Source : Le Peuple Lévis
Ronald Carré, ancien fonctionnaire et économiste devenu capitaine de bateaux, veut devenir propriétaire du chantier maritime Davie, avec le gouvernement français.
« On a trop longtemps compté sur les navires du gouvernement pour faire fonctionner la Davie. C’est l’erreur qu’on a faite. Il est maintenant le temps de miser sur le marché privé, sur la flotte marchande qui est vieillissante », exprime M. Carré, lors d’un entretien avec Le Journal de Québec.
Il dit avoir créé l’entreprise Marine Industries Plus, le 2 juillet, spécifiquement pour soumettre une proposition d’achat à Upper Lakes, l’actuel propriétaire de Davie, qui veut s’en départir.
Non seulement M. Carré veut Davie, mais il souhaite également relancer l’ancien chantier maritime de Sorel-Tracy.
40 millions
M. Carré se dit prêt à avancer 40 millions pour acheter les actifs de Davie et rembourser Investissement Québec. Toutefois, il préfère taire les investissements qu’il prévoit faire en capitalisation et refuse également d’identifier ses partenaires pour le montage financier qui serait basé sur une fiducie. Par contre, il dit avoir approché la marine française, qui se cherche un chantier maritime pour renouveler sa flotte.
« Si je deviens propriétaire de Davie, je vais présenter mon plan d’affaires dans les détails. Mais je préconise depuis 12 ans de faire fonctionner le chantier de façon entièrement privée à l’international, sans l’aide du gouvernement », dit l’acheteur potentiel. Il était associé depuis peu au groupe de Michel Juneau Katsuya, le second intéressé à la Davie, qui propose une relance de 400 millions et 4 000 emplois, à long terme.
« Je ne crois pas que c’est un plan réaliste. Moi, je pense qu’on peut faire marcher Davie autour de 1 500 employés permanents à l’intérieur d’une coopérative de travailleurs », avance Ronald Carré, qui a notamment été sous- ministre au Développement économique, mais qui a quitté la fonction publique en 2000.
Ferraille
Les trois navires inachevés de Cecon ASA, qui se trouvent présentement en cale sèche à Davie, n’intéressent nullement Ronald Carré, qui les considère strictement bons pour la ferraille. « Ça fait trois ans qu’ils sont là et ne sont pas protégés contre les intempéries. Il faut que ces structures soient inspectées avant de prendre la mer. C’est périlleux de s’embarquer dans la finition de ces bateaux-là », dit-il.
Il veut d’abord réaliser les deux navires de la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine, au coût de 150 millions, que possède Davie grâce à un contrat sans appel d’offres du gouvernement du Québec.






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