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Lévis songe à encadrer l'utilisation des scooters électriques
sam. 6 septembre 2008 - 11:10 |
Par Pascal Petitclerc
Source:
Le Soleil
La Ville de Lévis pourrait légiférer sur l'utilisation de cyclomoteurs
et triporteurs propulsés uniquement au moteur électrique afin garder les
pistes cyclables sécuritaires.
Certains commerçants, dont le Centre du bicycle Rive-Sud, vendent ce
type de bicyclettes assistées qui peuvent atteindre une vitesse de 32
km/h.
La particularité avec ces véhicules, notamment ceux à deux roues, est
qu'ils ressemblent beaucoup à des scooters qu'on voit couramment sur la
route. Ces véhicules sont tout à fait légaux en vertu des différentes
lois provinciales et fédérales, mais l'utilisation qui pourrait en être
faite inquiète quelque peu la police de Lévis.
Selon Christian Cantin, de la police de Lévis, certains citoyens se sont
plaints cet été de la présence de ce type de véhicule sur les pistes
cyclables, notamment en raison de leur vitesse et du fait qu'ils
occupent beaucoup de place. Certains sont aussi surpris de penser que
des personnes se promènent sur la piste cyclable avec ce qui ressemble
beaucoup à un réel scooter au moteur à gaz qui peut atteindre la vitesse
de 70 km/h.
« Le problème n'est pas le véhicule en tant que tel, mais bien
l'utilisation qui en sera faite, indique M. Cantin. Une personne qui se
déplace seule sur une piste cyclable à 30 km/h, ça ne représente aucun
danger. Mais rouler à cette vitesse alors que la piste est bondée peut
être dangereux. »
Un porte-parole de la Ville de Lévis, André Roy, estime que dans la
refonte des règlements municipaux touchant la circulation, une section
pourrait encadrer ce type de véhicule propulsé uniquement au moteur
électrique.
« Cette réglementation pourrait permettre aux policiers de donner des
constats d'infraction pour les personnes qui sont négligentes avec ces
véhicules, ajoute M. Cantin. S'il y a une telle réglementation, elle ne
sera pas en vigueur avant l'été prochain.
Le propriétaire du Centre du bicycle Rive-Sud, Thomas Duclos, espère que
Lévis n'ira pas jusqu'à bannir ces véhicules.
« On nous demande de trouver des manières d'être plus écologique et c'en
est une, argumente-t-il. Je vends entre 10 et 15 de ces véhicules par
mois, dont la majorité à des personnes âgées. Ces véhicules leur
permettent de demeurer autonomes, notamment les aînés qui n'ont plus de
permis de conduire. »
Article de Matthieu Boivin.
Reproduit avec autorisation.