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Le parc De Vincennes voué à l'amputation
jeu. 21 mai 2009 - 12:02 |
Par Yves Gagné
Source: Le
Peuple Lévis
Le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM)
ainsi que des citoyens de Beaumont et un conseiller municipal ont tenté
une opération de sauvetage du parc De Vicennes de Beaumont, mardi
dernier. Une transaction imminente pourrait conduire à la construction
d'un hôtel de 50 chambres sur une grande partie du site considéré d'un
grand intérêt historique par les opposants au projet.
Malgré les avis défavorables des citoyens lors de la réunion
d'information et de consultation tenue le 20 mai 2008, a rappelé
d'emblée Gaston Cadrin, porte-parole du GIRAM,
la municipalité de Beaumont a décidé de se départir d'une partie du parc
de Vincennes. « Nous trouvons tout simplement aberrante la mise en
oeuvre de cette idée insensée de morceler ce site d'un grand intérêt
environnemental, paysager et historique au détriment des générations
actuelles et futures », a déclaré M. Cadrin.
De plus, a affirmé ce dernier, lettre à l'appui, « le gouvernement du
Québec vient d'autoriser cette aliénation sans avoir réalisé qu'il
disposait d'un bien cédé en 1943 à l'État afin qu'il en assure la
conservation ». Le conseil municipal de Beaumont a conclu une entente
avec un promoteur privé en vue de lui céder cet espace public pour y
ériger un hôtel qui va occuper la partie la plus importante de la
bordure frontale du fleuve. « Une très bonne affaire pour le promoteur,
une très mauvaise pour la municipalité », a affirmé, M. Cadrin.
« Une trahison »
Le terrain convoité, d'une
superficie d'environ 119 533 pieds carrés, sera vendu au prix de 366
000$ à Denis Tremblay qui a manifesté son intérêt dans une lettre
adressée au directeur général de la Ville de Beaumont, en avril dernier.
Beaumont n'en retirera rien puisque cette somme ira tout droit dans les
coffres du ministère des Transports. Le GIRAM prétend «qu'en procédant à
cette vente, le conseil municipal et le gouvernement du Québec,
trahissent la population et la Société de conservation qui avait fait
don du site au gouvernement du Québec en 1943, afin qu'il soit pour
toujours dédié à l'usage public».
Le conseiller Pierre-Paul Sénéchal et le citoyen Mario Fortin
s'interrogent sur le déroulement très rapide de toute cette opération. «
C'est le seul accès du fleuve qui est digne de ce nom sur le territoire
de Beaumont », a lancé M. Sénéchal. Le GIRAM demande notamment à
Beaumont d'annuler les résolutions relatives à ce projet ou de tenir
rapidement un référendum sur la question.
Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.