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Speed meeting à Lévis: un quart d'heure pour vendre sa salade
mer. 10 mars 2010 - 6:48 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Soleil
Venue du Texas, Annie Jolicoeur a trouvé ce qu'elle recherchait : des
manufacturiers en mesure de lui fabriquer des produits dans un délai de
20 jours ouvrables!
« Les manufacturiers québécois, nous les connaissons peu et nous n'avons
pas toujours le temps de faire les recherches nécessaires pour les
trouver. Par contre, nous savons que la qualité des produits fabriqués
ici est indiscutable. »
Québécoise d'origine et à l'emploi du Groupe TFE - une société française
possédant des bureaux d'achats en France, en Belgique, en Chine, en
Afrique du Sud, en Angola et aux États-Unis -, Annie Jolicoeur
représente l'un des 16 donneurs d'ordres qui participent, jusqu'à
demain, aux Journées internationales organisées par Développement PME
Chaudière-Appalaches.
Une première à Lévis qui permet à 75 PME manufacturières exportatrices
du Québec de vendre leur salade à ces acheteurs internationaux.
Le Groupe TFE
Le Groupe TFE compte plus de 200 clients
mondiaux évoluant principalement dans les secteurs des mines et du
pétrole.
Cette centrale d'achats est en lien avec plus de 5000 fournisseurs en
Europe, aux États-Unis et en Asie pour la fourniture d'équipements
industriels, de pièces détachées, de lubrifiant et de matériel pétrolier.
Le boulot d'Annie Jolicoeur est de trouver des manufacturiers qui
fabriqueront tous ces produits, souvent sur mesure. Toutes les 15
minutes, hier, elle rencontrait des entrepreneurs. Son agenda ne devrait
pas dérougir non plus aujourd'hui.
« Ici, je m'attends à développer des relations d'affaires qui,
espérons-le, dureront le plus longtemps possible. »
Du bonbon pour les PME
Président de Paber Aluminium, de
Cap-Saint-Ignace, Luc Paris était convaincu d'avoir su piquer la
curiosité de l'acheteur de la société d'État Électro Pérou au cours de
l'épreuve de speed meeting de 15 minutes.
« Nous avons convenu de nous revoir demain matin », racontait M. Paris
dont l'entreprise, spécialisée dans le moulage de composantes
d'aluminium, brasse déjà des affaires avec Hydro-Québec et exporte plus
de 30 % de sa production aux États-Unis.
Copropriétaire de Finitec Canada, une entreprise de Saint-Lambert
spécialisée dans les vernis à base d'eau et les produits de nettoyage
pour planchers et dans la fabrication de membranes acoustiques, André
Rioux confiait que ces Journées lui permettaient d'établir des contacts
avec des sociétés dont l'accès n'est pas toujours facile.
Hier matin, l'homme d'affaires qui vend déjà ses produits aux
États-Unis, en Europe et dans les Émirats arabes, a pu s'entretenir avec
un représentant de la firme d'architectes HDR qui regroupe plus de 7800
professionnels et qui a exécuté des projets dans plus de 60 pays. Deux
autres entrevues avec des donneurs d'ordres l'attendaient. «Le gros du
travail reste à faire. Il faut maintenant assurer le suivi de ces
rencontres. C'est crucial. Vous savez, ces gros joueurs ne courent pas
après nous. C'est à nous de le faire.»
« Le suivi, c'est la faiblesse de plusieurs entrepreneurs », renchérit
Gerry Carpentier, directeur du développement commercial des Équipements
Wil-Be, une entreprise spécialisée dans la fabrication d'équipements
pour les secteurs industriel et agricole qui cherche à s'implanter sur
les marchés internationaux.
En compagnie du directeur général de l'entreprise de Pintendre, Bastien
Bernier, M. Carpentier présentait à ses clients potentiels deux nouveaux
produits : des remorques et des fourches pour les balles de foin et des
dévidoirs de bobine pour le montage de lignes électriques.
Article de Gilbert Leduc. Reproduit avec autorisation.