La file de voitures s'allonge sur le pont Pierre-Laporte
pour entrer à Québec. Piétons et automobilistes embarquent sur le
traversier en partance du Vieux-Lévis.
La rétention de la main-d'oeuvre et des étudiants s'avère un défi majeur
pour Lévis, alors que sa voisine, Québec, attire une partie de ses
résidants. Ils seraient quelque 25 000 à travailler dans la
Capitale-Nationale. À l'inverse, environ 8500 habitants de Québec font
le chemin inverse. Ce défi de la rétention a même poussé Lévis à lancer
une campagne de promotion en janvier, intitulée Je choisis Lévis.
Par ailleurs, selon une étude d'Emploi-Québec et un sondage de la
Société de développement de Lévis, près des deux tiers des entreprises
mentionnent que le recrutement de personnel compétent et qualifié est la
plus grande difficulté en matière de gestion des ressources humaines.
Dans la grande région de Chaudière-Appalaches, près de 34 000 postes
seront à combler d'ici 2012.
8h00 Les étudiants arrivent à l'Université du Québec à
Rimouski - campus de Lévis, pour leur cours du matin. L'éducation est
synonyme de concertation à Lévis, depuis environ un an. Tous les acteurs
du monde de l'éducation (universitaire, collégial et secondaire, autant
public et privé), ainsi que la Ville de Lévis et d'autres partenaires
des secteurs du développement économique, des arts et du transport, se
sont unis pour le projet Lévis ville éducative. L'objectif : garder les
jeunes Lévisiens sur leur territoire pour leurs études et essayer de
leur donner le goût de rester y travailler plutôt que de « s'exiler »
dans la capitale. « Et pour ça, il faut évidemment maintenir notre bonne
offre de services en éducation, mais il faut aussi améliorer l'offre en
loisirs, les services » , fait valoir Alexandra Tremblay, la
coordonnatrice du projet. Les priorités actuelles sont donc de trouver
des solutions pour améliorer le transport en commun et de mettre sur
pied un site Internet rassemblant tous les services disponibles à Lévis.
9h30 Des travailleurs construisent une nouvelle maison dans un
quartier en développement du secteur Saint-Romuald.
Selon la Ville de Lévis, la fusion municipale a eu un effet « fort
bénéfique sur l'activité économique » , effet qui s'est matérialisé dès
2004. Alors qu'en 2002 et 2003 la valeur des permis de construction
résidentiels octroyés était respectivement d'un peu plus de 104 000 000
$ et d'environ 123 000 000 $, elle fait un important bond pour atteindre
près de 214 000 000 $. Une hausse exceptionnelle de 74 % comparativement
à l'année précédente. Si la valeur des permis résidentiels a un peu
diminué depuis, elle reste tout de même au-delà de celle du début des
années 2000 (159 000 000 $ en 2008). Toutes catégories confondues, des
demandes pour démarrer des chantiers ont atteint 285 000 000 $ en 2008.
Lévis est reconnue pour attirer les jeunes familles, qui y achètent leur
première maison. Mais les types de constructions et les clientèles se
diversifient, remarque Philippe Meurant, le directeur du développement
économique pour la Ville. D'ailleurs, densité et mixité sont les mots
d'ordre de la Ville, explique M. Meurant. Le secteur n'échappe pas au
vieillissement de la population et on voit apparaître des projets
d'envergure pour des résidences pour personnes âgées.
D'ici les cinq prochaines années, des projets de 2,7 milliards $ sont
dans les cartons, note la Ville. Par contre, Ultramar (projet d'environ
1,5 milliard $) a déjà annoncé qu'elle mettait sur la glace son projet
d'agrandissement et de transformation de sa raffinerie de Saint-Romuald
en raison du contexte économique et des fluctuations du marché
pétrolier. Le coup d'envoi d'un autre gros morceau, le port méthanier
Rabaska (environ 870 millions $) n'est pas encore lancé alors qu'il
reste encore de nombreux points d'interrogation juridiques et
économiques. Parmi les autres projets, notons le quartier Miscéo
(secteur du Centre de congrès et d'expositions), 160 millions $, et le
complexe Desjardins Sécurité financière, 50 millions $.
11h00 Un camion quitte la raffinerie Jean-Gaulin d'Ultramar.
Ils sont plus de 600 par jour à transiter par les installations situées
dans le quartier Saint-Romuald.
12h30 Gens d'affaires et travailleurs de tous âges cassent la
croûte au restaurant Le Cosmos. Au Centre de congrès et d'expositions
qui y est adjacent, les congressistes font eux aussi une pause.
Pour le directeur du développement économique de la Ville de Lévis,
Philippe Meurant, un centre des congrès était devenu essentiel. Mais
parallèlement, la capacité d'hébergement de la Ville était insuffisante.
La solution : un complexe intégré, qui compte à la fois le centre des
congrès, un hôtel, un restaurant et des espaces de bureaux.
Au départ, Lévis a investi 6 millions $ dans l'aventure. Le reste a été
investi par les gouvernements fédéral et provincial ainsi que par le
secteur privé. « C'est un complexe évalué à 38 millions $, qui lui-même
donne naissance à un quartier, le quartier Miscéo, que nous voulons un
quartier de nouvelles générations » , note M. Meurant. Ce développement
est quant à lui estimé à 160 millions $, pour un total de près de 200
millions $. En périphérie, d'autres projets vont aussi pousser. Des
projets « qui vont faire en sorte que l'investissement de base aura
généré 500 millions $ de retombées économiques en termes d'immobilier »
, remarque M. Meurant. Un véritable effet d'entraînement qui ramène
pratiquement à zéro l'investissement de la Ville, puisque ces nouveaux
bâtiments rapporteront des revenus fonciers à la Ville, précise M.
Meurant. Un « investissement public qui amorce la pompe » , dit-il, en
paraphrasant les Anglais (Pump priming public investment).
13h15 Une réunion commence dans les locaux de Desjardins.
Alphonse Desjardins fonde la première caisse populaire le 6 décembre
1900, à Lévis, avec 131 membres. Plus de 5,8 millions de membres et de
clients plus tard, le groupe a toujours ses assises dans la même ville.
La cité Desjardins regroupe des édifices qui hébergent le siège social
de la Fédération des caisses Desjardins du Québec et certaines filiales
du Mouvement. Plus de 5800 personnes travaillent pour Desjardins à Lévis
(incluant le personnel de la Fédération, des filiales et des caisses),
ce qui en fait le plus grand employeur de la ville.
Mais la restructuration du Mouvement, annoncée récemment,
touchera-t-elle le nombre de postes à Lévis? « Il est difficile de
répondre à cette question si tôt dans le processus » , admet le
porte-parole de Desjardins, André Chapleau. « Chose certaine, Lévis
n'est pas plus ciblée qu'une autre ville où la Fédération ou les
filiales ont des bureaux. Rappelons-nous surtout que ce qui a été
annoncé n'est pas un programme de rationalisation, mais bien de
croissance. Desjardins veut continuer à croître et se donne les moyens
de le faire de façon encore plus efficace. Certes, avec le temps, des
emplois seront touchés, mais d'autres pourraient être créés. »
Le Mouvement des caisses Desjardins est le groupe financier intégré de
nature coopérative le plus important au Canada.
Desjardins Sécurité financière (DSF) est promoteur d'un parc d'affaires
de 50 millions $ aux abords de l'autoroute Jean-Lesage à Lévis. Une fois
à terme, le parc s'étendra sur un terrain de 1,4 million de pi ca et
comportera 12 bâtiments permettant l'aménagement d'environ 143 locaux
d'une superficie totale de près de 350 000 pi ca. Ce projet s'inscrit
dans la foulée de la stratégie d'investissement immobilier de DSF. Par
ailleurs, l'expansion de Desjardins Sécurité financière exigera un
agrandissement de ses installations de Lévis. Un projet d'environ 75
millions $ est sur la table à dessin, mais est encore bien loin d'être
réalisé, indique M. Chapleau.
15h00 Vladimir Guay, cinq ans, déguste un cornet de crème
glacée de chez Chocolats favoris, sur l'avenue Bégin dans le Vieux-Lévis.
Autre grande tendance à Lévis, la revitalisation des quartiers. Quatre
d'entre eux ont des organismes de revitalisation bien implantés et qui
regroupent à la fois des citoyens et des commerces. Il y a le
Vieux-Lévis, avec son côté à la fois touristique et commercial, où l'on
trouve de nombreuses activités culturelles et communautaires.
Saint-Nicolas a une histoire de plus de 300 ans et se distingue par son
caractère agricole. Saint-Romuald se démarque grâce à un quartier
historique en bordure du Saint-Laurent, le long du chemin du Fleuve. Et
finalement, le petit dernier, Charny, où les traces laissées par
l'activité ferroviaire sont encore bien visibles.
Selon Philippe Meurant, directeur du développement économique à la
Ville, Lévis est une pionnière au regard de sa politique de
revitalisation. La municipalité finance des comités ou des organismes
qui s'organisent pour mener à terme des projets de revitalisation,
dit-il.
Martin Bergeron est à la tête d'un de ces organismes, la Corporation de
développement du Vieux-Lévis. Il explique que ces organismes mettent en
valeur l'architecture et le patrimoine, mais planifient aussi des
activités avec les citoyens et les commerçants. L'idée est née il y a
plus d'une dizaine d'années, alors que les centres commerciaux
drainaient vers l'extérieur du centre-ville les achats de ses résidants.
« On crée finalement un milieu de vie, une qualité de vie qui est
intéressante, autant pour les résidants que pour les travailleurs et les
propriétaires des immeubles, les commerçants. »
Depuis l'instauration de la Corporation, il y a eu beaucoup
d'investissements, beaucoup d'améliorations qui ont été faites par les
propriétaires résidentiels, remarque M. Bergeron. Des aménagements
urbains importants (trottoirs, rues, lampadaires) ont aussi eu lieu. Cet
été et l'été prochain, des modifications majeures liées au traitement de
l'eau entraîneront d'importants travaux pour reconfigurer la côte du
Passage (trottoirs, stationnement).
« Dans un premier temps, le travail de la Corporation, c'est la
concertation du milieu. Il faut réunir les gens, [...] La Ville compte
beaucoup sur la Corporation pour aller chercher le pouls du milieu,
c'est quoi les attentes des gens. » Et la grande force de la Corporation
est, finalement, d'avoir le pouvoir d'influencer les décisions
concernant son quartier.
16h30 Certains employés de bureau de Teknion Roy & Breton
quittent le boulot, alors que d'autres partiront plus tard : les
horaires flexibles sont un des avantages consentis par l'entreprise pour
attirer et garder ses travailleurs.
Attirer et retenir la main-d'oeuvre s'avère un enjeu important pour le
fabricant d'ameublement de bureau. La Rive-Sud est un milieu où
plusieurs manufacturiers se font concurrence et le vieillissement de la
population vient accroître la rareté. « La main-d'oeuvre est de plus en
plus précieuse » , affirme le président-directeur général, Jacques
Alain. L'entreprise se doit donc d'offrir des avantages distinctifs,
comme des horaires flexibles et de l'aide financière à ceux qui
pratiquent de l'activité physique, note-t-il. « Mes prédécesseurs ont
réussi à instaurer un climat de travail exceptionnel où le plaisir est
là à tous les jours » , dit-il.
Arrivé au sein de l'entreprise il y a environ un an, M. Alain a constaté
que les valeurs de l'entreprise « ne sont pas juste des affiches sur les
murs » , qu'elles sont vraiment mises en application. « Il y a des gens
qui s'affairent à faire vivre les valeurs de façon régulière. »
Certaines des valeurs sont plus traditionnelles, comme l'excellence, le
travail d'équipe, le respect et le dépassement, mais d'autres plus
surprenantes, comme le plaisir et le... wow.
Pour le mois du respect, M. Alain explique que, récemment, les patrons
ont surpris les employés en les accueillant (à partir de 6h30!) habillés
ultra-chic - gants blancs et chapeaux melons. « On les accueillait et on
leur souhaitait une bonne journée au travail. »
Pour le wow, M. Alain souligne que l'entreprise avait fait ressortir les
talents cachés de certains employés, et avait affiché ces distinctions
sur les murs de leur lieu de travail. Le pdg fait aussi valoir que
l'entreprise garde ses troupes motivées en leur proposant toujours des
défis.
Bien qu'elle se trouve dans la région de la Chaudière-Appalaches où le
secteur manufacturier pèse lourd, Lévis a avant tout une économie de
services. En fait, 80 % du marché de l'emploi est relié au secteur
tertiaire (les finances, les assurances, les soins de santé, le commerce
de détail et la restauration), des créneaux où l'on prévoit d'ailleurs
de la croissance. Le secteur manufacturier compte environ 13,3 % des
emplois à Lévis.
Selon les données les plus récentes disponibles, celles du dernier
recensement, la ville compte sur son territoire environ
3600 entreprises - dont quelque 300 entreprises manufacturières - qui
emploient 73 000 personnes.
Les nouvelles technologies se creusent tranquillement une place de
choix. Alors que 600 personnes travaillent actuellement dans ces
domaines de pointe, plus de 200 emplois devraient s'y ajouter. Des
projets comme l'Innoparc et la Boîte à sciences participent à la
croissance de ce créneau.
Le secteur énergétique n'est pas en reste, notamment grâce à la
raffinerie d'Ultramar. Si le projet de port méthanier Rabaska se
concrétise, cette vocation sera d'autant plus importante.
Par ailleurs, une cinquantaine d'entreprises d'économie sociale assurent
le maintien de plus de 935 emplois à temps plein.
18h30 Un poupon naît à l'Hôtel-Dieu de Lévis. En 2007-2008,
1905 bébés ont vu le jour dans cet hôpital, une augmentation de 9,3 %
comparativement à l'année précédente. Une hausse majeure, avait constaté
le porte-parole du centre hospitalier affilié universitaire, Jean
Bouchard. Pour la même période, l'accroissement de naissances au CHUQ
était de l'ordre de 2,6 %, pour un total de 7596. Si la présence de
jeunes familles sur le territoire fait gonfler les statistiques sur les
naissances, à l'autre bout du spectre, les besoins pour une clientèle
vieillissante se font aussi sentir. D'ailleurs, certaines personnes
âgées vont choisir de s'installer à Lévis pour être plus près des
services de santé, affirme Adèle Charron, conseillère en communication
du CSSS du Grand Littoral. La clientèle de Lévis - tous âges confondus -
est très bien servie, souligne Mme Charron. La grande force est
l'accessibilité des soins, dit-elle, notamment à cause de la forte
présence des groupes de médecine familiale.
21h00 Les derniers clients d'un centre commercial quittent
leur boutique préférée.
Lévis et ses commerçants travaillent fort pour limiter les fuites
commerciales, c'est-à-dire les résidants de la Rive Sud qui traversent
les ponts pour aller faire leurs emplettes. « On chiffrait, uniquement
pour la partie ouest du territoire à l'aube des années 2000, à près de
300 millions $ annuellement les fuites commerciales dont bénéficiaient
les commerces de la Rive Nord » , se rappelle Philippe Meurant, le
directeur du développement économique de la Ville de Lévis. Depuis,
l'offre a augmenté, notamment avec l'arrivée en 2006 du Mégacentre
Rive-Sud, un complexe de près 50 millions $ de 400 000 pi ca, qui
héberge une trentaine de commerces. Par ailleurs, les Galeries Chagnon
comptent plus de 100 boutiques pour une superficie locative de plus de
200 000 pi ca répartis sur deux étages.
À Lévis, c'est dans le secteur du commerce de détail que l'on trouve le
plus grand nombre d'entreprises, soit 31 %, selon les données
d'Emploi-Québec.
Le commerce de détail compte pour 11 % des emplois à Lévis.
22h30 Les spectateurs sortent de L'Anglicane. La vie
culturelle à Lévis « a explosé depuis la fusion » , constate Nathalie
Ouellet, chef du Service des arts et de la culture pour la Ville. Avant,
seulement 3 des 10 municipalités fusionnées avaient des ressources
consacrées à la culture. Une politique culturelle commune a été refaite,
donnant ainsi accès aux services pour tous les artistes du territoire.
Les citoyens d'est en ouest ont eux aussi vu leur offre d'activités
culturelles (spectacles, cours de toutes sortes) bondir, remarque Mme
Ouellet.
Les spectacles musicaux les mercredi courant d'airs, donne-t-elle comme
exemple, étaient anciennement dans la ville de Saint-Romuald.
Maintenant, on les présente en bordure du fleuve jusque dans le secteur
de Lévis. Donc, c'est l'ensemble des citoyens maintenant qui assiste à
cette prestation-là. » D'ailleurs, il n'y a pas que les résidants de
Lévis qui en profitent : selon les données de la Ville, environ 20 % des
spectateurs aux activités estivales viennent de l'extérieur, de Québec
ou des régions voisines.
Article de Anne
Drolet. Reproduit avec autorisation.
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L'acte de baptême de Guillaume Couture retracé
jeu. 6 novembre 2008 - 21:30 |
Par Pascal Petitclerc
La Société d'histoire
régionale de Lévis a reçu une nouvelle importante
concernant Guillaume Couture. Guillaume Couture est le premier colon
français qui s'est installé sur la Rive Sud de Québec en 1647. Les
archives départementales de Seine-Maritime à Rouen ont réussi à retracer
son acte de baptême.
Guillaume Couture fut premier administrateur, capitaine de la milice de
la Pointe-Lévy et juge sénéchal de la seigneurie de Lauzon. Pour la
Société d'histoire régionale de Lévis, Couture est un héros méconnu de
la Nouvelle-France. Parmi ses exploits, on lui doit notamment la
découverte du Lac Mistassini en 1663 et à titre de capitaine de milice,
il a repoussé les troupes de l'amiral William Phips lors l'invasion de
la Pointe-Lévy en 1690.
Auparavant, plusieurs historiens donnaient des années approximatives de
sa naissance. Selon le document trouvé, Couture est né le 14 janvier
1618 dans la paroisse de Saint-Godard de Rouen. Couture est décédé, le 4
avril 1701, à l'Hôtel-Dieu de Québec. Il avait 83 ans. On ne connait
l'endroit où il a été enterré.
=> Plus de détails sur Guillaume
Couture sur le site de la Société d'histoire régionale de Lévis.
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Les archives A.C. Davie sont ouvertes au public
lun. 22 octobre 2007 - 19:31 |
Par Pascal Petitclerc
Source: Journal
Le Peuple
La Ville de Lévis vient d'ouvrir au public une partie des archives du
chantier A.C. Davie recueillies lors de l'acquisition du « petit
chantier » situé près de la traverse. À ces archives s'ajoutent des
documents et quelques belles photos du « grand chantier » aujourd'hui,
Davie Québec.
L'archiviste Natalie Morrissette mentionne que ce fonds comprend plus de
2 000 photos inventoriées sans compter toutes celles qui ne l'ont pas
encore été en provenance de Davie Québec. À cela s'ajoute 2 900 plans de
bateaux et quelques objets offerts à la Ville de Lévis par les
descendants de la famille Davie comme un ancien appareil-photo
panoramique, quelques tableaux, meubles familiaux et même la canne de
Georges Taylor Davie.
« En tout, on parle de 20 mètres linéaires d'archives c'est-à-dire une
cinquantaine de boîtes ». Mme Morrissette ajoute que ces archives
comprennent aussi des dossiers de construction, des contrats pour les
bateaux ou encore les livres administratifs.
Au nombre des curiosités exposées, le public peut jeter un oeil sur les
« scrapbook » de Georges Duncan Davie couvrant la période de 1930 à 1948
et de Georges Taylor Davie couvrant la période de 1895 à 1912; sur un
arbre généalogique des familles Taylor et Davie remontant jusqu'en
Angleterre ou encore sur un plan en tissu de 1883 déterminant
l'expropriation des terrains de Georges Taylor Davie nécessaires pour le
passage de l'Intercolonial.
« Le centre d'archives est ouvert le mardi après-midi et le mercredi
matin pour les gens intéressés à faire de la recherche. Je suis sur
place sinon les gens sont invités à prendre rendez-vous » invite-t-elle.
Article de Luc
Nolet. Reproduit avec autorisation.
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À la découverte de quelques parcelles du patrimoine lévisien (VI)
dim. 30 septembre 2007 - 15:41 |
Par Yves Gagné
Je vous en donne une facile.
Qui sommes-nous et où sommes-nous ?
Réponse : Ces 2 personnages sont Dorimène et Alphonse
Desjardins. Ils sont au coin du boul. de la Rive-Sud et du boul.
Alphone-Desjardins (Face au club de golf de Lévis.) Bravo Gracie.
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À la découverte de quelques parcelles du patrimoine lévisien (V)
mar. 4 septembre 2007 - 19:59 |
Par Pascal Petitclerc
Sur quelle statue peut-on trouver cette représentation ? Cliquez sur
l'image pour agrandir.
Mise à jour (8 septembre 2007)
Réponse
Comme le mentionne mon collègue, cette représentation se situe bien sur
la statue de Jésus qui elle est face à l'église Notre-Dame de Lévis,
face à la statue de Joseph-David Déziel que nous présentions lors de
notre premier
volet de cette série.
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À la découverte de quelques parcelles du patrimoine lévisien (IV)
mer. 29 août 2007 - 17:35 |
Par Pascal Petitclerc
Où peut-on trouver ces deux petites statues ? Cliquez sur les images
pour agrandir.
Mise à jour (4 septembre 2007)
Réponse: On peut trouver ces deux statues sur le terrain du Patro
de Lévis. On peut les admirer via la rue de la Visitation.
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À la découverte de quelques parcelles du patrimoine lévisien (III)
sam. 25 août 2007 - 11:11 |
Par Pascal Petitclerc
Laissons un peu les statues pour cette troisième manche de notre série.
Cette fois-ci il s'agit d'identifier où l'on peu admirer cette oeuvre
qui se trouve sur un édifice publique. Notez la présence de notre devise
national sur l'oeuvre. Cliquez sur l'image pour agrandir.
Mise à jour (28 août 2007)
Réponse: Oui évidemment, c'était bien l'édifice de Poste
Canada sur la rue St-Laurent, près du traversier.
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Il y a 100 ans, le pont de Québec s'effondrait... Petite histoire d'une grande tragédie
ven. 24 août 2007 - 13:45 |
Par Pascal Petitclerc
Source : Média
Matin Québec
« En augmentant la portée cantilever de 60 mètres par rapport aux
plans initiaux sans tenir compte du poids de l'acier plus important que
prévu, les possibilités que le pont de Québec conçu par l'ingénieur
Theodore Cooper tienne le coup étaient infimes. »
C'est en ces mots qu'André Picard, professeur retraité du département de
génie civil de l'Université Laval, décrit le travail de Cooper, engagé
comme ingénieur-conseil par la Compagnie du pont de Québec afin de
relier les rives nord et sud.
Le nom de Theodore Cooper est associé au projet du pont en 1897.
« En visitant le site du futur pont de Québec, Cooper réalise que ce
pont représente un défi majeur et que ce pourrait être un grand triomphe
pour lui, le couronnement de sa carrière », raconte M. Picard.
En 1900, la soumission de la Phoenix Bridge Company (PBC), de
Phoenixville en Pennsylvanie, est retenue après recommandations de
Cooper. « Theodore Cooper est engagé comme expert indépendant et, à ce
titre, il doit vérifier et approuver les travaux effectués. Or, il a
longtemps travaillé pour la PBC et entretient toujours des liens étroits
avec ses dirigeants. Il est donc en conflit d'intérêts flagrant »,
s'insurge André Picard.
Décisions controversées Cooper, décrit comme un
homme arrogant, prétentieux et imbu de sa personne, décide avant même le
début des travaux d'augmenter la portée cantilever. Il passe ainsi de
490 m à 550 m. La raison officielle: permettre de placer les piliers en
eaux moins profondes. En fait, selon André Picard, il s'agissait de
surpasser le Forth Rail Bridge, un pont écossais construit peu de temps
auparavant et dont la travée cantilever mesure 520 m.
Par la suite, les erreurs de calcul s'accumulent. En 1903, de sérieuses
failles amènent le Département des chemins de fer et des canaux à faire
appel aux services d'ingénieurs indépendants afin de procéder à
certaines vérifications.
« On sait que Theodore Cooper a alors fait une colère noire, mais on
ignore comment il a pu s'en tirer sans qu'aucune vérification ne soit
faite », précise M. Picard.
En 1906, une dernière erreur de Cooper scelle le destin tragique du
pont. Il reçoit alors un rapport mentionnant que l'acier utilisé, de
moins bonne qualité que celui envisagé, est 33 % plus lourd. « Cooper
réalise qu'il y a un problème et que la seule façon de le résoudre
serait d'arrêter la construction, de démonter la structure et de tout
recommencer. Hors de question qu'un éminent et fier ingénieur comme lui
pose un tel geste d'humilité », avance André Picard.
L'effondrement d'un rêve Les événements se précipitent.
En juin 1907, les travailleurs remarquent que les trous pour les rivets
dans les pièces à assembler ne coïncident plus avec les trous des pièces
déjà en place. Le matin du mardi 27 août, la membrane A9L se déforme de
quelques centimètres. Norman McLure, l'assistant de Cooper chargé de
surveiller le chantier, se rend à New York pour démontrer à son patron
que le pont peut s'effondrer d'une minute à l'autre. Un télégramme exige
dès lors l'arrêt de la construction, mais il est envoyé au siège social
de la PBC, à Phoenixville, plutôt qu'à Québec.
La suite, on la connaît. Le pont de Québec s'écroule à 17 h 37,
entraînant dans la mort 76 travailleurs. Pour André Picard, le pont de
Québec représente aujourd'hui un symbole qui rappelle les forces et les
faiblesses de l'esprit humain, de même que le grand danger d'une
confiance aveugle dans le jugement d'un seul individu, quelles que
soient son expérience et sa réputation. Par contre, il symbolise aussi
le succès de la ténacité et de la persévérance face aux difficultés.
Article de Thais Martel.
Reproduit avec autorisation
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L'ingénieur a fait fi des avertissements
ven. 24 août 2007 - 13:36 |
Par Pascal Petitclerc
Source : Média
Matin Québec
Le pont de Québec sera fermé pendant trois heures, mercredi prochain, et
des célébrations auront lieu sur les deux rives afin de rappeler
l'effondrement de 1907, qui a coûté la vie à 76 personnes.
Le 29 août 1907, le pont s'esteffondré, emportant 76 des 100 ouvriers
qui s'apprêtaient à regagner la terre ferme, après leur travail. Parmi
les victimes se trouvaient 33 Mohawks, 21 résidants de la région de
Québec et des Américains.
« Le pont de Québec devait devenir le dernier chaînon du chemin de fer
transcontinental, après 50 ans de pourparlers », rappelle Michel
L'Hébreux, auteur de quatre ouvrages retraçant l'histoire de ce monument
historique. M. L'Hébreux raconte que l'ingénieur en charge des travaux,
Théodore Cooper, ambitionnait de dépasser le record détenu par un pont
en Écosse.
« Il a fait fi de plusieurs avertissements provenant de son bureau de
New York, qui l'enjoignaient d'ajouter des pièces à la structure,
craignant qu'elle ne tienne pas le coup .» Une commission royale
d'enquête qui a duré six mois, à l'époque, avait permis d'établir que
les plans originaux avaient été modifiés pour faire passer le pont de
1600 à 1800 pieds de long.
Fait à noter, les plans de l'époque n'avaient rien à voir avec le pont
de Québec tel qu'il apparaît aujourd'hui, et qui en fait le plus long
pont de type cantilever du monde.
Moments émouvants Les activités de commémoration de cette
tragédie, qui seront dévoilées officiellement aujourd'hui, sont en
préparation depuis plus d'un an, à la Communauté métropolitaine de
Québec (CMQ).
Le tout se déroulera à compter de 10 h, le mercredi 29 août.
D'abord, les gens se réuniront à l'église de Saint-Romuald, où les
attend une cérémonie multiconfessionnelle en compagnie de descendants
des victimes, tant québécois qu'américains et mohawks. « Nous avons
prévu une reconstitution historique qui sera très émouvante », a signalé
Benoît Massicotte, porte-parole de la CMQ.
À partir de 11 h, le pont sera fermé et les gens seront conduits vers
l'un des piliers où se trouve un petit parc, du côté sud. On procédera
alors au dévoilement d'un projet de Mémorial. « Le tout se terminera à
l'Aquarium du Québec, précise M. Massicotte, où les gens pourront
échanger avec les descendants des victimes. »
Article de Karine Gagnon.
Reproduit avec autorisation
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100 ans jour pour jour après la 1ère chute du Pont de Québec : Hommage au génie civil
jeu. 23 août 2007 - 8:24 |
Par Yves Gagné
Source : Journal
de Lévis
Le 29 août prochain, la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ)
tiendra une journée toute spéciale visant à commémorer le 100e
anniversaire de la 1ère chute du pont de Québec, événement tragique
survenu le 29 août 1907 à 17h37.
Deux chutes majeure ont marqué la construction de ce pont, le second
écroulement ayant eu lieu le 11 septembre 1916. « La construction posait
un défi gigantesque pour les ingénieurs civils de l'époque. C'est le
plus long pont cantilever au monde! », explique Pierre Rousseau,
secrétaire-trésorier à la CMQ. En effet, le pont de Québec mesure 987
mètres de long et pèse 66 000 tonnes.
En 1907, le pont a fait 76 victimes, dont 33 Amérindiens, 25 Québécois
et 17 Américains. La majorité étaient des ouvriers et les Américains
étaient surtout des ingénieurs et des contremaîtres. La seconde chute du
pont a quant à elle causé 13 décès. Un hommage tout particulier sera
fait pour ces gens qui ont sacrifié leur vie à l'édition d'un tel
chefd'oeuvre du génie civil, lors d'une cérémonie qui se tiendra à 10h à
l'église de Saint-omuald. Les portes ouvriront dès 9h. « Ce ne sera pas
une messe conventionnelle. Le but sera de rappeler ce qui s'est passé,
avec des aspects visuels et du théâtre. Ce sera basé sur l'émotion,
rappelant également les impacts que cet événement a eu sur la communauté
», précise M. Rousseau. D'ailleurs, les dignitaires présents lors de la
cérémonie se rendront ensuite au parc du Carrefour, dans le quartier
Saint-Nicolas, en autocar. Par la même ccasion, ils feront une visite
commentée du secteur New Liverpool, où une grande partie des ouvriers
habitaient.
Fermeture du pont Exceptionnellement, le pont de Québec sera
fermé à la circulation de 11h à 14h le 29 août. Des allocutions seront
présentées à 11h30, rappelant la grandeur de ce pont et lui faisant
honneur. Des membres des familles reliées aux gens décédés ont même été
retracés. Une petite réception est prévue pour les accueillir en fin de
journée. D'ailleurs, à 17h37, heure de l'effondrement du pont, les
cloches des églises de la région sonneront afin de saluer la mémoire des
disparus. « À l'époque, c'est de cette façon que la mauvaise nouvelle
s'est communiquée de village en village », rappelle M. Rousseau.
Afin que le pont retrouve ses lettres de noblesse, un mémorial sera
placé dans le parc du Carrefour, situé tout juste à côté du pont. « La
CMQ est prête à investir un montant d'argent dans ce projet qui
rappellera ce qu'est le pont, pourquoi il a été érigé. L'objectif n'est
pas de faire un autre monument, mais amener des liens pour mettre en
valeur le pont qui est un monument pour lequel des gens ont sacrifié
leur vie », conclu M. Rousseau.
Le coup d'envoi de la construction du pont de Québec a été donné le 2
octobre 1900. Les travaux ont été complétés le 20 septembre 1917.
Article et photo de Marilyne Lavoie. Reproduit avec autorisation.
Que s'est-il passé le 29 août 1907? Quelles sont les circonstances
qui ont mené 76 personnes à perdre la vie? Michel L'Hébreux, auteur du
livre Le Pont de Québec, raconte.
La Compagnie du pont de Québec avait engagé Theodore Cooper, célèbre
ingénieur américain en fin de carrière qui comptait déjà plusieurs
réalisations importantes à son actif. Celui-ci voyait dans le projet du
pont de Québec l'occasion de faire le plus long pont cantilever au monde
et en faire le couronnement de sa carrière en battant la marque (1700
pieds) du Firth of Forth bridge en Écosse. Lorsque Cooper est engagé, le
6 mai 1900, sa première action est de changer les plans et de porter les
piliers à 1800 pieds de portée au lieu de 1600. Il justifie sa décision
par la présence des glaces l'hiver, mais son objectif inavoué est de
faire plus long que le Firth of Forth. L'ingénieur se fie aux
estimations préliminaires fournies par la Phoenix Bridge Co., firme
américaine engagée pour construire la superstructure du pont.
Cooper visite le chantier pour la dernière fois en 1903 alors que
seulement les piliers sont en construction. Il a alors 64 ans et refuse
de revenir à Québec pour des raisons de santé. Il délègue donc un jeune
ingénieur peu expérimentée, Norman McLure, afin qu'il soit ses yeux sur
le chantier. Le 1e février 1906, Cooper reçoit un rapport de la Phoenix
Bridge Co. lui signifiant que le poids du métal de la structure dépasse
largement (33%) le poids estimé. « Cooper juge que c'est acceptable et
compte tenu de sa réputation, personne n'ose le contredire », explique
M. L'Hébreux.
Le 15 juin, McLure signifie à Cooper que des pièces crochissent et
rendent l'alignement des pièces du pont difficile à réaliser. Cooper
répond que ça ne semble pas important et recommande à McLure de faire du
mieux qu'il peut. « Les ouvriers refusent même de travailler lors de
grands vents, mais Cooper écarte la possibilité d'écroulement », précise
M. L'Hébreux.
Le 28 août 1907 alors que les ouvriers font la grève, McLure prend le
train pour New York afin d'aller expliquer à Cooper le rapport expédié
précédemment. Lors de son départ, les ouvriers font la grève parce
qu'ils considèrent que c'est trop dangereux. À la lumière du rapport de
McLure, Cooper réalise la gravité de la situation et envoie un
télégramme à Phoenix Bridge Co. les enjoignant de ne pas ajouter de
charge additionnelle sur le pont. McLure s'était alors engagé à envoyer
un message à Québec, mais dans son empressement à se rendre à Phoenix,
il oublie.
McLure arrive chez Phoenix Bridge Co. le 29 août en fin d'après-midi et
rencontre les dirigeants de la compagnie. Ils se quittent vers 17h30 en
décidant d'attendre au lendemain pour prendre une décision, puisque de
toute façon, les ouvriers du pont de Québec sont supposés avoir déserté
le chantier. Pendant ce temps, à Québec, les contremaîtres ont réussi à
convaincre les ouvriers de retourner au travail. Le 29 août, ils ont
donc continué d'ajouter du métal à la structure et c'est ainsi qu'à
17h37, cette même journée, le pont de Québec s'est écroulé, entraînant
dans son sillage 76 personnes. Source : Le pont de Québec, Michel
L'Hébreux, Édition Septentrion.
Article et photo de Nathalie Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.
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À la découverte de quelques parcelles du patrimoine lévisien (II)
mer. 22 août 2007 - 16:10 |
Par Pascal Petitclerc
Voici la deuxième élue de notre série sur les statues qui occupent le
territoire lévisien. Je pense que cette fois-ci ça vous sera beaucoup
plus difficile à trouver.
Pour votre information, aucune plaque ou affiche ne se situe près de
cette statue. J'en déduis quelle ne représente pas une personne en
particulier. Votre défi dans ce cas-ci est donc de trouver où elle se
trouve dans la grande ville de Lévis.
Mise à Jour (25 août 2007)
Bien qu'aucune affiche ou plaque n'accompagne cette statue, tout porte à
croire, selon l'apparence de celle-ci ainsi que sa situation
géographique sur le territoire, à l'intersection des rues Saint-Édouard,
Saint-Louis, l'Espérance et Marguerite D'Youville, que celle-ci
représente bien Sainte Marguerite D'Youville. La statue orne une partie
du terrain de l'edifice sis à l'intersection de ces rues.
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À la découverte de quelques parcelles du patrimoine lévisien
mar. 21 août 2007 - 16:41 |
Par Pascal Petitclerc
La ville possède sur son territoire une multitude de statues. Lors d'une
récente excursion sur le territoire lévisien j'en ai profité pour
croquer plusieurs d'entres-elles. Saurez-vous les reconnaître ? Pour
cette première, je vous la donne facile. Cliquez sur l'image ci-dessous
pour voir plus de détails.
Mise à Jour (23 août 2007)
Réponse: Joseph-David Déziel (1806-1882).
Joseph-David Déziel est un prêtre canadien. Il est surnommé le grand
bâtisseur de Lévis. Né à Maskinongé, le 21 mai 1806, il est ordonné le 5
septembre 1830. Vicaire à la Rivière-du-Loup en 1831, à Gentilly en
1832, à Maskinongé en 1835, curé de Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup
en 1838, de Saint-Pierre-les-Becquets ; 1843, de Saint-Joseph de Lévis ;
1852, premier curé de Notre-Dame de Victoire de Lévis.
M. Déziel peut être justement appelé le fondateur de la ville de Lévis.
Cette ville lui doit, en effet, son église, son collège et son couvent ;
sans mentionner toutes les autres oeuvres qu'il a si habilement
dirigées. En 1865, il fit un voyage en Europe, dans l'intérêt de sa
santé, et ne reprit l'administration de sa paroisse que l'année
suivante. Il reçoit le titre de camérier, décède le 25 juin 1882, et est
inhumé le 28 du même mois.
Cette statue, oeuvre de Louis-Philippe Hébert, est le plus ancien bronze
de la région de Québec.
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Que nous réserve 2007 pour Lévis ?
dim. 31 décembre 2006 - 20:52 |
Par Yves Gagné
Que se passera-t-il en 2007 ?
- Verrons-nous (enfin) le début des travaux du Centre des Congrès ? -
Quelle décision rendra le BAPE dans le dossier Rabaska ? -
Apercevrons-nous des travailleurs au Chantier Davie ? - Y-aura-til
une vraie signalisation du Grand Lévis sur l'autoroute 20 ? -
Les ANTIS et les PROS Rabaska feront-ils la paix et passeront-ils à
autre chose ? - La lune de miel durera-t-elle au Conseil de ville ? -
Les lévisiens respecteront-ils les feux de circulation ? -
Verrons-nous des éoliennes sur le territoire ? - Le gazoduc
sera-t-il en phase de développement ? - Les accomodements
raisonnables verront-ils le jour à Lévis ? - Jean Garon
sera-il de la relève pour l'ADQ ? - Y-aura-t-il une élection
provinciale ? - Andrée Boucher sera-t-elle invitée à l'inauguration
du stade de soccer ?
Mais une chose est sûre, Lévis Urbain sera encore présent.
Au nom de Pascal Petitclerc et en mon nom personnel, nous vous
souhaitons une bonne année 2007. Que la santé soit dans votre quotidien,
que la paix soit durable, et que les Lévisiennes et Lévisiens soient
encore et toujours fiers de leur appartenance à cette grande ville. À
l'an prochain!
Yves Gagné
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Catégorie: Centre de congrès, Commerce - Économie, Dév. Résidentiel, Environnement, Gouvernements, Histoire Urbaine, Industriel, Livres - Articles, Notes de Furetage, Patrimoine, Port Méthanier, Transports, Varia
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Statut d'arrondissement historique national réclamé pour une partie de Lévis
jeu. 16 novembre 2006 - 8:56 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Comme à Québec, Sillery, Beauport, Charlesbourg, il y a lieu de
donner à une partie du territoire de Lévis le statut d’arrondissement
historique national.
C’est la demande que vient de faire le président du Groupe d’initiatives
et de recherches appliquées au milieu (GIRAM),
Gaston Cadrin, à la ministre de la Culture, Line Beauchamp.
La requête, entre autres épaulée par le Conseil des monuments et sites
du Québec et l’association Amis et propriétaires de maisons anciennes du
Québec ainsi que des groupes locaux, vise précisément le littoral
lévisien, de Lauzon à la rivière Etchemin, et des parties des plateaux
du Vieux-Lévis et du Vieux Saint-David.
Ce qui deviendrait le 10e arrondissement historique du pays québécois,
si la ministre y consent, a tout ce qu'il faut, dans l'esprit du GIRAM.
« Ce secteur de Lévis est riche de plus de 300 ans d'histoire », a noté
M. Cadrin.
Et cela se voit, ne serait-ce que parce que Lévis possède la plus forte
concentration de bâtiments du XIXe siècle, après Montréal et Québec. «
Lévis est une ville résolument dixneuvièmiste, une ville exceptionnelle
à tous nos égards, une des plus belles au monde », a résumé Michel
Lessard, également du GIRAM, évoquant les panoramas et le cadre
architectural lévisiens, y compris ses liens avec Québec, à 20 minutes
de bateau.
À protéger Selon un document exhaustif accompagnant
la demande, Lévis est effectivement riche de patrimoine bâti, mais aussi
de la présence amérindienne, de ses vocations maritime, militaire,
commerciale et ferroviaire passées, d'institutions religieuses,
scolaires, financières, etc.
« Tout cela a une grande valeur économique, a noté, M. Cadrin, évoquant
d'éventuelles retombées touristiqueset des investissements privés.
Mais les pressions du modernisme sont aussi bien réelles, et le paysage
urbain en témoigne. « Dans quel état sera ce paysage culturel et
environnemental du littoral urbain, de l'anse aux Sauvages à la rivière
etchemin dans 30 ans, si on ne garantit pas par un moyen fort, qui a
fait ses preuves, la pérennité de ces richesses diversifiées ? » s'est
interrogé le président du GIRAM, évoquant la protection et le
revalorisation dont est porteur un statut d'arrondissement historique,
fonds publics compris le cas échéant.
Au cabinet de la mairesse, le porte-parole Alain Blanchette a indiqué
que la démarche du GIRAM est « prise très au sérieux et avec intérêt »
par l'administration Roy-Marinelli. « Le dossier est absorbé avec
beaucoup de rigueur », a-t-il précisé.
Par Marc St-Pierre. Reproduit avec autorisation.
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