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Éditeurs et photos:
 • Pascal Petitclerc
 • Yves Gagné


Jeu. 20 nov. 2003

Gare de triage Joffre : citoyens et élus réclament des amendements
Jeu. 20 nov. 2003 - 11:30

Des citoyen de Lévis et de Québec ont déposé conjointement un mémoire aux membres du Comité permanent des Transports à la Chambre des Communes. Ce mémoire concerne le projet de Loi C-26 modifiant la Loi sur les transports au Canada et la Loi sur la sécurité ferroviaire.

Dans leur mémoire, les deux groupes font valoir les résultats des études sur le bruit et la santé effectués par la firme Dessau-Soprin ainsi que la Régie régionale Chaudière-Appalaches. L'étude de Dessau-Soprin réalisée en 2000 avait mis en évidence l'existence de pointes de bruit très élevées à toute heure du jour et de la nuit généralement occasionnées par des impacts entre les wagons. De plus, l'analyse du dossier effectuée par la Direction de la santé publique de la Régie régionale de la santé avait établi que le niveau de bruit mesuré par l'étude citée précédemment porte atteinte à la qualité de vie et potentiellement à la santé des personnes vivant à proximité de la gare de triage.

En outre, messieurs Raymond Dorion et Jacques Thibault qui ont déposé le mémoire estiment que la Loi sur les transports est devenue désuètes et donne au Canadien National (CN) toute la liberté d'action pour organiser à sa guise le transport ferroviaire au Canada.

Les deux groupes de citoyens sont appuyés par la Ville de Lévis. Le 4 novembre dernier, monsieur Jean Garon, maire de Lévis, comparaissait devant le Comité permanent relativement au projet de loi C-26 en compagnie des membres du Comité exécutif de la Ville qui ont participé aux discussions avec le Canadien national dans le cadre d'un comité de médiation, messieurs Alain Lemaire et Pierre Brochu, de même que monsieur André Hamel, également membre du Comité exécutif.

Devant le Comité, M. Garon a déclaré que "les résidents de Lévis dont la qualité de vie et même la santé sont menacées par des niveaux de bruit inacceptables générés par les trains, mettent maintenant leur espoir dans le pouvoir de contrôle de l'Office des transports du Canada en matière de nuisance par le bruit. C'est pourquoi la Ville de Lévis appuie fortement l'adoption le plus rapidement possible du projet de Loi C-26 modifiant la Loi sur les transports au Canada et la Loi sur la sécurité ferroviaire".

La Ville nouvelle a pris la relève de l'ex-Ville de Charny dans le dossier du bruit généré par la gare de triage Joffre en regard de l'utilisation des sifflets de train aux passages à niveau. La Ville estime être allée au bout du processus de médiation volontaire mis en place après que la Cour fédérale d'appel eut nié l'existence d'un pouvoir de contrôle de l'Office des transports du Canada en matière de nuisance par le bruit dans le dossier d'Oakville, en Ontario, en décembre 2000. Dans cette décision portée en appel, l'Office estimait que le CN n'avait pas pris tous les moyens nécessaires pour limiter au minimum le bruit de ses opérations dans une gare de triage similaire à celle de Charny et lui enjoignait de prendre certaines mesures, dont la présentation d'un plan d'atténuation du bruit à long terme qui serait jugé satisfaisant par l'Office. C'est ce genre de solution que nous souhaite le maire Garon. Il a affirmé que "nous ne pouvons que déplorer le fait que le Canadien national, au lieu de prendre ses responsabilités, ait décidé de contester la juridiction de l'Office des transports du Canada".

Un grave préjudice

Dans son intervention devant les membres du Comité, M. Garon a rappelé qu'il est possible de cohabiter avec la gare de triage Joffre, l'une des plus importantes de l'est du Canada, puisque les problèmes de bruit vraiment nuisible à la quiétude et à la santé des résidents n'ont commencé qu'en 1998, après la privatisation du CN.

En ce qui a trait au problème des sifflets de train, il est ressenti à différents endroits dont le passage à niveau de l'embranchement ferroviaire desservant la raffinerie Ultramar sur le boulevard Alphonse-Desjardins, dans Lévis. La Ville a demandé en vain que l'usage du sifflet soit interdit à cet endroit compte tenu de la présence de dispositifs de sécurité adéquats (barrières et feux automatiques). "Nous demandons que le pouvoir de contrôle de l'Office s'étende à l'utilisation du sifflet de train lorsqu'une ville et une compagnie de chemin de fer ne peuvent s'entendre sur une limitation de cet usage", a indiqué M. Garon.

Messieurs Dorion et Thibault croient pour leur part "que les compagnies devraient investir une partie de leur profit dans des technologies qui adoucissent les retombées environnementales. La loi actuelle permet de maximiser les profits au détriments de l'environnement, de la qualité de vie et de la sécurité des citoyens. Le chemin de fer est un important moteur économique pour notre région mais la loi ne devrait pas autoriser les transporteurs à vivre en vase clos comme si les règlements municipaux et les lois et chartes des provinces n'existaient pas".

Le Maire de Lévis a lui aussi tenu à indiquer que la présence du CN et de la gare de triage Joffre représente des atouts importants pour Lévis sur le plan économique. "Toutefois, on ne peut gérer ces activités en 2003 comme au 19e siècle alors que les compagnies de chemin de fer se comportaient en rois et maîtres", a indiqué.

 

 

Lun. 17 nov. 2003

Dévoilement des prix Corniches et Cornichons 2003
Lun. 17 nov. 2003 - 21:48

L'années dernières les membres du conseil d'administration du Giram ont décidé d'attribuer en 2003 des prix de mérite ou de démérite pour des interventions, projets ou réalisations concernant l'architecture, le patrimoine, l'environnement et l'aménagement du territoire. Ces prix, apparentés aux prix Orange et Citron décernés par l'organisme patrimonial Sauvons Montréal, portent le nom de prix Corniche et Cornichon. Ces prix seront attribués annuellement pour souligner, positivement ou négativement, toutes réalisations, projets, décisions qui concernent le territoire lévisien ou sa périphérie. Ils visent à accroître la sensibilisation de la population et des intervenants dans l'espace à se soucier davantage des considérations esthétiques, patrimoniales et de l'environnement naturel et humain avoisinant.

Au cours des derniers mois, des citoyens de la Rive-Sud ont suggéré des projets et des actions en aménagement qui, à leurs yeux, méritaient d'être salués et d'autres qui ne retenaient pas leur faveur et devenaient objet de démérite. Un jury composé de professionnels de l'architecture, de l'environnement, des patrimoines naturels et culturels, bien au fait de la dynamique de la région, a étudié les dossiers, soumis par écrit ou oralement, visité sites et monuments puis fait ses choix.

Les prix Corniches d'or

Les trois prix Corniches d'or viennent souligner les contributions positives et exemplaires dans chacune des trois catégories du concours soit;

  • L'environnement (protection, conservation, aménagement, valorisation du
  • Le patrimoine bâti (restauration, recyclage, sauvetage, etc.)
  • Les nouvelles constructions (municipalités, institutions, entreprises, etc.)

Les prix Cornichons

Deux prix Cornichon sont décernés pour identifier des réalisations ou des projets inappropriés, inesthétiques ou peu respectueux de l'environnement naturel ou culturel en:

  • Environnement (atteinte au milieu naturel, mauvais aménagement, etc.)
  • Architecture (démolition ou abandon de bâtiments patrimoniaux,altérations majeures au patrimoine culturel, mauvaise insertion ou mauvaise intégration au voisinage, horreurs architecturales, etc.)

Le jury de cette année était composé de madame Gisèle Lamoureux, botaniste et écologiste réputée, de l'urbaniste Clermont Bourget, directeur coordonnateur du programme Villes et villages d'art et de patrimoine, rattaché à l'École d'architecture de l'Université Laval; de l'ethno-historien Michel Lessard, professeur titulaire en histoire de l'architecture au département d'histoire de l'art de l'Université du Québec à Montréal, de Germain Gauvin, politologue, professeur sénior au Cégep de Lévis-Lauzon, un enseignant fortement engagé dans l'évaluation sociologique de son milieu. Le géographe environnementaliste Gaston Cadrin, professeur au Collège François-Xavier-Garneau et président du GIRAM, agissait à titre d'observateur.

Les Récipiendaires 2003

Les Prix Corniche

Les projets qui se méritent une Corniche d'or sont:

  • En environnement: La promenade des Anses
  • En patrimoine bâti: Le presbytère de Saint-Nicolas
  • En matière de nouvelles constructions: Les résidences du Précieux-Sang

Les Prix Cornichon 2003

Le jury remet ex-æquo, son Prix Cornichon en environnement à deux interventions de développement qui portent atteinte à deux cours d'eau traversant notre ville: au garage Mitsubishi situé sur le chemin des Iles et au groupe du promoteur Mario Mercier. Le second prix Cornichon, touchant cette fois le patrimoine architectural lévisien, est attribué à la Commission scolaire Des Navigateurs, à son président et à son Conseil d'administration.

Mentionnons que les récipiendaires d'une Corniche d'or se sont vus remettre un document personnalisé, réalisé par le peintre Jean-Claude Legaré et illustrant la corniche du chœur de l'ancienne chapelle du Collège de Lévis devenue la Bibliothèque Pierre-Georges-Roy Pour marquer le coup avec un brin d'humour, ceux qui se sont mérités un prix cornichon se sont vus adjuger une réplique en pâte d'amande de ce condiment réalisé par le maître pâtissier Jacques Taillieu.

--> Tous les détails sur le site du GIRAM.

 

 

Jeu. 13 nov. 2003

Rues Principales à Saint-Nicolas
Jeu. 13 nov. 2003 - 21:20

La Fondation Rues Principales à récemment annoncé le lancement d'un projet "Rue Principales" dans le quartier Saint-Nicolas (section village) à la suite d'une entente de collaboration avec la ville de Lévis. Le projet permettra à tout les partenaires du millieu d'établir une vision commune de développement du village de Saint-Nicolas.

Dans les mois à venir, les partenaires vont poursuivre le travail avec la Fondation afin de réaliser un diagnostic de la situation, par l'entremise de soirées de travail qui permettrons d'en arriver à se doter d'un plan d'action pour mettre en valeur les atouts du village. L'étude diagnostic peut être effectuée grâce à une subvention de 22 000$ de la Ville de Lévis.

Quelques suggestions

Certaines idées émergent déjà des discussions comme l'organisation d'une fête des récoltes à l'Action de Grâce et à la Saint-Jean-Baptiste, la poursuite de l'événement Village en Arts, l'aménagement d'un marché public de produits locaux, la plantation d'arbres le long des rues, la réalisation du Parc Jean-Dumets, la venue d'une boulangerie artisanale et d'un café-bistro, l'implantation d'un centre d'accueil et d'interprétation du village de même que la mise en place d'un programme de soutient à la rénovation des maisons anciennes.

"Nous avons un potentiel patrimonial incroyable à Saint-Nicolas et il faut le mettre ça en valeur" à indiqué un des responsables du Comité Rues Principales Saint-Nicolas, Jean-François Tachereau, au Journal de Lévis. On espère, grâce à Rues Principales, que le quartier Saint-Nicolas et son village deviennent une véritable porte d'entrée de la nouvelle ville de Lévis.

 

 

Mer. 12 nov. 2003

Transport en commun: augmentation des tarifs
Mer. 12 nov. 2003 - 21:15

À compter du 1er février 2004, les usagers de la Société de transport de Lévis (STL) devront mettre la main dans leur poche pour faire face à une hausse des tarifs.

Le tarif ordinaire subira une augmentation de 3,6% passant de 2.75$ à 2.85$. Les laissez-passer pour les 23 ans et moins et les 65 ans et plus passeront de 40$ à 42$ pour les secteurs de Charny, Lévis, Pintendre, Saint-Jean Chrysostome et Saint-Romuald alors que les laissez-passer des secteurs de Sainte-Hélène-de-Breakeyville, Saint-Étienne-de-Lauzon, Saint-Lambert-de-Lauzon, Saint-Nicolas et Saint-Rédempteur diminueront de 50$ à 42$.

Les laissez-passer réguliers destinés aux usagers âgés de 24 à 64 ans passeront de 56$ à 58$ pour les mêmes secteurs et diminueront de 63$ à 58$ pour les mêmes secteurs de l'ouest de la rivière Chaudière. La Société de transport de Lévis a décidé d'uniformiser tous ses tarifs sur l'ensemble de son territoire.

Le directeur général de la STL, Mario Sirois, a rappelé qu'il s'agissait de la première hausse de tarifs en quatre ans. "Ici, la hausse moyenne est de 4% alors qu'ailleurs au Québec, les hausses varient de 10% à 12%" a-t-il indiqué au journal le Peuple Lévis.

Les automobilistes de la région de Québec, lors du renouvellement de leur permis de conduire, doivent débourser un montant de 30$ pour le financement du transport en commun. Par contre, c'est le Réseau de transport de la capitale qui récolte toutes les parts du gâteau. En effet, la STL ne reçoit aucun montant provenant de cette cagnotte. En 2002, la STL avait reçu une subvention en attendant que cette situation soit régularisée. Dernièrement, la société de transport a appris que cette subvention ne sera pas reconduite cette année. De plus, la présidente du conseil, Danielle Roy-Marinelli devra en compagnie de M. Sirois, recommencer toutes les démarches effectuées auprès de l'ancien gouvernement pour démontrer qu'il n'y a aucune justification pour que Lévis ne reçoive pas la part du 30$ qui lui revient, soit 1 200 000$ par année.

"Il y a 1 200 000$ qui sortent des poches des gens de la rive sud depuis dix ans pour financer le transport en commun sur la rive nord" a rappelé Mme Roy-Marinelli. "Donnez-nous notre dû" a ajouté M. Sirois.

Un budget de maintien

Les membres du conseil d'administration de la Société de transport de Lévis ont adopté le budget 2004, un budget s'élevant à 9 665 063$, en hausse de 4,5% sur l'an dernier. La présidente du conseil l'a qualifié de budget de maintien puisque le cadre financier ne permettait pas d'envisager de faire du développement mais seulement de maintenir ce qui existe déjà. La hausse de 415 000$ s'explique par l'augmentation du service de la dette (191 408$), les salaires et les bénéfices marginaux (160 182$), le combustible (81 272$), les matériaux et les fournitures (56 713$) et d'autres dépenses diverses.

Le directeur général a vanté le travail du personnel de la société de transport qui réussit, selon lui, à faire des miracles pour garder en ordre des autobus de plus en plus vieillissants. On a récemment acheté aux États-Unis, sept véhicules 1990 à partir du budget de l'an dernier afin d'améliorer le matériel roulant. Par contre, l'achat des quatre autobus neufs que la STL avait planifié d'acheter cette année, a été reporté à l'an prochain. "Au cours des années, le financement est devenu instable et insuffisant ce qui nous amène à court terme à un budget de maintien où les projets doivent être réalisés au compte goutte, sinon répartis. Il est temps que le cadre financier soit revu et déposé ne serait-ce que pour maintenir les acquis" a-t-il signalé.

L'achalandage en hausse

Malgré les contrecoups de la grève de l'an dernier, l'achalandage à la société de transport est en hausse. En dix mois d'activités, la hausse enregistrée est de 6,2% et celle du transport adaptée de 4,8% soit plus de 115 000 usagers de plus. Pour la prochaine année, les revenus provenant des usagers ont été estimés à près de 4 M$, soit une croissance attendue de 5,25%.

Pour la prochaine année, la contribution de la Ville de Lévis à la STL s'élèvera à 2 955 348$, en hausse de 153 558$. Cette quote-part municipale représente 30,6% du budget total de la société. Il s'agit d'un faible pourcentage de participation si on compare à d'autres villes où la contribution municipale dépasse 40% et même 50% du budget total. La faiblesse de la contribution lévisienne à sa société de transport explique peut-être la réticence du gouvernement à lui verser l'argent provenant des automobilistes.

Voir aussi l'Article de Radio-Canada.ca.

 

 

Parc régional à la Pointe de la Martinière : une étude en préparation
Mer. 12 nov. 2003 - 21:09

Un plan de mise en œuvre pour la réalisation d'un futur parc régional à la Pointe de la Martinière vient d'être lancé par le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM). L'organisme a réuni des partenaires pour contribuer à la préparation de ce plan à être déposé pour juin 2004.

Intitulée "Stratégie de réalisation et de mise en oeuvre du parc régional de la Martinière", l'étude sera coordonnée par le GIRAM mais réalisée en partie par la firme BPH environnement. Elle vise à démontrer les potentiels diversifiés de cet espace riverain et à élaborer des propositions d'aménagement en vue de la constitution d'un vaste parc régional pour les générations actuelles et futures.

Pour la Pointe de la Martinière, le GIRAM s'est toujours fait le promoteur d'un lieu dédié à la conservation et le maintien des habitats. S'ajouteront la diversité biologique, l'éducation et la sensibilisation à la nature et à l'environnement. Selon Gaston Cadrin, président du GIRAM, cet espace riverain devra être accessible à la population.

L'étude devra notamment présenter une synthèse des potentiels et des éléments favorables à la création du parc, établir une stratégie d'acquisition et de protection future de cet espace riverain, esquisser les orientations et les principes de mise en valeur ainsi que réaliser un plan-concept préliminaire d'aménagement du futur parc.

Ce projet a été évalué à 40 000$ et est principalement financé par un programme conjoint fédéral et provincial, Interactions communautaires, la Ville de Lévis, la Commission de la Capitale nationale et des contributions bénévoles des autres organismes et individus impliqués dans le projet.

 

 

Jeu. 06 nov. 2003

Terrains contaminés à Lévis: une décision historique de la Cour suprême
Jeu. 06 nov. 2003 - 20:33

[Texte précédemment publié sur Québec Urbain]

La Cour suprême du Canada a donné raison à la ville de Lévis, au ministère de l'Environnement du Québec et à un groupe de résidents de la rue Saint-Laurent dans une cause qui les opposaient à la Pétrolière Impérial Oil du Canada (Esso).

La Cour a maintenu l'ordonnance du ministère de l'Environnement obligeant la pétrolière à effectuer dans les 60 jours une étude de caractérisation de l'ancienne propriété qu'elle a exploitée pendant un peu plus d'un demi-siècle et en cas de contamination, de procéder à la décontamination des terrains touchés. Le ministère, la ville et les propriétaires des terrains se battaient depuis dix ans pour forcer la pétrolière à dresser un portrait de la situation et à enlever les contaminants qui se sont infiltrés dans le sol au fil des années. La multinationale contestait l'ordonnance.

Pour vous situer, les terrains en question sont à proximité de la marina de Lévis, directement en bordure du fleuve. Ceux qui sont familier avec le Parcours de Anses auront en mémoire cette portion de la piste qui bifurque sur la rue Saint-Laurent, sur quelques centaines de mètres, avant de reprendre le tracé de l'ancienne voie ferrée.

Un Jugement historique

Le conseiller juridique Jerry DeMarco au Sierre Legal Defence Fund, un organisme environnemental, estime qu'il s'agit d'un jugement historique qui valide le principe de pollueur-payeur pour le nettoyage des sites contaminés. Le Sierre Legal Defence Fund avait appuyé le ministère de l'Environnement dans cette lutte contre la pétrolière. "C'est une décision importante pour nous, parce qu'elle asseoit notre autorité sur ces questions-là",
a commenté au journal Le Soleil le ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair.

L'un des résidants concernés par la situation, Lini Fortin, était bien heureux en apprenant la nouvelle. Ce dernier s'était porté acquéreur d'un terrain pour 40 000$ en bordure du fleuve avant de réaliser que des odeurs d'hydrocarbures s'en échappaient. La contamination était telle qu'il n'a jamais entrepris la construction de la maison rêvée. C'est donc le début d'une autre lutte judiciaire pour M. Fortin qui poursuit le promoteur qui lui a vendu le terrain et la ville de Lévis en Cour supérieure. Selon lui, cela permettra d'accélérer le processus en Cour supérieure. Il souhaite obtenir le remboursement du terrain et un montant pour les dommages et intérêts.

Du côté de la Ville de Lévis, le maire Garon a souhaité que le délai prévu à l'ordonnance du ministère de l'Environnement soit respecté pour que tous puissent savoir rapidement à quoi s'en tenir quant à l'étendue du problème.

"Il est grandement temps que les résidants puissent en jouir l'âme en paix, sans une épée de Damoclès quant à leur santé et à la valeur de leurs propriétés" a mentionné le maire au Journal de Lévis.

 

 

Les habitations du Boisé de l'Abbaye : les règlements adoptés dans la controverse
Jeu. 06 nov. 2003 - 20:16

[Texte précédemment publié sur Québec Urbain]

C'est dans la division et sous les huées des citoyens de Saint-Romuald qu'a été adopté la semaine dernière une série de règlements municipaux qui lancent définitivement le projet contesté du développement résidentiel des terrains occupés jusqu'en 2001 par les sœurs cisterciennes.

Cet imposant projet domiciliaire prévoit la construction de 538 habitations, soit 328 résidences unifamiliales et 210 multifamiliales. Il est mis de l'avant par le Groupe financier Alpha (GFA). Le projet a été maintes fois discuté depuis plusieurs mois, et contesté jusqu'à récemment pour des considérations environnementales, les terrains étant situés dans un secteur patrimonial unique, à proximité de la rivière Etchemin. Des groupes comme GIRAM et le CCESCE ont fait valoir leur appréhension face au projet il y a plusieurs mois déjà. Plaidant maintenant pour la sécurité et la tranquillité de leurs rues "résidentielles", les citoyens ont demandé au maire Jean Garon de déposer les études de circulation effectuées dans leur secteur pour qu'ils puissent juger du danger que représentera pour leurs enfants, la construction de centaines d'habitations au Boisé de l'Abbaye.

Enclencher le processus

Pour sa défense, le maire Garon a signalé aux citoyens que la ville devait enclencher le processus par l'adoption de résolutions avant de passer aux audiences publiques où les citoyens pourront prendre connaissance des dites études de circulation et voir à quoi ressemblera le projet une fois construit. C'est à cette étape que les citoyens pourront formuler leurs recommandations et obtenir des modifications au projet. "Rien n'est adopté encore et nous tiendrons des consultations publiques en novembre afin que les citoyens trouvent réponses à leurs questions. Nous avons déjà organisé deux consultations pour déblayer le terrain alors que nous n'étions pas obligés. Ont ne fera pas de cachette dans ce dossier et tout se fera selon les règles en respectant les inquiétudes des citoyens" a lancé le maire Garon.

Selon les citoyens, la proposition actuelle visant à utiliser les rues existantes pour écouler la nouvelle circulation, est inacceptable. À leurs yeux, le prolongement de la 5e rue en passant le long de la rivière Etchemin, est la seule possibilité acceptable. "On ne veut pas que nos rues résidentielles deviennent des boulevards". Mais d'après le maire Garon, ce prolongement est impossible puisque les travaux devraient s'effectuer dans une zone inondable. Trois vois de sorties sont prévues sur les rues Beaumont, Bellevue et de l'Abbaye.

Porte-parole des citoyens, M. Benoît Lachance a averti le maire de Lévis que son organisation demandera au BAPE de tenir des audiences publiques pour déterminer les effets que ce projet aura sur l'environnement.

De son côté, la conseillère Danielle Marinelli, responsable de la Commission consultative d'urbanisme affirme que lors des futures consultations, les citoyens pourront dire ce qui ne convient pas dans le projet. "Si ça ne fonctionne pas, on refera nos devoirs. Les premières consultations n'ont pas été vaines puisque plusieurs modifications importantes ont été apportées. Concernant les études sur la circulation, tous les membres de la Commission ont eu les documents et ont été informés. Ils ont fait leurs recommandations au Comité exécutif en toute connaissance de cause", a-t-elle expliqué.
Pourtant la conseillère Béatrice Demers, membre de la Commission d'urbanisme, a précisé n'avoir jamais vu les études. André Hamel, également membre de la Commission, a mentionné avoir vu les études mais de ne pas les avoir lues.

GFA tiens mordicus au projet

Pour Linda Dallaire de GFA, il ne fait aucun doute que le projet du Boisé de l'Abbaye verra bel et bien le jour. Elle espère que l'on pourra débuter les travaux ce printemps. "C'est certain qu'on va écouter les citoyens afin de trouver une solution qui plaira à tout le monde. Toutefois, nous tenons mordicus à ce projet qui sera construit sur un des plus beau site dans la région. Ça fait trois ans que nous travaillons là-dessus, c'est le temps maintenant de passer à l'action" a-t-elle mentionné au Journal de Lévis.

 

 

Sam. 01 nov. 2003

Qu'est-ce que Lévis Urbain ?
Sam. 01 nov. 2003 - 20:31

Lévis Urbain est un carnet web sur l'urbanisme de la grande ville de Lévis.

Sur Lévis Urbain, je traiterais, entre autres, de transports en commun, d'environnement, de projets immobiliers et commerciaux et d'aménagement du territoire. Même si la plupart des entrées porterons sur l'ancienne ville de Lévis (arrondissement Desjardins), je vais couvrir, dans la mesure du possible, l'ensemble du territoire du grand Lévis.

Il sera possible à l'occasion, lorsque certains événements et/ou dossiers concernant la rive-nord de Lévis (Québec) aurons un intérêt particulier pour Lévis ou pour moi-même, que j'y fasse référence. Par contre, règle général, Lévis Urbain ne traitera de choses concernant la ville de Québec.

À ce titre, Francis Vachon de Québec Urbain fait un excellent travail et mon but n'est de lui faire concurrence. Lévis Urbain c'est un peu le petit frère de QU.

Vous êtes un promoteur immobilier, un politicien ou un simple citoyen intéressé par les questions lévisiennes, vous avez des questions ou désirez me mettre au courant de quelque chose, écrivez-nous à en utilisant les courriels situés à la gauche de cette page

Lévis Urbain est entré en activité en novembre 2003.

 

 
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